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  • Le Pen chez Sarkozy

    Jean-Marie Le Pen a été reçu pendant plus d’une demi-heure par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, dans le cadre des consultations que mène le président de la République sur la réforme des institutions.

    A sa sortie, il a déclaré qu’il avait eu un entretien « à la fois sérieux et courtois » avec Nicolas Sarkozy, qu’il a qualifié d’« interlocuteur extrêmement chaleureux ». « J’ai énuméré les divergences de vues que j’ai avec la politique du président, en reconnaissant que son activité était remarquable et qu’elle attirait l’attention du monde entier. »

    Interrogé sur les auditions judiciaires de Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen a répondu : « Je ne me fais pas trop d’illusions sur l’issue de ces recherches. Les loups ne se mangent pas entre eux. Il est vrai que la politique française a été irriguée pendant des décennies par l’argent noir, à l’exception du FN. Jacques Chirac a été un maître, mais je pense que personne n’ira lui chercher des poux dans la tête à cette occasion. »

  • Pour la langue française, contre le protocole de Londres

    Le Comité contre le protocole de Londres, présidé par Claude Hagège, dénonce dans une pétition « les risques d’une éventuelle ratification » de ce protocole sur les brevets européens, signé en 2001, « dont les grandes entreprises étrangères bénéficieraient au détriment des PME et TPE françaises, et surtout ses conséquences dramatiques pour la langue française ».  La ratification de ce protocole « aboutirait en effet, en Europe, à la suppression de l'obligation actuelle de traduire en français tous les brevets rédigés en langue anglaise ou allemande sous prétexte de diminuer le coût des brevets d'invention ».

    Actuellement, ces textes doivent être publiés dans les langues des 32 pays membres de l'Office européen des brevets. Dans le cadre du Protocole, il y aurait trois langues officielles (anglais, français et allemand), et les textes pourraient être publiés dans une seule des trois.

    La ratification, souligne le Comité, « reviendrait à admettre, en réalité, l'usage de l'anglais en droit français et serait très dangereuse pour la pérennité de la langue française comme langue scientifique, technique et commerciale ». Si actuellement 100% des brevets sont traduits en français, « la part de la francophonie passerait à 7% ». Car à l'heure actuelle 70% des brevets sont déposés en anglais, 23% en allemand et 7% en français.

    Dans une tribune publiée le 12 juillet dans Le Monde, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche , Valérie Pécresse et le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet se faisaient, naturellement, les avocats de la ratification, en prenant prétexte que le Protocole « permettrait d'alléger les coûts de traduction », qui représentent 40% de l’investissement initial en vue de l’obtention d’un brevet. Mais le comité répond que le prix de revient élevé des brevets européens ne résulte pas des traductions, et fait état d’une étude réalisée par l’Office européen des brevets qui l’estime à 15%, et non 40.

    Ils avançaient aussi que le brevet communautaire est « le meilleur instrument car il est le seul qui permette d’avoir un titre unique de protection de la propriété industrielle dans l’Union européenne ». Toujours l’obsession européiste. A quoi répond la Compagnie nationale des conseils en propriété industrielle : « La ratification serait un cadeau sans contrepartie aux multinationales anglo-saxonnes et japonaises, qui pourraient déposer plus de brevets encore, et renforcer leur hégémonie et la dépendance juridique et technologique de la France notamment. »

    Le Comité rappelle que sur les 31 pays concernés, seuls 13 ont ratifié le texte, et que 17 ont refusé. « L’accord de la France étant indispensable pour que ce traité entre en vigueur, c’est elle qui détient le sort de notre langue et du plurilinguisme ».

    En l’occurrence, c’est la Parlement qui détient le sort de notre langue. Un Parlement dévoué à Nicolas Sarkozy, qui a fait savoir par l’intermédiaire de Valérie Pécresse et Jean-Pierre Jouyet qu’il était favorable au protocole qui permettra de supprimer la langue française dans les brevets européens...

  • Jane Austen inconnue au bataillon

    Un écrivain britannique qui n’arrivait pas à se faire éditer, David Lassman, a fini par envoyer à 18 éditeurs le premier chapitre, suivi d’un synopsis, de trois romans de Jane Austen, en modifiant seulement les titres et les noms des personnages. Certains éditeurs ont ainsi reçu le premier chapitre du célébrissime Orgueil et préjugés, avec sa première phrase, archi-connue en Angleterre : « C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier. »

    Sur ces 18 éditeurs, 17 lui ont renvoyé une lettre de refus type ou n’ont pas répondu. Un seul d’entre eux a reconnu le style de Jane Austen et lui a recommandé d’éviter le pastiche...

    Quant à l’agence littéraire qui représente J.K. Rawling (Harry Potter), elle s’est dite « peu assurée de pouvoir placer ce manuscrit auprès d’un éditeur ».

    Cela a déjà été fait par quelques facétieux, toujours avec le même résultat. On peut se dire que David Lassman vérifie une fois de plus ce que l’on constate partout : pour se faire éditer par un grand éditeur, il faut être déjà connu, ou bénéficier d’un piston.

    L’originalité de l’affaire, ici, est que David Lassman n’est pas un inconnu : il est le directeur du festival Jane Austen de Bath...

  • Prière sans Dieu

    Comme dans d’autres villes de la « Bible belt » (ceinture biblique) des Pays-Bas, les séances du conseil municipal de Montfoort, au nord-est d’Amsterdam, commencent toujours par une prière. Mais les adeptes du laïcisme ont obtenu qu’une solution soit trouvée pour mettre fin à cette situation qu’un élu chrétien-démocrate qualifie de « gênante » (sic). Ce qui était gênant était que certains élus de gauche quittaient la salle pendant la prière...

    Ces élus de gauche voulaient donc supprimer la prière, les libéraux demandaient qu’elle soit remplacée par une minute de silence et de méditation, les chrétiens souhaitaient la garder tout en tenant compte des récriminations.

    Résultat : il a été décidé que la prière serait maintenue, mais sans mention de Dieu, et en supprimant Amen.

    Sic.

    « Mais ainsi, la prière prend une drôle de consonance », reconnaît le chrétien-démocrate...

  • L’inflation des conseillers ministériels

    Les services du Premier ministre ont publié hier un communiqué indiquant que l’effectif des cabinets ministériels est actuellement de 537 membres.

    Cette indication a été communiquée après la diffusion de l’information selon laquelle Arno Klarsfeld allait devenir le 64e conseiller de François Fillon, et la mise au jour d’un rapport d’audit du Conseil d’Etat et de l’Inspection des Finances stigmatisant l’inflation des conseillers ministériels, dont le nombre a augmenté de 148% depuis 1958, passant notamment de 5,3 conseillers par ministre dans le gouvernement de Raymond Barre à plus de 20 dans le gouvernement Villepin. Cette inflation « ne signifie pas plus de politique mais plus de technique dans le traitement des dossiers », et in fine un « déficit de vision stratégique », souligne le rapport, estimant que « le travail de coordination connaît un emballement pathologique propre à la France ».

    On est censé comprendre que 537 membres ce n’est pas beaucoup par rapport aux 652 du gouvernement Villepin.

    Mais François Fillon avait fixé un plafond de 20 conseillers par ministère, et 4 par secrétariat d’Etat. Ce qui fait un maximum de 400 conseillers, et non 537.

    On remarque que Jean-Louis Borloo, pour l’écologie et le développement durable, est entouré de pas moins de 35 conseillers.

    On remarque surtout que le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, qui devrait donc avoir au maximum quatre conseillers, en a dix... Il en faut, du monde, pour mentir adéquatement aux Français sur l’Europe et obéir aux injonctions de Bruxelles...

  • Territoire

    Lu sur Novopress :

    Dès leur première nuit d’installation, les vélos en libre-service du quartier de la Goutte d’Or (18è) ont été saccagés. Christophe Caresche, adjoint à la sécurité au maire de Paris, et élu de l’arrondissement a ainsi déclaré : «il y a dans ce quartier un phénomène préoccupant d’appropriation du territoire, certains ont considéré l’arrivée des Vélib comme une intrusion chez eux, ce qui est inacceptable.»
    On imagine aisément combien certains résidents du quartier doivent se sentir parfois en territoire occupé… mis ceux-ci ne font pas la une des journaux et ne sont pas invités sur les plateaux pour évoquer la discrimination dont ils sont victimes au quotidien…

  • Service minimum ?

    Le Sénat a adopté hier en première lecture le projet de loi dont on nous dit qu’il porte sur le service minimum dans les transports, et dont on rappelle qu’il s’agissait d’une promesse électorale de Nicolas Sarkozy.

    La gauche et les syndicats crient très fort contre ce projet, qui porte atteinte au droit de grève, etc.

    Mais, comme pour la réforme de l’université et la lutte contre la récidive, dont les textes ont déjà été adoptés par les sénateurs, et le « paquet fiscal », déjà adopté par les députés, ce projet de loi est très en retrait des promesses de Nicolas Sarkozy.

    D’abord, l’expression « service minimum » ne figure pas dans ce projet de loi « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs ».

    A priori, on peut supposer que la mention de la « continuité du service public », s’il ne s’agit pas seulement du rappel d’un principe du droit, implique dans un tel texte la définition d’un service minimum. Mais si l’on cherche dans le texte ce qui s’y rapporte, on trouve seulement ceci : la collectivité territoriale définit les « dessertes à assurer en priorité en cas de perturbation prévisible du trafic », pour cause de grève, d’incident technique ou d’aléa climatique, et prévoit un « plan d’information des usagers ».

    Et une fois qu’on a « défini » et qu’on a « informé », qu’est-ce qu’on fait ?

    Il est significatif que cet aspect du texte, qui devait être central, n’est pas critiqué par la gauche et les syndicats. Les hurlements visent deux autres articles, et ce sont ceux-là qui « portent atteinte au droit de grève ».

    Il s‘agit de l’obligation pour un gréviste de se déclarer tel 48 heures à l ‘avance, et de l’instauration d’un vote à bulletins secrets pour décider de la poursuite ou de l’arrêt du mouvement au-delà de huit jours de grève (mais ce vote est facultatif et son résultat n’est pas contraignant !...).

    On comprend que ces mesures gênent les gréviculteurs et les amateurs de piquets de grève (qui ont toujours été illégaux), mais on ne voit pas en quoi elles porteraient atteinte au droit de grève, puisque, au contraire, elles le présupposent, et renforcent la légitimité de la grève déclenchée de façon légale.

    Naturellement, les syndicats ne sont pas contents non plus du renforcement du principe de non-paiement des heures de grève. Il devrait aller de soi que lorsqu’on fait grève on n’est pas payé, mais le paiement des jours de grève était devenu, du moins dans certains secteurs (notamment des transports), quasiment un droit acquis. La nouvelle loi stipule que toute disposition contractuelle contraire au principe du non-paiement est désormais « réputée sans cause ». Ce qui n’empêche pas un paiement « non contractuel »...

    Bref, c’est un projet de loi qui tente de moraliser un peu la grève (il comporte aussi que toute entreprise de transport doit se doter d’un accord cadre de prévention des conflits, il interdit le dépôt d’un deuxième préavis de grève pour les mêmes motifs avant l’échéance du premier en cours...), mais qui ne modifiera pas substantiellement la situation. Comme les autres lois que fait voter Sarkozy.

  • Saint Jérôme Emilien

    Dieu, père des miséricordes, qui avez voulu que saint Jérôme Emilien devienne le secours et le père des orphelins, par ses mérites et son intercession, faites que nous gardions fidèlement l’esprit d’adoption par lequel nous sommes appelés et sommes réellement vos enfants.

  • Ecoeurant

    Dans ses mémoires, un évêque à la retraite dénonce avec vigueur la dérive de l’épiscopat au gré des modes et des langages convenus, le consensus mou, l’absence de paroles fortes, les magouilles des « grosses mitres » pour se répartir les postes clefs, les compromissions avec le pouvoir politique, etc.

    C’est exactement ce que font nombre de hauts fonctionnaires de telle ou telle administration, de tel ou tel service public, lorsqu’ils prennent leur retraite. Alors qu’ils ont toute leur vie défendu la politique qu’ils appliquaient, et diabolisaient ceux qui se permettaient de la critiquer, une fois à la retraite ils se lâchent. Sans jamais un mot de regret pour avoir méprisé et disqualifié ceux qui disaient ce qu’ils disent une fois qu’ils ne risquent plus rien.

     Les mémoires de cet évêque à la retraite n’ont aucun autre intérêt que de souligner que la plupart de nos évêques, au lieu d’être de dignes successeurs des apôtres, ne sont que des fonctionnaires. Et encore, c’est faire injure aux fonctionnaires, car les évêques, quant à eux, ont en réalité toute liberté de parole.

  • Le nouveau traité devait être illisible...

    « Ils ont décidé que le document [le nouveau traité européen] devait être illisible. S’il est illisible, il n’est pas constitutionnel, c’était en quelque sorte leur impression. D’où avaient-ils tiré cette impression, c’est un mystère pour moi. Pour rendre nos concitoyens heureux, faisons un document qu’ils ne comprendront jamais.. Mais il y a là une certaine vérité. Parce que si c’est là le genre de document que la conférence intergouvernementale va produire, n’importe quel Premier ministre – disons le Premier ministre britannique, pourra aller devant les Communes et dire : Vous voyez, c’est absolument illisible, c’est un traité typique de Bruxelles, il n’y a rien de nouveau, il n’y a pas besoin d’un référendum. Tandis que si vous pouviez le comprendre au premier coup d’œil, il y aurait quelque raison d’organiser un référendum, parce que cela voudrait dire qu’il y a quelque chose de nouveau. »

    Ces propos sont de Giuliano Amato, ancien président du Conseil italien, actuel ministre de l’Intérieur (l’original est ici). En l’occurrence, Giuliano Amato a surtout été vice-président de la Convention européenne qui a élaboré la Constitution européenne, et président du groupe portant son nom, qui fut chargé par la présidence allemande de l’Union européenne d’élaborer le traité « simplifié ». le moins que l'on puisse dire est qu'il sait de quoi il parle.

    Ils ont été tenus à Londres, devant le lobby européiste britannique Centre for European Reform, et devaient rester confidentiels. Mais ils ont été enregistrés et se sont retrouvés sur internet, puis dans la presse...

    Ils sont quelque peu embarrassants pour le Premier ministre Gordon Brown, d’autant qu’ils vont évidemment fournir un argument de poids à ceux qui réclament un référendum.

    D’autant, aussi, que, le même jour, le même Gordon Brown, à l’issue d’un entretien avec son homologue irlandais, a commis un intéressant lapsus en disant à la presse qu’ils avaient parlé de la... « Constitution européenne »...

    (Merci au Salon Beige)