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  • Assez de cette hypocrisie monstrueuse et criminelle !

    Un imam tunisien (l’ancien imam de la célèbre mosquée Omar du XIe arrondissement de Paris) a été expulsé vers la Tunisie parce que, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, il a « valorisé le djihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes ».

    Il y avait l’eau qui mouille et le feu qui brûle, Manuel Valls invente le « djihad violent ». Lequel jihad se trouve partout dans le Coran, comme une obligation pour tout musulman. Il en est de même des « propos antisémites » et des « châtiments corporels contre les femmes ». C’est dans le Coran et les Hadiths.

    C’est pourquoi le propos de Manuel Valls au Sénat est particulièrement grotesque :

    « Il ne peut pas y avoir de place dans la République, dans notre pays pour ces discours qui salissent l'islam de France, deuxième religion de notre pays qui a toute sa place dans notre pays. »

    Les propos qui « salissent l'islam de France », ils sont dans le Coran et les Hadiths. Ce sont des fondamentaux de l’islam.

    Il y en a assez de cette hypocrisie. Assez de mentir sur la réalité de l’islam. Assez de faire semblant de croire aux pieux mensonges des responsables musulmans sur « la religion de paix, d’amour et de tolérance compatible avec les valeurs de la République ». Assez de ces propos insensés selon lesquels l’idéologie du Coran a toute sa place en France mais les imams qui l’enseignent ouvertement doivent être expulsés.

    Et pendant ce temps-là il y a Taubira Gribouille qui annonce le recrutement de davantage d'aumôniers musulmans pour lutter contre le prosélytisme islamiste dans les prisons. Des aumôniers qui distribueront le Coran qui appelle au jihad, au meurtre des chrétiens et des juifs, et à considérer la femme au mieux comme un champ qu’on laboure quand on en a envie…

    Vraiment, ça suffit. Qu’ils regardent enfin la réalité en face, ou, qu’au moins, ils se taisent.

  • Le Royaume Uni et l’UE

    « La position qu’adoptent de nombreuses personnalités politiques, tant de gauche que de droite, en faveur d’une adhésion molle à l’UE ne pourra tout simplement pas continuer à exister. Le statu quo ne peut tenir longtemps. Nous pouvons ou bien nous joindre au projet de l’euro, avec tout ce qui s’ensuit, ou bien nous devons commencer à penser à une vie en dehors de l’UE. »

    Le propos est de Gisela Stuart, député travailliste, dans le Times, et c’est un bon résumé de la situation. Or il y a une vie en dehors de l’UE, et ce serait bien que les Anglais nous le montrent.

  • Tenir jusqu’en… 2023

    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan est en visite à Berlin, où il a inauguré la nouvelle ambassade turque avant de rencontrer Angela Merkel. Lors d’un débat, mardi soir, on lui a demandé si la Turquie serait membre de l’UE en 2023 (pour le centenaire de la République de Turquie). Il a répondu : « Ils ne vont sans doute pas nous bercer d’illusions aussi longtemps. Mais s’ils le font jusque-là, alors l’UE sera perdante, et à tout le moins ils perdront la Turquie. »

    Au lieu de se réjouir de cette bonne déclaration, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a déclaré : « C’est mauvais pour les deux parties, et l’année prochaine nous voulons prendre un nouveau départ pour surmonter cette impasse. » Avec François Hollande ? Celui-ci a toujours esquivé la question.

  • Afghanistan : on prépare la suite…

    L’Arabie saoudite va construire à Kaboul un centre islamique géant comprenant notamment une gigantesque mosquée sur le modèle de celle déjà construite à Islamabad au Pakistan (elle peut accueillir jusqu’à 15.000 personnes), et une « université » pour 5.000 « étudiants » (rappelons que le mot étudiants se dit taliban en arabe). L’Arabie saoudite s’occupe du projet, de la construction, et de son financement : 100 millions de dollars.

    L’annonce a été faite lundi par le vice-ministre saoudien des Affaires religieuses, qui parle d’un projet « unique en son genre ». Le centre sera géré conjointement par les ministères des Affaires religieuses des deux Etats.

    L’Arabie saoudite est l’un des trois pays qui avaient reconnu le régime des talibans en 1996.

  • Chez les coptes

    Les coptes sont invités à observer trois jours de jeûne, à partir d’aujourd’hui, avant la messe du 4 novembre en la cathédrale Saint-Marc du Caire au cours de laquelle sera élu le patriarche qui doit remplacer Chenouda III mort en mars dernier.

    Lundi, un collège de près de 2.500 clercs et laïcs ont voté pour choisir les trois finalistes parmi les cinq candidats. Il s’agit de l’évêque Raphaël, 54 ans, responsable des églises du centre du Caire, de l’évêque Tawadros, 60 ans, de la province de Beheira, dans le delta du Nil, et du père Raphaël Ava Mina, 70 ans. Leurs noms seront écrits sur des morceaux de papier qui seront enfermés dans une boîte placée devant l’autel de la cathédrale. Le 4 novembre, un petit garçon aux yeux bandés sera chargé de tirer au sort le nom de celui qui deviendra le 118e “Pape d’Alexandrie, Patriarche de toute l’Afrique et du siège de Saint Marc”.

    Le secrétaire du conseil des affaires administratives de l’Eglise copte, Kamil Seddiq, souligne que cette élection arrive à un moment où les coptes sont victimes de violences et discriminations accrues : « La Bible est brûlée et la police n’intervient pas. Il est temps que le Président Morsi démontre qu’il est le président de tous les égyptiens par des actes et non pas seulement au travers des paroles. » Des incidents ont été signalés au mois d’octobre à Alexandrie, à Dahshur et à Rafah. Dimanche denier, cinq coptes ont été blessés dans le cadre de violents affrontements près d’une église au sud du Caire, affrontements ayant éclaté lorsqu’un certain nombre d’extrémistes musulmans ont cherché à empêcher les coptes de se rendre à la messe.

     

  • Ioustos

    Ayant entrepris de lire les Actes des apôtres en grec, je fais une étonnante découverte. Lorsqu’il s’agit d’élire un apôtre en remplacement de Judas, il y a deux candidats, le premier étant Joseph, qu’on appelle Barsabas (ou Barsabbas, ou Barnabas), et dont le surnom est « le Juste » (Actes 1, 23). Dans le latin de la Vulgate, c’est, très normalement, « Justus ». Mais dans le texte grec, c’est… « Ioustos ». Or Ioustos n’est pas un mot grec. C’est la simple transcription du latin Justus.

    Et il y a deux autres juifs dans le Nouveau Testament qui sont surnommés « Ioustos », donc le Juste, en latin : un homme chez qui va saint Paul à Corinthe (Actes 18, 7). Mieux même, dans la Vulgate et dans les manuscrits grecs retenus dans l’édition Merck, ce juif s’appelle Titus (en grec Titios) Justus. Titus aussi est un nom latin.

    Le troisième est un homme qui s’appelle Jésus et qui salue les Colossiens avec saint Paul (Colossiens 4, 11).

    Il en ressort que le latin n’était pas seulement la langue de l’occupant.

    Mais serait-il vraisemblable que les juifs de l’époque parlassent araméen, grec (comme tout le monde dans le bassin méditerranéen)… et latin ?

    J’avais lu dans une histoire de Pologne que les juifs de Lituanie parlaient yiddish, lituanien et polonais (trois langues qui n’ont aucun point commun)…

  • De la férie

    Psaume 7 (3)

    Nisi convérsi fuéritis, gládium suum vibrábit ; * arcum suum teténdit, et parávit illum.

    Et in eo parávit vasa mortis ; * sagíttas suas ardéntibus effécit.

    Ecce, partúriit injustítiam ; * concépit dolórem, et péperit iniquitátem.

    Lacum apéruit, et effódit eum, * et íncidit in fóveam quam fecit.

    Convertétur dolor ejus in caput ejus, * et in vérticem ipsíus iníquitas ejus descéndet.

    Confitébor Dómino secúndum justítiam ejus, * et psallam nómini Dómini altíssimi.

    Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto,

    Sicut erat in princípio, et nunc, et semper, * et in sǽcula sæculórum. Amen.

    Si vous ne vous convertissez pas, il brandira son glaive ; il a tendu son arc, et l’a préparé.

    Et en lui il a préparé des instruments de mort, il a fabriqué ses flèches pour ceux qui brûlent.

    Voici qu’il (2) a mis au monde l’injustice ; il a conçu la douleur, et a enfanté l’iniquité.

    Il a ouvert une fosse, et l’a creusée, et il est tombé dans le piège qu’il a fait.

    Sa douleur retournera sur sa tête, et son iniquité descendra sur le sommet de son crâne.

    Je confesserai le Seigneur selon sa justice, et je chanterai le nom du Seigneur très-haut.

    (2) Un exemple de brusque changement de sujet dans les pssaumes : il s’agit ici du pécheur, et non plus de Dieu.

  • Chez Auchan : Au nom d’Allah…

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    Il paraît que les moutons vendus par Auchan pour l’Aïd n’étaient pas halal.

    Mais le "Bismillah" de l’affiche (en haut à gauche et en bas à droite) était tout ce qu’il y a de plus authentique. Auchan s’adressait à ses clients « au nom d’Allah le très miséricordieux le tout miséricordieux »…

  • Une sixième paroisse en Mongolie

    Dimanche, le préfet apostolique d'Oulan-Bator, Mgr Wensceslao Padilla, a inauguré la sixième paroisse du pays, dans le cadre des manifestations célébrant les vingt ans d’existence de l’Eglise catholique de Mongolie. Dans sa Lettre pastorale publiée à l’occasion de cette année de célébration, Mgr Padilla a rappelé l’épopée de la petite communauté catholique créée ex nihilo et « constituée à l’origine de zéro catholique, pour compter maintenant plus de 835 frères et sœurs mongols dans la foi, sans compter tous ceux qui se préparent au baptême ».

    Toutefois, cette nouvelle paroisse est la quatrième de la capitale Oulan-Bator, alors que dans l’ensemble du pays l’apostolat catholique est de plus en plus difficile. Ainsi, dans la Province centrale, où les Sœurs de St-Paul-de-Chartres dirigent une école depuis une quinzaine d'année, elles ne se voient toujours pas autorisées à faire établir un lieu de culte, malgré les nombreuses demandes des chrétiens de la région.


  • Le droit de ne pas émigrer

    Extrait du message de Benoît XVI pour la Journée 2013 (sic) du migrant :

    Certes, chaque Etat a le droit de réguler les flux migratoires et de mettre en œuvre des politiques dictées par les exigences générales du bien commun, mais toujours en garantissant le respect de la dignité de chaque personne humaine. Le droit de la personne à émigrer – comme le rappelle la Constitution conciliaire Gaudium et spes au n. 65 - est inscrit au nombre des droits humains fondamentaux, avec la faculté pour chacun de s’établir là où il l’estime le plus opportun pour une meilleure réalisation de ses capacités, de ses aspirations et de ses projets. Dans le contexte sociopolitique actuel, cependant, avant même le droit d’émigrer, il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre, répétant avec le Bienheureux Jean-Paul II que « le droit primordial de l’homme est de vivre dans sa patrie : droit qui ne devient toutefois effectif que si l’on tient constamment sous contrôle les facteurs qui poussent à l’émigration » (Discours au IVème Congrès mondial des Migrations, 1998).

     

  • Petite pause...

    ... dans les « Notules sur un concile ». Je reprends mon souffle (entre deux séances de kiné etc.) pour me lancer dans Gaudium et Spes

  • De la férie

    Psaume 7 (2)

    Exsúrge, Dómine, in ira tua ; * et exaltáre in fínibus inimicórum meórum.

    Et exsúrge, Dómine, Deus meus, in præcépto quod mandásti ; * et synagóga populórum circúmdabit te.

    Et propter hanc in altum regrédere ; * Dóminus júdicat pópulos.

    Júdica me, Dómine, secúndum justítiam meam, * et secúndum innocéntiam meam super me.

    Consumétur nequítia peccatórum, et díriges justum, * scrutans corda et renes, Deus.

    Justum adjutórium meum a Dómino, * qui salvos facit rectos corde.

    Deus judex justus, fortis, et pátiens ; * numquid iráscitur per síngulos dies ?

    Lève-toi, Seigneur, dans ta colère, exalte-toi aux frontières de mes ennemis.

    Et lève-toi, Seigneur mon Dieu, selon le précepte que tu as établi, et la synagogue des peuples t’entourera.

    Et, pour elle, retourne en haut ; le Seigneur juge les peuples.

    Juge-moi, Seigneur, selon ma justice et selon mon innocence qui sont sur moi (1).

    La méchanceté des pécheurs sera détruite, et tu dirigeras le juste, ô Dieu qui sondes les cœurs et les reins.

    Mon juste secours est du Seigneur, qui sauve les cœurs droits.

    Dieu est un juste juge, fort et patient ; est-ce qu’il se met en colère chaque jour ?

     

    (1) Ma justice et mon innocence ne sont pas de moi, mais viennent d’en haut, explique saint Augustin.

     

  • Conversation obligatoire chez le coiffeur ?

    L’édition du dimanche du quotidien populaire britannique The Sun, toujours à l’affût d’un scandale européen ou d’une mesquinerie de Bruxelles, fait état d’une révolte des coiffeurs britanniques contre un projet de directive européenne « dingue » sur les salons de coiffure.

    Selon le journal, les employés des salons de coiffure auraient interdiction de porter des montres et des boucles d’oreilles, qui sont « anti-hygiéniques », auraient obligation de porter des « semelles antidérapantes », de se laver les mains et de les enduire de crème plusieurs fois par jour, et de bavarder avec les clients pour leur « bien-être mental » : le nombre de coupes serait limité, et les salons devraient distiller une joyeuse atmosphère pour éviter les « effondrements émotionnels ».

    Le ministre de l’Emploi Mark Hoban a déclaré : « Personne n’a à dire aux coiffeurs les avantages de la crème pour les mains ou à leur dicter comment ils doivent s’habiller. Une telle législation conduirait à des coûts supplémentaires et à une note plus importante pour les clients. »

    « Quand il y a peu d’argent et que trouver un emploi est si important, la dernière chose dont nous avons besoin est d’une bureaucratie qui coûte encore plus cher », a déclaré Eileen Lawson, de la fédération britannique des coiffeurs. Laquelle chiffre à 75 millions de livres (93 millions d’euros) le coût de la directive pour les salons de coiffure britanniques.

  • Au Nigeria

    Un kamikaze a fait exploser une voiture bourrée d’explosifs hier dimanche sur la façade de l’église catholique Sainte Rita de Kaduna, au Nigeria.

    Il y a eu 8 morts (dont le kamikaze) et une centaine de blessés.

    De jeunes chrétiens, exaspérés par l'incapacité des autorités à éradiquer la secte Boko Haram, ont ensuite mené des opérations de représailles, au cours desquelles un homme a été brûlé vif avec l’essence de sa mobylette.

  • L'Eglise catholique en Norvège

    « Nous avons entendu comment l'Eglise encore aujourd'hui grandit, vit. Je pense, par exemple, à ce qui a été dit sur le Cambodge, où de nouveau naît l'Eglise, la foi; ou sur la Norvège, et sur tant d'autres », a dit notamment Benoît XVI dans son message de conclusion du synode.

    L’agence Zenit publie des extraits du témoignage de Mgr Berislav Grgic, prélat de Tromsø, au synode le 13 octobre. L’Eglise catholique, qui est une toute petite minorité, est en croissance dans les pays nordiques :

    « De nouvelles églises sont construites ou acquises, de nouvelles paroisses instituées, des rites non latins viennent s’ajouter, le nombre des conversions et des baptêmes d’adultes est relativement élevé, les vocations au sacerdoce et à la vie religieuse augmentent, le nombre des baptêmes dépasse de loin celui des décès et de ceux qui abandonnent l’Église, et la présence à la Messe dominicale est assez élevée ».


    Et il soulignait le rôle spécifique des ordres contemplatifs « qui y ont ouvert des maisons » et  « sont plutôt nombreux ».


  • Notules sur un concile (15) Sacrosanctum concilium (4)

    Le chapitre IV de Sacrosanctum concilium traite de l’office divin. On nous rappelle que c’est « la voix de l’Epouse elle-même qui s’adresse à son Epoux, et mieux encore la prière du Christ que celui-ci, avec son Corps, présente au Père ».

    Mais ce chapitre est entièrement consacré à la réforme de l’office divin, donc du bréviaire, qu’on ose appeler « restauration » alors qu’il s’agit d’une démolition en règle.

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  • De la férie

    Psaume 7 (1)

    Dómine, Deus meus, in te sperávi ; * salvum me fac ex ómnibus persequéntibus me, et líbera me.

    Nequándo rápiat ut leo ánimam meam, * dum non est qui rédimat, neque qui salvum fáciat.

    Dómine, Deus meus, si feci istud, * si est iníquitas in mánibus meis,

    Si réddidi retribuéntibus mihi mala, * décidam mérito ab inimícis meis inánis.

    Persequátur inimícus ánimam meam, † et comprehéndat, et concúlcet in terra vitam meam, * et glóriam meam in púlverem dedúcat.

    Seigneur mon Dieu, j’ai espéré en toi, sauve-moi de tous ceux qui me persécutent, et délivre-moi !

    De peur que comme un lion il ne ravisse mon âme, et qu’alors il n’y ait ni rédempteur ni sauveur.

    Seigneur mon Dieu, si j’ai fait cela, s’il y a l’iniquité dans mes mains,

    Si j’ai rendu le mal pour le mal, que je tombe à juste raison, vide, devant mes ennemis.

    Que l’ennemi poursuive mon âme, et qu’il la prenne, et qu’à terre il foule aux pieds ma vie, et qu’il traîne ma gloire dans la poussière.

  • Le Christ Roi

    A l’Évangile, le Christ est debout, prisonnier, devant Pilate. Le représentant officiel de l’empereur romain qui règne sur le monde est assis à son tribunal et il pose au Christ cette question : “ Es-tu roi ? ” “ Je le suis. ” La réponse ne pouvait être plus précise, plus claire ni plus vraie. Elle sortait de la bouche de celui qui allait bientôt, en signe de suprême dérision, être couronné d’épines et nanti d’un manteau et d’un sceptre de roi, et qui règne à jamais sur le trône céleste comme Roi du temps et de l’éternité. — La scène que nous venons de rappeler, extraite de l’Évangile de saint Jean, le disciple bien aimé, n’avait été chantée jusqu’ici, au cours de l’année liturgique, que dans la Passion du vendredi-saint. Elle est désormais utilisée comme Évangile dans tout le monde catholique à la grande fête royale de Notre Seigneur Jésus Christ. C’est un point culminant dans la liturgie de cette nouvelle fête solennelle.

    Dom Pius Parsch

  • Les femmes sont des pères comme les autres (c’est fait)

    Après avoir voté le remboursement à 100% de l’avortement à toutes les femmes, et la gratuité des contraceptifs pour les mineures, les députés ont également (dans le même projet de loi de financement de la sécurité sociale) voté hier, comme prévu, la transformation du « congé de paternité » en « congé de paternité et d'accueil à l'enfant », ce qui permet aux lesbiennes d’être pères : un avant-goût du « mariage » homosexuel. On remarque quand même que c’est une discrimination à l’égard des paires mâles…

  • Le message du synode

    Il est ici.

    Je l’ai lu intégralement.

    Vous n’êtes pas obligé d’en faire autant.

    La seule chose amusante (mais pas du tout étonnante) est qu’on constate, paragraphe après paragraphe, que le texte a été écrit par les personnes qui préparent les discours de Benoît XVI : c’est, tout au long, du Benoît XVI sans Benoît XVI…

  • Notules sur un concile (14) "Sacrosanctum concilium" (3)

    Le chapitre II de Sacrosanctum concilium est intitulé « Le mystère sacrosaint de l’Eucharistie ». Mais le « sacrosaint » a disparu de la traduction française. Il s’agit en fait de ce qu’il faudra changer dans la messe. Ce qui donne lieu à un certain nombre de recommandations vagues et quelques répétitions. On lira au peuple « une partie plus importante des Saintes Ecritures » « dans un nombre d’années déterminé », on « rétablira » la « prière commune » ou « prière des fidèles », qu’on appelle finalement « prière universelle »… On se rapproche ainsi un peu de la liturgie byzantine avec ses litanies. Mais celles-ci sont immuables et répondent à tous les besoins de l’homme, alors que la « prière universelle » est laissée à la créativité du célébrant ou plutôt de l’équipe d’animation, pour des débordements politiques, sociaux, sentimentaux, une irruption de trivialité quotidienne dans l’action sacrée (ou ce qu’il en reste).

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  • De la Sainte Vierge le samedi

    Amplectamur Mariæ vestigia, fratres mei, et devotissima supplicatione beatis illius pedibus provolvamur. Teneamus eam, nec dimittamus, donec benedixerit nobis: potens est enim. Nempe vellus est medium inter rorem et aream: mulier inter solem et lunam: Maria inter Christum et Ecclesiam constituta. Sed forte miraris, non tam vellus opertum rore, quam amictam sole mulierem. Magna siquidem familiaritas, sed mira omnino vicinitas solis, et mulieris. Quomodo enim in tam vehementi fervore tam fragilis natura subsistit? Merito quidem admiraris Moses sancte, et curiosius desideras intueri. Verumtamen solve calceamenta de pedibus tuis, et involucra pone carnalium cogitationum, si accedere concupiscis.

    Embrassons, mes frères, les pas de Marie et prosternons-nous à ses pieds dans une instante supplication. Retenons-la, empêchons-la de s'éloigner avant de nous avoir bénis (1), car elle est puissante. Elle est la toison interposée entre le ciel et l’aire (2), la femme entre le soleil et la lune (3) : Marie établie entre le Christ et l'Église. Mais une toison imprégnée de rosée étonne moins vos esprits qu'une femme vêtue de soleil (3). C'est en effet une union très étroite, et ce rapprochement entre le soleil et une femme a bien de quoi nous surprendre. Comment une nature aussi frêle peut-elle subsister dans une pareille fournaise ? C’est à juste titre que tu t’étonnes, ô saint Moïse, et que tu désires voir cela de plus près. Mais quitte tes chaussures et débarrasse-toi de toute pensée charnelle, si tu désires t’approcher (4).

    1. Genèse 32, 26.
    2.
    Juges 6, 36-40.
    3. Apocalypse 12, 1.
    4. Exode 3, 2-5.

    (Extrait du sermon de saint Bernard pour le dimanche dans l'octave de l'Assomption. Lecture des matines pour les samedis d’octobre)

  • Les députés européens veulent une femme…

    Conformément à ce qu’on pouvait attendre après le vote de la commission des Affaires économiques et monétaires, les députés européens ont voté hier en séance plénière contre la nomination d’Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne pour la seule raison que ce n’est pas une femme. Toutefois à une petite majorité : 325 voix contre 300, et 43 abstentions.

    Sylvie Goulard s’est félicitée de cette « belle victoire » et attend maintenant que le Conseil « fasse preuve de bon sens ».

    Mais le vote du Parlement européen est purement consultatif, et Yves Mersch sera vraisemblablement nommé au directoire de la BCE au prochain sommet de décembre. Parce que les ministres des Finances de l’UE n’ont pas l’intention de laisser croire au Parlement européen qu’il aurait un droit de veto. Et un diplomate fait remarquer que ce Parlement que l’on consulte sur un candidat parce qu’il est censé l’évaluer n’a pas posé la moindre question au candidat, ce qui disqualifie son vote.

  • Deux nouveaux progrès de la culture de mort

    Les députés ont voté le remboursement à 100% de l’avortement par l'assurance maladie à toutes les femmes, et la gratuité des contraceptifs pour les mineures.

    Attendre un bébé est donc une maladie à 100%.

    Et les gamines vont pouvoir vagabonder sans risque. Sans risque d’attraper la maladie dont on vient de parler. Mais avec toutes les chances de multiplier les MST. Sans parler du sida. Sans parler de la déshumanisation de l'amour.

    Pour le moment, ça coûtera déjà 16,73 millions d'euros. Que nous paierons tous.

  • Un nouveau mur de la honte à Bethléem

    Communiqué de l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte

    L’Assemblée des chefs des Eglises catholiques de Terre Sainte (AOCTS) condamne l’itinéraire prévu par le projet d’un mur de séparation dans la vallée de Crémisan. 

    Israel

    Les décisions de confiscation vont affecter le village d’Al Walaja, ainsi que la vie de 58 familles chrétiennes de Beit Jala, dont la subsistance dépend essentiellement de cette terre. En outre, les deux congrégations locales salésiennes qui s’y trouvent seront négativement affectées dans leur travail missionnaire envers la communauté locale.

    Séparée de la vallée de Crémisan, la communauté locale va perdre l’une de ses dernières grandes zones agricoles et récréatives, ainsi que quelques sources d’eau à l’importance cruciale pour les agriculteurs de la région. En fait, Crémisan, véritable espace vert, est le poumon principal sans lequel la population de Bethléem ne peut pas respirer. Par ailleurs, les 450 enfants qui fréquentent l’école des sœurs salésiennes devront aller dans une école à l’aspect carcéral, entourée par des barrières militaires et des check-points.

    Le 9 juillet 2004, la Cour internationale de Justice avait jugé le mur de séparation illégal en vertu du droit international. L’Assemblée des évêques ayant la même position, nous avons donc demandé à la Société Saint-Yves de déposer une plainte contre les autorités militaires.

    Le projet de construction du mur mettra davantage de pression dans les rangs des chrétiens qui vivent à Bethléem. Sans un revenu fixe et sans avenir pour leurs enfants, beaucoup plus de gens encore vont prendre la décision de quitter la Terre Sainte.

    Les chefs des Eglises Catholiques nient catégoriquement l’existence d’un accord explicite ou implicite entre le Vatican, l’Eglise locale et les autorités israéliennes au sujet de la construction de ce mur illégal. Ils en appellent fortement l’Etat d’Israël à s’abstenir de son plan visant à séparer la vallée de Crémisan de Bethléem.

    Le 23 octobre 2012,

    + Fouad TWAL
    Patriarche latin de Jérusalem
    Président de l’AOCTS

    + Elias CHACOUR
    Archevêque Grec-melkite catholique de Akka
    Vice-président de l’AOCTS

    + Giorgio LINGUA
    Nonce apostolique en Jordanie

    Mgr Waldemar SOMMERTAG
    Chargé d’Affaires de la délégation apostolique à Jérusalem et en Palestine
    Nonciature apostolique pour Israël et Chypre

    + Michel SABBAH
    Patriarche latin émérite de Jérusalem

    + Yaser Al-AYYASH
    Archevêque Gréco-Catholique Melkite
    de Petra et Philadelphie (Amman)

    + Joseph SOUEIF
    Archevêque maronite de Chypre

    + Mussa Al-HAGE
    Archevêque maronite de Haïfa et de Terre Sainte
    Maronite exarque de Jérusalem

    + Boutros MOUALLEM
    Archevêque Catholique grec Melkite émérite d’Akka

    + Grégoire Pierre MELKI
    Exarque Syro-Catholique de Jérusalem

    + Joseph Jules ZEREY
    Vicaire patriarcal Grec-melkite de Jérusalem

    + Maroun LAHHAM
    Vicaire patriarcal latin pour la Jordanie

    + Giacinto-Boulos MARCUZZO
    Vicaire patriarcal latin pour Israël

    + William SHOMALI
    Vicaire patriarcal latin pour Jérusalem et la Palestine

    + Kamal-Hanna BATHISH
    Vicaire patriarcal latin émérite général

    + Sélim SAYEGH
    Vicaire patriarcal latin pour la Jordanie émérite

    Mgr. Joseph KELEKIAN
    Exarque arménien catholique de Jérusalem

    Fr. Pierbattista PIZZABALLA,

    OFM Custode de Terre Sainte

    Fr. Evencio HERRERA DIAZ, OFM.
    Vicaire patriarcal latin pour Chypre

    Fr. David NEUHAUS, S.J.
    Vicaire patriarcal de langue hébraïque

    Fr. Raymond MOUSSALLI
    Vicaire patriarcal chaldéen de Jordanie

    Fr. Pietro FELET, scj
    Secrétaire général

  • Prêtre syrien martyr

    Le P. Fadi Jamil Haddad, prêtre grec-orthodoxe, curé de Saint-Elie à Qatana en Syrie, avait été enlevé le 19 octobre. Son cadavre a été retrouvé hier, atrocement mutilé : « Son corps était horriblement supplicié : il a été scalpé et ses yeux arrachés » raconte un de ses confrères à l’agence Fides. « C’est un acte de pur terrorisme. Le Père Haddad est un martyr de notre Eglise ».

    Les obsèques du prêtre ont été célébrées ce matin en l’église Saint Elie. La messe était présidée par le Patriarche grec orthodoxe S.B. Ignace IV Hazim. Ensuite une bombe a explosé, tuant deux civils et plusieurs militaires.

    Dans un communiqué du Patriarcat grec orthodoxe d’Antioche, envoyé à l’Agence Fides, le Père Haddad est qualifié de « martyr de la réconciliation et de l’harmonie ». En effet, le prêtre « s’était engagé dans une noble mission humanitaire visant à faire libérer un membre de sa Paroisse qui avait été enlevé quelques jours auparavant ». Au cours de la médiation, le Père Haddad a été enlevé à son tour en compagnie d’un autre intermédiaire. Les ravisseurs ont demandé une importante rançon avant de les tuer.

  • Notules sur un concile (13) "Sacrosanctum concilium" (2)

    Et voici donc les « normes » qui vont permettre « la restauration de la liturgie » (on a perdu le « progrès » en route).

    Tout d’abord on affirme que le gouvernement de la liturgie dépend du Siège apostolique, et dans certaines limites aux assemblées d’évêques, et que par conséquent « absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut, de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie ». Ce passage apparaît aujourd’hui comme une blague, une sinistre blague, puisqu’on voit tant de prêtres inventer leur liturgie, ou se voir imposer une liturgie par l’équipe d’animation liturgique locale, sans que l’évêque ne lève le petit doigt, pour la bonne raison que l’évêque fait pire encore (1).

    On rappellera tout de même, à l’intention de ceux qui croient le contraire, que le concile dit ça…

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  • Impetum inimicorum ne timueritis

    ℟. Impetum inimicorum ne timueritis: memores estote, quomodo salvi facti sunt patres nostri: * Et nunc clamemus in cælum, et miserebitur nostri Deus noster.
    ℣. Mementote mirabilium eius, quae fecit Pharaoni, et exercitui eius in Mari Rubro.
    ℟. Et nunc clamemus in cælum, et miserebitur nostri Deus noster.

    Ne craignez pas l’assaut des ennemis : souvenez-vous comment nos pères ont été sauvés, et crions maintenant vers le ciel, et notre Dieu aura pitié de nous. Souvenez-vous de ses merveilles, qu’il fit à Pharaon, et à son armée dans la mer Rouge.

    (Ce répons correspond à Maccabées I, 4 8-10, dans une vieille version latine.)

  • Scintigraphie, c’est un joli mot

    Mais quand ça vous apprend que vous n’êtes pas près d’arrêter d'avoir mal et de recommencer à marcher, c’est tout de suite moins joli…

    Donc ça va permettre de continuer de déblayer un peu de purgatoire…

  • Adaperiat Dominus cor vestrum in lege sua

    ℟. Adaperiat Dominus cor vestrum in lege sua, et in praeceptis suis, et faciat pacem in diebus vestris: * Concedat vobis salutem, et redimat vos a malis.
    ℣. Exaudiat Dominus orationes vestras, et reconcilietur vobis, nec vos deserat in tempore malo.
    ℟. Concedat vobis salutem, et redimat vos a malis.

    Que le Seigneur ouvre votre cœur à sa loi, et à ses préceptes, et qu’il fasse la paix en vos jours : qu’il vous accorde le salut, et qu’il vous rachète du mal. Que le Seigneur exauce vos prières, et qu’il se réconcilie avec vous, et qu’il ne vous abandonne pas.

    Macchabées II 1, 4-5, dans une version proche de la Vulgate, où l’on ne trouve pas « in diebus vestris: Concedat vobis salutem, et redimat vos a malis ».