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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2086

  • La Passion selon saint Luc

    Parmi les importantes spécificités de la Passion selon saint Luc, il y a les propos des « deux autres malfaiteurs », comme ose le dire l'évangéliste, à la suite de Jésus lui-même qui avait annoncé l'accomplissement de la prophétie d'Isaïe : « Il a été compté parmi les hors la loi. »

    Jésus répond au « bon larron » :  « En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. »

    C'est la seule fois qu'on trouve le mot « paradis » dans les évangiles. Jésus ne l'utilise qu'ici. Sur la Croix. A l'extrême fin de sa prédication terrestre. Il renvoie ainsi au tout début du Livre : l'histoire est bouclée. Entre la Genèse et le Christ, personne n'avait parlé du paradis (sinon pour citer la Genèse). Lui, il vient rétablir le paradis, mais ce n'est pas le paradis de l'origine, c'est le Royaume éternel.

  • Chevallier et Laspalès en vrai

    Titre d'une dépêche de l'AFP :

    « La SNCF veut faire rouler de jour ses trains de nuit »

    "L'idée est d'optimiser l'utilisation des trains de nuit, assez déficitaires, en les faisant circuler le jour à un coût marginal", explique la SNCF.

    Mais le voyage durera plus longtemps, les trains ne roulant en pointe qu'à 160 km/h, et non 200 km/h. Près de 7 heures pour Paris-Toulouse, la première ligne de train de nuit de jour. (Non, il ne passe pas par Strasbourg, et la SNCF ne précise pas si l'on est obligé de dormir dedans.)

  • Mgr Rey et le déchaînement médiatique contre Benoît XVI

    Petit extrait d'une belle et ferme homélie :

    Il ne s'agit pas de dissimuler les faits, ni de disculper les coupables. Le pape l'a souligné avec conviction : « il faut extirper la plaie des abus ». Mais ne nous laissons pas enfermer dans des amalgames, échappons aux conditionnements médiatiques, distançons-nous des incantations proférées dans l'intention de porter un soupçon généralisé sur l'Eglise et sur le clergé. Pourquoi ces tornades médiatiques à répétition, à raison d'une par jour ou d'une par mois ? Pourquoi ce harcèlement ? Comme si la préoccupation de certains était de saper par avance et systématiquement l'autorité de l'Eglise au moment où des choix décisifs dans l'ordre éthique et anthropologique sont en jeu dans le monde, au moment où l'Eglise constitue la seule autorité morale capable de rappeler à l'homme ses principes d'humanité. Sans sombrer dans la paranoïa victimale du complot, le traitement orchestré qu'on inflige à l'Eglise nous conduit à la lucidité, au courage, à la résistance spirituelle et intellectuelle et à adopter une posture du dissentiment par rapport au prêt à penser totalitaire.

  • Une ignominie de plus de Plantu

    Communiqué de Bernard Antony

    Suite au dessin de Plantu paru sur son site, ignoblement diffamatoire et plein de haine contre le Pape et les chrétiens, l'Agrif a chargé ce jour son avocat de mettre en œuvre la plainte qui s'impose devant le tribunal de Paris.

  • Quand la chose est quand même vivante…

    Ci-après une dépêche de l'AFP, telle quelle.

    Une étudiante de 24 ans jugée pour le meurtre de son nouveau-né en 2007 à Lyon a expliqué lui avoir donné des coups de couteau comme à "une partie" d'elle-même et non à un être vivant, au premier jour de son procès mardi devant les assises du Rhône.

    "Il n'y a pas d'explication logique, pour moi c'était une partie de moi-même, ce n'était pas une vie", a expliqué l'accusée, petite brune vêtue de noir, qui comparaît libre sous contrôle judiciaire et encourt la perpétuité.

    "Pour moi au départ, c'était une fausse couche, je n'avais pas créé de relations avec le bébé, c'était une chose que je ne désirais pas, ce n'était pas un être humain", a-t-elle ajouté.

    "Tout s'est enchaîné si vite, ça a été la panique et je n'ai pas pu parler à ma mère", qui dormait dans la chambre voisine, a poursuivi la jeune femme qui avait obstinément dissimulé sa grossesse à son entourage, prétextant souffrir de ballonnements.

    D'une voix entrecoupée de larmes, elle a expliqué alors comment elle "a eu le réflexe de mettre sa main sur la bouche" du bébé "pour éviter qu'il crie".

    "Il fallait que ça se termine", dit-elle. "J'ai entendu un cri et je pensais qu'il était encore vivant. Et là j'ai paniqué et je l'ai emmené dans la cuisine", poursuit la jeune femme.

    Elle lui porte alors deux coups de couteau dans le thorax, avant d'envelopper le corps dans une couverture, "sans vérifier s'il était vivant", et de le dissimuler dans un placard du salon. Elle n'avoue son geste à sa mère que plusieurs heures plus tard.

    A son procès, le jeune femme a expliqué comment elle s'était enfermée dans le "mensonge" et "dans l'image de petite fille modèle", pour ne pas "décevoir" ses proches et son petit ami.

    "A cette époque j'étais dans une solitude intérieure, c'était tellement confus dans la tête, c'est moi qui me suis coupée des gens", a-t-elle dit, ajoutant: "Ce n'est pas que personne n'a voulu voir, c'est moi qui n'ai pas voulu que ça se sache, même à moi j'ai menti".

    Le verdict est attendu mercredi soir.

  • Encore une fois, le peuple italien les a eus

    Une fois de plus, ceux qui enterrent Berlusconi à chaque élection en sont pour leurs frais.

    L'AFP titrait : « Le parti de Berlusconi risque un vote sanction aux régionales ».

    A 00h30, l'Associated Press titrait encore : « Le parti de Berlusconi semble se maintenir aux régionales ».

    Se « maintenir »... Oui, la coalition de Berlusconi s'est maintenue dans les deux régions déjà à droite... et en a pris quatre à la gauche...

    Notamment celle de Rome, où l'on saluera la défaite d'Emma Bonino.

    A noter aussi que, dans le Piémont, c'est la Ligue du Nord qui l'a emporté sur la gauche.

    Le porte-parole du gouvernement, Paolo Bonaiuti, a souligné que les élections de mi-mandat, "d'habitude, sont l'occasion pour les électeurs de donner un avertissement au gouvernement en place".

    Le Corriere della Serra disait que le scrutin était, "à première vue, surtout un maxi-sondage sur le gouvernement de Silvio Berlusconi".

    C'est concluant.

    Je ne suis pas particulièrement un admirateur de Berlusconi, mais ce qui me réjouit est de voir la déception de cette presse qui est persuadée, à chaque scrutin, qu'il va enfin s'effondrer...

  • L’Elysée de Washington

    Le nouveau site internet de l'Elysée, mis en ligne hier alors que Sarkozy était à New York, est un plagiat éhonté de celui de la Maison Blanche : même mise en page, mêmes couleurs. C'en est troublant quand on tombe sur la photo d'Obama avec Sarkozy, l'une des dix photos qui défilent (mieux qu'Obama, qui n'en a que quatre...)

    Et il y a même une page de « la Première Dame de France », dont le texte commence ainsi : « Le rôle et la fonction institutionnels de l'épouse du président de la République ne sont mentionnés dans aucun texte officiel. »

    Cette plaisanterie a coûté 100.000 €.

  • Siné et Daoudal

    Siné Hebdo, fondé en septembre 2008, annonce qu'il va fermer, avec un dernier numéro prévu fin avril, parce qu'il "perd chaque semaine de l'argent", et après avoir "tout tenté".

    Daoudal Hebdo, fondé en septembre 2008, continue.

     

    Addendum

    La dernière couverture de Siné Hebdo est particulièrement ignoble (contre le pape et l'Eglise, naturellement).

    (Merci à Pitch)


  • La Passion selon saint Marc

    Se souvenir que l'évangile de saint Marc est celui de saint Pierre. Qu'il est rédigé à Rome, pour annoncer la bonne nouvelle aux païens, c'est-à-dire aux Romains. La « bonne nouvelle de Jésus, le Christ, Fils de Dieu », comme il le dit dans le premier verset. Et il y aura un écho de cette annonce liminaire après la crucifixion, quand le centurion (seul endroit du Nouveau Testament où est utilisé ce mot romain) s'exclamera, en voyant comment Jésus est mort : « Vraiment, cet homme était fils de Dieu ! » La réaction du centurion, qui est l'unique réaction que nous donne saint Marc, est l'annonce que la bonne nouvelle de l'évangile est aussi, et immédiatement, pour les Romains, pour les non-juifs : c'est même une mise en demeure du lecteur, qui doit se prononcer, au vu de ce que l'évangile lui a dit de ce Jésus. Et la seule réponse qu'on puisse faire en toute honnêteté est celle du centurion : « Vraiment, cet homme est le Fils de Dieu. »

  • Edmund Burke et Benoît XVI

    Jeanne Smits a traduit un très remarquable article d'Elizabeth Lev, dans Politics Daily, intitulé "Pour défendre le clergé catholique (ou voulons-nous un nouveau règne de la Terreur?)", où l'on voit que l'exceptionnelle lucidité de ce cher Edmund Burke s'étendait jusqu'à nous...

    En 1790, la plus grande partie du monde félicitait la France d'avoir mené ce qui ressemblait à une révolution achevée avec succès.

    Le Roi, objet de toutes les haines, avait été contraint de se soumettre, et le changement avait balayé une nation opprimée, porteur de l'espoir d'un avenir plus prometteur sous un meilleur gouvernement.

    Les journaux, commençant alors à prendre toute leur place, proclamèrent l'avènement d'une nouvelle ère de paix et de prospérité, tandis que les « protopontes » comparaient le changement de régime à la Glorieuse Révolution anglaise de 1688.

    Un observateur, cependant, l'homme d'Etat anglais Edmund Burke, ne se laissa pas embobiner par les images triomphales répandues par les équipes de « com » des révolutionnaires ; il percevait les nuages qui s'amoncelaient, préparant la plus noire des tempêtes.

    Et quel était son premier indice pour affirmer que la Révolution était loin d'être achevée ? Les attaques hostiles constantes contre le clergé catholique.


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