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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1587

  • Shanghai privé d’évêque

    Mgr Aloysius Jin Luxian, évêque de Shanghai, est mort samedi dernier à l’âge de 91 ans. Ses obsèques ont eu lieu hier, en présence de 60 prêtres et d’un millier de fidèles. Elles auraient dû être célébrées par son successeur Mgr Thaddeus Ma Daqin, mais celui-ci a été arrêté dès son ordination, le 7 juillet dernier, parce qu’il venait de déclarer qu’il quittait l’Association patriotique (l’Eglise officielle). D’abord interné au séminaire de Sheshan, Mgr Ma a disparu. Selon certaines rumeurs il aurait été envoyé à Pékin pour des « études »…

    Mgr Jin Luxian a passé au total 18 ans de sa vie en prison et 9 ans en résidence surveillée, avant de se rapprocher du régime et de devenir évêque officiel de Shanghai, sans mandat du pape. En 2005 il s’est réconcilié avec Rome. Il faisait donc partie de l’Eglise officielle tout en étant en communion avec Rome. Et ce devait être le cas de Mgr Ma, prêtre de l’Eglise officielle ordonné évêque avec mandat du pape. Mais après le coup d’éclat de Mgr Ma, les autorités de l’Eglise officielle l’ont privé de son titre d’évêque coadjuteur de Shanghai. Pour Rome, a rappelé Mgr Savio Hon, secrétaire de la congrégation pour l’évangélisation des peuples (et ami personnel de Mgr Jin Luxian), Mgr Thaddeus Ma Daqin est l’évêque de Shanghai.

    Mgr Jin Luxian avait fait le choix de l’Eglise officielle en se disant que le temps finirait par réconcilier les deux parties de l’Eglise en Chine…

  • Sainte Catherine de Sienne

    Son rôle dans les développements de l'histoire de l'Église et même dans l'approfondissement doctrinal du message révélé a été reconnu d'une manière significative, jusqu'à l'attribution du titre de Docteur de l'Église.

    Née à Sienne en 1347, elle fut favorisée dès sa plus tendre enfance de grâces extraordinaires qui lui permirent d'accomplir, sur la voie spirituelle tracée par saint Dominique, un parcours rapide de perfection entre prière, austérité et œuvres de charité. Elle avait vingt ans quand le Christ lui manifesta sa prédilection à travers le symbole mystique de l'anneau nuptial. C'était le couronnement d'une intimité mûrie dans le secret et dans la contemplation, grâce à la constante permanence, bien que ce soit hors des murs d'un monastère, dans la demeure spirituelle qu'elle aimait appeler la « cellule intérieure ». Le silence de cette cellule, qui la rendait très docile aux divines inspirations, put bien vite s'allier à une activité apostolique qui a quelque chose d'extraordinaire. Beaucoup de personnes, même des clercs, se regroupèrent autour d'elle comme disciples, lui reconnaissant le don d'une maternité spirituelle. Ses lettres se répandirent à travers l'Italie et l'Europe elle-même. En effet, la jeune siennoise entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes ecclésiaux et sociaux de son époque.

    Catherine s'engagea inlassablement pour la résolution des multiples conflits qui déchiraient la société de son temps. Son action pacificatrice atteignit des souverains européens comme Charles V de France, Charles de Durazzo, Élisabeth de Hongrie, Louis le Grand de Hongrie et de Pologne, Jeanne de Naples. Son intervention pour la réconciliation de Florence avec le Pape fut significative. Désignant « le Christ crucifié et la douce Marie » aux adversaires, elle montrait que, pour une société qui s'inspirait des valeurs chrétiennes, il ne pouvait jamais y avoir de motif de querelle tellement grave que l'on puisse préférer le recours à la raison des armes plutôt qu'aux armes de la raison.

    Mais Catherine savait bien que l'on ne pouvait aboutir efficacement à cette conclusion si les esprits n'avaient pas été formés auparavant par la vigueur même de l'Évangile. D'où l'urgence de la réforme des mœurs, qu'elle proposait à tous sans exception. Aux rois, elle rappelait qu'ils ne pouvaient gouverner comme si le royaume était leur « propriété »: bien conscients qu'ils auraient à rendre compte à Dieu de la gestion du pouvoir, ils devaient plutôt assumer la tâche d'y maintenir « la sainte et véritable justice », se faisant « pères des pauvres » (cf. Lettre n. 235 au Roi de France). L'exercice de la souveraineté ne pouvait en effet être séparé de celui de la charité, qui est l'âme à la fois de la vie personnelle et de la responsabilité politique (cf. Lettre n. 357 au Roi de Hongrie).

    C'est avec la même force que Catherine s'adressait aux ecclésiastiques de tout rang, pour leur demander la cohérence la plus stricte dans leur vie et dans leur ministère pastoral. Le ton libre, vigoureux, tranchant, avec lequel elle admoneste prêtres, évêques et cardinaux est impressionnant. Il fallait — disait-elle — déraciner dans le jardin de l'Église les plantes pourries et les remplacer par des « plantes nouvelles » fraîches et odorantes. Forte de son intimité avec le Christ, la sainte siennoise ne craignait pas d'indiquer avec franchise au Souverain Pontife lui-même, qu'elle aimait tendrement comme le « doux Christ sur la terre », la volonté de Dieu qui lui imposait d'en finir avec les hésitations dictées par la prudence terrestre et par les intérêts mondains, pour rentrer d'Avignon à Rome, près du tombeau de Pierre.

    Avec la même passion, Catherine s'employa à remédier aux divisions qui surgirent lors de l'élection du Pape qui suivit la mort de Grégoire XI: dans cette affaire aussi, elle fit appel une fois de plus, avec une ardeur passionnée, aux raisons indiscutables de la communion. C'était là l'idéal suprême qui avait inspiré toute sa vie, dépensée sans réserve au service de l'Église. C'est elle-même qui en témoignera devant ses fils spirituels sur son lit de mort: « Tenez pour certain, mes très chers, que j'ai donné ma vie pour la sainte Église » (Bienheureux Raymond de Capoue, Vie de sainte Catherine de Sienne, Livre III, chap. IV).

    Jean-Paul II

  • Le Conseil de l’Europe va se pencher sur la répression en France

    Question écrite de Luca Volontè, président du groupe PPE à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, le 25 avril 2013, au Comité des ministres du Conseil de l’Europe :

    Le mouvement social de défense de la famille et des droits des enfants qui anime actuellement la France, à l’occasion notamment de très grandes manifestations, fait l’objet d’une répression croissante et inquiétante, inacceptable de la part d’un Etat membre du Conseil de l’Europe. Cette répression est attestée par de nombreuses vidéos, photographies et témoignages.

    Ainsi, par exemple, lors de la manifestation du 24 mars 2013, de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées et gazées sans nécessité par les forces de l’ordre. Régulièrement, des passants dans la rue sont arrêtés et verbalisés seulement en raison du port d’un vêtement ou d’un insigne marqué à l’effigie du mouvement. Les témoignages affluent de personnes frappées par la police. Le 19 avril, un prêtre qui tentait de protéger un jeune a été jeté à terre, frappé, et mis en garde à vue. Le 14 avril, 67 jeunes gens qui participaient à une veillée pacifique (bougies, silence et chants) ont été arrêtés et placés en garde à vue.

    A l’inverse, des mouvements violents, tels que les « Femen », multiplient leurs agressions contre les manifestants et contre des lieux de culte dans une totale impunité."

    M. Volontè

    Demande au Comité des Ministres:

    Face à ces évènements, quelles mesures le Comité des Ministres entend prendre pour engager le Gouvernement français à mettre un terme à cette violence, pour enquêter sur les agressions réalisées par les « Femen » et pour empêcher qu’elles se renouvellent à l’avenir.

    Cette question écrite a été déposée le lendemain de la tenue d’un séminaire co-organisé par le Centre européen pour la loi et la justice (Grégor Puppinck) sur les nouvelles atteintes à la liberté de conscience causées en Europe par les lois relatives au mariage, à l’adoption homosexuelle et à la non-discrimination. Les intervenants y ont notamment dénoncé le climat croissant d’hostilité et d’intolérance à l’encontre du christianisme en Europe et des personnes attachées à la famille et à la morale naturelles. Cette hostilité se traduit notamment par une violence de plus en plus ouverte et tolérée, y compris par certains grands médias et partis politiques. Un diaporama de ces agressions et violences a été présenté. Plusieurs députés ont alors convenu de se saisir du sujet, d’où cette question écrite.

    (Via Le Salon Beige)

  • Le procès avorté du trafic d’organes au Kosovo

    Un tribunal monté par Eulex, la mission juridique européenne au Kosovo, a condamné cinq hommes pour leur implication dans un trafic d’organes. Mais les deux principaux accusés n’étaient pas là : le chef du réseau est un Israélien, et le médecin principal est un Turc, ils sont évidemment chez eux…

    On constate surtout que le procureur Jonathan Ratel avait demandé la comparution comme témoin de Dick Marty, et que le tribunal a refusé. Dick Marty est l’homme qui avait rédigé un rapport du Conseil de l’Europe sur le trafic d’organes au Kosovo pendant la guerre civile, qui impliquait nommément l’actuel Premier ministre du Kosovo Hashim Thaçi. Lequel est intouchable, de par la volonté de Bruxelles…

  • On attend la nouvelle pub Benetton…

    Dans les décombres de l’immeuble d’ateliers textiles qui s’est effondré au Bangladesh, on a (logiquement) retrouvé des vêtements de diverses marques occidentales, dont Benetton.

    On connaît le goût de Benetton pour les publicités scandaleuses et choquantes. C’en serait une toute trouvée que de montrer une chemise de la marque avec du sang bangladais dessus… D’une des semi-esclaves des marques occidentales, payées 30 € par mois…

    Mais ce n’est pas ce genre de scandale que Benetton aime exploiter…

  • L’Islande va reprendre le large ?

    Ce sont les deux principaux partis eurosceptiques qui ont remporté hier les élections en Islande, avec chacun 19 sièges. Le parti de l’indépendance ayant eu davantage de voix, c’est son président Bjarni Benediktsson qui devrait devenir Premier ministre.

    On constate que les électeurs, rejetant la coalition de gauche, ramènent au pouvoir les partis qui ont mené le pays à la faillite…

    Ces deux partis sont par ailleurs opposés à l’adhésion de l’Islande à l’Union européenne. En cela ils sont incontestablement en phase avec les électeurs, puisque seulement 25% des Islandais sont favorables à l’entrée dans l’UE.

    Cela dit, les négociations sont assez avancées, puisque la moitié des chapitres ont été conclus. Mais celui sur la pêche, qui est le premier secteur économique de l’île, est au point mort.

  • L’Italie a un gouvernement (ou pas)

    Nommé président du Conseil par le président de la République Giorgio Napolitano, le numéro 2 du Parti démocrate, Enrico Letta, a constitué un gouvernement dit d’union nationale, avec comme vice-président du Conseil un proche de Berlusconi. Mais le président du groupe de Berlusconi à la Chambre des députés a déclaré que les PDL ne voterait pas la confiance si Letta n’annonçait pas l’abolition de la taxe appelée « impôt municipal unique » (qui doit rapporter 8 milliards d’euros), comme il s’est engagé à le faire…

    Novopress souligne que Letta, c’est toujours Bilderberg et Goldman Sachs. En septembre, il avait déclaré : « Aujourd’hui, Goldman Sachs reconnaît au Partito Democratico sa vocation européiste ainsi que l’autorité indispensable pour conduire une majorité de centre-gauche qui soit en état de gouverner l’Italie dans une des phases les plus dramatiques de son histoire. C’est un signal important. »

    Addendum

    Enrico Letta a annoncé la "suspension" de l'impôt municipal unique. Son gouvernement a donc obtenu la confiance des députés.

  • Même pas honte…

    Une fois encore, le président algérien Bouteflika est venu se faire soigner au Val de Grâce. Chez les ignobles colonialistes, chez ceux qui ont occupé son pays et opprimé son peuple pendant 130 ans…

    Le plus fort est que, selon les informations algériennes officielles, il ne s’agissait que d’« examens complémentaires », suite à un « accident ischémique transitoire sans séquelles », autrement dit un petit AVC sans gravité…

    Et il n’y a pas d’hôpital algérien qui puisse faire ces simples examens complémentaires ?

    Elle est belle, votre indépendance islamo-fellaghienne…

  • Saint Pierre de Vérone

    Ce saint Dominicain (+ 1252), martyr de la foi dans ses fonctions d’inquisiteur contre les hérétiques manichéens, fut très honoré au XVe siècle en Italie, où l’on compte un bon nombre d’autels et d’images en son honneur. L’introduction de sa fête dans le calendrier de l’Église universelle remonte à Sixte-Quint, saint Pie V l’ayant omise dans la nouvelle réforme du Bréviaire promulguée par lui. La messe est celle du Commun des Martyrs au temps pascal : Protexisti, mais les collectes sont propres. L’épître est celle du Commun des Martyrs hors du temps pascal ; elle a été choisie non seulement parce qu’elle traite de la résurrection du Christ, mais aussi parce que, décrivant la vie difficile, les persécutions et les peines supportées par Paul et par Timothée dans la diffusion de la foi chrétienne, elle trace aussi le programme de vie de tout véritable ouvrier évangélique. Quasi male operans. Voilà l’idée que le monde se fait de l’apôtre du Christ, et, sous cette imputation, il le condamne à mort. Paul observe toutefois qu’on ne peut enchaîner la parole de Dieu. Le martyre est une semence de nouveaux chrétiens, et pour un confesseur de la foi qui est mis à mort, surgissent cent autres qui continuent son œuvre.

    La foi est le trésor le plus précieux non seulement pour chaque âme en particulier, mais aussi pour les États et pour le monde en général. Dans les temps profondément religieux, tels que le moyen âge, l’hérésie était considérée comme un crime contre la foi et contre l’État et, après l’anathème de l’Église, elle était punie, par le juge laïque, des peines les plus graves du code criminel. Quiconque a connaissance des horreurs des guerres religieuses dues aux disciples de Luther en Allemagne, aux Calvinistes et aux Huguenots en France, ne pourra pas ne pas louer la prudente institution, par l’Église, de l’Inquisition, qui—sauf les déviations, dans un but politique, imposées parle gouvernement espagnol — devait, dans l’intention des papes, protéger l’unité religieuse et sociale de la chrétienté tout entière.

    C’est pourquoi la répression de la propagande hérétique par les soins de l’Inquisition était considérée vraiment comme un Sanctum Officium, puisque, sauvegardant le plus grand bien que possèdent les peuples, c’est-à-dire la foi, elle éloignait des États ces germes de haine, de révolutions et de guerres, qui, si souvent, naissent de différends religieux.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • 4e dimanche après Pâques

    La venue du Saint-Esprit, annoncée aujourd’hui à la messe, rend absolue et irréductible l’antithèse entre l’Église et l’esprit mondain. Le Paraclet constitue l’Église une, lui donnant un identique vouloir, une identique foi, une identique vie surnaturelle en Jésus-Christ, tandis que le monde s’endurcit de plus en plus dans son péché. La Pentecôte est donc la glorification suprême de Jésus et de son corps mystique et c’est en ce sens que l’Esprit Saint convainc le monde de déicide, prononce sur le démon l’irrévocable condamnation et rend justice au Sauveur, le prêchant comme le Fils unique de Dieu, assis dans le ciel à la droite du Père.

    Bienheureux cardinal Schuster