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« Les Parisiens sous l’occupation »

Nouvelle pomme de discorde entre le garde rouge (ex-Vert) Christophe Girard et son grand ami Bertrand Delanoë. L’adjoint à la révolution culturelle, au nom  du droit de censure que ses fonctions comportent par nature, voulait le retrait de l’exposition  « Les Parisiens sous l’occupation », constituée de photographies d’André Zucca, qui travaillait pour le journal nazi Signal. On y voit des Parisiens vivant normalement...

Mais Delanoë, s’il a fait cesser la campagne d’affichage sur les panneaux de la ville, refuse de supprimer l’exposition elle-même. « Cette affaire é été très mal engagée, dit-il. Il y aurait pu y avoir une vertu pédagogique à montrer que pendant cette période noire, avec la déportation des juifs, la souffrance du peuple de Paris, il y en avait aussi qui vivaient pas trop mal. L’absence de précaution a pu faire naître des malentendus. Quand j’en ai eu connaissance, j’ai demandé à Jean-Pierre Azéma, historien incontesté et incontestable, d’ajouter les avertissements nécessaires. »

Et Delanoë de souligner perfidement : « Aucun de mes adjoints [suivez mon regard] ne m’a fait de suggestion ».

Ainsi préfère-t-il maintenir l’exposition, car « des historiens et des associatifs me conseillent de na pas ajouter une faute à des erreurs ».

Ainsi donc même Delanoë peut faire preuve de bon sens...

Non seulement la vie continuait sous l’occupation, mais  il est également difficile d’oublier, n’en déplaise à Christophe Girard, que nombre d’intellectuels de gauche vivaient fort bien à Paris, et en bons termes avec l’occupant... Le summum étant atteint par Jean-Paul Sartre, qui n’hésita pas à écrire, en 1944 : « Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande » (dans La république du silence).

C’est peut-être ce genre de « mémoire » qu’il ne faut pas remuer...

Commentaires

  • Attention avec cette citation de Sartre, c'est un 'faux ami' pour celui qui veut s'en servir à son encontre. En effet, la liberté étant vue comme la capacité de choisir, Sartre remarque que sous l'Occupation le choix étant immense, imposant et urgent et nécessaire, de tous les instants : entre collabaorer et résister, jamais choix fut autant tranché ni immédiat, bref "jamais nous n'avons été plus libre"...
    Je ne suis point satrologue, mais il me semble que c'est de la manip cérébrale sartrienne caractérisée.. Une sartrerie quoi.
    Et l'on sait comment 'libre de choisir' JPS comme De Beauvoir en effet fut, jusqu'en 1945 dirent certains. Enfin...

    Ah, qu'ils m'énervent avec leur 'pédagogie".
    Pas moyen de faire une émision de cuisine, de foot, d'histoire n'en parlons pas, de voyages, de sciences, sans cette satanée pédagogie prépondérante. L'Education Nationale c'est 'la pédagogie pour les enfants et les jeunes', le Service Public des médiats c'est 'la pédagogie pour les adultes.' C'est tout juste si la Légion d'onneur n'est pas pédagogue elle aussi.
    1- C'est du totalitatrisme, un cache sexe pour dire 'contrôle des pensées et du discours', cette omniprésence du pédagogique. Partout, décide de tout, 'nécessaire'... c'est tout juste si les vêterments (les (fringues') ne sont pas pédagogiques eux aussi. (et je crois bien que si.)
    2- La pédagogie, le pédagogisme, ses dernières variantes ses fondements et ses sources acréditées, est chose considérable et grand savoir; ce qui veut dire que c'est une chose très controlée, très vérouillée. Soviétisée serait un bon mot, mais est-ce nécessaire ? Je suis sûr qu'il est plus facile d'être (un vrai) historien ou journaliste, que 'pédagogue'. Surtout accrédité.

    Ainsi donc non seulement c'est partout, mais c'est approprié par une clique.
    Résultat on autorise, ou on se demande si on va autoriser, ou peut-être juste laisser faire ou laisser dire, uniquement selon ce seul criètre, au prorata du pédagogisme satisfait. Et tamponné siouplait. Ainsi donc vos vêtements 'peuvent amener à nier le pédagogisme citoyen de la rue' , changez-vous immédiatement...

  • La première reflexion qui vient à l'esprit en écoutant les un et les autres, au sujet de cet expo, c'est que effectivement, il était possible d'avoir une vie presque "ordinaire" sous l'occupation du moment que l'on était ni juif, ni évadé d'un stalag, ni résistant, ni collabo. Le profil bas est plus ou moins la règle pour le commun des mortels en période troublée.
    Le boche, formé à l'école de la propagande, savait y faire.

    La seconde, c'est qu'il existe en 2008 un monstrueux système, à l'échelle planétaire, qui est l'héritier de la révolution bolchevique et qui aujourd'hui ressemble tellement, par ses actes et sa propagande à ce qu'était l'état nazi, que le parrallèle crève les yeux?
    Sauf que certains, suivez mon regard, ont tout intérêt à ce que le bon peuple ne voit pas une telle évidence.

    Hier JPS bouffait à la mangeoire vert-de-gris, aujourd'hui ses héritiers idéologique voudrait bien qu'on les laisse tranquillement se remplir les poches à la mangeoire rouge.
    D'ou la colère médiatique de certains.
    Si l'on ne peut plus exploiter le fonds de commerce de l'antifascisme sans passer soi-même pour un collabo, c'est à désespérer de la dialectique.

    Encore un peu de temps et même ceux qui ne veulent pas finiront par s'en apercevoir, d'ou l'intérêt du travail des vrais historiens.

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