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  • Septuagésime

    Il importe de bien saisir ce célèbre passage de l’Évangile [les ouvriers de la 11e heure, Matthieu 20, 1-16], et d’apprécier les motifs qui ont porté l’Église à le placer en ce jour. Considérons d’abord les circonstances dans lesquelles le Sauveur prononce cette parabole, et le but d’instruction qu’il s’y propose directement. Il s’agit d’avertir les Juifs que le jour approche où leur loi tombera pour faire place à la loi chrétienne, et de les disposer à accueillir favorablement l’idée que les Gentils vont être appelés à former alliance avec Dieu. La vigne dont il est ici question est l’Église sous ses différentes ébauches, depuis le commencement du monde, jusqu’à ce que Dieu vînt lui-même habiter parmi les hommes et constituer sous une forme visible et permanente la société de ceux qui croient en lui. Le matin du monde dura depuis Adam jusqu’à Noé ; la troisième heure s’étendit de Noé jusqu’à Abraham ; la sixième heure commença à Abraham pour aller jusqu’à Moïse ; la neuvième heure fut l’âge des Prophètes, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Le Messie est venu à la onzième heure, lorsque le monde semblait pencher à son déclin. Les plus grandes miséricordes ont été réservées pour cette période durant laquelle le salut devait s’étendre aux Gentils par la prédication des Apôtres. C’est ce dernier mystère par lequel Jésus-Christ veut confondre l’orgueil judaïque. Il signale les répugnances que les Pharisiens et les Docteurs de la Loi éprouvaient en voyant l’adoption s’étendre aux nations, par les remontrances égoïstes que les ouvriers des premières heures osent faire au Père de famille. Cette obstination sera punie comme elle le mérite. Israël, qui travaillait avant nous, sera rejeté à cause de la dureté de son cœur; et nous, Gentils, qui étions les derniers, nous deviendrons les premiers, étant faits membres de cette Église catholique, qui est l’Épouse du Fils de Dieu.

    Telle est l’interprétation donnée à cette parabole par les saints Pères, notamment par saint Augustin et saint Grégoire le Grand; mais cet enseignement du Sauveur présente encore un autre sens également justifié par l’autorité de ces deux saints Docteurs. Il s’agit ici de l’appel que Dieu adresse à chaque homme pour l’inviter à mériter le Royaume éternel par les pieux labeurs de cette vie. Le matin, c’est notre enfance ; la troisième heure, selon la manière de compter des anciens, est celle où le soleil commence à monter dans le ciel: c’est l’âge de la jeunesse ; la sixième heure, par laquelle on désignait ce que nous appelons Midi, est l’âge d’homme; la onzième heure précède de peu d’instants le coucher du soleil : c’est la vieillesse. Le Père de famille appelle ses ouvriers à ces différentes heures ; c’est à eux de se rendre, dès qu’ils ont entendu sa voix ; mais il n’est pas permis à ceux qui sont conviés dès le matin de retarder leur départ pour la vigne, sous le prétexte qu’ils se rendront plus tard, lorsque la voix du Maître se fera entendre de nouveau. Qui les a assurés que leur vie se prolongera jusqu’à la onzième heure ? Lorsque la troisième sonne, peut-on compter même sur la sixième ? Le Seigneur ne convoquera au travail des dernières heures que ceux qui seront en ce monde lorsqu’elles viendront à sonner; et il ne s’est point engagé à adresser une nouvelle invitation à ceux qui auront dédaigné la première.

    Dom Guéranger

    Sur le sens et le symbolisme de la Septuagésime, voir ici et .

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  • La messe traditionnelle, c’est juste une mode, dixit François

    François a reçu les évêques tchèques en visite ad limina, le 14 février. Parmi eux, l’archevêque d’Olomouc, Mgr Jan Graubner. Voici ce qu’il a dit au micro de Radio Vatican :

    Lorsque nous avons parlé de ceux qui aiment beaucoup l’ancienne liturgie et souhaitent y revenir, il était évident que le pape parle avec une grande affection, attention et sensibilité pour tous afin de ne blesser personne. Toutefois, il a fait une déclaration vraiment forte quand il a dit qu’il comprend que l’ancienne génération retourne à ce qu’elle a connu, mais qu’il ne peut pas comprendre que les jeunes générations veuillent y retourner. « Quand je cherche de façon plus approfondie, je trouve que c’est plutôt une sorte de mode. Et si c’est une mode, alors c’est une question qui ne mérite pas beaucoup d’attention. Il faut juste montrer une certaine patience et gentillesse pour les gens qui sont accros à une certaine mode. Mais je considère qu’il est très important d’aller au fond des choses, parce que si on ne va pas en profondeur, aucune forme liturgique, celle-ci ou celle-là, ne peut nous sauver. »

    François est vraiment resté coincé dans les années Paul VI. Il ne voit pas que la « mode » dure depuis plus de 40 ans, et s’étend au lieu de s’éteindre. Il le voit pourtant un peu, puisqu’il ne comprend pas ces jeunes qui suivent une mode de vieux.

    En tout cas il se confirme qu’il ne nous aime pas du tout.

    Et ce qui est sans doute le plus frappant est ce mépris affiché pour toute "forme liturgique". Même Paul VI n'était pas allé aussi loin.

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  • Dans l’islam comme dans les autres religions…

    Lu sur Novopress :

    Une libération sous caution a été refusée au père de l’enfant de 12 ans mariée durant une cérémonie illégale malgré le fait qu’il proclame que sa fille « avait insisté » et « était amoureuse ».

    Le père de 61 ans est accusé de complicité dans un délit de relation sexuelle avec une mineure de 10 à 14 ans. Le juge a considéré que même si le prévenu pensait qu’il n’avait rien à se reprocher, il montrait un total mépris des lois de cet Etat.

    Le service de protection des mineurs l’avait arrêté mardi dernier alors qu’il avait donné son accord lors d’une cérémonie musulmane. L’homme de 26 ans d’origine libanaise qui voulait se marier avec l’enfant reste aussi en prison avec 25 charges d’agressions sexuelles sur mineure retenues contre lui.

    Le père a été interpellé le lendemain de l’arrestation du religieux musulman qui a officié pendant la cérémonie. Bien que plusieurs associations musulmanes aient exprimé leur réprobation, le président de l’association des musulmans libanais, Samir Dandan, a tenu à préciser que de tels faits concernaient aussi toutes les religions et pas seulement l’islam.

    Source : Sydney Morning Herald

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  • Pour ces choses-là il suffit de demander

    L’autre jour paraissait dans Le Monde une tribune réclamant « de toute urgence » le développement de l’enseignement de l’arabe dans les établissements scolaires.

    C’était le 11 février.

    Jeudi, le 14, Vincent Peillon a annoncé que des moyens allaient être mis en œuvre pour… le développement de l’enseignement de la langue et de la culture arabes.

    C’est une orientation culturelle, a-t-il ajouté, « mais elle est aussi, et ça chacun doit le comprendre, l’avenir de l’Europe et l’avenir de la France ».

    (Via Fdesouche)

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  • François montre en modèle un des pays les plus décadents (et anticatholiques) de la planète

    L’agence Zenit nous apprend que François a rencontré Carlos et Rodolfo Luna, « deux frères argentins qui vivent en exil en Suède ». Il a connu la femme de l’un des deux « dans un laboratoire de chimie avant d’entrer chez les jésuites ».

    « Le pape a rappelé qu’il avait caché les livres de leur bibliothèque dans le Collège Massimo de Buenos Aires, à l’époque de la dictature, lorsqu’ils étaient surveillés. »

    Autrement dit Jorge Maria Bergoglio gardait et protégeait des livres intrinsèquement pervers (Divini Redemptoris, 58). Et il en est fier.

    Puis il a fait l’éloge de la Suède :

    « Comme c’est bon de trouver des personnes qui ont un tel cœur ! La Suède ouvre ses frontières, elle organise des cours de langue, offre une aide économique et propose des voies pour rejoindre la société. C’est un exemple que nous pouvons donner au monde. Parce que, en réalité, c’est le seul pays qui fait cela et qui n’est pas envahi par la misère. Cela ne les fait pas souffrir. C’est le message que donne la Suède : Ouvre ton cœur à ton frère, à ta sœur, qui n’a pas d’endroit où vivre, où travailler, où dormir paisiblement. »

    Manifestement, François n’a jamais entendu parler de l’horreur de l’immigration en Suède, des cours de langue en effet : des cours d’arabe donnés aux policiers pour qu’ils soient polis avec les voyous des ghettos ethniques. Il n’a jamais entendu parler des terribles émeutes à répétition à Malmö, qui porte notamment le titre peu enviable de « capitale européenne du viol » (les Suédoises ne peuvent plus sortir le soir et ont peur dans la journée), il n’a jamais entendu parler du laxisme politico-judiciaire concernant notamment la drogue. Sans doute ne sait-il pas que la Suède est moralement pourrie depuis plus longtemps que les autres pays d’Europe, même si elle est coiffée au poteau par le Bénélux pour ce qui est de l’« euthanasie active ».

    « Et les Suédois ont de grands saints. » Et il a cité sainte Brigitte. Il aurait pu citer aussi sainte Catherine de Suède. Et c’est tout pour les « grands saints »…

    « Les luthériens sont une Église qui a de grands hommes et de grandes femmes. »

    Ça c’est le bouquet. François ne sait pas que pour l’Eglise catholique les communautés issues de la Réforme protestante ne sont pas des Eglises (elles n’ont ni l’eucharistie ni la succession apostolique, qui sont les deux marques principales d’un Eglise chrétienne).

    Où çà, des grands hommes et des grandes femmes ? Il évoque le pasteur Anders Gutt, « avec lequel il a partagé la chaire de professeur de théologie spirituelle à Buenos Aires ». Sic. Qui connaît Anders Gutt comme un grand homme ? Et qui sont les autres ? Et qui sont les grandes femmes ? L’évêque luthérienne homosexuelle de Stockholm ?

    Ah oui, la Suède, c’est aussi le pays où les homosexuels peuvent se « marier » à l’église. Pour le reste c'est un désert spirituel.

    Et pour finir en beauté, François a redit, reredit, rereredit :

    « Avec notre foi chrétienne, nous devons comprendre clairement que Jésus était un réfugié, parce qu’on cherchait à tuer cet enfant… C’est l’un des premiers messages de l’Évangile… Jésus était un réfugié. Ce n’était pas un touriste. Il n’était pas là pour son travail. Il fuyait la mort. Un réfugié. »

    Sauf que Jésus n’avait pas fui la Galilée pour agitation communiste ou subversion armée. Sauf que Jésus n’avait pas décidé de s’installer en Egypte pour y vivre aux crochets de la société égyptienne.

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  • De la Sainte Vierge le samedi

    Christus virgo, mater virginis nostri virgo perpetua, mater et virgo. Jesus enim clausis ingressus est ostiis: et in sepulchro ejus, quod novum et in petra durissima fuerat excisum, nec antea quis, nec postea positus est. Hortus conclusus, fons signatus: de quo fonte ille fluvius manat, juxta Joel, qui irrigat torrentem vel funium, vel spinarum: funium, peccatorum, quibus ante alligabamur: spinarum, quae sufficiant sementem patrisfamilias. Haec est porta Orientalis, ut ait Ezechiel (7), semper clausa et lucida, operiens in se, vel ex se proferens Sancta sanctorum: per quam sol justitiae, et Pontifex noster secundum ordinem Melchisedech ingreditur, et egreditur.

    Saint Jérôme, lettre au sénateur Pammaque

    Le Christ est vierge, la mère de notre vierge est vierge perpétuelle (1), mère et vierge. Jésus en effet est entré, les portes étant closes (2) ; et dans son sépulcre, qui était neuf et creusé dans une roche très dure, personne ne fut déposé, ni avant, ni après lui (3). Jardin clos, source scellée (4) ; de cette source émane un fleuve, selon Joël, qui arrose le torrent des liens, ou des épines (5) : les liens des péchés par lesquels nous étions liés auparavant, les épines, qui étouffent la semence du père de famille (6). Elle est la porte orientale dont parle Ezéchiel (7), qui est toujours fermée et lumineuse, qui cache en elle-même ou qui fait voir par elle-même le Saint des saints ; par laquelle entre et sort le Soleil de justice (8) et notre Pontife selon l’ordre de Melchisédech (9).

    (1) Cf. « Ille virgo de virgine, de incorrupta incorruptus » (saint Jérôme, Contre Jovinien).
    (2) Jean 20, 19.
    (3) Luc 23, 53.
    (4) Cantique des cantiques 4, 12.
    (5) Joël 3, 18. Comme à son habitude quand il commente le texte sacré, saint Jérôme donne les deux traductions, de la Septante et la sienne, qui sera la Vulgate. Celle-ci, c’est le « torrent des épines ». Le mot hébreu que saint Jérôme avait était différent de celui qu’avaient les Septante, qu’ils ont traduit par σχοίνων : un mot qui veut dire « de joncs », ou tout ce qui est fait, tressé, avec des joncs. On remarque que pour saint Jérôme le mot paraît avoir perdu son sens de jonc pour désigner un « lien », une corde (tressée). Dans son commentaire du livre de Joël d’après les Septante, il traduit par le diminutif « funiculorum » : des cordelettes. Le mot qui figure dans le texte massorétique, Chittim, a été gardé tel quel, comme un nom propre, dans la Bible du rabbinat et quelques autres traductions. Chittim, comme le lieu où les Israéliens couchèrent avec les femmes de Moab, et le dernier campement avant l’entrée dans la terre promise. Mais Joël ne peut pas parler ici de ce lieu, puisque précisément il ne fait pas partie de la terre promise dont parle ce verset, il est au-delà du Jourdain. La majorité des traductions récentes donnent « la vallée » (ou « le ravin »)… « des acacias », parce que MM. Brown, Driver et Briggs en ont décidé ainsi…
    (6) Mat. 13, 7 ; Marc, 4, 7 ; Luc 8, 7.
    (7) Ezéchiel 44, 1.
    (8) Malachie 4, 2.
    (9) Psaume 109, 4 ; Hébreux 5, 1-9.

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  • Pas Dieu : Demorand…

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    Le 13 février 2013, Libération titrait : « Dieu démission ! »

    Le 13 février 2014, le directeur de Libération a démissionné.

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  • Les effets de la rumeur

    Ce qui n’existe pas peut changer de place, démontrent les socialistes.

    Le livre pour enfants Tous à poil, qui se trouvait dans la rubrique “Outils pédagogiques” du l’ABCD de l’égalité, a été transféré dans une nouvelle rubrique : “Ressources complémentaires” (dans un document PDF qui est une pub de l’Académie de Grenoble pour tous les livres qui permettent de « bousculer les stéréotypes fille garçon »…).

    Autrement dit, Jean-François Copé avait tort mais il avait raison. Ça va devenir difficile à suivre.

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  • L’été de l’euthanasie

    Le Sénat a examiné hier une des rituelles propositions de loi sur l’euthanasie qui sont déposées chaque année. Le texte a été « renvoyé en commission ».

    Mais Marisol Touraine, ministre de la « Santé », a déclaré aux sénateurs que le projet de loi « sur la fin de vie » promis par François Hollande sera déposé d’ici l’été.

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  • Jusqu’au fond de l’horreur

    Les députés belges ont adopté hier, par 86 voix contre 44 et 12 abstentions, la loi, déjà adoptée par le Sénat, qui permet l’euthanasie des mineurs.

    La Belgique devient ainsi le premier pays à autoriser l’euthanasie des enfants. Avec les Pays-Bas qui toutefois ont fixé un âge minimum de 12 ans…

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  • La Bolivie pour la vie

    La Cour constitutionnelle de Bolivie a rejeté, hier, la demande d’organisations « féministes » de déclarer contraire à la Constitution la loi qui interdit l’avortement (sauf en cas de viol et de danger vital pour la mère).

    « L'avortement est un crime », a déclaré le juge Gualberto Cusi, et cette décision « est une reconnaissance du droit à la vie », elle est fondée « sur le raisonnement selon lequel la vie doit être respectée dès la conception », et elle « respecte l'intérêt de la société ».

    Gualberto Cusi, qui est un Indien Aymara, a ajouté : « Même les pierres parlent et sont vivantes. Si même une pierre est vivante, comment pouvons-nous ne pas protéger la vie d'une personne ? Nous ne pouvons pas aller à l'encontre de nos principes et de nos valeurs. »

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  • Torturé à mort

    Sabir Masih, un jeune Pakistanais, père de deux enfants, est mort sous la torture parce qu’il était chrétien.

    Il a été arrêté mardi, soupçonné de vol, et conduit au commissariat « modèle » de Kohsar, à Islamabad. Sa famille s’y est aussitôt rendue pour clamer l’innocence de Sabir, qui était au travail toute la journée et chez lui le soir. Il a été « interrogé » toute la nuit, et mercredi matin on l’a retrouvé pendu dans sa cellule. Il s’est suicidé, a déclaré la police.

    Mais un rapport médical indique qu’il est mort de « graves blessures internes » causées par « des tortures et des mauvais traitements ».

    L’Eglise catholique et des associations ont aussitôt organisé une manifestation devant le Press Club d’Islamabad pour réclamer une enquête.

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  • Un symposium de langue (liturgique) de buis

    Du 18 au 20 février se déroulera à l’université du Latran un symposium "Sacrosanctum Concilium. Gratitude et engagement pour un grand mouvement de communion ecclésiale".

    Le cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la congrégation pour le culte divin, s’est livré à la rituelle envolée de langue de buis sur le sujet : la constitution "Sacrosanctum Concilium" a soutenu « le grand et authentique renouveau liturgique de notre temps » ; le symposium permettra donc de « rendre grâce à Dieu » pour la « grande portée » de ce fruit du Concile, exprimée par « le renouveau de l’Eglise et de l’humanité qui a suivi » mais aussi pour le « dynamisme rénovateur de l’Eglise qui continue à en jaillir ». Etc.

    Ce qui me fascine toujours est qu’on puisse affirmer ces contre-vérités avec la vérité du désastre sous les yeux…

    On notera aussi le propos du recteur de l’université du Latran, Mgr Enrico dal Covolo, qui conclut l’article de Zenit : ces travaux devront conduire à « resserrer le lien intrinsèque entre la célébration liturgique et la mission d’évangélisation et de témoignage de l’Eglise, jusqu’aux périphéries les plus lointaines ». Eh oui, tout ce qui se fait au Vatican doit désormais avoir l’estampille “périphéries”. C’est du moins une façon facile de repérer les courtisans.

    On notera aussi un sinistre gag. Alors que, en violation du texte même de Sacrosanctum Concilum (n.116), la liturgie grégorienne non seulement n’a plus « la première place » mais a été jetée aux poubelles de l’histoire et remplacée par des musiquettes dont même les supermarchés ne voudraient pas, le symposium organise un concert « Voix de l’Orient chrétien » pour mettre en relief « la beauté offerte par l’art au service de la liturgie »…

    Si vous voulez de la beauté, allez chez les « orthodoxes », comme disait en substance le pape au retour de son happening « jeunes » de Rio.

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  • Le premier pape à demander à des catholiques de ne pas aller à la messe

    « Si chacun de nous ne sent pas le besoin de la miséricorde de Dieu, ne se sent pas pécheur, il vaut mieux qu’il n’aille pas à la Messe ! »

    François, dans sa « catéchèse » (sic) de mercredi.

    Un pape qui demande à des fidèles de se couper de la source de la grâce parce qu’ils ne correspondent pas à la grâce, et les condamne donc à ne pas pouvoir y correspondre, c’est une première historique.

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  • Saint Valentin

    « A Rome, sur la voie flandrienne, le jour de naissance céleste du saint prêtre et martyr Valentin qui, après de nombreuses guérisons miraculeuses et beaucoup de preuves de sa sagesse, fut battu de verges et décapité sous l’empereur Claude. »

    Ainsi s’exprime le martyrologe, et c’est tout ce que l’on sait de saint Valentin. Pourtant son culte se développa. Le bienheureux cardinal Schuster explique :

    « La fête de ce martyr de la persécution de Claude II, tout différent du Valentin de Terni, se trouve déjà dans le Gélasien. Sa basilique cimitérale sur la voie Flaminienne, érigée par le pape Jules (337-352) et restaurée par Honorius Ier, était la première que rencontraient les pèlerins, quand, avides de visiter les sépulcres des anciens héros de la Foi, ils approchaient de la Ville éternelle. Le culte de saint Valentin prit un développement intense, spécialement dans la Sabine et dans le Latium, où lui furent dédiées un très grand nombre d’églises. A Rome on en comptait quatre ; mais dès le temps de Paschal Ier, son corps fut transporté à Sainte-Praxède, pour que, hors de l’enceinte de la Ville, il ne risquât pas d’être profané par les Sarrasins. »

    Quant à la « Saint-Valentin » profane, on l’a fait remonter aux Lupercales (ainsi christianisées par l’Eglise), mais en réalité on n’a aucune mention d’une fête des amoureux le 14 février avant le XIVe siècle en Angleterre. C’est un thème poétique, qui passe en France avec Charles d’Orléans, pour s’éteindre aussitôt. La tradition demeure néanmoins en Angleterre, puisque Shakespeare, dans Hamlet, fait chanter à Ophélie (qui est folle, comme chacun sait) :

    Bonjour ! c'est la Saint-Valentin.
    Tous sont levés de grand matin.
    Me voici, vierge, à votre fenêtre,
    Pour être votre Valentine.
    Alors, il se leva et mit ses habits,
    Et ouvrit la porte de sa chambre ;
    Et vierge elle y entra,
    et puis jamais vierge elle n'en sortit.

    (Traduction de François-Victor Hugo).

    Au XIXe siècle sont apparues les cartes de la Saint-Valentin, surtout dans les pays anglo-saxons, semble-t-il. Des cartes, on est passé aux cadeaux. Et la société de consommation en a fait un grand événement commercial dans le monde entier (de façon fort récente en beaucoup d’endroits).

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  • Repleatur os meum laude tua

    ℟. Repleatur os meum laude tua, ut hymnum dicam gloriae tuae, tota die magnitudinem tuam: noli me projicere in tempore senectutis: * Dum defecerit in me virtus mea, ne derelinquas me.
    ℣.Gaudebunt labia mea cum cantavero tibi.
    ℟. Dum defecerit in me virtus mea, ne derelinquas me.

    Que ma bouche soit remplie de ta louange, pour que je chante un hymne à ta gloire, et tout le jour ta grandeur. Ne me rejette pas au temps de la vieillesse; lorsque ma force me fera défaut, ne m'abandonne pas.

    (Répons des matines: psaume 70, 8-9, dans une version antérieur à la Vulgate)

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  • « Il faut enseigner l'arabe dans le service public »

    Tel est le titre d’une tribune très militante publiée par Le Monde, rédigée par deux enseignants, et dont voici une partie de la conclusion :

    « Il faut aujourd'hui de toute urgence une politique claire qui mette les rectorats devant leurs responsabilités, pour développer sans faux-fuyants l'offre d'enseignement d'une discipline qui constitue la deuxième “langue de France”, et l'une de nos principales langues d'échanges économiques et culturels. »

    Il y a une erreur grossière dans ce propos, qui permet d’expliquer l’erreur qui sous-tend tout le texte et enlève toute force à son titre : l’arabe n’est pas du tout la deuxième langue de France. A supposer qu’il y ait véritablement davantage de locuteurs de ce que ces enseignants appellent « l’arabe » que de locuteurs des parlers occitans (par exemple), ou du corse, ou du basque, il ne s’agit pas de la langue arabe, mais d’un des patois maghrébins, qui sont si éloignés de l’arabe véritable que les Maghrébins du Maghreb comprennent beaucoup mieux leurs dirigeants quand ils s’expriment en français que quand ils font leurs discours officiels en arabe classique. Et en France, dans les banlieues, cela devient un véritable sabir.

    En réalité, l’apprentissage de l’arabe dit littéral ou classique (qui est l’arabe parlé au Machrek : Syrie, Liban, Palestine, Irak) sert uniquement, chez nous, à apprendre le Coran puis à s’endoctriner davantage dans l’islam, c’est-à-dire dans l’islamisme. Est-ce vraiment ce que veulent les enseignants français ?

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  • Peillon : «C’est bien l’égalité filles-garçons qui pose problème à ceux qui colportent les rumeurs»

    Non seulement le petit dictateur des écoles devient de plus en plus grotesque, mais le comble est que Libération fait un titre de cette insanité.

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  • Femen : et en plus c’est une secte

    Extrait du témoignage d’une Femen repentie dans Le Figaro :

    On prépare ton esprit à l'intérieur pour l'extérieur», «tu n'existes plus en tant qu'individu», «tu ne penses plus par toi-même mais par le groupe, tu ingurgites ce qu'on t'apprend», «Femen transforme ton corps et ton esprit», témoigne-t-elle. «Répéter encore et toujours les principes fondamentaux( ), il fallait que ça rentre pour qu'à notre tour ça puisse sortir mécaniquement, comme une leçon apprise sur le bout des doigts», poursuit-elle. «On se sent comme aspirée naturellement, sans violence, vers un total lâcher-prise vis-à-vis du groupe et de la volonté à l'esprit critique.

     

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  • La droite espagnole est restée unie

    Les critiques d’un certain nombre de représentants de la droite espagnole sur le projet de loi limitant l’avortement faisaient craindre que les députés se déchirent. Le vote de ce jour est une bonne nouvelle. Le parti socialiste voulait faire voter le retrait du projet. Le vote a eu lieu à bulletins secrets. Le Parti populaire a 185 députés, il y a eu 183 votes contre la proposition socialiste. Il y a eu aussi 6 abstentions. On a dit qu’il s’agissait des 6 députés de l’Union des démocrates chrétiens catalans, seul autre parti qui appuie le projet de loi sur l’avortement. Mais le parti a formellement démenti cette rumeur. Quoi qu’il en soit les défections ont été très peu nombreuses, et la majorité absolue demeure inentamée.

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  • Encore l’archevêque de Jos

    Sans doute est-il parvenu aux oreilles de l’agence Fides que c’était une mauvaise action d’avoir diffusé le texte critique des évêques d’Afrique du Sud sur la législation anti-homosexualiste du Nigeria et d’avoir caché la réaction favorable des évêques du Nigeria, et de la lettre de l’archevêque de Jos. Car l’agence vient de rendre compte d’un discours de… l’archevêque de Jos, sur un sujet proche, lors de l’ouverture d’un séminaire des médecins et infirmiers catholiques.

    Voici les propos de Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos et président de la conférence des évêques du Nigeria, selon les extraits traduits par Fides, et quelques autres traduits par moi-même d’après le site de la conférence épiscopale :

    g213.jpg« L'Eglise catholique est critiquée quant à sa position sur des questions telles que l'avortement, le préservatif, l'homosexualité, le clonage, les cellules souches, etc. » Mais les positions de principe de l’Eglise sur les questions de morale ne peuvent pas faire l’objet de compromis. « L'Eglise catholique est souvent jugée par des gens qui ne se soucient pas de savoir ce que nous croyons vraiment. Des préjugés hérités de la génération précédente ont rendu aveugles les critiques de l'Eglise catholique à tel point qu'ils ne peuvent pas être objectifs sur les croyances et les traditions catholiques. »

    « Nous ne devons pas nous laisser avaler par les pressions tyranniques de certains gouvernements ou ONG qui veulent dicter la tendance morale du monde en fonction de leurs valeurs laïques. En Afrique, que ce soit sur le contrôle de la population, l'utilisation du préservatif, l'homosexualité, etc., parfois, les positions de l’Occident sont enfoncées dans la gorge des Africains au moyen d'une incitation financière. Les Africains ne doivent pas être des imitateurs, croyant que tout ce qui vient de l'Occident est l’idéal. »

    « En l’absence d’un discernement culturel ou intellectuel, nous courons le risque de perdre nos valeurs et de ne devenir ni africains ni occidentaux. Nous devons demeurer fidèles à notre héritage religieux même lorsqu’une partie de ceux qui nous ont apporté le christianisme sont devenus des critiques véhéments et que certains nourrissent une haine pathologique vis-à-vis des directives ou des jugements moraux de l’Eglise. »

    Rappelant que le travail des médecins et infirmières catholiques n’est pas seulement une carrière, mais une vocation, Mgr Kaigama a exhorté les participants à s’informer de l’enseignement social de l’Eglise pour qu’ils puissent accomplir leurs services « en accord avec de sains principes éthiques et moraux ». Et il félicité les médecins catholiques qui prennent la défense de la vie et « ne négocient pas leur foi pour quoi que ce soit, quelles que soient les incitations économiques ou les menaces physiques ».

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  • Le 11 février apocalyptique

    Dans un article de la Nuova Bussola traduit par Benoît et moi, Massimo Introvigne revient sur la renonciation de Benoît XVI, « l'un des événements les plus bouleversants de l'histoire de l'Eglise ». Après avoir souligné que l’on doit accepter l’explication donnée par le pape, il ajoute :

    D'autre part, le geste était objectivement - et je crois même qu'il voulait l'être - techniquement «apocalyptique»: un mot qui ne se réfère pas à la manie de prévoir des dates pour la fin du monde, certes étrangère à Benoît XVI, mais à une «révélation», à un choc positif destiné à mettre les catholiques du monde entier en face d'une réalité dramatique du temps présent, à un long Vendredi saint de l'Église attaqué par des ennemis internes et externes.

    En ce sens, à la lumière de la renonciation au ministère pétrinien, nous pouvons relire les fréquentes références à Benoît XVI à Fatima, aux prophéties sur la crise qui allait frapper le sacerdoce, et à la bonne doctrine de sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), par lui proclamée Docteur de l'Eglise, et aussi au caractère ultime et vraiment «apocalyptique» du défi de l'idéologie du gender, définie comme le plus grand danger pour l'Eglise et l'humanité lors du dernier discours de Noël à la Curie romaine, le 21 décembre 2012.

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  • Les 7 fondateurs des servites

    Matris sub almæ númine
    Septéna proles náscitur :
    Ipsa vocánte, ad árduum
    Tendit Senári vérticem.

    Quos terra fructus próferet
    Dum sacra proles gérminat,
    Uvis repénte túrgidis
    Onústa vitis præmonet.

    Virtúte claros nóbili
    Mors sancta cælo cónsecrat :
    Tenent olympi límina
    Servi fidéles Vírginis.

    Cohors beáta, Núminis
    Regno potíta, réspice
    Quos hinc recédens fráudibus
    Cinctos relínquis hóstium.

    Ergo, per almæ vúlnera
    Matris rogámus súpplices,
    Mentis ténebras dísiice,
    Cordis procéllas cómprime.

    Tu nos, beáta Trínitas,
    Perfúnde sancto róbore,
    Possímus ut felíciter
    Exémpla patrum súbsequi. Amen.

    Sous la protection de notre Mère bénie, naît une famille de sept Serviteurs de Dieu ; à son appel, ils gravissent les sommets escarpés du mont Sénar.

    Une vigne tout à coup chargée de raisins magnifiques annonce, heureux présage, les fruits que produira cette terre, où germe une moisson de saints.

    Une sainte mort consacre pour les cieux la gloire de leur vertu. Les fidèles serviteurs de la Vierge habitent les demeures éternelles.

    O troupe bienheureuse, qui régnez avec Dieu, abaissez vos regards sur tous ceux qu’en quittant ce monde, vous laissez au milieu des embûches de leurs ennemis.

    Au nom des douleurs de notre Mère bénie, nous vous en supplions, dissipez les ténèbres de nos esprits, apaisez les tempêtes qui agitent nos cœurs.

    O bienheureuse Trinité, remplissez-nous d’une sainte vigueur, afin que nous puissions, pour notre bonheur éternel, suivre les exemples de nos saints Pères. Amen.

    Hymne des vêpres, de Mgr Vincent Tarozzi (1849-1918), alors membre de la « famille pontificale » de Léon XIII, où il était secrétaire de la « secrétairerie des lettres latines ». Les 7 fondateurs des servites furent canonisés par Léon XIII en 1888, à l’issue d’un débat qui durait depuis le siècle précédent.

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  • Il y a un an

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  • Quand Sandro Magister se fait avoir par un cheval de retour

    Les analyses de Sandro Magister sont souvent intéressantes, tant par la qualité de la réflexion que par les références apportées. Tout récemment il publiait, dans le cadre des débats actuels, notamment en vue des prochains synodes sur la famille, un grand article intitulé « Quand l’Eglise de Rome pardonnait les remariages ».

    J’ai trouvé cet article assez curieux, sans pouvoir en dire davantage parce que je ne connais à peu près rien à la question. Or il s’appuyait sur l’autorité d’un « prêtre du diocèse de Gênes, Giovanni Cereti, expert en patristique et en œcuménisme mais également, depuis plus de trente ans, assistant d’un mouvement de spiritualité conjugale, les Équipes Notre-Dame ». A priori, on est plutôt enclin à faire confiance.

    Or la thèse de ce prêtre, explique John Lamont dans Rorate Caeli, a été complètement et définitivement anéantie par le jésuite Henri Crouzel, grand spécialiste des pères, notamment d’Origène, et aussi (c’est moins connu) grand spécialiste de la question du mariage et du divorce dans l’Eglise des premiers siècles. Le fait est d’autant plus frappant que Henri Crouzel (mort en 2003) était personnellement favorable à un assouplissement de la position de l’Eglise sur la question, et donc que sa critique de la thèse de Cereti n’était pas du tout un plaidoyer pro domo. (En bref, le canon du concile de Nicée sur lequel s’appuie Cereti ne dit pas du tout qu’on doit admettre le remariage de gens dont le conjoint est toujours vivant, mais qu’on doit admettre le remariage de gens dont le conjoint est mort : il s’agissait de s’opposer aux montanistes et aux catholiques influencés par le rigorisme de ces hérétiques.)

    Sandro Magister parlait d’une étude « récente ». Or le livre de Cereti, qui vient d’être réédité (on comprend pourquoi) date en réalité de 1977. Et c’est à cette époque que Crouzel a montré que ce n’était qu’un tissu d’erreurs.

    Mais tout le monde a oublié...

    Et John Lamont conclut :

    « La relance de l’ouvrage de Cereti est un signe des temps intéressant. En un sens, c’est un trait caractéristique du pontificat actuel ; de vieux radicaux des années 70 jugent que leur heure est enfin venue, et repartent à l’offensive. L’ancienneté de leurs positions peut même être un avantage, parce que les réfutations produites quand elles ont d’abord été mises en avant sont oubliées depuis longtemps – qui connaît maintenant Crouzel et ses critiques ? Mais leurs vues ne sont pas simplement la reviviscence d’un âge passé. Leur succès a été préparé par une longue campagne visant à affaiblir leurs adversaires, par les méthodes classiques d’une propagande constante et d’un cadrage réussi de la question. Une victoire fondamentale a été l’introduction même du terme “remariage” dans le débat. Dans le cas de gens qui se marient civilement alors qu’ils ont une épouse en vie, ce n’est pas un cas de remariage : c’est un cas de bigamie. Une fois qu’on aura mis les catholiques en face du fait que le débat actuel est de savoir si l’on doit admettre les bigames à la communion, on peut espérer une bonne solution. Cependant, d’ici que cela n'arrive, nous sommes voués à endurer davantage de recyclage de vieux bidonnages comme celui de Cereti. »

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  • Leur arrogance

    Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, participait hier à une conférence organisée par l’Union européenne, intitulée « Citizen’s dialogue » : Dialogue des citoyens. Sic. Ça ne s’invente pas. Elle en a profité pour affirmer que les citoyens anglais sont incapables de prendre une « décision éclairée » sur l’appartenance ou non de leur pays à l’UE, tant le débat britannique sur l’UE est « faussé ». Voici exactement ce qu’elle a dit :

    « Vous êtes sur le point d’avoir (à prendre) peut-être une décision nationale ? Est-ce ce que les gens auxquels on demande de voter savent à propos de quoi ils vont voter ? Le fait est que, souvent, je vois présentée une vérité complètement déformée et alors comment voulez-vous que les gens prennent une décision éclairée ? Tout simplement ils ne le peuvent pas. »

    Et encore :

    « Il n’y aura pas de rapatriement de pouvoirs européens. Ce n’est pas notre problème, ce n’est pas nous qui sommes demandeurs. Vous êtes ou bien dedans ou bien dehors. »

    A la BBC, elle a été encore plus tranchante sur le rapatriement de compétences : « Ce n’est pas possible. Vous les prenez toutes, ou vous les laissez toutes. »

    Et enfin, pour montrer que le débat n’a pas de sens puisque de toute façon ce ne sont pas les Britanniques qui décident :

    « Le Parlement le plus puissant en Europe est le Parlement européen : 70% des lois de ce pays sont co-décidées par le Parlement européen. »

    Co-décidées ? En fait, son rôle est simplement de ratifier les décisions de la Commission européenne… Le Parlement européen n’a quasiment aucune autorité. C’est la Commission qui décide de tout. La Commission de Viviane Reding, qui méprise les députés européens autant que les citoyens.

    (Telegraph, Mail)

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  • Maroc : El Baldi relaxé en appel

    La cour d’appel de Fez a infirmé le jugement par lequel Mohammed El Baldi avait été condamné à 30 mois de prison et 1.500 dirhams d’amende pour prosélytisme chrétien, le 3 septembre dernier. (On savait que sa famille l’avait accablé, et l’on a appris depuis que l’accusation avait été formulée par son oncle…)

    Sous la pression d’organismes de défense des droits de l’homme constatant que la condamnation excédait ce que prévoit le code pénal, Mohammed El Baldi avait été ensuite libéré dans l’attente du procès en appel.

    Il a pu prouver qu’il n’avait pas fait de « prosélytisme », mais avait simplement expliqué à deux jeunes musulmans les raisons de sa conversion.

    La situation ne s’éclaircit pas pour autant au Maroc. On rappellera qu'en 2012, le haut conseil des oulémas a publié une fatwa appelant à l’exécution de quiconque apostasie l’islam (ce qui ne figure pas dans le code pénal marocain).

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  • Paul Bhatti a dû quitter le Pakistan

    A l’approche du procès de deux des suspects du meurtre de Shahbaz Bhatti, le 19 février prochain, les menaces de mort pleuvent sur les témoins et les défenseurs de l’ancien ministre catholique. Au point que son frère Paul est reparti en Italie.

    On se rappelle comment Paul Bhatti, qui était médecin en Italie, était retourné au Pakistan pour prendre héroïquement la succession de son frère dans la défense des minorités au niveau gouvernemental. Mais il a révélé sur une chaîne câblée : « Les talibans du Pendjab ont déposé des tracts dans mon bureau de Lahore m’avertissant des terribles conséquences qu’auraient pour moi la poursuite de l’enquête sur l’assassinat de mon frère. » Or le gouvernement, qui est actuellement dans une phase de négociations avec les talibans, ne « m’a assuré aucune protection », et j’ai dû fuir le Pakistan pour « sauver ma vie ».

    Le témoin clé a également reçu des lettres de menace, l’avertissant de se retirer de l’affaire ou de se préparer à être tué ainsi que sa famille.

    L’avocat de Paul Bhatti, Rana Abdul Hameed, reçoit lui aussi de telles lettres. D’autant qu’il est connu pour avoir (avec Paul Bhatti) défendu Rimsha Masih, qui, en dépit du fait qu’elle avait été innocentée, continuait d’être menacée de mort et a dû trouver refuge au Canada avec toute sa famille : « Tu as libéré Rimsha, maintenant tu accuses nos camarades ; tu dois recevoir pour tout cela une bonne leçon. » Du coup il est assez désabusé : « Paul Bhatti est à l’étranger, il ne peut revenir au Pakistan, notre principal témoin est menacé de mort, nous recevons nous-mêmes des menaces permanentes. Que peut-on attendre de ce procès ? Cela ne peut aboutir à rien. »

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  • La messe à la basilique Sainte-Marie Madeleine

    Il y a désormais la messe en « forme extraordinaire » à la basilique Sainte-Marie Madeleine, au centre de Saint-Maximin, chaque dimanche à 17h. Sous le regard de Dom Gérard...

    C’est le 12e lieu de messe dominicale de saint Pie V dans le diocèse de Fréjus-Toulon. Un record qui n’est hélas pas près d’être égalé. (D’autant qu’on doit ajouter trois lieux de messe en semaine, et un lieu de messe mensuelle.)

    Autre bonne nouvelle : le 6 février, Mgr Dominique Rey a été nommé consulteur du Conseil pontifical pour les laïcs. Mais son nom a été malencontreusement effacé de la liste des nominations dans le bulletin VIS en français…

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  • Pour protester contre l’agression de l’Eglise par l’ONU

    Une pétition que je trouve bien faite, sous forme d’une lettre à Mme Sandberg, présidente du comité des droits de l'enfant des Nations Unies.

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