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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2551

  • Retour sur la décision 6

    Je constate que certains ne comprennent pas ce que j’ai voulu dire à propos de la décision 6 du rapport Attali.

    Je vais essayer d’être plus clair.

    La décision 6 institue, sous l’appellation de « droits à l’école », ce que l’on appelait jusqu’ici le « coupon scolaire » ou le « chèque scolaire ». Il s’agit de donner aux parents l’équivalent de ce que coûte à l’Education nationale l’enseignement d’un enfant, et les parents donnent cet argent à l’école de leur choix. Il ne s’agit pas d’argent que les parents pourraient se mettre dans la poche, mais d’un « bon » qui représente cet argent. C’est pourquoi il vaut mieux parler de « coupon » que de « chèque », ou, comme le rapport Attali, de « droits à l’école », car c’est de cela en effet qu’il s’agit.

    Le coupon scolaire est la garantie d’une totale liberté de l’enseignement. Par un renversement diabolique (que presque personne ne semble voir), le rapport Attali en fait une garantie de suppression des libertés scolaires, et l’expression « droits à l’école » prend un sens très particulier.

    Les parents reçoivent des « droits à l’école » pour leur enfant. Cela leur donne donc le droit (et les moyens qui vont avec) d’envoyer leur enfant dans l’école de leur choix, à condition qu’il s’agisse d’une école publique, ou d’une école privée qui respecte scrupuleusement les mêmes programmes que l’école publique et la même idéologie que l’école publique (ce que le rapport appelle les « valeurs républicaines » : stricte « laïcité », promotion de la culture de mort, etc.).

    On ne donne pas aux parents de « droits à l’école » pour une école qui n’est pas habilitée à recevoir ce coupon. Le fait d’appeler le coupon scolaire « droits à l’école » implique logiquement que l’enfant n’a pas le droit d’aller dans une autre école que l’une de celles qui peuvent recevoir ses « droits ».

    Il est possible (mais ne n’est pas sûr) que dans un premier temps on tolère que des parents mettent à la poubelle les « droits à l’école » de leurs enfants et paient de leurs deniers une école non conventionnée.

    Mais les gestes ont un sens, les mots ont un sens.

    Je mets à la poubelle les droits à l’école de mon enfant, ce coupon qui me donne les moyens d’assurer sa scolarité…

    Psychologiquement, c’est extrêmement différent de la situation actuelle, où des parents disent : bon, je paie des impôts pour l’Education nationale, mais je fais le sacrifice de payer en plus l’école de mes enfants. Et ce n’est même pas ce que peuvent se dire ceux qui ne paient pas d’impôts… De toute façon les deux attitudes sont déconnectées. Je ne sais pas combien je paie d’impôt pour l’Education nationale, mais je sais ce que je paie à l’école. Là, je saurai ce que j’ai entre les mains, et qu’on me permet peut-être de mettre héroïquement à la poubelle.

    Cela ne concerne que les actuelles écoles hors contrat, qui sont une infime minorité : il est donc possible qu’on les tolère, en se disant qu’elles disparaîtront d’elles-mêmes, ou qu’elles deviendront tellement marginales qu’il sera inutile de faire un esclandre en les interdisant, c’est-à-dire en obligeant les parents à utiliser les « droits à l’école ». Mais, encore une fois, la logique de la décision 6 est bien que les parents utilisent obligatoirement les droits à l’école.

    L’immense majorité des enfants qui ne sont pas à l’école publique sont dans des écoles privées sous contrat d’association. Ce qui n’existe plus selon la décision 6. Ces écoles devront se transformer en « écoles privées conventionnées », et ce conventionnement « devra être très strict sur la nature des enseignements et le respect des valeurs de la République », en premier lieu la « laïcité ». Toute discussion, notamment, sur le caractère catholique de l’école catholique n’a plus aucun sens. Les écoles privées ne seront conventionnées que si elles sont les mêmes que les écoles publiques (avec éventuellement de meilleurs professeurs et de meilleures méthodes de travail : la décision 6 vise à une émulation entre écoles identiques sur le plan des « valeurs »).

    En résumé, j’ai peut-être été un peu lapidaire dans ma première réaction, mais la logique de la décision 6 est bien celle que j’ai dite.

    Et je ne comprends donc toujours pas que les tenants de l’école libre (et d’abord de l’école catholique sous contrat) ne dénoncent pas avec vigueur cette menace majeure.

    Attendre, pour réagir, que la décision 6 devienne éventuellement un projet de loi (car on n’y croit pas) est une attitude irresponsable. Il sera évidemment trop tard : vous n’êtes pas pris au dépourvu, c’était noir sur blanc dans le rapport Attali, dont le président de la République a dit qu’il l’appliquerait. Vous n’avez soulevé aucune objection à l’époque. Maintenant, vous n’avez plus que le droit de vous taire.

  • Ubi est Abel frater tuus ?

    Ubi est Abel frater tuus ? dixit Dominus ad Cain. Nescio, Domine, numquid custos fratris mei sum ego ? Et dixit ad eum : Quid fecisti ? Ecce vox sanguinis fratris tui Abel clamat ad me de terra. Maledictus eris super terram, quæ aperuit os suum, et suscepit sanguinem fratris tui de manu tua. Ecce vox sanguinis fratris tui Abel clamat ad me de terra.

    Où est Abel ton frère ? demanda le Seigneur à Caïn. Je ne sais pas, Seigneur... Suis-je le gardien de mon frère ? Et il lui dit : Qu’as-tu fait ? Voici que la voix du sang de ton frère Abel crie vers moi depuis la terre. Tu seras maudit sur la terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir le sang de ton frère, versé par ta main.

  • La pilule fait des miracles

    Selon une étude publiée par The Lancet, la pilule contraceptive a permis de prévenir 100.000 morts par cancer des ovaires et 200.000 cas dans le monde depuis qu’elle existe.

    L’étude ne cache pas que si la pilule a un effet « protecteur » vis-à-vis du cancer des ovaires, elle accroît le risque de cancer du sein et du col de l’utérus, et elle a d’importantes contre-indications. Mais peu importe, l’étude porte sur le cancer de l’ovaire, et il faut un « plus large accès » à ce « puissant agent préventif du cancer ». Car un recours généralisé à la pilule réduirait les cas de cancer de l’ovule de 12 à 8 pour mille en 75 ans dans les pays riches, et la mortalité de 7 à 5 pour mille.

    L’étude omet de dire qu’un vrai recours généralisé à la pilule aboutirait à coup sûr à la fin de tout cancer : par extinction de l’espèce humaine.

  • Quand Jouyet casse Sarkozy

    Dans des déclarations au Figaro, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet s’en prend violemment au projet d’union euro-méditerranéenne de Nicolas Sarkozy. En fait, il se fait simplement le porte-parole des maîtres de l’Union européenne, et de Mme Merkel. (Rappelons qu’il fut le directeur de cabinet du président de la Commission européenne Jacques Delors). Rien de nouveau, donc, dans ses propos, à cela près qu’ils émanent d’un secrétaire d’Etat du gouvernement français, censé défendre le grand projet de Nicolas Sarkozy...

    « Si, à l'occasion de notre réunion qui sera organisée sur la Méditerranée , les 13 et 14 juillet à Paris, nous donnons l'impression à nos partenaires, notamment allemands, de vouloir privilégier une union à côté d'une autre, nous aurons beaucoup de mal à conserver la crédibilité de la présidence française. Nous sommes placés devant un choix stratégique : soit nous privilégions une présidence française ambitieuse, assurant la nécessaire continuité des dossiers européens, tout en donnant les impulsions nécessaires. Soit nous considérons que l'Union méditerranéenne, en soi, est plus importante que tout le reste. Mais à ce moment-là, nos partenaires pourraient nous demander de choisir. »

    « Les Allemands sont très sensibles au principe d'une concertation en amont, avant tout effet d'annonce. Or nous avons tendance à faire des annonces le matin et vouloir les réaliser le soir. Il ne faudrait pas qu'on se mette à construire un projet à côté ou en dehors de l'UE, ce qui constituerait un très grave point d'achoppement. Nous devons veiller à ne prendre aucune décision stratégique dans ce domaine sans que tous nos partenaires soient associés. »

    Nul doute que le président de la République appréciera spécialement le propos sur la « tendance à faire des annonces le matin et vouloir les réaliser le soir »...

  • Nouvelle campagne pour l’euthanasie

    Le lobby de l’euthanasie, qui prétend promouvoir le « droit de mourir dans la dignité », a lancé mercredi une nouvelle campagne. Elle ne paraît pas avoir rencontré un grand écho médiatique, mais elle montre que la détermination des activistes de l’euthanasie est sans faille. Il s’agit notamment d’inonder les députés de cartes postales préimprimées par l’ADMD.

    Le blog e-deo reproduit le communiqué de la « Life Parade » sur le lancement de cette campagne, avec notamment les députés Huguette Martinez (UMP) et Noël Mamère. Une militante de la « Life Parade » a voulu intervenir au cours de la « réunion publique ». On lui a aussitôt coupé la parole.

    Je cite e-deo et non directement le site de la « Life Parade » parce que je ne supporte pas que des Français, pour avoir l’air moderne, cool et branché, se donnent un nom anglais, et parce que dans une autre note, rappelant opportunément que les propagandistes de l’euthanasie opèrent de la même façon, avec les mêmes mensonges, que naguère les propagandistes de l’avortement, ce blog cite le texte de la carte postale.

    Comme par hasard, France 2 a rediffusé jeudi soir “Le choix de Jean“, un « docu-film » clairement en faveur de l’euthanasie. Lors de sa première diffusion, en 2005, le blog de Palliatif.org soulignait que ce film avait été voulu par l’ADMD et la société suisse Exit (d’aide au suicide) comme un outil de propagande pour peser dans le débat autour de la loi Léonetti et des projets de « loi Vincent Humbert ».

  • Attentat à Beyrouth

    Un attentat à la bombe, dans un quartier chrétien de Beyrouth, a  fait cinq morts, dont le capitaine Wissam Eid, haut responsable des services de renseignement au sein des Forces de sécurité intérieure, et 42 blessés.

    Selon un ancien membre de la commission d'enquête internationale sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, en 2005, dans lequel la Syrie est mise en cause, "Eid avait fourni des informations" à la commission.

  • Gaza : les Eglises dénoncent une « punition collective illégale »

    Les patriarches et autres chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem ont lancé un appel pour « mettre fin au siège de Gaza », « au nom de Dieu », parce qu'« un million et demi de personnes sont emprisonnées sans nourriture ni médicaments ». 800.000 personnes sont sans électricité. « C'est une punition collective illégale, un acte immoral de violation du droit humanitaire et naturel, tout comme du droit international. Cela n'est plus tolérable. Le siège de Gaza doit prendre fin immédiatement. » « Nier aux enfants et aux civils les produits de base n'est pas un moyen pour garantir la sécurité, mais plutôt pour détériorer ultérieurement la situation dans la région et la rendre encore plus dangereuse. »

    Exhortant « la communauté internationale et l'Union européenne à agir », ils demandent aussi aux chefs palestiniens de « s'unir pour mettre fin aux controverses internes pour le bien du peuple de Gaza ». Et ils disent aux miliciens palestiniens : « Tant que les tirs de roquettes sur Israël ne cesseront pas, vous encouragerez l'opinion publique qui vit hors de cette terre à penser que ce siège est justifié ».

    Face aux croissantes pressions internationales, le gouvernement israélien a légèrement atténué le blocus, permettant l’entrée d’une quantité limitée de gasoil et de médicaments pour les hôpitaux et les services d'urgence.

    A la frontière égyptienne, c’est la confusion la plus totale. L’Egypte avait annoncé que la frontière serait fermée à 13h. De nombreux Palestiniens sont retournés chez eux, les bras chargés de ce qu’ils ont pu acheter en Egypte. Mais d’autres continuaient de quitter Gaza...

    Addendum. Des activistes palestiniens ont détruit un nouveau pan du mur frontalier avec l'Egypte. Les policiers égyptiens déployés sur place ne sont pas intervenus.

  • Oui, Attali a programmé la fin de toute liberté scolaire

    J’ai été stupéfait de voir que personne ne relevait (voir ma note de mercredi) que la « décision 6 » du rapport Attali condamnait l’école catholique en ce qu’elle peut avoir de catholique, interdisait les écoles hors contrat et l’école à la maison. Comme il y a dans la blogosphère catholique des gens beaucoup plus attentifs que moi, et beaucoup plus « sensibles » que moi, à ces questions-là, j'en suis venu à me demander si je n’avais pas commis une erreur d’interprétation. Mais je ne voyais pas où.

    Or voici que Jeanne Smits confirme mon interprétation, dans Présent de ce jour. Elle remarque elle aussi que cette « véritable bombe » est passée inaperçue, et surtout elle était à la présentation du rapport. La confirmation de mon interprétation est donc confirmée par l’auteur du rapport lui-même :

    « Véritable bombe passée inaperçue, le rapport Attali propose l’instauration de « droits à l’école » – en clair : le bon scolaire ou le chèque éducation – (décision 6), expérimentale dans un premier temps (décision 153). La gueule enfarinée, j’ai posé la question qui fâche : « Où commencera l’expérimentation, et les parents qui choisissent les écoles hors contrat pourront-ils en bénéficier ? » Le visage d’Attali se ferme, sa voix devient blanche : On commencera dans les banlieues défavorisées. (…) Quant aux écoles hors contrat, certainement pas. Seules sont concernées les écoles privées sous contrat, qui respectent strictement les programmes officiels, et, surtout (pause…) la laïcité ! » C’est le comble de la tromperie : par le biais du chèque scolaire, c’est un verrouillage complet de l’enseignement qui se mettra en place, le peu de liberté étant d’abord réservé aux banlieues… ethniques. »

    Lundi dernier, lors de l'audience accordée aux membres de l'assemblée plénière de la Congrégation pour l'éducation catholique, le pape Benoît XVI a rappelé :

    « Depuis toujours, le secteur de l'éducation est particulièrement cher à l'Eglise, appelée à faire sienne la sollicitude du Christ. La Tradition a vu dans l'enseignement - et plus généralement dans l'éducation - une manifestation concrète de la miséricorde spirituelle, qui est une des premières œuvres d'amour que l'Eglise a la mission d'offrir à l'humanité ».

  • Pour une « info-éthique »

    Extrait du message de Benoît XVI pour la 42e Journée mondiale des communications sociales :

    Aujourd'hui, de façon toujours plus marquée, la communication semble avoir souvent la prétention non seulement de représenter la réalité, mais de la déterminer grâce au pouvoir et à la force de suggestion qu’elle possède. Il arrive par exemple que, dans certaines situations, les médias soient utilisés non pas pour remplir correctement leur rôle d'information, mais pour "créer" les évènements eux-mêmes. Cette périlleuse mutation de leur fonction suscite la préoccupation de nombreux pasteurs. Parce qu'il s'agit évidemment de réalités qui pèsent profondément sur toutes les dimensions de la vie humaine (morales, intellectuelles, religieuses, relationnelles, affectives, culturelles), mettant en jeu le bien de la personne, il faut réaffirmer que tout ce qui est techniquement possible n’est pas éthiquement praticable. L'impact des moyens de communication sur la vie de l'homme contemporain pose donc des questions que l’on ne peut éluder, et qui demandent des choix et des réponses qui ne peuvent être renvoyés à plus tard.

    Le rôle que les moyens de communication sociale ont joué dans la société doit désormais être considéré comme partie intégrante de la question anthropologique, qui apparaît comme un défi crucial du troisième millénaire. De manière identique à ce qui se passe dans le domaine de la vie humaine, du mariage et de la famille, et au sujet des grandes questions contemporaines concernant la paix, la justice et la sauvegarde de la création, sont en jeu, également dans le secteur des communications sociales, des dimensions constitutives de l'homme et de sa vérité. Lorsque la communication perd ses ancrages éthiques et échappe au contrôle social, elle finit par ne plus tenir compte du caractère central et de la dignité inviolable de l'homme, risquant de peser négativement sur sa conscience, sur ses choix, et de conditionner en fin de compte la liberté et la vie même des personnes. Voilà pourquoi il est indispensable que les communications sociales défendent jalousement la personne et respectent pleinement sa dignité. Un certain nombre de gens pensent qu’une "info-éthique" est aujourd'hui nécessaire dans ce domaine, de la même façon qu’il existe la bioéthique en médecine et dans la recherche scientifique liée à la vie.

    Il convient d’éviter que les médias deviennent le mégaphone du matérialisme économique et du relativisme éthique, véritables plaies de notre temps. Ils peuvent et doivent par contre contribuer à faire connaître la vérité sur l'homme, en la défendant devant ceux qui tendent à la nier ou à la détruire. On peut dire plus encore que la recherche et la présentation de la vérité sur l'homme constituent la vocation la plus haute de la communication sociale.

  • Nous avons un père à Rome

    Oui, nous avons un père à Rome. Bon, on le savait déjà, mais quand, en plus, il nous fait un petit signe, ça fait chaud au cœur.

    Ce petit signe bien sympathique, c’est la lettre envoyée par le cardinal Castrillon Hoyos, président de la commission Ecclesia Dei, aux dirigeants des Scouts d’Europe pour leur enjoindre d’appliquer le motu proprio sur la messe.

    En octobre dernier, les Scouts d’Europe étaient agités par une grosse polémique sur la messe. Certains avaient demandé à pouvoir bénéficier du motu proprio. Les dirigeants avaient répondu qu’il n’en était pas question : « Les unités du mouvement doivent être accompagnées par des CR qui célèbrent habituellement selon la forme ordinaire du missel. La forme ordinaire du missel sera choisie pour toutes les activités scoutes et guides dans le cadre du mouvement. »

    La polémique se développa sur le forum internet des Scouts d’Europe. Le modérateur ferma la discussion le 11 novembre.

    Mais le 16 janvier dernier, pour répondre à des rumeurs, le modérateur publiait un texte des « commissaires généraux » informant qu’en effet « une lettre avait été adressée, par le cardinal Castrillon Hoyos, président de la commission pontificale Ecclesia Dei, à Jean-Marie Nessi, président de l'AGSE, invitant celle-ci à reconsidérer certaines des dispositions prises pour la mise en œuvre du motu proprio ».

    S’ensuivait naturellement des protestations de fidélité et d’obéissance à l’Eglise, et la promesse que l’on allait « prendre en compte » cette lettre... Mais bien entendu la « poursuite de la réflexion se fera dans le cadre des instances scoutes appropriées... c'est à dire, pas sur le forum... Nous ne sommes pas au journal télévisé de 20H00, où chaque action est filmée et commentée en direct, et où on exige des réponses et des réactions immédiates à tout propos ». Et d’ajouter : « Nous demandons donc aux intervenants du forum de s'abstenir de demandes de précision ou d'information, que nous ne pourrons pas donner. Les informations nécessaires seront données par les canaux habituels du mouvement. »

    On verra bien ce qui sortira de ces conciliabules secrets sur la messe, qui est une manifestation publique.

    Ce qui est à retenir est que le cardinal Castrillon Hoyos, gardien des intentions du pape en la matière, a clairement et fermement désavoué les chefs des Scouts d’Europe qui voulaient imposer à tous la messe de Paul VI malgré le motu proprio.