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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2491

  • Petite, et dabitur vobis

    Petite, et dabitur vobis. Quærite, et invenietis. Pulsate, et aperietur vobis. (Luc, 11, 9)

    Demandez et l’on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez, et l’on vous ouvrira.

    Sur les Rogations voir ma note de l’année dernière. Et celle d’hier.

  • 5e dimanche après Pâques

    Il nous faut maintenant expliquer ces paroles de Notre Seigneur : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous le donnera ». Déjà, dans les premières parties de ce discours de Notre Seigneur, et à l'occasion de ceux qui demandent certaines choses au Père au nom de Jésus-Christ et ne les reçoivent pas, nous avons dit que demander quelque chose de contraire au salut, ce n'est pas demander au nom du Sauveur ; car lorsque Jésus a dit : « En mon nom », il a voulu faire allusion, non pas au bruit que font les lettres et les syllabes, mais à ce que ce son signifie et représente réellement. Ainsi celui qui pense de Jésus-Christ ce qu'il ne doit pas penser du Fils unique de Dieu, ne demande pas en son nom, bien qu'il prononce les lettres et les syllabes qui composent son nom; il demande au nom de celui dont il se fait l'idée au moment où il formule sa demande. Pour celui qui pense de Jésus-Christ ce qu'il en doit penser, il demande en son nom, et il reçoit ce qu'il demande, s’il ne demande rien de contraire à son salut éternel. Mais il le reçoit quand il doit le recevoir. Il est certaines choses qui ne sont pas refusées, mais qui sont différées, pour être données dans un temps opportun. Il faut donc entendre que, par ces paroles. « Il vous donnera, à vous », Notre Seigneur a voulu désigner les bienfaits particuliers à ceux qui les demandent. Tous les saints, en effet, sont toujours exaucés pour eux-mêmes, mais ils ne le sont pas toujours pour tous, pour leurs amis, leurs ennemis, ou les autres; car Notre Seigneur ne dit pas absolument : « il donnera », mais : « il vous donnera à vous ».

    « Jusqu'à présent », dit Notre Seigneur, « vous n'avez rien demandé en mon nom.  Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit entière. Cette joie qu'il appelle une joie pleine, n'est pas une joie charnelle, mais une joie spirituelle, et quand elle sera si grande qu'on ne pourra plus rien y ajouter, alors elle sera pleine. Donc tout ce que nous demandons pour nous aider à obtenir cette joie, il faut le demander au nom de Jésus-Christ, si nous comprenons bien la grâce divine, et si nous demandons vraiment la vie bienheureuse. Demander tout autre chose, c'est ne rien demander. Sans doute, il y a autre chose; mais en comparaison d'une si grande chose, tout ce que nous pourrions désirer n'est rien. On ne peut pas dire, en effet, que l'homme n'est rien, et cependant l'Apôtre dit de lui : « Il pense être quelque chose, et il n'est rien ». Car, en comparaison de l'homme spirituel qui sait que c'est par la grâce de Dieu qu'il est ce qu'il est, celui qui s'abandonne à de vains sentiments de lui-même n'est rien. Ainsi on peut très bien entendre que, dans ces paroles : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose au Père en mon nom, il vous le donnera », Notre Seigneur, par ces mots « quelque chose », a voulu parler, non pas de toute sorte de choses, mais de quelque chose dont on ne puisse dire que ce n'est rien en comparaison de la vie éternelle. Ce qui suit : « Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom », peut s'entendre de deux manières. Ou bien vous n'avez pas demandé en mon nom, parce que vous n'avez pas connu mon nom comme il doit être connu; ou bien vous n'avez rien demandé, parce qu'en comparaison de ce que vous deviez demander, ce que vous avez demandé doit être regardé comme rien. Aussi, pour les exciter à demander en son nom, non pas rien, mais une joie pleine (car s'ils demandent autre chose, cette autre chose n'est rien), il leur dit : « Demandez, et vous recevrez, afin que votre a joie soit pleine » ; c'est-à-dire, demandez en mon nom que votre joie soit pleine, et vous le recevrez. Car les saints qui demandent avec persévérance ce bien-là, la miséricorde divine ne les trompera pas.

    (Saint Augustin) 

  • Liban : rendez-vous au 13 mai…

    La prochaine date pour l'élection d'un président de la République au Liban, reportée 18 fois jusqu'à présent, a été fixée au 13 mai.

    Le président du Parlement, Nabih Berri, a déclaré avoir fixé une nouvelle séance vu « l'atmosphère positive qui a régné ces derniers jours et qui augure une réponse positive » à son appel au dialogue.

    Walid Joumblatt s'est dit en effet prêt au dialogue avec l'opposition, indiquant que « chaque partie doit faire certaines concessions à l'autre camp ».

  • La mosquée de la cité U

    Le collectif d'étudiants musulmans de la célèbre cité universitaire d'Antony (Hauts-de-Seine) a saisi le Conseil d'Etat afin d'obtenir un lieu de prière, en attendant que le Crous ne prenne une décision quant à leur salle, fermée depuis le 2 janvier, a indiqué à l'AFP leur avocat, Hasni Maati. « Cela fait quatre mois que les étudiants attendent. Ils ont misé sur le dialogue, et sont même prêts à discuter sur le principe de la laïcité », dit-il. « Mais ils vivent en ce moment une période difficile, il y a de la part des autorités une volonté d'intimidation. Il y a là atteinte à la dignité. »

    Le 2 janvier, les forces de l'ordre avaient fait évacuer la salle de prière musulmane de la plus grande résidence universitaire de France pour des motifs de « sécurité incendie et électricité ».

    Le Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) de Versailles avait alors précisé qu'il « ne doit pas y avoir de lieu de culte dans une résidence universitaire ».

    On apprend à cette occasion que cette « salle de prière », qui faisait de l’islam la seule religion de la cité U, était utilisée depuis une trentaine d'années par des étudiants musulmans. Dans la plus totale illégalité, puisque c’est contraire aux règles de la « laïcité à la française ».

    Mais les étudiants musulmans réclament du Conseil d’Etat le droit de continuer à bénéficier d’un lieu de culte illégal…

  • Il était libre de passer au meurtre

    L'homme soupçonné d'être le meurtrier de l'étudiante suédoise retrouvée morte le 19 avril en forêt de Chantilly (Oise) et placé en garde à vue vendredi, est un « maniaque sexuel multirécidiviste ».

    Agé de 51 ans, il a effectué une vingtaine d'années de prison pour plusieurs peines concernant des faits de violences, viols, atteintes sexuelles, parfois accompagnés d'enlèvement.

    Sa première condamnation, quand il a 15 ans, concerne un vol à main armé commis à l’âge de 15 ans. En 1979 il a été condamné à 6 ans de réclusion pour le rapt et le viol d'une jeune femme. En 1989 à 18 ans de réclusion pour le viol d'une auto-stoppeuse de 21 ans abandonnée nue dans la forêt de Rambouillet et d'une fillette de 12 ans.

    Il était sorti de prison il y a quelques mois, manifestement sans aucun suivi, donc totalement libre de récidiver, et de passer à la vitesse supérieure (on se demandera une fois de plus à quoi servent les prétendus « psychologues »). Le corps de Susanna Zetterberg a été retrouvé en partie brûlé au niveau du bassin, les mains menottées dans le dos. Elle avait reçu un coup de couteau au thorax et quatre balles de calibre 22 long rifle dans la tête.

    L’homme se faisait passer pour un chauffeur de taxi, attendant ses proies à la sortie des boîtes de nuit.

    En février, une autre étudiante suédoise avait été violée par un prétendu chauffeur de taxi en sortant d'une boîte de nuit parisienne, puis abandonnée vivante à Orgeval.

  • + Jean-Claude Varanne +

    Jean-Claude Varanne, PDG de National Hebdo et vieux fidèle de Jean-Marie Le Pen, est mort hier d’une crise cardiaque à l’âge de 79 ans.

    Il était en excellente santé, mais était très affecté par les difficultés (litote) du journal, et ce qu’il y avait autour.

    Militant infatigable, il avait monté une liste aux municipales à Mantes-la-Ville aux dernières élections et avait mené une campagne très active. Ce fut la seule liste FN des Yvelines.

    Jean-Claude Varanne vivait loin de l’Eglise, mais il avait un vrai respect de la religion et des croyants. Je demande à mes lecteurs chrétiens de prier pour lui.

  • Gaude, Virgo, stella maris...

    Réjouissez-vous, ô Vierge, étoile de la mer, épouse chérie du Christ; car voici que le messager de notre salut vient vous apporter le plus grand sujet d'allégresse. Chaste et féconde Mère, purifiez-nous de nos péchés, et annoncez aussi à nos cœurs les joies d'en haut.

    Réjouissez-vous, Mère sans tache, qui, dans votre admirable fécondité, avez enfanté un fils, comme un astre lance son rayon ; par la grâce de votre enfantement, source de notre salut, rendez nous féconds dans le bien, nous jusqu'ici stériles de cœur.

    Réjouissez-vous, ô lis couvert de fleurs, dont les Mages chargés de présents adorent à genoux l'enfant nouveau-né. Heureuse Mère, accordez-nous de pouvoir offrir toujours à Dieu les hommages figurés par leurs dons.

    Réjouissez-vous, ô Mère, dont le fils fut présenté au temple, et placé sur les bras de Siméon qui célèbre sa gloire; donnez-nous de le porter, nous aussi, dans des Meurs purs et sincères.

    Réjouissez-vous, Marie, vous dont l'allégresse fut au comble, au jour où votre fils ressuscita vainqueur des liens de la mort : faites-nous aussi ressusciter de nos péchés, ô très clémente ! élevez en haut notre cœur accablé sous le poids de ses vices.

    Réjouissez-vous, Marie, vous dont les heureux regards suivirent le vol de votre fils remontant au trône de son Père ; donnez-nous de voir sans crainte son retour, lorsque ce monde arrivera à sa fin.

    Réjouissez-vous, Vierge des vierges, que la main du doux Jésus emporta au-dessus des astres, lorsque vous eûtes achevé cette vie mortelle; accordez-nous l'allégement du poids de nos péchés, et après les tribulations présentes, conduisez-nous à la vraie patrie.

    Amen.

    (Séquence d’un ancien missel allemand, dans L’Année liturgique de Dom Guéranger)

  • Appel à témoins

    Je reprends ici un commentaire de « Yann » :

    « Depuis 3 semaines environ, sitôt que je me connecte à votre blog, mon anti-virus apparait pour me dissuader de le faire, pareil pour laisser un message, c'est très ennuyeux et me dissuade de plus en plus de venir tant cela gène la facilité de navigation. Essayez de vous renseignez sur le pourquoi de cet entrave. »

    S’agit-il d’un cas isolé ou non ?

    Merci à ceux qui auraient le même problème de me le signaler.

    Cela dit je ne vois ce que je pourrais y faire... Et là aussi les commentaires seront bienvenus...

  • Le Padre Pio

    Le corps du saint Padre Pio est exposé depuis hier dans la crypte de son couvent de San Giovanni Rotondo. L’exhumation avait eu lieu dans la nuit du 2 au 3 mars, pour la reconnaissance canonique qui aurait dû avoir lieu avant sa canonisation par Jean-Paul II en 2002, mais n’avait pas été faite.

    Lorsque l’on ouvrit son cercueil, on constata que, 40 ans après sa mort, son corps était intact. Surtout ses mains, les mains des stigmates, « aussi lisses que si elles sortaient de chez le manucure », selon l’expression de Mgr d’Ambrosio, qui présidait à l’exhumation. (Les stigmates avaient subitement disparu au moment de sa mort.)

    L’AFP a publié deux longues dépêches sur l’événement, mercredi et jeudi. La deuxième est fielleusement anticatholique. La journaliste se croit manifestement autorisée à débiner le Padre Pio et l’Eglise parce que l’on avait annoncé 50.000 personnes dans un premier temps, puis 15.000, et qu’il n’y en avait que « quelques milliers » à participer à la messe célébrée par le cardinal Martins.

    La dépêche donne ensuite néanmoins l’explication. Cette journée d’inauguration était quasiment réservée aux officiels. Mais il y a 750.000 réservations pour vénérer le corps du saint dans les prochaines semaines, et les hôtels affichent complet.

    La dépêche souligne que Jean-Paul II a béatifié et canonisé le Padre Pio en « un temps record auquel un pape pourtant aussi populaire que Jean XXIII n’a pas eu droit ».

    Dans la première dépêche on nous disait : « Les démêlés de Padre Pio avec le Vatican ont alimenté plus que contrarié le culte de la personnalité dont il jouissait : le pape Jean XXIII, sceptique quant à l’authenticité des stigmates, avait commandé une enquête médicale et strictement encadré les activités du bouillant capucin. Ces mesures étaient annulées en 1964. »

    Ce qui est repris ainsi dans la deuxième dépêche : « Les sceptiques n’ont pourtant jamais manqué sur l’authenticité de ses blessures et des miracles qu’il accomplissait, même au Vatican qui a diligenté plusieurs enquêtes. Mais la piété populaire, baptisée par d’autres superstition, a eu le dessus. » Sic.

    Or la question de l’authenticité des stigmates du Padre Pio est réglée depuis... 1920, quand le Dr Romanelli, à la demande du Saint-Office, après l’avoir examiné à plusieurs reprises, constata : «  La blessure du thorax montre clairement qu'elle n'est pas superficielle. Les mains et les pieds sont transpercés de part en part. Je ne peux trouver une formulation clinique qui m'autorise à classer ces plaies. » Cette même année 1920, puis en 1925, le Dr Festa conclut à « des phénomènes, reliés harmonieusement entre eux, qui se soustraient au contrôle des recherches objectives et de la science ».

    Ce qui est vrai est que le Padre Pio fut persécuté par le Vatican. Malgré les études médicales, le Saint-Office, déclara en 1922 « ne rien constater de surnaturel dans les faits qui lui sont attribués », et lui interdit tout exercice du ministère, à l’exception de la messe en privé. Au cours des années 30 ces mesures furent peu à peu rapportées, mais il y eut une nouvelle vague de persécutions dans les années 50 et 60, et l’on alla jusqu’à poser des micros dans son confessionnal, ce qui est un sacrilège. Périodiquement des « spécialistes » le décrivaient comme un « hystérique » qui se blesse lui-même intentionnellement. Au mieux un malade, au pire un escroc. En 1960, Mgr Carlo Maccari écrivit un rapport de 200 pages, qui ne fut jamais publié, mais qui était un réquisitoire allant jusqu’à prétendre, dit-on, que le religieux avait des relations sexuelles deux fois par semaine avec une femme. « Les potins du Vatican disaient que le dossier de Maccari constituait un obstacle insurmontable à la canonisation de Padre Pio. », commentait le National Catholic Reporter.

    C’est Paul VI qui mit fin à la nouvelle vague de persécutions en 1964. Mais, dès l’année suivante, le Padre Pio s’en prenait violemment à l’aggiornamento et rejetait la nouvelle messe (ad experimentum), demandant, et obtenant, d’en être dispensé.

    Je me souviens d’avoir parlé du Padre Pio à un prêtre qui me disait que nous ne verrions jamais sa canonisation, malgré son évidente sainteté. Ce bon et admirable prêtre est en effet mort avant la béatification du Padre Pio. Mais Jean-Paul II a établi pour l’éternité la sainteté de ce religieux dans des délais qui paraissaient de fait humainement impensables, vu ce qui s’était passé...

  • La nouvelle affaire du « détail »...

    Le magazine Bretons du mois de mai doit publier une longue interview de Jean-Marie Le Pen, et pour en faire la promotion (du magazine, pas de Le Pen), en a envoyé des extraits très choisis à l’AFP, où le président du FN « persiste à qualifier de détail les chambres à gaz ».

    Jean-Marie Le Pen a publié ce matin le communiqué suivant :

    « Le magazine Bretons publie sous mon nom une interview dont il a d’ailleurs diffusé avant parution des extraits qui se veulent provocateurs. Non seulement je n’ai pas autorisé Bretons à publier cette interview mais je le lui ai interdit expressément par lettre recommandée il y a déjà 15 jours. »