22 avril 2008

Le scandale de la sous-production laitière

Communiqué de Jean-Marie Le Pen

Le prix du lait et des produits laitiers va continuer à grimper, nous annonce-t-on, parce que la demande mondiale continue de progresser, et que la France a encore perdu 50.000 producteurs ces dix dernières années.

En raison de la suppression par Bruxelles de tous ces éleveurs, la France ne peut même plus atteindre les quotas qui lui ont été concédés.

Voilà où conduisent les menées criminelles des eurotechnocrates et la veulerie non moins criminelle des gouvernants qui disent amen à tous leurs diktats.

Face à la forte hausse de la demande dans les pays émergents, la France pourrait et devrait être en pointe dans la production laitière mondiale.

Il faut en finir avec le malthusianisme européiste mortifère qui continue de faire planer le spectre de la surproduction alors que la sous-production devient dramatique.

C’est la nation tout entière qui en pâtit, et le monde qui attend de la France qu’elle remplisse sa mission nourricière.

11:05 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : le pen

Commentaires

C'est pitié en effet de voir toutes ces prairies naturelles laissées à l'abandonc, pendant que d'autres manquent manquent de lait.

Or les terres laissées à l'abandon sont moins favorables à l'environnement. Le paysan avait un rôle écologique.

La technocratie, par certains côtés, est nuisible à l'humanité.

Ecrit par : Denis Merlin | 22 avril 2008

C'est "spontanément", c'est-à-dire hors la pression européenne que la France gaulliste s'est lancée dans une politique d'industrialisation de l'agriculture française - avec le soutien déterminant des syndicats démocrates-chrétiens paysans.
Avec une double conséquence, caractéristique du modèle capitaliste : la fonctionnarisation de la paysannerie, sur le modèle industriel, asservissant les paysans bretons (cas typique) aux programmes de production intensive.

Il est significatif, non pas de l'Europe mais du capitalisme imbécile, qu'un gugusse surdiplômé comme Jacques Attali préconise (en 2008 !) pour parer à la pénurie d'aliments, d'appliquer à l'Afrique le "modèle breton" d'endettement, modèle qui éloigne précisément le paysan de sa production et qui est à l'origine, avec la spéculation sur certains produits, du krach alimentaire qui a déjà fait des centaines de milliers de victimes dans le tiers-monde.

Ces modèles de développement capitalistes, qui procèdent du gigantisme, ont un effet de destruction massive dès lors que ces mécanismes, destinés à générer un maximum de plus-value, s'enrayent. Et ces modèles sont particulièrement sensibles aux "grains de sable".

Les paysans français n'ont pas à fournir en lait ou en blé le quart de la planète. Au plan de la qualité, c'est un pari intenable et immoral. C'était le caractère cauteleux de De Gaulle de se défausser de ses responsabilités sur l'Europe, la chienlit des jeunes Français, etc.
Au strict plan électoral, il n'est même pas certain qu'il soit fructueux pour Le Pen de reprendre les vieux slogans gaullistes usés.

(L'assolement, ça ne vous dit rien, Merlin ?)

Ecrit par : Lapinos | 22 avril 2008

Mon précédent commentaire est involontairement comique : ce ne sont pas les terres qui manquent de lait, mais les humains. Mes lecteurs auront rectifié d'eux-mêmes.

Aujourd'hui, cher Lapinos, il existe des terres arables et encore plus des prairies naturelles, laissées complètement à l'abandon, ce n'est pas de l'assolement, c'est de l'abandon. L'herbe n'est jamais broutée si bien qu'elle pourrit sur place. Il en est de même pour la forêt : une forêt non exploitée devient une jungle désordonnée où les arbres étouffent. C'est pourquoi l'usage du papier entretient la forêt (contrairement à ce que disent certains).

Le paysan, l'exploitant forestier sont un élément fondamental de la conservation de la nature. Dans des régions de France, ils ont disparu, dans des régions du monde ils n'existent même pas.

Si les pays émergent demandent du lait, importent du lait n'est-ce pas parc'il n'ont pas, ou trop peu de paysannerie, pas suffisamment d'éleveurs ?

Il est indéniable que sur la planête aujourd'hui d'immense territoires sont totalement laissés à l'abandon et ce n'est pas un manque de terre qui doit nous faire peur.

Ecrit par : Denis Merlin | 22 avril 2008

Si vous le voulez bien, élargissons le sujet.
Fils de paysan du Poitou, j'ai souvenir de l'(in)volution à laquelle furent soumis les paysans au fil des années par la technocratie imbécile.
Des premier remembrement, nécessaires mais souvent imposés en dépit du bon sens, aux encouragements très appuyés à se tourner vers telle ou telle monoculture dans des régions alliant traditionnellement la polyculture extensive à l'élevage, jusqu'a l'obligation de laisser des terres en jachère à coup d'incitation, ou de punition fiscale, l'agriculture française a été systématiquement ruinée.
Mais au-delà, les même technocr.ââ.tes ont appliqué cette méthode à tous les secteurs de l'économie et de l'artisanat, détruisant et ruinant les petites entreprises (par les taxes sociales).
Pour aujourd'hui parler d'encourager la création d'entreprise, par des mesures aussi idiotes que le capital de 1 euro, ou l'accompagnement onéreux et inutile à la création.
On ne peut que constater la mise oeuvre d'une méthode avec une volonté sans faille contre toutes les évidences, contre tous les échecs constatés.
Le résultat de 60 ans de cette politique, voulue, imposée, s'appelle la mondialisation.
Jamais les eurotraitres n'auraient pu créer leur monstrueux et impossible système si les peuples n'étaient pas préalablement ruinés, démographiquement exangues, cernés entre la pauvreté qui guette et les euroflics prêts à les écraser d'amendes ou de prison.
Ils savent, pour l'avoir expérimenté en sovietie que les affamés ne se révoltent pas, ce sont les gens disposant du nécessaire qui peuvent se battre (ou les héros, rares).

Ecrit par : Lapin-agile | 22 avril 2008

Si vous le voulez bien, élargissons le sujet.
Fils de paysan du Poitou, j'ai souvenir de l'(in)volution à laquelle furent soumis les paysans au fil des années par la technocratie imbécile.
Des premier remembrement, nécessaires mais souvent imposés en dépit du bon sens, aux encouragements très appuyés à se tourner vers telle ou telle monoculture dans des régions alliant traditionnellement la polyculture extensive à l'élevage, jusqu'a l'obligation de laisser des terres en jachère à coup d'incitation, ou de punition fiscale, l'agriculture française a été systématiquement ruinée.
Mais au-delà, les même technocr.ââ.tes ont appliqué cette méthode à tous les secteurs de l'économie et de l'artisanat, détruisant et ruinant les petites entreprises (par les taxes sociales).
Pour aujourd'hui parler d'encourager la création d'entreprise, par des mesures aussi idiotes que le capital de 1 euro, ou l'accompagnement onéreux et inutile à la création.
On ne peut que constater la mise oeuvre d'une méthode avec une volonté sans faille contre toutes les évidences, contre tous les échecs constatés.
Le résultat de 60 ans de cette politique, voulue, imposée, s'appelle la mondialisation.
Jamais les eurotraitres n'auraient pu créer leur monstrueux et impossible système si les peuples n'étaient pas préalablement ruinés, démographiquement exangues, cernés entre la pauvreté qui guette et les euroflics prêts à les écraser d'amendes ou de prison.
Ils savent, pour l'avoir expérimenté en sovietie que les affamés ne se révoltent pas, ce sont les gens disposant du nécessaire qui peuvent se battre (ou les héros, rares).

Ecrit par : Lapin-agile | 22 avril 2008

L'assolement a t'il quelque chose à voir avec la politique de jachère qui - prêt de chez moi - touche un nombre d'hectares colossales par rapport à la surface cultivée.
Et - contre partie obligée - se développe l'immobilier sur de très belles terres.

Merci à JMLP sur ce rappel du "succès" de l'UE fort peu souligné dans les analyses sur ce thème. En en profitant - au vu de l'état de l'UMP - de lui demander vite une rénovation du FN car nous avons l'avenir devant nous si le renouvellement des générations se fait dans l'ouverture du débat interne. Il y a de place pour une droite (vraiment) décomplexée attachée à l'idée de patrie, aux principes de civilisation (dont la famille) et à la justice sociale.

Ecrit par : Antoine | 22 avril 2008

Entièrement d'accord sauf que l'Europe n'a pas inventé la technocratie et les programmes agricoles industriels insensés qui se sont développés dans l'après-guerre, à l'initiative des gouvernements français.
Encore une fois je ne vois pas l'intérêt de salir l'idée d'Europe. Qu'on se tourne vers nos régions, on y verra des édiles locaux et des bureaucraties locales au moins aussi minables et dépensières, des "palais de région" grotesques.

(S'il y a des terres arables sous-exploitées, c'est surtout en raison du manque de vocations, Merlin.)

Ecrit par : Lapinos | 22 avril 2008

Et pourquoi y aurait-il des vocations en nombre pour travailler 50h par semaine et toucher à peine le smic, avec menace de gagner encore moins l'année suivante. Le prix à la production des denrées alimentaires augmente pendant que le prix offert par les centales d'achat baisse. Mais rassurons-nous, le client, lui, paie toujours plus cher, ça rétablit l'équilibre.

Ecrit par : Barbara | 23 avril 2008

Il ne faut pas tout réduire à un problème de revenus. L'oppression est surtout morale : les paysans, autrefois en situation d'autarcie, ne maîtrisent plus rien désormais.

Par ailleurs les paysans eux-mêmes sont largement complices du démembrement des terres et de l'industrialisation de la paysannerie. Le clientélisme électoral du RPR a conduit ensuite des politiciens comme Chirac à exiger de Bruxelles les subventions souhaitées par les puissants syndicats de l'agriculture, sans se poser de questions sur le bien-fondé de cette division du travail et de la production.

De même les pays du tiers-monde menacés par la famine aujourd'hui se sont détournés de la petite production vivrière afin de satisfaire la demande des cartels industriels et agro-alimentaires en matières premières, pétrole, produits alimentaires exotiques.
Les capitalistes cyniques (et les écologistes) accusent la surpopulation d'être la cause des catastrophes présentes et à venir, alors que c'est l'exportation de la corruption démocratique qui est bien plus sûrement responsable de cette gabegie économique et MORALE.
La marche forcée des Chinois vers le capitalisme, encouragés dans ce sens par les Etats-Unis ainsi que les libéraux français ET les démocrates-chrétiens (Michel-Edouard Leclerc) est sans doute grosse de catastrophes elle aussi.

Ecrit par : Lapinos | 23 avril 2008

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