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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2549

  • « Langue arabe exigée », disait l’ANPE

    Le site Novopress avait attiré l’attention sur une offre d’emploi de l’ANPE manifestement discriminatoire, puisqu’elle exigeait que le postulant à un poste de jardinier parle arabe.

    Naturellement, la Halde n’a pas bougé. Mais, après la médiatisation de l’affaire par Novopress, et un entretien surréaliste avec un responsable local de l’ANPE, l’annonce a été modifiée...

    Or on découvre que cette annonce n’était pas isolée...

    Au passage, on constate aussi que le député auquel avait écrit le postulant n’a pas daigné répondre. Il s’agit de Jean-Frédéric Poisson, bras droit de Christine Boutin à Rambouillet et vice-président du Forum des Républicains sociaux.

    Seul Bernard Antony , président de l’Agrif, avait assuré le jeune homme de son aide en cas de procédure judiciaire.

  • Les zozos de l’Arche

    Comme prévu, la justice française a commué en huit ans de prison la peine de huit ans de travaux forcés infligée au Tchad aux branquignols de l’Arche de Zoé. Les familles ont hué les juges, les traitant de « voyous » et de « salauds »... Emilie Lellouch, de son box, a hurlé une phrase incompréhensible et levant le poing. Souad Merimi a crié qu’elle avait honte d’être française... Le tribunal a souligné que l’incrimination retenue était passible en France de la réclusion à perpétuité. Les condamnés, qui vont faire appel, devront encore passer en justice pour « aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers et exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en vue d’adoption ». Avant sans doute d’être remis en liberté par les bons soins de Sarkozy à la veille des élections.

  • Virage à 180 degrés

    Jusqu’à dimanche, Christine Lagarde et son secrétaire d’Etat Eric Woerth prenaient la défense de la direction de la Société Générale et rejetaient l’entière responsabilité du trou de 5 milliards d’euros sur le courtier. Mais, lundi, Nicolas Sarkozy a déclaré que le président de la banque, Daniel Bouton, ne pouvait pas s’exonérer de ses responsabilités. Du coup, le revirement est complet et brutal. C’est haro sur Bouton...

  • Les imams de la Catho

    Le cycle de cours « Religion, laïcité, interculturalité », à destination des futurs imams, a commencé ce mardi à l’Institut catholique de Paris. 25 étudiants sont inscrits, dont 20 suivent par ailleurs les cours de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris : 17 garçons qui se préparent à devenir imams, et trois filles qui se préparent à devenir « aumônières »... Les cours sont financés par le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, au titre des subventions à l’intégration...

  • Le moral dans les chaussettes

    L’indicateur du « moral des ménages » selon l’INSEE s’est encore dégradé en janvier, passant de -30 (moins 30) à -34 (moins 34) : c’est un record historique. L’indicateur s’est effondré de 21 points depuis les dernières élections.

    Parmi tous les soldes qui composent l’indicateur, la chute la plus spectaculaire est celle qui concerne les « perspectives d’évolution du niveau de vie », qui perd 12 points en un mois (à -44), ce qui est un autre record absolu.

  • Ingérence

    L’Union européenne a ficelé hier les termes d’un « accord » avec la Serbie , qui est clairement, et même ouvertement, une ingérence dans le processus électoral de ce pays, où aura lieu dimanche prochain le second tour de la présidentielle.

    Au premier tour est arrivé en tête le candidat « ultranationaliste », comme dit la presse ultramondialiste. Pour tenter de renverser la tendance et faire réélire le président sortant, plus favorable à l’Union européenne, celle-ci voulait à toute force conclure entre les deux tours un accord d’association avec la Serbie. Mais les Pays-Bas ont maintenu leur veto : pas d’accord d’association tant que les autorités serbes n’ont pas apporté la preuve d’une « pleine coopération » avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Il s’agit donc d’un accord a minima, mais néanmoins substantiel : « L’Union européenne propose un accord politique intérimaire de coopération entre l’UE et la Serbie , fournissant un cadre pour progresser en matière de dialogue politique, libre-échange, libéralisation des visas et de coopération dans l’éducation, pour signature le 7 février 2008 », précise le communiqué officiel.

    « Nous avons adopté un texte très intéressant qui ouvre les portes à l’entrée de la Serbie dans l’UE », s’est félicitée la présidence slovène. « C’est un signal positif à destination du peuple serbe », a renchéri Javier Solana.

    Le ministre serbe des Affaires étrangères s’est dit « très content » de cette « percée », qui transforme le scrutin de dimanche en « référendum sur l’Europe ».

    On a « oublié » de préciser dans l’accord que la Serbie s’engage à reconnaître l’indépendance du Kosovo... Si l’Union européenne intervient de façon aussi grossière en transformant une élection présidentielle en référendum sur l’Europe, les Serbes savent que cette élection devient aussi et d’abord un référendum pour ou contre le maintien du Kosovo dans le giron de leur patrie.

  • « La curie se réveille et frappe trois fois »

    A lire sur le blog de Sandro Magister. Sur l’adoration eucharistique, sur le processus de béatification, sur la liturgie (le maître des célébrations liturgiques pontificales, Guido Marini, revenant sur la messe à la chapelle Sixtine : « Il ne s’agit pas tant de tourner le dos aux fidèles que de s’orienter avec eux vers le Seigneur. De ce point de vue, on ne ferme pas les portes à l’assemblée mais on les lui ouvre, pour la conduire vers le Seigneur. Dans la liturgie eucharistique, on ne se regarde pas mais on regarde Celui qui est notre Orient, le Sauveur. »)

  • Scouts d’Europe : ce que dit Rome

    Le Forum catholique a publié le texte de la lettre du cardinal Castrillon Hoyos aux dirigeants des Scouts d’Europe (qui voulaient la tenir secrète). C’est une très claire et très ferme mise en demeure de respecter le motu proprio et donc de permettre aux prêtres de célébrer la messe selon la « forme extraordinaire ».

    Le Salon Beige souligne que ce texte est authentique et qu’il s’agit d’une copie de la lettre originale, effectuée par Mgr Perl et diffusée à dessein.

    Le Salon Beige cite également le communiqué du président du conseil d’administration des Scouts d’Europe censé justifier la non communication de la lettre. La juxtaposition des deux textes est violente...

  • Un joyau de Benoît XVI

    Le pape Benoît XVI a reçu lundi en audience les participants d'un colloque sur le thème : « L'identité changeante de l'individu », organisé sous l'égide de l'Académie pontificale des Sciences et l'Académie pontificale des Sciences sociales, l'Académie des Sciences morales et politiques, l'Académie des Sciences et l'Institut Catholique de Paris. Il a prononcé une allocution qu’il faut lire intégralement et dont voici un extrait :

    L'homme n'est pas le fruit du hasard, ni d'un faisceau de convergences, ni de déterminismes, ni d'interactions physico-chimiques; il est un être jouissant d'une liberté qui, tout en prenant en compte sa nature, transcende cette dernière et qui est le signe du mystère d'altérité qui l'habite. C'est dans cette perspective que le grand penseur Pascal disait que «l'homme passe infiniment l'homme». Cette liberté, qui est le propre de l'être-homme, fait que ce dernier peut orienter sa vie vers une fin, qu'il peut, par les actes qu'il pose, se diriger vers le bonheur auquel il est appelé pour l'éternité. Cette liberté fait apparaître que l'existence de l'homme a un sens. Dans l'exercice de son authentique liberté, la personne réalise sa vocation; elle s'accomplit; elle donne forme à son identité profonde. C'est aussi dans la mise en œuvre de sa liberté qu'elle exerce sa responsabilité propre sur ses actes. En ce sens, la dignité particulière de l'être humain est à la fois un don de Dieu et la promesse d'un avenir.

  • Saint François de Sales

    Se tenir en présence de Dieu et se mettre en la présence de Dieu, ce sont à mon avis deux choses; car pour s'y mettre il faut révoquer son âme de tout autre objet et la rendre attentive à cette présence actuelle. Mais après, quand on s'y est mis, on s'y tient toujours, tandis que, ou par l'entendement ou par la volonté, on fait des actes envers Dieu, soit en le regardant ou regardant quelque chose par amour de lui; ou en ne regardant rien, mais en lui parlant, ou ne le regardant ni parlant, mais demeurant simplement où il nous a mis comme une statue dans sa niche.

    Si une statue que l'on aurait mise en une niche au milieu d'une salle pouvait parler et qu'on lui demande: Pourquoi es-tu là?

    – Parce que, dirait elle, le statuaire mon maître m'a mise ici.

    – Pourquoi ne te remues-tu point?

    – Parce qu'il veut que j'y demeure immobile.

    – A quoi sers-tu là?

    – C'est pour servir et obéir à la volonté de mon maître.

    – Mais tu ne le vois pas?

    – Non, mais il me voit et prend plaisir que je sois où il m'a mis.

    – Mais ne voudrais tu pas avoir du mouvement pour aller plus près de lui?

    – Non, sauf s'il me le commande.

    – Ne désires-tu donc rien?

    – Non, car je suis où mon maître m'a mise, et son plaisir est l'unique contentement de mon être.