Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 7

  • Nouvelle attaque contre Thien An

    thien-an.jpg

    Des voyous stipendiés par les autorités locales, selon la méthode habituelle utilisée par le pouvoir communiste vietnamien, ont attaqué de nouveau le monastère de Thien An près de Hué. Le but est de contraindre les moines à partir, afin que les autorités récupèrent le terrain pour en faire un vaste parc touristique.

    Les forces de police qui campaient près du monastère ont été retirées en février. Ce qui était le signe que les ennuis allaient reprendre. En outre, il n’y a pas que les attaques de voyous menées dans l’impunité : il y a les incursion violentes de la police elle-même, sous n’importe quel prétexte. Car il faut déstabiliser les moines, les terroriser, pour qu’ils lâchent prise.

    Le monastère de Thien An, qui fut fondé en 1940 par des bénédictins de La Pierre qui Vire, est particulièrement florissant (80 moines) et a essaimé trois fois. Jusqu’en 1975 il possédait 107 ha de bois qui ont été aménagés par les moines et sont devenus un lieu d’excursion. En 1975 le pouvoir communiste a confisqué la ferme et l’école… et élevé de trois mètres le niveau du lac qui avait été créé par les moines pour l’irrigation.

    En 2000, le pouvoir avait décidé de prendre presque toutes les terres, laissant aux moines 5 ha. Face à la résistance des moines (qui ont l’appui de la population), ils n’ont été spoliés que de… la moitié, pour la création d'un parc de loisir. Lequel est un échec patent. Mais les autorités ont décidé d’agrandir le parc, et donc de prendre encore une dizaine d’hectares aux moines. Ceux-ci ont décidé de se battre, considérant que les 50 derniers hectares leur sont indispensables pour maintenir le silence et la paix nécessaires à la vie monastique.

    A Hué, on dit que les terres du monastère sont le poumon vert de l’ancienne capitale, pour le bénéfice de tous, alors que le projet des autorités ne servira qu’à enrichir quelques-uns.

  • Les enlèvements de coptes

    Quatre jeunes coptes de la province de Minya, en Haute Egypte, ont été enlevés le long de la route qu’ils parcouraient pour se rendre à l’antique église dédiée à Notre-Dame située dans le village de Jabal al-Tair (elle fut fondée aux environs de 328).

    Les familles des jeunes ont été contactées par les ravisseurs qui ont demandé une rançon de 600.000 lires égyptiennes (soit environ 70.000 €) pour leur libération.

    Selon des données fournies par Mina Thabet, le fondateur du Parti d’initiative populaire, au sein du seul gouvernorat de Minya, la somme totale versée pour payer les rançons de chrétiens enlevés de janvier 2011 à décembre 2014 dépasserait les 120 millions de lires égyptiennes (soit plus de 16 M€).

    Addendum 22 mai

    Une opération des forces de police a permis la libération des quatre coptes et l'arrestation de deux des ravisseurs.

  • Mgr Paglia en rajoute

    Mgr Vincenzo Paglia est intervenu à Orléans lors d’une conférence intitulée « Familles : fragilités et Espérance ». Il a répété la proposition (du cardinal Kasper) de prétendu « chemin pénitentiel » qui permettrait aux divorcés soi-disant remariés d’accéder à la communion.

    Cela a été dit et expliqué partout et on le connaît par cœur.

    Pourquoi le signaler ?

    Parce que Mgr Paglia est le président du Conseil pontifical pour la famille, et qu’il souligne donc, non seulement qu’il fait sienne la proposition hérétique du cardinal Kasper, mais que c’est la position officielle du conseil pontifical…

  • L’Eglise sur le chemin…

    L’agence Zenit a cru bon de publier un article entier sur le tweet de François daté de samedi dernier :

    11258472_1651784838385480_1862507364017040545_n.jpg

    Cela fait deux ans que François répète à longueur de semaine que l’Eglise doit sortir et aller sur les routes vers les périphéries. Et j’avoue que je n’ai toujours pas compris ce que cela veut dire.

    Je ne vois pas comment l’Eglise peut « sortir » (d’où ça ?), ni donc être « blessée » « sur le chemin », ni d’autre part être « fermée sur elle-même » (sur le Christ ?), ni donc être « malade » dedans (dans quoi ?).

    Je le comprends d’autant moins ces jours-ci, alors que je suis en train de lire attentivement le livre d’entretien du cardinal Robert Sarah (pour me renseigner sur le futur pape – Dieu veuille…).

    Ce que je trouve le plus frappant, dans ce livre, c’est comment le cardinal revient sans cesse sur les missionnaires spiritains qui ont évangélisé son village. Tant d’années après, il déborde toujours de gratitude envers ces missionnaires, qui étaient des modèles de foi, de prière, de charité. Avec, au passage, un discret hommage à Mgr Lefebvre, qui était le chef des spiritains dans la région.

    Et alors, c’était quoi, cette Eglise ? Devait-elle attendre François pour apprendre à « sortir », à aller « sur le chemin » vers les « périphéries » ? L’Eglise est missionnaire de par sa nature. Elle n’a pas à sortir, puisqu’elle est partout chez elle. Elle ne peut pas être blessée, puisqu’elle est surnaturelle, et qu’elle est l’instrument de la santé de l’âme (et même, souvent, du corps).

    L’ironie de l’histoire est que, bien sûr, François vise les « traditionalistes » quand il évoque l’Eglise « fermée sur elle-même ». Quand le cardinal Sarah montre que l’exemple même de l’Eglise missionnaire, celle qui selon François sort sur le chemin vers les périphéries, et qui est l’antithèse de celle que voudraient les traditionalistes, est Mgr Lefebvre…

    (Au fait, dans la parabole du bon Samaritain, l'Eglise, ce n'est pas l'homme blessé sur le bord du chemin, c'est le Samaritain. Lequel est en parfaite santé, et en outre il est riche, car il a un cheval, ce qui permet de transporter le blessé à l'auberge, et il paie d'avance rubis sur l'ongle et annonce qu'il paiera encore ce qu'il faudra. L'Eglise doit être en bonne santé et riche - pas seulement de sacrements - pour aider les hommes.)

  • Mercredi dans l’ex-octave de l’Ascension

    Le Prophète David ajoute à la solennité de ce jour, déjà si solennel par lui-même, en unissant dans les Psaumes, sa joie à la nôtre. Ce grand Prophète, s’élevant au-dessus de lui-même, comme s’il n’était nullement accablé par le poids de son corps, se transporte auprès des puissances célestes, et nous rapporte les paroles qu’en accompagnant le Seigneur rentrant au ciel, ces puissances adressent aux Anges qui demeurent sur la terre et auxquels ceux qui entrent dans la vie humaine ont été confiés, leur donnant ce commandement : « Élevez vos portes, ô princes ; et vous, élevez-vous, portes éternelles, et le Roi de gloire entrera »

    Et parce que Dieu qui renferme toutes choses en lui-même, s’accommode, partout où il se trouve, à la capacité de celui qui le reçoit (car non seulement il se fait homme avec les hommes, mais lorsqu’il est avec les Anges, il s’abaisse jusqu’à leur manière de converser) ; les portiers du ciel font donc cette question : « Quel est ce Roi de gloire ? » ? Les autres Anges répondent et disent qu’il est fort et puissant dans le combat, lui qui devait combattre l’ennemi qui tenait la nature humaine captive dans son esclavage, et renverser celui qui avait l’empire de la mort, de façon qu’après avoir vaincu cet ennemi terrible, il pût affranchir le genre humain afin de lui donner la liberté et la paix.

    Les gardiens du ciel courent à sa rencontre et font ouvrir les portes, afin qu’il rentre en possession de sa gloire ancienne. Mais ils ne reconnaissent point ce Dieu qui a revêtu la robe abjecte de notre vie et dont les vêtements sont rouges, pour avoir passé par le pressoir des maux de l’humanité. C’est pourquoi ils interrogent de nouveau ceux qui l’accompagnent par ces paroles : « Quel est ce Roi de gloire ? » Or, on ne répond plus : « C’est le Seigneur fort et puissant dans le combat », mais : « C’est le Seigneur dès puissances » qui a obtenu la principauté du monde, qui a tout réuni en lui-même comme en un abrégé, qui a rétabli toutes choses dans leur premier état : « c’est lui, le Roi de gloire ».

    Saint Grégoire de Nysse

    (Cette variation sur le psaume 23 fait allusion à la procession qui a lieu à Pâques, dans la liturgie byzantine, après la proclamation de la Résurrection. Celle-ci se fait dehors. Puis tout le monde retourne vers l’église. Mais la porte est fermée. Alors a lieu le dialogue entre le prêtre qui frappe à la porte et les portiers qui sont à l’intérieur. La troisième fois la porte s’ouvre et l’église qui était plongée dans l’obscurité s’illumine.)

  • Dictature

    Un boulanger catholique d’Irlande du Nord, Daniel McArthur, a été reconnu coupable de discrimination pour avoir refusé de confectionner un gâteau, commandé par un militant homosexuel, qui serait décoré des personnages de Sésame Street et du slogan « Soutenez le mariage gay ».

    « C'est une discrimination directe qui n'a aucune justification », violant tant la protection de l’orientation sexuelle que les opinions politiques et religieuses (sic), a déclaré le juge Isobel Brownlie.

    Daniel McArthur a été condamné à verser 500 livres (700 €) au militant homosexuel, et les frais de justice, qui sont nettement plus importants.

    Le député protestant unioniste Paul Givan (qui a l'oreille des évêques) a de nouveau appelé à l’adoption d’une clause de conscience comme il en existe selon lui dans deux Etats américains (Religious freedom restoration act, dans l’Indiana et l’Arkansas). « Il ne peut pas y avoir une hiérarchie des droits, souligne-t-il. Or aujourd’hui il y a clairement une hiérarchie établissant que les droits des homosexuels sont plus importants que le droit des gens à avoir une croyance religieuse. » Et le Sinn Fein a réitéré qu’il bloquerait une telle mesure…

  • Y a bon ou y a pas bon ?

    L’abbé Xavier Beauvais, poursuivi pour injure publique raciale pour avoir lancé « Y a bon Banania, Y a pas bon Taubira », a été relaxé. Car le caractère raciste de l’expression « y a bon » n’est pas « totalement avéré ».

    Ah bon. Pourtant, le 19 mai 2011, la cour d’appel de Versailles avait condamné la société commercialisant les produits dérivés de Banania à effacer l’inscription « Y a bon » qui « participe à la structuration des stéréotypes et des clichés qui ont prospéré dans le contexte colonial français et qui humilient un groupe de personnes en raison de l’origine ».

    Il est difficile d’oublier cet arrêt grotesque obtenu par le MRAP. Si les juges de Paris veulent modifier la jurisprudence, ils devraient avoir le courage de le dire ouvertement.

  • C’était historique

    En 2006 avait été votée une loi généralisant le CV anonyme. Ce n’était pas la gauche, c’était la droite (Chirac-Villepin, avec Sarkozy ministre d’Etat) qui était au pouvoir, et qui mettait en œuvre cette avancée historique contre les discriminations. Pendant des mois on nous avait bassiné avec cette réforme fondamentale permettant de lutter contre le racisme des chefs d’entreprise et le sous-emploi des banlieues, et bla-bla-bla.

    En fait, le décret d’application… ne vit jamais le jour. Mais le CV anonyme fit l’objet d’une expérimentation, par des entreprises volontaires particulièrement citoyennes…

    En 2009 fut établi un « bilan d’étape ». La conclusion était que le CV anonyme avait… l’effet inverse de celui qui était escompté.

    La secrétaire nationale du PS aux questions de société avait rejeté ces conclusions, mettant en cause la méthodologie de l’enquête. Il s’agissait d’une certaine Najat Vallaud-Belkacem.

    Aujourd’hui, son collègue au gouvernement le ministre du Travail François Rebsamen a déclaré que la loi de 2006 va être abrogée, conformément aux conclusions du nouveau rapport qui lui a été remis.

  • L’UE va-t-en guerre

    Le projet de répartir l’invasion migratoire du sud de la Méditerranée dans les divers pays de l’UE selon un système de quotas a fait long feu. Après le Royaume-Uni et la Hongrie, la Pologne, et même la France, ont dit non. Federica Mogherini et la Commission peuvent donc mettre ce projet à la poubelle. Mais illico ils en sortent un autre. Et attention les yeux. On ne rigole plus. On va aller sur les côtes libyennes pour détruire toutes les embarcations susceptibles de faire passer des « réfugiés ».

    Et là tout le monde est d’accord. La mission s’appelle Navfor Med, et son QG sera à Rome, sous le commandement de l’amiral Enrico Credendino.

    Bon. Mais ce n’est pas encore vraiment fait. On veut avoir l’aval de l’ONU. Donc le Royaume Uni va présenter un projet de résolution. Le texte pourrait être adopté le mois prochain. Mais il dira que les opérations ne peuvent se faire qu’avec l’aval du gouvernement libyen.

    Qui ça ? Le gouvernement libyen « légitime », souligne Federica Mogherini. Celui qui est reconnu par la communauté internationale. Et qui a aussitôt fait savoir qu’en effet aucune opération ne pourrait avoir lieu sans son accord, mais aussi sans sa coopération. Et il précise qu'il ne donnera pas donner son aval à une opération « inhumaine ».

    Or ce « gouvernement » est un groupe de politiciens claquemurés dans la ville de Tobrouk, à l’extrême est du pays, et il n’a aucune autorité sur le reste de la Libye. On ne voit pas comment il pourrait prendre part à des opérations (à supposer qu’il en ait les moyens, qu’il n’a pas) sur un rivage qu’il ne contrôle pas, s'il finissait par donner son accord...

    Bref l’UE se condamne à ne rien faire d’autre que des effets de manche, si vraiment elle veut attendre le feu vert de Tobrouk…

    Et comme si cela ne suffisait pas, quand on fait remarquer à Federica Mogherini que Tobrouk n’est qu'une toute petite partie de la Libye, elle précise qu’il faudra aussi demander l’autorisation aux autres forces sur le terrain et aux « municipalités », c’est-à-dire aux diverses milices qui contrôlent les diverses villes…

  • « Génocide »

    En février dernier, une mise en scène de Tannhäuser, de Wagner, a fait scandale à Novossibirsk, capitale de la Sibérie (1,5 million d’habitants). Le metteur en scène, Tiofei Koulyabine, faisait du poète médiéval un réalisateur de cinéma tournant un film pornographique sur la vie de Jésus. Or, en Russie, les metteurs en scène peuvent se livrer à tous les délires pour épater le bobo, comme partout ailleurs, mais on ne peut pas s’attaquer à la religion. Le métropolite Tikhon a porté plainte pour profanation publique de l’objet du culte chrétien, en l’espèce l’image de Jésus dans les Evangiles.

    Une manifestation a réuni plusieurs milliers de personnes, pour rappeler que « L’Eglise orthodoxe est le fondement de la grande culture russe ».

    Fin mars, le ministre russe de la culture a annoncé le licenciement de Boris Mezdrich, le directeur du théâtre de Novossibirsk, responsable de ce spectacle « insultant pour les chrétiens » et qui reflète « les valeurs de l’Occident décadent ».

    D’autres artistes ou prétendus tels se sont mobilisés pour prendre la défense de Mezdrich et Koulyabine. Dont un autre metteur en scène du même acabit et qu’on « devrait mettre en prison » (selon le joli mot de Teresa Berganza), et qui sévit aussi régulièrement chez nous, Dmitri Tcherniakov, qui a vu dans ce limogeage les prémisses d’un « génocide du théâtre russe ».

    Des génocides comme ça on en redemande. Et pas seulement pour les Russes, s’il vous plaît.