Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • 18e dimanche après la Pentecôte

    Deus, qui nos, per huius sacrifícii veneránda commércia, uníus summæ divinitátis partícipes éfficis : præsta, quǽsumus ; ut, sicut tuam cognóscimus veritátem, sic eam dignis móribus assequámur. Per Dóminum...

    Dom Pius Parsch :

    La Secrète exprime une profonde pensée : Dieu nous fait, par le saint “commerce” qui se réalise au Saint-Sacrifice, participants de la divinité suprême (le commerce consiste en ce que Dieu se fait homme, grâce à quoi nous sommes divinisés) ; nous demandons non seulement de garder la foi, mais de vivre, conformément à cette foi, une vie de “dignes mœurs”.

    Bienheureux cardinal Schuster :

    La secrète rappelle d’abord que le divin Sacrifice nous met en relations si intimes avec la divinité que, tandis que nous lui offrons nos présents, celle-ci, à son tour, se donne elle-même à nous en échange. Cet état si sublime, auquel nous initie la foi, exige une fidèle correspondance de notre part, aussi supplions-nous aujourd’hui la divine clémence de nous accorder d’exprimer par nos œuvres cette dignité de fils de Dieu participant à la nature divine, dont le Sacrement nous est le gage. Alors la vérité sera en nous pleine et entière, quand, à l’image du Verbe de Dieu, nous exprimerons nous aussi la bonté et la beauté du Père.

  • Il y a 25 ans, au Tadjikistan

    Ce jour les catholiques du Tadjikistan célèbrent le 25e anniversaire de la mission créée par Jean-Paul II. AsiaNews a publié un texte du P. Carlos Avila, supérieur général de la mission, dont voici une rapide traduction.

    Le 29 septembre 1997, Sa Sainteté le pape Jean-Paul II proclame la mission sui juris au Tadjikistan, pour accorder une plus grande attention aux fidèles catholiques dans ce pays. La mission est confiée à l’Institut du Verbe incarné. Aujourd’hui, au Tadjikistan, il y a trois paroisses dédiées à saint Joseph, saint Roch et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Quatre prêtres et trois religieuses de l’Institut des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matara et quatre sœurs de Mère Teresa de Calcutta travaillent sur ce territoire. Au cours de ces 15 dernières années, Dieu nous a bénis avec quelques vocations de jeunes Tadjiks et il y a actuellement trois séminaristes, et trois jeunes filles qui ont choisi la vie religieuse.

    L’Eglise catholique du Tadjikistan existe depuis environ 40 ans. La communauté a commencé à se développer à partir de 1974 et elle eut une structure plus solide avec la construction des premiers bâtiments religieux de la capitale Douchanbé et à Kurgan Tubie dans le sud du pays. Les premiers chrétiens étaient pour la plupart des gens d’origine allemande de Russie, d'Ukraine et de Lituanie, expulsés vers le pays au cours de l'ère soviétique.

    En raison du régime communiste, la communauté du Tadjikistan fut pendant des années isolée de l'Église universelle. Ils choisirent l'allemand comme langue officielle de la liturgie, et on lui donna le nom d’« Eglise allemande ».

    Malgré l'isolement, la communauté catholique du Tadjikistan a grandi et est devenue l'une des communautés les plus importantes de l'Union soviétique. Lors de la tragique guerre civile de 1992-1993 la plupart des catholiques ont fui le pays avec les citoyens d'autres groupes ethniques. Pendant plusieurs années, les églises furent vides et sans prêtres. La communauté catholique a été maintenue en vie grâce au travail de nombreux fidèles qui ont choisi de ne pas fuir. Les sœurs de la Congrégation de Mère Teresa de Calcutta prirent soin de leur bien-être spirituel et matériel. Elles firent tout pour empêcher la disparition totale de la communauté. Pendant ces années des prêtres du Kazakhstan furent envoyés pendant de longues périodes afin d'aider les quelques catholiques tadjik. La présence des prêtres leur permit de sortir de l'isolement. La communauté catholique n'est plus « l'Eglise allemande », mais s'ouvre sur le monde. Aujourd'hui, la population s'identifie comme Église catholique, apostolique et romaine.

  • Saint Michel

    Selon la tradition orientale (Extrait du synaxaire byzantin pour la fête de la Synaxe des Archistratèges de la milice céleste, Michel et Gabriel et des autres Puissances célestes et incorporelles) :

    Le très glorieux et très lumineux Prince des Puissances célestes et incorporelles, Michel, apparaît souvent dans la Sainte Ecriture. C'est lui que Dieu envoie auprès des hommes pour leur annoncer les décrets de Sa Justice. C'est lui qui le premier est apparu au Patriarche Abraham (Gen. 12) et à sa servante Agar dans le désert, pour lui annoncer la naissance d'Ismaël (Gen. 16). Il fut envoyé auprès de Lot pour le sauver de Sodome, vouée par Dieu à la destruction (Gen. 19). Lorsque Dieu ordonna à Abraham de sacrifier son fils Isaac, afin d'éprouver son obéissance, ce fut Michel qui intervint au dernier moment pour l'arrêter (Gen. 22). Il apparut encore au Patriarche Jacob, pour le délivrer des mains meurtrières de son frère (Gen. 27:41). C'est lui qui se tenait au-devant du peuple d'Israël lorsqu'il sortit d'Egypte et le dirigeait sous la forme d'une nuée le jour et d'une lueur la nuit (Ex. 13:21). Il fut envoyé aussi au devant du devin Balaam, en route vers Balaq roi de Moab pour maudire le peuple d'Israël, et lui barra le passage en se tenant devant sa mule, une épée nue à la main (Nbr. 22:22). Quand Josué était aux pieds des murs de Jéricho, attendant un signe de Dieu pour assiéger la ville, Michel lui apparut, tenant à nouveau une épée. Comme il craignait que ce ne soit une ruse du Malin, qui sait se transformer en Ange de lumière, Josué lui demanda: « Es-tu des nôtres ou de nos adversaires ? ». Michel répondit : « C'est comme Chef de l'Armée du Seigneur que je viens maintenant », et lui ordonna de vénérer désormais le lieu qu'il venait de sanctifier par sa présence (Jos. 5:13). Sous les Juges, il vint réconforter Gédéon et l'envoya pour délivrer Israël de l'oppression des Madyanites (Jug. 6:11).

    Quand David, contrairement à l'ordre de Dieu, eut fait recenser le peuple, Michel fut envoyé par Dieu pour être l'instrument de sa colère. En un jour, il ravageât par son épée plus de soixante-dix mille hommes et il se tenait prêt à détruire Jérusalem, lorsque, ému par le repentir de David, le Seigneur l'arrêta et lui ordonna de remettre son épée au fourreau (I Chron. 21). Il se révéla plusieurs fois au Prophète Elie pour le consoler dans ses tribulations et l'envoyer en mission (I Rois 19:5, II Rois, 1:15). Lors de l'invasion du roi des Assyriens, Sénnacharib, Michel abattit en une nuit cent quatre-vingt cinq mille hommes dans le camp des envahisseurs (II Rois 19:35). C'est lui encore qui descendit du ciel et se tint au milieu de la fournaise ardente, à Babylone, avec les trois jeunes gens, en chantant avec eux les louanges du Seigneur (Dan. 3:92), et qui ferma la gueule des lions dans la fosse où avait été jeté le Prophète Daniel (Dan. 6:23).

    Les interventions salutaires du Saint Archange Michel sont en fait innombrables, aussi bien sous l'Ancienne Alliance que, plus encore, après la venue du Christ. C'est lui qui délivra les Apôtres de prison (Actes 5:19), qui fut envoyé à l'Apôtre Philippe pour baptiser l'eunuque de la reine d'Ethiopie (Act. 8:26), qui apparut au centurion Corneille et lui demanda de faire venir Saint Pierre pour le baptiser (Act. 10), qui libéra Pierre de prison (Act. 12) et frappa le roi Hérode qui voulait se faire passer pour un dieu (idem). Il apparut à Saint Paul pour le réconforter dans ses épreuves, et fut pour l'Evangéliste Saint Jean l'interprète des secrets de Dieu concernant la fin des temps, dans l'Apocalypse. C'est en effet Michel qui va engager l'ultime combat contre l'Antéchrist et le Diable, et qui les précipitera éternellement dans l'enfer (Apoc. 12:7). Et lors du Jugement dernier, il se tiendra, une balance à la main, pour peser nos actes.

     

  • Au Canada

    Le Parlement canadien a rejeté, par 203 voix contre 91, une motion qui proposait "la création d’un comité parlementaire devant déterminer si un fœtus pouvait être considéré comme un être humain".

    En fait c’est plutôt ne bonne nouvelle. Parce que la plupart des observateurs, nous dit-on, ne s’attendaient pas à ce que plus d’une quarantaine de députés appuient la motion : ils ont donc été plus du double.

    Et parce que, si le Premier ministre avait désapprouvé la motion à titre personnel, plusieurs de ses ministres l’ont soutenue, dont – et ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça… - la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose.

    La réaction n’a pas tardé : les lobbies de la culture de mort réclament sa démission, et son affiche de campagne a été détournée (elle a « voté pour criminaliser l’avortement », sic) :

    Canada

     

  • La mort de “Témoignage chrétien”

    Le journal phare (en France) de la subversion de l’Eglise est mort. Il va publier un dernier numéro pour… célébrer l’anniversaire de Vatican II. Ce serait bien si avec Témoignage chrétien disparaissait le sinistre « esprit du Concile »… Il ne faut pas rêver, mais c’est quand même un signe que le progressisme a plus que du plomb dans l’aile.

    Quant à la menace de Témoignage chrétien de « ressusciter » sous une autre forme l’année prochaine, on ne la prendra pas trop au sérieux…

    On remarque que le lendemain de la publication de cet article sur le site du journal, il n’y a toujours qu’un seul commentaire…

     

  • Saint Venceslas (Vaclav)

    Cette église où vous fûtes couronné, ô Martyr, était celle des saints Côme et Damien, dont la fête vous avait attiré vous-même au lieu du triomphe. Comme vous les honoriez, nous vous honorons à votre tour. Comme vous encore, nous saluons l'approche de cette autre solennité qu'annonçaient vos dernières paroles, au festin fratricide : « En l'honneur du bienheureux Archange Michel, buvons cette coupe, et prions-le qu'il daigne introduire nos âmes dans la paix de l'allégresse éternelle. » Toast sublime, quand déjà vous teniez en mains le calice du sang ! O Venceslas, pénétrez-nous de cette intrépidité dont l'humble douceur ne dévie jamais, simple comme Dieu à qui elle tend, calme comme les Anges à qui elle se confie. Secourez l'Eglise en nos jours malheureux : tout entière, elle vous glorifie ; tout entière, elle a droit de compter sur vous. Mais, spécialement, gardez-lui le peuple dont vous êtes la gloire ; fidèle comme il l'est à votre mémoire sainte, se réclamant de votre couronne en toutes ses luttes de la terre, les écarts pour lui ne sauraient être mortels.

    L’Année liturgique

    (En écrivant "Venceslas" dans le moteur de recherche en haut à gauche de cette page, et en cliquant sur Ok, on trouvera les notices des années précédentes, notamment le texte du « premier récit paléoslave ».)

  • La super-méga-mosquée de Strasbourg

    Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a officiellement inauguré, ce matin, la mosquée de Strasbourg, qui est (pour le moment) la plus grande de France. Le ministre a chanté « l’islam de France » devant les représentants du Maroc, du Koweit, et de l’Arabie saoudite qui ont financé plus de la moitié de la mosquée (un bon quart du financement ayant été assuré par les collectivités locales, au plus complet mépris de la loi – l’islam ne fait pas partie des religions reconnues dans le système d’Alsace-Moselle).

    Parmi d’autres sites de journaux, L’Express a reproduit la dépêche de l’AFP. On peut lire ceci à la suite :

    Avertissement de modération: Le thème de cet article est sensible. Pour éviter tout dérapage, merci de nous aider à garder la sérénité au débat en respectant soigneusement notre charte des commentaires, les points, notamment, qui portent sur la discrimination, l'islamophobie, le racisme et le respect de l'autre. Tout message y contrevenant sera systématiquement et immédiatement modéré.

    Ce mot de « modérer » m’amuse toujours par sa flagrante hypocrisie. Il s’agit évidemment de censure, mais la censure c’est pas bien.

    De fait, on ne trouve dans les commentaires aucune critique de l’islam. Toute critique de l’islam est « islamophobe » et « raciste ». La preuve, s’il le fallait, qu’il s’agit bien d’une censure, et de plus en plus d’une autocensure : celle de la dhimmitude.

    On constate d’autre part que les réponses de la rédaction de L’Express aux réactions sont rédigées par quelqu’un qui ne connaît rien à la question mais qui se pose en autorité suprême…

    Deux exemples :

    « Faut-il vous rappeler que la laïcité, telle qu'elle est définie par la loi notamment, consiste à mettre sur un pied d'égalité toutes les religions pas à nier leur existence ? »

    Or la loi dit : « La République ne reconnaît aucun culte. »

    « Rappelez-vous que Manuel Valls est ministre de l'Intérieur et des Cultes. Inaugurer des lieux de culte entre donc parfaitement dans ses attributions. »

    Or Manuel Valls n’est pas davantage ministre des Cultes que ne l’étaient ses prédécesseurs. Il n’y a pas de ministre des Cultes dans la République laïque. Il y a seulement un « bureau central des cultes » au ministère de l’Intérieur.

  • Il y a quelque chose qui m’échappe

    Lorsque Jean-Marie Le Pen avait proposé sa « république référendaire », avec un référendum chaque année du quinquennat, le dernier étant sur l’avortement après cinq ans de préparation, toute l’armée des thuriféraires des « principes non négociables » avait poussé les hauts cris : l’avortement ne peut pas être soumis à référendum, parce qu’on ne met pas aux voix ce qui relève de la loi naturelle.

    Aujourd’hui fleurissent des demandes de référendum sur le « mariage » homosexuel, qui sont complaisamment répercutées par toute la même armée des thuriféraires des « principes non négociables ». Alors même qu’ils devraient crier qu’on ne met pas aux voix ce qui relève de la loi naturelle…

    Donc ce n’était pas le référendum qui était en cause, mais la personne de Jean-Marie Le Pen ?

    C’est triste. Et il aurait été plus honnête de le dire.

  • Le beau combat de Mgr Tomasi à l’ONU

    Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à Genève, est intervenu au cours de la 21e Session du Conseil des droits de l’homme, le 24 septembre 2012, à propos d’un rapport sur la mortalité maternelle.

    Dénonçant dans le texte des « références fréquentes » aux « droits à la santé sexuelle et reproductive », le Saint-Siège souligne que « cette attention totalement déséquilibrée » ne parvient pas à « s'attaquer aux causes sous-jacentes complexes et responsables de la mortalité maternelle d'une manière intégrée et complète et d'une manière qui respecte la dignité de tous les membres de la famille ».

    En effet, rappelle l’archevêque, l’OMS donne pour causes majeures de mortalité maternelle les « hémorragies et infections après l'accouchement, l'hypertension artérielle pendant la grossesse ». En ignorant ces « problèmes de santé importants », le rapport donne une « vision biaisée » des causes de cette « urgence de santé pour les mères et les enfants », estime-t-il.

    L’OMS rapporte aussi des « faiblesses dans les infrastructures de santé, des environnements médicaux insalubre, le manque de services médicaux d'urgence, y compris d’antibiotiques et de gants chirurgicaux ». Par conséquent, un grand nombre de décès maternels sont « évitables avec des soins de santé de base, une nutrition adéquate et des soins obstétricaux compétents pendant la grossesse, l'accouchement et la période du post-partum », fait observer Mgr Tomasi.

    Le rapport voit « la gestion des grossesses non désirées, l'accès aux services d'avortement sans risque » comme un « élément majeur » pour assurer la santé de la maternité, et il promeut l'accès à la « contraception d'urgence » et à l’« avortement médicalisé », constate l’archevêque.

    Le Saint-Siège exprime donc sa « vive inquiétude » car ce rapport semble donner à l'avortement « la priorité sur des interventions urgentes visant à sauver la vie des mères et des enfants », dénonce Mgr Tomasi.

    Réaffirmant que « la vie humaine commence au moment de la conception » et qu’elle doit être « défendue et protégée », le Saint-Siège plaide au contraire pour « des soins prénataux appropriés, la détection de la violence domestique, la gestion des ruptures prématurées des membranes, la gestion des grossesses prolongées, la prévention et la gestion des hémorragies post-partum, des césariennes et des soins post-partum ».

    En outre, le Saint-Siège « ne considère pas l'avortement comme une dimension de la santé reproductive », pas plus qu'il n’approuve « toute forme de législation qui accorde une reconnaissance juridique à l'avortement », qui est « l'antithèse même des droits de l’homme ».

    A ce titre, Mgr Tomasi réfute l’affirmation selon laquelle « le manque d’avortement «légal» » serait une « cause de mortalité maternelle ». Pour l’archevêque, elle est « sans fondement » et l’on trouve sa preuve contraire dans un rapport de l’OMS de 2010 : en 2008, trois pays – Guyane, Éthiopie et Népal – qui ont légalisé l’avortement, ont eu un nombre « significativement plus élevé de décès maternels pour 100.000 naissances », que trois autres pays de leurs régions respectives – Chili, île Maurice et Sri Lanka – qui ne permettaient pas l'avortement.

    (Zenit)

  • Une grande leçon de liturgie

    Par le pape Benoît XVI, hier. Petits extraits :

    En commençant, en effet, par le thème de la « liturgie », le concile a mis très clairement en lumière le primat de Dieu, sa priorité absolue. Dieu, avant tout : c’est justement ceci qui nous explique le choix conciliaire de partir de la liturgie. Là où le regard sur Dieu n’est pas déterminant, toute autre chose perd son orientation. Le critère fondamental pour la liturgie est son orientation vers Dieu, pour pouvoir ainsi participer à son œuvre.

    Lorsque saint Benoît parle, dans sa « Règle », de la prière des psaumes, il indique ceci aux moines : mens concordet voci, « que l’esprit soit en accord avec la voix ».

    Le saint enseigne que dans la prière des psaumes, les paroles doivent précéder notre esprit. Habituellement, cela ne se passe pas ainsi, nous devons d’abord penser, puis ce que nous avons pensé se transforme en parole. Ici au contraire, dans la liturgie, c’est l’inverse, la parole précède. Dieu nous a donné la parole et la sainte liturgie nous offre les paroles : nous devons entrer à l’intérieur des paroles, dans leur signification, les accueillir en nous, nous mettre nous-mêmes en syntonie avec ces paroles ; ainsi nous devenons enfants de Dieu, semblables à Dieu.

    Chers amis, nous célébrons et nous ne vivons bien la liturgie que si nous restons dans une attitude de prière, et non pas si nous voulons « faire quelque chose », nous faire voir ou agir, mais si nous orientons notre cœur vers Dieu et si nous restons dans une attitude de prière en nous unissant au mystère du Christ et au colloque du Fils avec le Père.

  • Saints Côme et Damien

    Les saints anargyres, comme les appellent les orientaux (« sans argent », parce que ces médecins soignaient gratuitement) furent martyrisés sous Dioclétien. Au temps des croisades, des reliques des deux saints sont apportées à Paris. Une église portant leurs noms est édifiée vers 1210 pour recevoir ces reliques. En 1255, saint Louis y érigera la confrérie des saints Côme et Damien. Une église plus grande est construite à la place de la précédente en 1427, et elle devient le centre religieux de l’académie de chirurgie. Cette église, détruite en 1836, était située… rue de l’Ecole de médecine.

    Les reliques furent transférées à Notre-Dame, et chaque 27 septembre le clergé de Notre-Dame faisait une procession dans l’île de la Cité.

    D’autre part, à la fin du XIIe siècle, Jean de Beaumont, seigneur de Luzarches, avait lui aussi rapporté de Terre Sainte des reliques des saints anargyres. En 1180 il fonde une basilique placée sous le vocable de saint Côme, dans l’enceinte du château du même nom. L’église paroissiale, qui était l’église Saints Côme et Damien depuis au moins le VIIIe siècle, devient l’église Saint-Damien. « En 1320, explique le site des Amis de l’église de Luzarches, les corporations des médecins, chirurgiens et pharmaciens de Paris et de Luzarches se réunissent, sous le patronage de ces saints guérisseurs, en une seule confrérie de piété dont les membres s'engageaient à consulter gratuitement le premier lundi de chaque mois. Elle se perpétue à Luzarches jusqu'à la fin du XIXe siècle. »

    Après « la désaffectation de cette collégiale en 1790 », comme l’écrit le site sans sourciller (et sa destruction puisqu’il n’en subsiste que trois arcades), l’église paroissiale retrouve son double parrainage.

  • « Racisme anti-blanc »

    Par une de ces subites illuminations qui frappent les anciens membres du pouvoir rejetés dans l’opposition, Jean-François Copé découvre le racisme anti-blanc.

    Les réactions sont significatives. On ne cherche pas à savoir si ce que dit Copé est vrai ou non, on l’accuse de reprendre le discours du Front national. Et comme le Front national ne dit que des horreurs, parler de racisme anti-blanc est une horreur.

    Il y a eu pourtant, même dans Le Monde, des reportages qui ne laissaient aucun doute sur la réalité du fait, et qui soulignaient explicitement l’existence du racisme anti-blanc. Mais il y a des tabous politiques qui restent tabous même si pour tout le monde c’est une évidence.

    C’est ainsi que la description d’un fait devient, dans le langage politicien, un gros mot…

  • Beurk

    Le Parlement européen a publié la liste des cinq nommés de cette année pour le « Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit ». Parmi eux, les trois jeunes femmes des Pussy Riot condamnées à deux ans de prison pour leur intrusion sacrilège dans la cathédrale orthodoxe de Moscou.

    Les nommés l’ont été hier au cours d’une réunion conjointe des commissions des Affaires étrangères, du développement, et des droits de l’homme.

    Le Vert allemand Werner Schultz a fait l’éloge de ces jeunes femmes qui ont « mis en lumière et protesté contre un système autocratique, avec courage, créativité et force intérieure » (sic). Il a ajouté qu’elles avaient réussi à « attirer l’attention internationale sur un Etat qui s’éloigne de plus en plus des valeurs occidentales ».

    Les valeurs occidentales, c’est donc l’antichristianisme virulent et l’anarchie.

  • Madonna dans le texte

    Dans la vidéo d'un concert mise en ligne mardi :

    « Aujourd'hui c'est si surprenant et incroyable de penser que nous avons un Afro-Américain à la Maison Blanche… Est-ce que je suis avec vous ? Est-ce que vous êtes avec moi ? … Donc vous feriez mieux d'aller voter pour... Obama, hein ? … Pour le meilleur ou pour le pire, d'accord, on a un musulman noir à la Maison Blanche. C'est quand même pas rien ! Ça veut dire qu’il y a de l’espoir dans ce pays ! Obama défend les droits des homosexuels, alors soutenez-le ! »

    Interrogée sur ces propos, elle explique qu'elle voulait faire de l'humour en désignant Obama comme un « musulman noir ». Et « défenseur des homosexuels », c’est de l’humour aussi ?

    A ce propos, on ironise sur ces Américains demeurés qui sont paraît-il de plus en plus nombreux à penser que leur président est musulman alors que, nous affirme-t-on, tous les gens sensés savent qu’il est « de confession chrétienne ».

    Ce que l’on peut voir, de façon strictement objective, est que le prénom « Barack Hussein » est un prénom musulman. Et que lorsqu’un musulman se convertit au christianisme, il change de prénom pour prendre un prénom chrétien, ou il ajoute un prénom chrétien à son prénom musulman pour montrer qu’il a changé de religion. Il est certain qu’on ne peut pas être baptisé sous le nom de Hussein, petit-fils de Mahomet. (Quant à Barack, c’est un diminutif de Moubarak : béni, et ce mot arabe dans un pays non arabophone est forcément musulman. Sinon ce serait Benedict.)

  • Suisse : l’antiracisme islamophile en échec

    Au moment de la campagne pour la votation contre les minarets, la Fondation contre le racisme et l'antisémitisme avait reproduit sur son site, sous le titre « Racisme verbal », des propos de Benjamin Kasper, président des Jeunes UDC de Thurgovie. Celui-ci avait déclaré dans un discours qu' « il était temps de mettre fin à l'extension de l'islam ». Il avait affirmé que « la culture suisse, dont le fondement est le christianisme, ne devrait pas se laisser supplanter par d'autres cultures », et qu’un signe symbolique comme l'interdiction des minarets constituait un moyen d'affirmer sa propre identité.

    Benjamin Kasper avait porté plainte. Le tribunal cantonal de Thurgovie lui avait donné raison. Le lobby antiraciste avait fait appel devant le Tribunal fédéral. Celui-ci a confirmé le jugement cantonal.

    « Celui qui se prononce, sans jugement de valeur, contre l'extension de l'islam en Suisse n'est pas raciste. (…) La seule mise en évidence d'une différence entre deux individus ou groupes ne constitue pas encore du racisme. Il n'y a racisme que lorsque la différence est utilisée en même temps pour dénigrer la victime et que la mise en exergue de la différence n'est en définitive qu'un moyen pour présenter la victime de manière négative et violer sa dignité. »

    Benjamin Kasper, poursuit le Tribunal fédéral, avait opposé le christianisme à l'islam, expliquant que sa religion était digne d'être protégée et défendue. Il n'en ressort ni une dévalorisation des disciples de l'islam, ni un rabaissement général des musulmans.

    En revanche, en qualifiant ces propos de « racisme verbal », la Fondation contre le racisme et l'antisémitisme a porté une atteinte civile illicite à l'honneur de Benjamin Kasper.

    (NB - On trouvera le texte de l'arrêt sur le site du Tribunal fédéral, mais seulement en allemand.)

  • « Je suis citoyen français »

    Abdallah Zekri,  président de l’Observatoire des actes islamophobes, dans l’émission Mots Croisés du 24 septembre sur France 2 :

    « Je suis citoyen français, mais je suis également algérien parce que j’aime mon pays. »

    « Je suis citoyen français (…) vous avez occupé l’Algérie pendant 132 ans. »

    (via FDesouche)

  • « Tous pour le mariage »

    Pour répondre au soi-disant « mariage pour tous », une pétition parrainée notamment par quatre évêques.

  • Conforta me Rex, Sanctorum principatum tenens

    ℟. Conforta me Rex, Sanctorum principatum tenens: * Et da sermonem rectum, et bene sonantem in os meum.
    ℣. Domine Rex universae potestatis converte consilium eorum super eos.
    ℟. Et da sermonem rectum, et bene sonantem in os meum.

    Conforte-moi, Roi, qui règnes sur les saints, et donne à ma bouche une parole droite, et qui sonne bien. Seigneur Roi de toute puissance, retourne leurs desseins sur eux-mêmes. Et donne à ma bouche une parole droite, et qui sonne bien.

    Les formules de ce répons viennent sans doute de la prière d’Esther, au chapitre 14 du livre d’Esther selon la Vulgate (où l’on trouve l’expression du verset « converte consilium eorum super eos »), au chapitre 4 selon la Septante. Dans une ancienne version latine qui serait différente à la fois de la Septante et de la Vulgate…

    On peut constater que la formule du répons proprement dit se retrouve dans le rite mozarabe et dans le rite lyonnais, comme début de la prière que dit le célébrant à voix basse avant de proclamer l’évangile : « Conforta me Rex, Sanctorum summum tenens principatum, et da sermonem rectum, et bene sonantem in os meum, ut placeam tibi et omnibus circumstantibus. Dominus sit in corde meo… »

  • Culture norvégienne

    Le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg a remanié son gouvernement. Il a nommé ministre de la Culture Hadia Tajik, une musulmane de 29 ans d’origine pakistanaise.

    « Elle a déjà annoncé son programme pour l’avenir proche, affirmant que la diversité culturelle doit être une partie intégrante de la vie quotidienne norvégienne. »

    (Mooslym, via FDesouche)

     

  • 150 catholiques pris en otage en Syrie

    Quelque 150 habitants du village grec-catholique de Rableh, qui ramassaient des pommes, ont été pris en otage.

    Abou Fadel, père de l’une des victimes, contacté par Fides, raconte qu'hier, 24 septembre, la population du village a entendu des coups de feu et des rafales ; « après quoi, nous nous sommes rendus sur place pour voir ce qui se passait. Nous avons vu de nombreux fourgons et des pick-up qui ont emmené les personnes. Il ne restait plus dans les champs que les cagettes contenant les pommes récoltées ». Abou Fadel indique que « cette région est depuis des mois complètement sous le contrôle de bandes armées qui y font la loi ».

    Addendum

    Le 25 septembre, alors que l'on venait de retrouver les corps de trois chrétiens qui avaient été enlevés dans un village voisin, 130 autres personnes de Rableh étaient enlevées. Peu après, les ravisseurs relâchaient les femmes du premier "lot". Puis tous les otages ont été libérés. Le patriarche grec-catholique Grégoire III, qui s'était aussitôt occupé de l'affaire, indique que les otages ont pu être libéré grace au dialogue et aux amitiés locales. Les ravisseurs rôdaient autour du village depuis une vingtaine de jours. Selon l'Eglise grecque-catholique, leur objectif est d'attiser la haine entre communautés chrétiennes et musulmanes pour transformer la crise syrienne en une guerre confessionnelle.

  • Dominator Domine cælorum et terræ

    ℟. Dominator Domine cælorum et terræ, Creator aquarum, Rex universæ creaturæ: * Exaudi orationem servorum tuorum.
    ℣. Tu Domine, cui humilium semper et mansuetorum placuit deprecatio.
    ℟. Exaudi orationem servorum tuorum.

    Souverain Seigneur des cieux et de la terre, Créateur des eaux, Roi de toute créature, exauce la prière de tes serviteurs. Toi, Seigneur, à qui a toujours plu la supplication des humbles et des doux, exauce la prière de tes serviteurs.

    Ce répons est formé d’expressions des versets 17 et 16 du chapitre 9 du livre de Judith. Avec, comme dans celui que je reproduisais hier, la formule « exauce la prière de tes serviteurs ». Le mot « Dominator », absent de la Vulgate, laisse entendre qu’il s’agit encore ici d’une antique antienne traduite de la Septante (dont le texte est ici extrêmement proche de la Vulgate). On remarque aussi l’expression « créateur des eaux », unique dans la Bible ; et le mot grec traduit par creator est celui qui vient d’un verbe dont le sens est « fonder », et non du verbe qui veut dire « faire », comme c’est habituellement le cas.

  • Cachez ce Qatar ?

    Reuters :

    « Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a approuvé la semaine dernière la création d'un fonds à capitaux qataris pour les zones françaises paupérisées d'au moins 100 millions d'euros, croit savoir Libération lundi. »

    Mais le ministre n’en a rien dit à personne.

    Mais il est vrai que c’est comme ça qu’on conçoit la démocratie au Qatar.

  • Ayrault dit vraiment n’importe quoi

    Dans une variation sur la rengaine « si vous n’acceptez pas le nouveau traité ce sera l’apocalypse », Jean-Marc Ayrault a mis en garde les parlementaires de gauche qui refusent de ratifier le traité budgétaire en disant que « la conséquence logique de leur démarche, c'est la sortie de l'euro ».

    C’est totalement absurde. Le traité en question n’est même pas un traité de l’Union européenne. Il a déjà été ratifié par 8 pays de la zone euro et 5 qui n’appartiennent pas à la zone euro. Il entrera en vigueur le 1er janvier 2013 si 12 pays de la zone euro l’ont ratifié d’ici là. Si ce n’est pas le cas, il n’entrera pas en vigueur. Point final.

    En outre, ce psychodrame est ridicule puisque la droite votera la ratification du traité signé par Sarkozy…

  • L’amour du prophète

    Pour se concilier l’opinion publique islamiste, le gouvernement pakistanais avait fait du vendredi 21 septembre un jour férié (c’est le dimanche qui est férié au Pakistan), « journée pour l’amour du prophète ».

    Les émeutes à Islamabad ont fait 23 morts et 200 blessés. Six banques, quatre cinémas, deux restaurants et de nombreux véhicules ont été incendiés.

  • Au Nigeria

    Un attentat suicide devant une église catholique à Bauchi, capitale de l’Etat du même nom, dans le nord du Nigeria, a fait trois morts (dont le kamikaze), et 48 blessés. Une voiture munie d’une bombe a foncé sur les fidèles qui se faisaient contrôler pour pouvoir entrer dans l’église…

    Le mode opératoire est celui de Boko Haram.

  • Les bénédictins de l’Immaculée

    « Nous sommes cinq et attendons quatre autres “regardants”. La communauté s’agrandit, Deo gratias ! Mais, avec la présence irrégulière de deux ou trois hôtes, la place vient à manquer. (…) Providentiellement la maison contiguë à la nôtre a été mise en vente. Elle nous donnerait 3 cellules un grand réfectoire et une cuisine convenable. (…) L’achat s’élève à 95.000 euros, les travaux à 40.000. Nous adressons un appel à tous ceux qui ne sont pas trop touchés par la crise économique et qui peuvent encore nous aider. Merci de tout cœur même pour la petite obole que vous pourrez apporter. Que Dieu vous bénisse ! »

  • Le bienheureux P. Louis Brisson

    Le pape, hier, après l’Angélus, aux « pèlerins francophones » : :

    Hier, je me suis uni spirituellement à la joie des fidèles du diocèse de Troyes rassemblés pour la béatification du Père Louis Brisson, fondateur des Sœurs Oblates et des Oblats de saint François de Sales. Puisse l’exemple du nouveau Bienheureux éclairer votre vie ! Il disait : « J’ai besoin de Dieu, c’est une faim qui me dévore. » Comme lui, apprenez à avoir faim de Dieu et à recourir sans cesse à lui avec confiance.

  • Adonai Domine Deus magne et mirabilis

    ℟. Adonai Domine Deus magne et mirabilis, qui dedisti salutem in manu feminae: * Exaudi preces servorum tuorum.
    ℣. Benedictus es Domine, qui non derelinquis præsumentes de te, et de sua virtute gloriantes humilias.
    ℟. Exaudi preces servorum tuorum.

    Adonaï, Seigneur Dieu, grand et merveilleux, qui a apporté le salut par la main d’une femme, exauce les prières de tes serviteurs. Tu es béni, Seigneur, toi qui n’abandonnes pas ceux qui présument de toi, et qui humilie ceux qui se glorifient de leur puissance ; exauce les prières de tes serviteurs.

    La première partie du répons semble provenir d’une ancienne version latine du livre de Judith. On y retrouve plus ou moins des éléments des versets 7 et 16 du chapitre 16 selon la Vulgate. Mais la deuxième partie du répons est une formule ecclésiastique, et le verset est tiré du verset 15 du chapitre 6 de Judith selon la Vulgate. Le répons existe comme antienne, au Magnificat des vêpres de samedi dernier, et comme antienne des Rogations dans l’ancienne liturgie gallicane, d’où la conclusion « Exaudi preces servorum tuorum ». Le répons serait donc constitué d’une antienne gallicane, à laquelle on ajouta un verset tiré de la Vulgate (cf. l’étude de Ruth Steiner).

  • 17e dimanche après la Pentecôte

    Autrefois, il y a très longtemps, le dimanche qui suit celui-ci était appelé « premier dimanche après la saint Michel ». Et ce 17e dimanche marquait le début des festivités de la saint Michel. On n’y trouve plus trace dans la liturgie, parce que l’offertoire a été amputé de ses versets. Voici l’offertoire du 17e dimanche dans sa version complète (et en illustration tel qu’on le trouve noté dans un manuscrit de Saint-Gall d'environ 1050).

    Oravi Deum meum ego Daniel, dicens : Exaudi, Domine, preces servi tui : illumina faciem tuam super sanctuarium tuum : * et propitius intende populum tuum, * super quem invocatum est nomen tuum, Deus.

    ℣. I Adhuc me loquente et orante et narrante peccata mea et delicta populi mei Israel * super quem invocatum est nomen tuum, Deus.

    ℣. II Audivi vocem dicentem mihi : Daniel, intellige verba, quæ loquor tibi, quia ego missus sum ad te. Nam et Michael venit in adjutorium meum. * Et propitius intende populum tuum * super quem invocatum est nomen tuum, Deus.

    J'ai prié mon Dieu, moi Daniel, disant : Seigneur, exaucez les prières de votre serviteur : faites briller votre face sur votre sanctuaire, et regardez miséricordieusement ce peuple sur lequel votre Nom a été invoqué, ô Dieu !

    ℣. I Comme je parlais encore et priais, et disais mes péchés et les fautes d'Israël mon peuple, sur lequel votre Nom a été invoqué, ô Dieu !

    ℣. II J'entendis une voix qui me disait : Daniel, comprends les paroles que je t'adresse, parce que je suis envoyé vers toi, et voici que Michel même est arrivé à mon secours. Et regardez miséricordieusement ce peuple sur lequel votre Nom a été invoqué, ô Dieu !

     

    offertoire.jpg

     

  • A Benghazi

    Il y a (au moins) trois façons de raconter ce qui s’est passé hier à Benghazi.

    1 - Il y a la façon des incurables thuriféraires des printemps arabes :

    Hier, à Benghazi, le peuple, avec à sa tête les jeunes qui ont mené la révolution contre Kadhafi, a manifesté contre les milices islamistes, et, joignant le geste à la parole, a chassé la milice Ansar al Charia (accusée de l’attaque de l’ambassade américaine) de son quartier général, et de la ville.

    2 – Il y a la façon de ceux qui recherchent une information un peu plus crédible (le QG d’Ansar al Charia étant l’ancien super-bunker de Kadhafi à Benghazi, défendu par des blindés, on n’imagine pas de braves manifestants s’en emparer) :

    Hier, à Benghazi, le très fragile pouvoir libyen a marqué un point en profitant d’une manifestation populaire pour reprendre le quartier général d’Ansar al Charia, avec l’appui de ses avions et de ses hélicoptères.

    3 – Il y a la façon peut-être trop désabusée (ou caricaturale) mais qui risque fort d’être la plus proche de la vérité :

    Hier, à Benghazi, on a assisté à un nouvel épisode de la lutte entre les factions rivales. La Libye, comme certains l’avaient prévu, glisse dans une situation à la somalienne.