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  • (Vigile de la Toussaint)

    C’est tellement aberrant que d’une année sur l’autre j’oublie et je redécouvre que Pie XII a supprimé, aussi, la vigile de la Toussaint. C’est tellement aberrant que les moines du Barroux continuent de la célébrer. Et dom Pius Parsch, qu’on se plaît tant à montrer comme un des grands inspirateurs de la « réforme liturgique », aurait lui aussi trouvé cela aberrant :

    « Le Seigneur a magnifiquement glorifié ses saints et il les exauce quand ils crient vers lui. » La Vigile d’une fête est moins, actuellement, une nuit de veille qu’un jour de pénitence et de purification ; une purification de la demeure de l’âme pour la grande fête. Les vigiles sont des jours tout indiqués pour la confession. Précisément la vigile d’aujourd’hui a un caractère plus strict aux yeux du peuple à cause du jeûne. Si nous voulions attribuer à la vigile d’aujourd’hui une formule liturgique, nous choisirions probablement la première partie du Confiteor : En présence du chœur de tous les saints, je confesse mes péchés : mea culpa, mea maxima culpa !

    La première phrase est la traduction de la deuxième antienne des matines de la fête :

    Mirificavit dominus sanctos suos et exaudivit eos clamantes ad se.

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    Antiphonaire des cordeliers de Fribourg, v. 1300

    Elle introduit le psaume 4, où cette phrase se trouve sous une autre forme :

    (Et scitóte quóniam) mirificávit Dóminus sanctum suum: Dóminus exáudiet me cum clamávero ad eum.

    (Et sachez que) le Seigneur a magnifié son saint : le Seigneur m’exaucera quand j’aurai crié vers lui.

    Littéralement, le saint, c’est le psalmiste, c’est David qui est « saint » parce que Dieu en a fait son oint, son christ, et parce que Dieu l’a revêtu de sa sainteté il l’exaucera.

    A strictement parler, seul Dieu est saint. Pour le chrétien, le psaume parle donc du Christ. Ou plutôt, c’est le Christ qui parle. Et Dieu a en effet exaucé le Christ en le ressuscitant des morts, et il a magnifié son Saint.

    Si David, ici comme ailleurs, prophétisait le Christ, il prophétisait aussi tous ceux qui seraient « revêtus du Christ », les baptisés qui sont d’autres christs, et qui sont donc saints de la sainteté du Christ. C’est pourquoi, pour la Toussaint, l’antienne fait du singulier du psaume un pluriel : ce sont tous les saints qui se l’approprient.

  • Cohérence

    Premier sujet des informations (sur BFM, mais ils font tous la même chose) : la nécessité absolue d’arriver à ce que la température n’augmente pas de plus de deux degrés. Sinon ce sera effroyable, il y aura des millions de morts, de nombreuses grandes villes disparaîtront, des Etats entiers seront rayés de la carte. Il faut faire entendre raison aux gouvernements criminels qui refusent les contraintes qu’exige la lutte contre le réchauffement climatique…

    Dernier sujet : le temps.

    Merveilleuse nouvelle pour tous : nous allons avoir un week-end de rêve. Il va faire beau et doux partout. La température va monter de deux degrés demain, et elle va encore monter dimanche. Déjà c’est le bonheur pour cette famille qui est à la plage dans le midi, pour ce plaisancier qui savoure le soleil, pour les professionnels du tourisme qui voient venir un week-end de la Toussaint où les citadins vont aller en masse sur les côtes et qui va être exceptionnellement bon pour les affaires…

  • A l’évêché de Cahors

    Le tout nouvel évêque de Cahors, Mgr Laurent Camiade (sacré le 4 octobre dernier), a nommé vice-chancelier du diocèse le chanoine Sébastien Goupil, de l’Institut du Christ Roi Souveraine Prêtre. Il est précisé que l’évêque « donne délégation pour signer les autorisations de mariage mixte, les dispenses de mariages avec un non-baptisé ou les autres autorisations concernant les demandes de mariages, selon le droit, à Monsieur le chanoine Michel Cambon, chancelier et à Monsieur le chanoine Sébastien Goupil, vice-chancelier à compter du 25 octobre 2015 ».

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    Le chanoine Sébastien Goupil (à la droite de l’évêque sur la photo) réside à la maison de l’ICRSP de Rocamadour, que le nouvel évêque a visitée dans la semaine qui a suivi son sacre.

    Il célèbre la messe tous les dimanches et fêtes à 10h45 en l’église Saint-Paul de Rivet, Brive-la-Gaillarde.

  • Tua est potentia

    . Tua est potentia, tuum regnum, Domine: tu es super omnes gentes: * Da pacem, Domine, in diebus nostris.
    . Creator omnium Deus, terribilis et fortis, justus et misericors.
    . Da pacem, Domine, in diebus nostris.

    A toi est la puissance, à toi le règne, Seigneur, tu es au-dessus de tous les peuples ; donne la paix, Seigneur, à notre temps. Dieu créateur de toutes choses, terrible et fort, juste et miséricordieux, donne la paix, Seigneur, à notre temps.

    La position de ce répons des matines dans le bréviaire en fait une fois de plus une prière des Maccabées. Mais le début provient en fait du cantique de David dans le premier livre des Chroniques (29), et le Da pacem in diebus nostris de l’Ecclésiastique (50, 25), étant entendu que nulle part dans la Bible on ne trouve l’expression exacte « Da pacem ». Le verset quant à lui vient bien des Maccabées, premier livre, 1, 24.

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    Antiphonaire de Saint-Gall, XIIe siècle (après le signe qui ressemble à cela, , à la première ligne, c'est la fin de l'antienne précédente...).

  • Une victoire des eurosceptiques aux Pays-Bas

    Depuis l’an dernier, les citoyens des Pays-Bas peuvent obtenir l’organisation d’un référendum s’ils réunissent 300.000 signatures (ce qui représenterait en gros 1 million chez nous). Trois organisations eurosceptiques (le blog Gleenstijl, le Forum pour la démocratie et le Comité UE des citoyens) ont décidé de collecter des signatures pour l’organisation d’un référendum contre l’accord d’association Ukraine-UE : « Est-il raisonnable de signer un accord d'association avec un pays ravagé par une guerre civile? Avec un pays qui occupe le 142e rang des pays corrompus aux côtés de l'Ouganda et des Comores? Et souhaitons-nous que l'Ukraine bénéficie prochainement des schémas d'aide financière de l'UE? »

    Il y a un mois, ces groupes annonçaient avoir déposé quelque 450.000 signatures. Aujourd’hui, le Conseil électoral annonce qu’il a validé 427.939 signatures, et que par conséquent un référendum sera organisé : ce sera le 6 avril.

    Ces référendums ne sont pas contraignants, mais si une forte majorité se dégage contre l’accord (qui a été ratifié par le Parlement), le gouvernement se trouvera dans une situation délicate. D’autant que ce sont les Pays-Bas qui présideront alors l’UE…

    Les analystes font remarquer surtout que le fait d’avoir pu récolter autant de signatures pour un tel référendum montre que le « sentiment eurosceptique » est en forte progression.

  • Encore un chef-d’œuvre détruit

    La maison de champagne Vranken-Pommery a été condamnée par le tribunal de Lille à payer 133.500 euros à l’« artiste » Anita Molinero pour avoir détruit un de ses chefs-d’œuvre.

    Il s’agissait d’un amas de 12 mètres de haut de matériaux industriels brûlés et déformés, installé à une exposition d’art contemporain organisée par la maison de champagne dans ses domaines. Après l’exposition, le chef-d’œuvre avait été démonté et ses différents éléments stockés dans les locaux de Pommery. Mais quand l’« artiste » a voulu le récupérer, voilà qu’il n’y était plus : une société de nettoyage avait… nettoyé les lieux.

    Il se vérifie donc que les agents d’entretien sont les pires ennemis de l’art contemporain. On n’avait jamais vu cela auparavant dans l’histoire de l’art. Les femmes de ménage de l’ère moderne confondent les détritus avec… des détritus. C’est scandaleux. Pommery a donc été condamné et le tribunal a justement pointé le « caractère humiliant pour l'auteur » de la destruction délibérée et totale de son immense chef-d’œuvre par de vulgaires et incultes balayeurs.

    Pommery a néanmoins décidé de faire appel, au motif que la condamnation « représente presque dix fois le prix jamais atteint pour une œuvre de cette artiste » et qu’elle est donc « excessive ».

    Et si Pommery et les autres arrêtaient de prendre des tas de détritus pour des œuvres d’art ?

  • Petit résumé

    Dès son premier Angélus, François faisait, de façon incongrue, l’éloge d’un livre du cardinal Kasper sur la « miséricorde ».

    Martelant jour après jour ses anathèmes contre les pharisiens qui campent sur la doctrine alors que l’Eglise doit accueillir tout le monde au nom de la miséricorde, il profite de son premier voyage pour lancer son slogan planétaire LGBT : « Qui suis-je pour juger ? »

    Au Vatican, ou au cours de ses voyages, François reçoit de façon ostentatoire des homosexuels militants, qui s’empressent de dire, sans jamais être démentis, que le pape n’objecte rien à leur « orientation sexuelle ».

    Il laisse dire sans démenti que lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires il demandait que les prêtres donnent les sacrements indistinctement, et qu’il avait conseillé à une femme divorcée civilement remariée d’aller communier dans une autre paroisse puisque son curé le lui refusait.

    Arrive le premier synode sur la famille.

    Le rapport intermédiaire fait scandale : il y est question des « dons » que les homosexuels peuvent « offrir à la communauté chrétienne », on y fait l’éloge de certaines unions homosexuelles, on commence même par dire qu’il faut « accepter et évaluer » cette orientation sexuelle, on loue la « réalité positive » des « unions de fait » et du concubinage ; quant aux divorcés civilement remariés, on affirme qu’ils doivent pouvoir avoir accès à la communion eucharistique sous certaines conditions. Le rapport fait scandale non seulement à cause de ce qu’il dit, mais parce qu’il publie comme propos de la majorité du synode des propos qui n’ont été tenus par personne, ou par deux ou trois évêques, comme on peut le vérifier par les comptes-rendus. Autre scandale : il est visible que ce résumé des débats a été écrit avant même le début du synode…

    Le rapport final gommera tout ce qui est inacceptable. Mais comme on devine toujours en filigrane ce qu’il y avait dans le rapport d’étape, les paragraphes litigieux ne reçoivent pas l’approbation de la majorité qualifiée. Ils ne devraient donc pas être publiés. François exige qu’ils soient publiés, et c’est tout ce document qui servira de document de base pour le prochain synode.

    Pour ce synode, François lance une enquête, via les diocèses, auprès du peuple de Dieu, c’est-à-dire auprès des lobbies de l’action catholique occidentale qui doit dire à quel point il faut que le synode décide des avancées pour les homosexuels et les « divorcés remariés ».

    Alors que les nullités de mariage sont un des sujets débattus au synode, François court-circuite le synode en publiant un motu proprio facilitant les procédures au point que certains parlent de « divorce catholique ». Ça, c’est fait.

    Second synode. Cette fois, c’est le black-out sur les sessions plénières : il n’y aura pas de publication des résumés des interventions. Il y aura seulement la conférence de presse quotidienne qui donnera l’information officielle sur ce qui se passe. Et il n’y aura pas de rapport intermédiaire. Seulement un rapport final, rédigé par dix évêques proches de François et de Kasper, qui reprendra, une fois de plus, le tout premier document une nouvelle fois amendé.

    La fronde menée ouvertement par 13 cardinaux (dont trois hauts dirigeants de la curie : Müller, Pell, Sarah) qui écrivent au pape pour protester contre l’organisation du synode, et par des épiscopats entiers, d’Afrique et de Pologne, aboutit à ce qu’aucune avancée ne trouve place dans le rapport final pour ce qui est des homosexuels (mais il ne rappelle pas non plus que l’Eglise condamne les actes homosexuels).

    En revanche, les paragraphes sur les « divorcés remariés » contiennent des « avancées », qui laissent tomber les élucubrations du cardinal Kasper de la « voie pénitentielle » pour prendre les élucubrations du cardinal Marx (reprises de Bernhard Häring, l’adversaire historique d’Humanae vitae) sur le « for interne » qui doit permettre au divorcé civilement remarié de participer davantage à la vie de l’Eglise, si en « conscience » il sait qu’il est dans son bon droit. Le mot « communion » ne figure pas dans le texte, ce qui lui permet d’être adopté de justesse. Mais tout le monde voit tellement que le mot n’y figure pas que c’est comme s’il y figurait, en blanc. Il ne reste qu’à l’y mettre…

    Or voici que se profile… l’année de la miséricorde, un soi-disant « jubilé » qui ne correspond à rien, mais que François a savamment programmé en troisième round des synodes… Au nom de la « miséricorde » kaspérienne, il pourra décider ce qu’il veut.

    Il faut avouer que tout cela était superbement programmé, et a été mené de main de maître. Mais François n’avait pas imaginé (et moi non plus, d’ailleurs) qu’il se heurterait à une opposition de plus en plus vive, désormais ouverte, et représentée par plusieurs des plus importants cardinaux de la curie et de divers autres lieux, à l’épiscopat d’un continent entier, et à l’épiscopat d’un pays qui ne supportera pas qu’on touche à l’héritage de son saint pape Jean-Paul II…

  • Congregati sunt inimici nostri

    . Congregati sunt inimici nostri, et gloriantur in virtute sua: contere fortitudinem illorum, Domine, et disperge illos: * Ut cognoscant, quia non est alius qui pugnet pro nobis, nisi tu Deus noster.
    . Disperge illos in virtute tua, et destrue eos protector noster, Domine.
    . Ut cognoscant, quia non est alius qui pugnet pro nobis, nisi tu Deus noster.

    Nos ennemis se sont assemblés, et ils se glorifient de leur force. Brise leur puissance, Seigneur, et disperse-les, afin qu’ils sachent qu’il n’y a personne d’autre qui combatte pour nous sinon toi, notre Dieu. Disperse-les par ta puissance, et détruis-les, Seigneur, qui es notre protecteur.

    Le texte de ce répons ne se trouve nulle part dans la Bible, même si toutes les expressions s’y trouvent… C'est une sorte de résumé des prières des Maccabées. (Le verset quant à lui provient du verset 12 du psaume 58.)

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    Antiphonaire de Marseille, XIIIe siècle, Bibliothèque nationale de France.

  • Pologne : c’est parti !

    A un mois de la COP 21, le président polonais Andrzej Duda, qui sera à Paris demain, a déclaré hier que la Pologne opposait son veto à l’amendement de Doha au protocole de Kyoto sur les émissions de gaz carbonique : « Contraindre la Pologne à un accord international affectant l’économie, avec le coût social qui y est associé, doit être précédé d’une analyse détaillée sur son impact économique et juridique… Ces effets n’ont pas été suffisamment clarifiés. »

    Le porte-parole de Duda a souligné que depuis dimanche nous sommes dans une « nouvelle situation politique ». Le PiS qui a remporté les élections a promis de protéger l’industrie du charbon, et le président a nommé (futur) Premier ministre Beata Szydlo, qui est comme par hasard fille d’un mineur de charbon…

  • « Antisémitisme »

    Le Conseil central des juifs, en Allemagne, avertit Angela Merkel que les réfugiés pourraient attiser le sentiment antisémite en Allemagne, parce qu’ils « viennent de pays où Israël est vu comme l’ennemi ».

    Dans le même temps, on apprend qu’une stagiaire des services culturels de l’ambassade de France aux Etats-Unis a été renvoyée pour avoir tenu des propos antisémites sur sa page Facebook : les juifs sont « des rats qui n’ont leur place nulle part dans le monde », etc.

    « Ce tweet est abominable », a dit l’ambassadeur de France.

    Ou bien cet ambassadeur joue les imbéciles, ou bien la diplomatie française est désormais peuplée d’ignorants comme autant d’Angela Merkel.

    Car la demoiselle, Amira Jumaa, est une Koweitienne (étudiante à Sciences Po), et elle ne fait qu’exprimer ce qu’on peut entendre partout dans le monde arabo-islamique.

    Du reste la haine s’exprime tout autant de l’autre côté : une jeune Israélienne a fait un carton en publiant sur Facebook une photo de son joli minois et de la paume de sa main où est écrit : « Haïr les Arabes n’est pas du racisme, ce sont des valeurs »… Et elle, elle est dans l'armée...

  • « La bêtise est cancérogène »

    Excellente réaction de l’Association des maires ruraux, qui titre ainsi son communiqué dénonçant les propos « alarmistes et sans nuances » de l’OMS qui classe la charcuterie dans la catégorie des agents cancérogènes, et la viande rouge (dont le veau et le porc – sic) comme « probablement cancérogène ».

    Encore que « bêtise dhimmie » serait plus précis.

    La coïncidence de cette saillie de l’OMS avec l’invasion islamique n’échappe à personne.

    Que l’OMS se soumette à l’islam est dans la logique de l'Occident avachi.

    Reste que s’il n’est pas cancérogène, l’islam tue infiniment plus que le saucisson.

  • Question

    « Nous n'extradons pas des citoyens français lorsqu'ils sont sur notre sol », a déclaré le porte-parole du gouvernement français, Stéphane Le Foll.

    Il arrive donc que la France extrade des citoyens français quand ils sont à l’étranger ?

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  • Saints Simon et Jude

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    Bienheureux cardinal Schuster

  • En Pologne

    Résultats définitifs : avec 37,58% des voix, le PiS obtient 235 sièges de députés à la Diète, sur 460. Non seulement il a la majorité absolue, mais il pourrait avoir la majorité des deux tiers permettant des réformes constitutionnelles (sur les questions bioéthiques, par exemple) avec l’appui des 42 députés de l’ancien chanteur de rock Pawel Kukiz.

    Le PiS est arrivé en tête dans 14 des 16 régions, et dans toutes les catégories de la population (hommes, femmes, riches, pauvres, jeunes, vieux, diplômés, sans diplôme, etc.).

    La Plateforme civique qui était au pouvoir tombe à 24,09%, le parti inclassable de Pawel Kukiz obtient 8,81%, le parti libéral Nowoczesna 7,60%, le parti paysan 5,13%. Les autres sont en dessous de 5% et n’ont pas de députés. La gauche n’a aucun député parce que la coalition de gauche n’a obtenu que 7,55% et qu’il faut 8% à une coalition pour avoir des députés.

    *

    Au Sénat, le PiS a remporté 61 sièges sur 100.

    Le parti de Jaroslaw Kaczynski, systématiquement étiqueté « d’extrême droite » par le Wall Street Journal, de populiste, xénophobe et eurosceptique par notre bonne presse (depuis jeudi dernier, le site EUobserver est barré d'un grand titre: "L'Europe nouvelle retourne à l'âge sombre", sous une photo de Kaczynski) a donc la présidence de la République, l’Assemblée et le Sénat, sans partage. Espérons qu’il s’en serve bien.

    (La Pologne va aussi être le mouton noir de la COP21, car elle n'a pas du tout l'intention de changer quoi que ce soit à son exploitation du charbon.)

  • Les sanctions de l’UE

    La Cour européenne de Justice a condamné le Conseil européen pour avoir mis dans sa liste des personnalités ukrainiennes sanctionnées un homme à l’encontre duquel elle n’avait aucune preuve.

    Il s’agit de Andriy Portnov, conseiller de l’ancien président ukrainien Yanoukovitch. Il figurait sur la liste établie en mars 2014 des personnes « identifiées comme étant responsables de détournement de fonds appartenant à l’État ukrainien et à des personnes responsables de violations des droits de l’homme en Ukraine », dont les fonds sont gelés.

    Andriy Portnov avait attaqué cette décision devant la Cour européenne de Justice. Celle-ci lui donne raison, en soulignant que le Conseil européen (les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE) avait mis Portnov sur la liste au simple vu d’une lettre du procureur général de Kiev, sans l’ombre d’une preuve, sans même qu’il y ait le moindre début d’une enquête judiciaire…

    Autrement dit, les sanctions ont beau être des vexations politiques, il convient tout de même qu’elles aient un fondement légal…

    En avril 2015, le nom de Portnov ne figurait plus sur la liste. La Cour a néanmoins annulé la décision de 2014 concernant M. Portnov, et condamné le Conseil de l’UE à supporter ses dépens et ceux de M. Portnov, et la Commission européenne, qui était venue en renfort, à supporter ses propres dépens.

    Ce n’est pas la première fois que la Cour européenne prend une telle décision. C’est déjà arrivé pour des sanctions impliquant des Syriens et des iraniens. D’autres procédures sont en cours. Si cela continue, le Conseil de l’UE sera la risée du monde civilisé quand il invoquera l’état de droit…

  • Dictature climatique

    Le « monsieur météo » de France 2, Philippe Verdier, été convoqué par la direction des ressources humaines de la chaîne pour un entretien préalable en vue de son licenciement.

    Son crime ? Avoir publié un livre climatosceptique.

    Il est strictement interdit d’avoir une opinion déviante, même en privé, sur la religion climatique, quand on travaille dans le service public…

  • Au Vietnam

    Il y a quelques semaines, les autorités du district de Thu Thiem de Ho Chi Minh Ville avaient prévenu que l’école tenue par les « Amantes de la Croix » (la plus importante et plus ancienne congrégation du Vietnam, fondée en 1670 par Mgr Lambert de La Motte), allait être démolie dans le cadre (comme d’habitude) d’un « projet urbain ». Les religieuses avaient envoyé une requête au « comité populaire » de Ho Chi Minh Ville, mais n’eurent pas de réponse. Le 22, les préparatifs se mettaient en place pour la démolition des bâtiments. Alors quelque 3.000 personnes, pour beaucoup des catholiques mais aussi des fidèles des autres religions du Vietnam se sont rassemblées à l’église paroissiale, puis ont veillé toute la nuit devant l’école, sous la pluie, avec des bougies, et des pancartes demandant que l’école ne soit pas démolie.

    La manifestation était soutenue par le Conseil interreligieux du Vietnam qui a publié une déclaration disant que cette communauté catholique est présente à Thu Thiem depuis 1840, qu’elle est connue pour ses activités spirituelles, charitables et sociales, qu’elle a construit dans la région trois écoles qui apportent de nombreux bénéfices culturels et éthiques aux jeunes générations et aux gens de la région.

    Le 25 octobre, les autorités du district ont « suspendu » la démolition de l’école et indiqué qu’elles avaient modifié leur projet.

    (Asianews)

  • A Alep

    C’était dimanche après-midi pendant la messe à l’église Saint-François de la paroisse latine d’Alep, l’un des trois couvents franciscains de la ville. Alors que le P. Ibrahim Alsabagh allait donner la communion, une bouteille de gaz a été lancée sur l’église depuis un quartier tenu par les jihadistes. La bouteille de gaz est tombée sur la coupole, qui s’est effondrée, mais elle n’a explosé qu’ensuite, en glissant sur le toit. De ce fait seuls six des 400 fidèles ont été blessés, et seulement légèrement. Le P. Alsabagh a ensuite réuni les fidèles dans le jardin pour leur donner la communion, et leur donner rendez-vous le lendemain matin. « Ils étaient nombreux, et avec joie nous avons écouté de nouveau le son de notre clocher. Nous espérons que tout ce chaos finisse, et nous espérons réussir à parler bientôt de tout cela comme de faits liés au passé. Sans la peur que des attaques similaires puissent se répéter à quelque moment que ce soit. »

  • Nominations

    A la surprise générale, sans consulter personne et surtout pas la congrégation des évêques, François a nommé archevêque de Palerme, primat de Sicile, un curé de paroisse et vicaire épiscopal du diocèse de Noto, don Corrado Lorefice.

    Ce prêtre, surnommé le « don Ciotti de Sicile » pour sa lutte contre la mafia, est l’auteur d’un livre intitulé Dossetti et Lercaro : l’Eglise pauvre et des pauvres dans la perspective du concile Vatican II.

    Lercaro était archevêque de Bologne. Il fut l’un des quatre vice-présidents du concile et il présida ensuite le conseil pour l’application de la réforme liturgique… Il fut également, comme dit Wikipedia, « le premier à populariser la théorie de « l'Église des pauvres » qui se développa par la suite en Amérique latine au cours des années 1970 ». Et aussi, « durant le temps où il fut archevêque de Bologne, où le parti communiste italien était le plus populaire, il tenta d'établir un dialogue avec les membres de ce parti ».

    Ce même jour, toujours sans consulter qui que ce soit, François a nommé précisément le nouvel archevêque de Bologne : Mgr Matteo Zuppi, jusqu’ici évêque auxiliaire de Rome (et membre éminent de la communauté Sant’Egidio), dit « le Bergoglio italien » pour son souci des pauvres…

    Deux sièges cardinalices.

  • (Vigile des saints Simon et Jude)

    Dans mon bréviaire, imprimé juste avant la suppression de la plupart des vigiles par Pie XII, c’est aujourd’hui la vigile de la fête des apôtres Simon et Jude. Un de ces si nombreux jours de pénitence dont nous n’avons plus besoin, bien sûr. En supprimant cette vigile on a supprimé sa messe propre (même si elle est constituée d’emprunts aux messes des martyrs), et la lecture des matines, qui est le début du sermon 80 de saint Augustin sur l’évangile de saint Jean, commentant l’évangile du jour (Jean 15 1-7) :

    Cet endroit de l'Evangile, mes frères, où Notre Seigneur dit à ses disciples qu'il est la vigne et qu'ils en sont les sarments, doit s'entendre en ce sens que Jésus-Christ homme, médiateur entre Dieu et les hommes (1), est le chef de l'Eglise et que nous sommes ses membres. La vigne et ses sarments sont de même nature; c'est pourquoi, comme il était Dieu et que nous n'avons pas la nature divine, il s'est fait homme, afin que la nature humaine fût en lui comme une vigne, dont nous autres hommes nous pourrions être les sarments.

    Mais que veut dire : « Je suis la vraie vigne? » En ajoutant le mot « vraie », a-t-il voulu dire qu'il se rapporte à cette vigne d'où la comparaison est tirée ? Il est en effet appelé vigne par comparaison, et non par appropriation, comme il est appelé brebis, agneau, lion, rocher, pierre angulaire et autres choses qui sont vraiment ce que leur nom signifie; mais qui, dans le cas présent, servent à établir une comparaison et non à indiquer l'existence de propriétés réelles. Aussi, quand Jésus dit : « Je suis la vraie vigne », c'est pour se distinguer de celle à qui il est dit : « Comment as-tu dégénéré jusqu'à devenir une fausse vigne (2) ? » Car peut-on dire qu'elle était une vraie vigne, celle dont on attendait du raisin et qui a produit des épines (3) ?

    « Je suis la vraie vigne », dit Jésus-Christ, « et mon Père est le vigneron. Il retranchera tous les sarments qui ne portent point de fruit en moi, et il émondera tous ceux qui portent du fruit, afin qu'ils en portent davantage ». Le vigneron et la vigne sont-ils donc la même chose ? Jésus-Christ est la vigne selon la nature qui lui permet de dire : « Le Père est plus grand que moi (4) ». Mais selon la nature qui lui permet de dire : « Le Père et moi nous sommes un (5) », il est lui-même le vigneron ; non pas un vigneron comme ceux qui en travaillant ne peuvent donner que des soins extérieurs, mais un vigneron capable de donner l'accroissement intérieur. « Car ce n'est pas celui qui plante ni celui qui arrose qui est quelque chose, mais c'est Dieu qui donne l'accroissement (6) ». Or, Jésus-Christ est vraiment Dieu; car « le Verbe était Dieu », ce qui fait que le Père et lui ne sont qu'un; et si « le Verbe s'est fait chair », ce qu'il n'était pas, il est cependant resté ce qu'il était.

     (1) I Tim 2, 5. (2) Jérémie 2, 21. (3) Isaïe 5, 4. (4) Jean 14, 28. (5) Jean 10, 30. (6) I Cor 3, 7.