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  • Laos : un pasteur assassiné

    Le matin du 8 septembre, cinq hommes sont entrés au domicile du pasteur protestant Singkeaw Wongkongpheng, dans le village de Na-ang, district de Chomphet, province de Luang Prabang, au Laos. Ils ont saisi son épouse, puis le pasteur est arrivé pour la défendre, et les assaillants l’ont mortellement poignardé de trois coups de couteau dans le dos. Le fils du pasteur a poursuivi les assaillants et en a blessé un : on a alors découvert que c’était un policier. Selon les sources locales, les autres assaillants étaient également des policiers. Les autorités avaient déjà intimé l’ordre plusieurs fois au pasteur, qui menait pourtant une vie calme et discrète, de ne pas répandre la foi chrétienne.

  • Le Japon est une île

    Le ministère japonais de la Justice annonce une réforme du droit d’asile qui durcit encore les conditions pour obtenir l’asile, dans le cadre d’un durcissement des lois sur l’immigration.

    Encore plus dur ?

    En 2014, il y a eu 5.000 demandes d’asile. Ont été acceptées 11 d’entre elles…

    Autant dire qu’il devient strictement impossible d’obtenir l’asile dans ce pays.

    Mais on n’entend pas les cris de l’Union européenne qui donne habituellement des leçons à la terre entière. Peut-être est-elle occupée, après tout…

  • Les petits dictateurs

    Les 28 Etats membres de l’UE n’ont évidemment pas pu parvenir hier soir à un accord sur la répartition des clandestins migrants réfugiés par quotas contraignants, puisque plusieurs pays les refusent.

    Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, veut des mesures de rétorsion contre les récalcitrants. Ce sont « des pays qui reçoivent beaucoup de fonds structurels » européens, dit-il, il serait « juste qu'ils reçoivent moins de moyens ».

    Et il souligne qu’il reprend une proposition du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

    Les petits apprentis dictateurs ont juste oublié que pour punir les pays de l’Est il faudrait qu’ils aient une majorité qualifiée. Et que ce n’est certainement pas gagné... comme on l'a vu hier soir.

    Surtout quand on voit un ministre letton (pays qui ne fait pas partie de méchants) souligner que 90% des migrants ne sont pas des réfugiés, ou même quand on voit simplement l’Allemagne rétablir ses frontières en catastrophe…

    A propos, monsieur de Maizière… Quand vous dites à propos des contrôles aux frontières allemandes : « Nous ne voulons pas qu’ils soient une solution durable, mais ils ne sont pas non plus passagers », c’est contraire aux règles de l’espace Schengen, non ?

  • Le miracle Carlotti

    Il faut des années aux mal-logés (français) pour obtenir un logement. Mais Marie-Arlette Carlotti, présidente du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, propose « la mobilisation des 77.310 logements sociaux vacants afin d’accueillir les personnes réfugiées ».

    Quelques réactions sur twitter :

    Et en hiver pour nos SDF, ça non !

    Mal logés et sans-logis apprécieront.

    Racisme social antifrançais ?

    Le FN n’a même plus à faire campagne.

    Mais d’où ils les sortent, ces logements ? 7 ans d’attente !

    Carlotti c’est la fée Carabosse ! Un coup de baguette, hop, 77.000 logements dispo ! Et si elle s’occupait du chômage ?

  • Pas de chrétiens !

    L’ambassade de France à Beyrouth a consigne de ne pas donner de visas aux Syriens « pro-régime » qui voudraient demander l’asile en France. En clair : les chrétiens.

    C’est au point que même le chœur de la cathédrale grecque-orthodoxe de Damas, qui devait se produire à Strasbourg lors d’un festival (et qui avait ses billets de retour), s’est vu refuser les visas…

  • Notre Dame des douleurs

    On doit cette fête à… Napoléon. A cause de ce qu’il a fait endurer à Pie VII… Exilé par Napoléon à Fontainebleau, Pie VII répandait la dévotion au chapelet des Sept douleurs de la Sainte Vierge, inventé par les Servites au XVIIe siècle. Lorsqu’en 1814 Napoléon fut contraint de rendre au pape ses Etats et de le laisser retourner à Rome, Pie VII institua une fête des Sept douleurs de Marie, pour commémorer les siennes…

    L’ordre des servites répandait la dévotion aux « sept douleurs », et la déviation de plus en plus sentimentale qui l’accompagnait. En page d’accueil du site internet « Notre Dame des douleurs » on peut lire ce texte véritablement extravagant du RP Sosthène-Marie Ledoux, servite :

    On sait que Marie est la plus affligée des mères, qu'elle a souffert au delà de toute mesure, que sa vie s'est passée dans les larmes, que son cœur a été percé de mille glaives de douleur, que son âme est demeurée pendant plus de soixante ans sous le poids des plus grandes tribulations. Et presque personne ne s'en souvient, ne le remarque, ne s'en affecte et en fait l'objet de son amour, ce qui ravirait assurément l'amour filial du Cœur sacré de son Fils, le Cœur de Dieu.

    Certes, le vieillard Siméon a prophétisé qu’UN glaive transpercerait l’âme de Marie, lorsque son Fils mourrait sur la Croix, mais le seul et unique texte de Marie est le Magnificat : « Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit exulte – saute de joie - en Dieu mon sauveur. »

    Et le prodigieux salut de l’ange, Χαῖρε, κεχαριτωμένη, mêle la plénitude de grâce à la plénitude de la joie. Χαῖρε veut dire littéralement « réjouis-toi », mais c’était la façon banale de se saluer en grec, mais ce salut suivi du mot de même racine voulant dire « pleine de grâce » (qui a été complètement remplie de la grâce divine et qui le demeure) redonne au salut Χαῖρε sa charge de joie. De joie par la grâce.

    Il est bien évident que la notion d’Immaculée Conception ne peut pas s’accommoder de « soixante ans » de douleurs…

    Quatre siècles avant les Servites, les Franciscains avaient inventé un chapelet des… Sept Joies de Marie. C’est plus crédible…

    Il est à noter que deux des « sept douleurs » font partie des « mystères joyeux » dans le vrai rosaire.

    La liturgie de ce jour est en quelque sorte le reflet marial de celle d’hier. Elle est toutefois bloquée au vendredi saint et il lui manque l’accent de victoire de la croix glorieuse d’après la Résurrection.

  • La dictature s’aggrave

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    Des militants de Génération identitaire ont déployé hier à Orléans une banderole disant :

    « Face aux islamistes, défendons la France ».

    Les quatre militants ont été interpellés et placés en garde à vue, puis relâchés.

    Le parquet a ouvert une enquête pour « incitation à la haine raciale ».

    On notera que la banderole ne parlait pas même d’islam mais d’islamisme.

    C’est donc aujourd’hui du racisme, selon le parquet de Taubira, de dire que l’extrémisme islamique peut menacer la France…

  • Exaltation de la Sainte Croix

    Les antiennes des matines

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    Nóbile lignum exaltátur, Christi fides rútilat, dum Crux ab ómnibus venerátur.

    Le noble bois est élevé, la foi au Christ rutile, quand la Croix est vénérée par tous.

    Sancta Crux extóllitur a cunctis régibus, virga régia erígitur, in qua Salvátor triumphávit.

    La Sainte Croix est brandie par tous les rois, le sceptre royal est érigé, sur lequel le Sauveur a triomphé.

    O Crux venerábilis, quæ salútem attulísti míseris, quibus te éfferam præcóniis, quóniam vitam nobis cǽlitem præparásti.

    O Croix vénérable, qui a apporté le salut aux misérables, comment te louerons-nous assez, toi qui nous ouvres la vie céleste ?

    O Crucis victória et admirábile signum, in cælésti cúria fac nos captáre triúmphum.

    O victoire de la Croix, et étendard admirable, fais-nous triompher dans la cour céleste.

    Funéstæ mortis damnátur supplícium, dum Christus, in Cruce, nostra destrúxit víncula críminum.

    Le châtiment de la funeste mort est condamné, quand le Christ sur la Croix a détruit le lien de nos crimes.

    Rex exaltátur in ǽthera, cum nóbile trophǽum Crucis ab univérsis christícolis adorátur per sǽcula.

    Le Roi est élevé dans les airs, quand le noble trophée de la Croix est adoré par tous les chrétiens au long des siècles.

    Adorámus te, Christe, et benedícimus tibi, quia per Crucem tuam redemísti mundum.

    Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, parce que par ta Croix tu as racheté le monde.

    Per lignum servi facti sumus, et per sanctam Crucem liberáti sumus: fructus árboris sedúxit nos, Fílius Dei redémit nos, allelúia.

    Par un arbre nous sommes devenus esclaves, et par la Sainte Croix nous avons été libérés : le fruit d’un arbre nous a séduits, le Fils de Dieu nous a rachetés, alléluia.

    Salvátor mundi, salva nos: qui per Crucem et sánguinem tuum redemísti nos, auxiliáre nobis, te deprecámur, Deus noster.

    Ô Sauveur du monde, sauve-nous, toi qui par la Croix et ton sang nous a rachetés, aide-nous, nous t’en prions, notre Dieu.

  • 16e dimanche après la Pentecôte

    Il dit aussi aux invités cette parabole, considérant comment ils choisissaient les premières places. Il leur dit : Quand tu seras invité à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu’il n’y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi…

    Puisque l'Évangéliste appelle cet enseignement une parabole, examinons brièvement quel en est le sens figuré. Que celui qui est invité aux noces de Jésus-Christ et de son Église, et qui se trouve par la foi en union avec les membres de l'Église, ne s'enorgueillisse pas de ses mérites, comme s'il était plus élevé que les autres, car il sera obligé de céder la place à un plus honorable que lui, bien qu'invité après lui, lorsqu'il se verra précédé par l'ardeur de ceux qui l'ont suivi dans les voies ouvertes par Jésus-Christ, Et il descendra couvert de confusion à la dernière place, quand il reconnaîtra la supériorité des autres sur lui, et qu'il se verra obligé de rabattre de la haute estime qu'il avait de sa vertu. On s'assoie à la dernière place quand on met en pratique la recommandation de l'Esprit saint : " Plus vous êtes grand, plus vous devez vous humilier en toutes choses. " (Si 3, 20.) Alors le Seigneur donnant le nom d'ami à celui qu'il trouvera dans ces sentiments d'humilité, lui commandera de monter plus haut, car quiconque s'humilie comme un enfant, est le plus grand dans le royaume des cieux. (Mt 18, 4.) Remarquez ces paroles : " Alors ce sera une gloire pour vous ; " ne cherchez donc pas maintenant ce qui vous est réservé pour la fin. On peut aussi cependant l'entendre de cette vie, car Notre Seigneur entre tous les jours dans la salle du festin nuptial, tous les jours il abaisse les orgueilleux, et répand en si grande abondance dans le cœur des humbles les dons de son esprit, que tous les convives, c'est-à-dire l'assemblée des fidèles les admire et les honore. La conclusion générale qui termine cette parabole, prouve qu'il faut entendre dans un sens plus élevé les paroles de Notre Seigneur, car il n'est pas vrai de dire que tous ceux qui s'élèvent devant les hommes, soient abaissés, ou que ceux qui s'humilient devant les hommes soient exaltés par eux, mais celui qui s'enorgueillit de ses mérites sera certainement humilié par le Seigneur, et celui qui s'humilie des bienfaits qu'il en a reçus sera élevé par sa main puissante.

    Ce texte est de saint Bède, il est cité par saint Thomas d’Aquin dans sa Catena Aurea. Peu avant est cité un texte de saint Basile, extrait de sa règle, qui doit expliquer de façon involontairement amusante qu’il s’agit d’une parabole, aux moines qui, prenant le Christ au mot, se battaient pour avoir la dernière place… Et c’est une belle leçon sur l’humilité véritable :

    Prendre la dernière place dans les repas, est chose louable pour tous, mais vouloir s'en emparer avec obstination est une action digne de blâme, parce qu'elle trouble l'ordre et devient une cause de tumulte, et une contestation soulevée à ce sujet, vous rend semblables à ceux qui se disputent la première place. Nous devons donc laisser au maître du festin, comme l'observe Notre Seigneur, le soin de placer ses convives, C'est ainsi que nous nous supporterons mutuellement en toute patience et en toute charité, nous traitant les uns les autres avec déférence selon l'ordre, et fuyant toute vaine gloire et toute ostentation. Nous ne chercherons pas non plus à pratiquer une humilité affectée au prix de vives contestations, mais nous paraîtrons humbles surtout par la condescendance mutuelle et par la patience. Car l'amour de la contestation et de la dispute est un plus grand signe d'orgueil, que de s'asseoir à la première place, quand on ne la prend que par obéissance.

  • Osty et les psaumes

    L’exégèse historico-critique conduit le prêtre ou le religieux qui s’y livre à une singulière impasse. Ou à la schizophrénie. En effet, l’office divin est essentiellement constitué par les psaumes. Or (voir ma note précédente), si l’on considère que l’horizon des psaumes est limité « à l’horizon juif », ou bien on se met dans la peau d’un juif de l’Ancien Testament pour dire les psaumes, et cela n’a plus rien à voir avec l’office divin, ou bien on dit l’office en considérant que ces mêmes psaumes dont je prouve, moi le grand exégète contemporain, qu’ils ne dépassent pas l’horizon juif changent de nature quand ils sont dans l’office divin et se mettent étrangement à parler du Christ et de l’Eglise, de la prière et de la vie éternelle…

    Il y a une autre solution, c’est abandonner l’office divin, pour éviter la schizophrénie. Ou pour éviter de perdre son temps à dire des vieux textes qui sont certes intéressants mais limités à l’horizon juif.

    Je ne sais pas si le chanoine Osty avait abandonné l’office divin, mais dans sa présentation des psaumes il y a une phrase très curieuse. C’est quand il évoque les versets d’imprécation contre les ennemis. Versets qu’il prend bien sûr au premier degré, conformément à ses principes, sans même considérer que dès l’origine il s’agit de textes liturgiques. Et au premier degré ces versets sont insupportables (c’est pourquoi ils ont été supprimés dans ce qui sert aujourd’hui d’office divin : on ose censurer la prière que Dieu nous donne). Osty écrit, après avoir évoqué la grande malédiction du psaume 108 (psaume qui a été entièrement supprimé) :

    Le prêtre catholique, qui la lisait jadis au bréviaire, ne le faisait jamais sans protestation intérieure.

    Jamais ? Osty, comme ses semblables, n’a donc jamais lu une ligne des commentaires des psaumes par les pères de l’Eglise, il n’a jamais lu une ligne des pères du désert qui avaient déjà tout dit sur les psaumes imprécatoires qui concernent évidemment le combat, le rude combat, contre les démons et les vices.

    Mais le plus intrigant est ailleurs. C’est le mot « jadis ». Osty écrit cela avant mai 1973 (date de l’imprimatur de sa Bible, qui n’est pas donné du jour au lendemain). La première édition du nouvel office, la « Liturgia horarum », est d’avril 1971. Donc, selon Osty, 1971, par rapport à 1973, ou plus vraisemblablement 1972, c’était « jadis »…