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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2279

  • Pour la Halde, les croix des églises sont une discrimination…

    Dans un avis publié ce jour, la Halde considère qu'il est nécessaire de revoir l'article 28 de la loi de 1905, qui peut être aujourd'hui considéré comme « source de discriminations ».

    La Halde rappelle que cet article est celui qui interdit « d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions ».

    Si cette « exception » pouvait se comprendre à l'époque, comme « témoignage de bienveillance de la République envers le christianisme » qui était alors quasiment la seule religion pratiquée en France, elle est aujourd'hui « constitutive d'une discrimination » à l'égard des croyants d'autres religions, affirme la Halde.

    De ce fait, la Halde demande qu'il soit envisagé de supprimer les « signes ou emblèmes religieux » qui ont été apposés sur les édifices servant au culte. Constatant qu'il s'agit « dans la quasi-totalité des cas de signes ou emblèmes chrétiens », elle appelle les diverses confessions chrétiennes à « prendre modèle sur les musulmans », qui « n'apposent pas de signes ou emblèmes religieux » sur les minarets des mosquées.

    La Halde considère que l'exception formulée à l'article 28 peut continuer de concerner les musées, à la condition que ceux-ci « veillent à ce que ne soient jamais exposés de signes ou emblèmes religieux d'un seul culte ».

    Et elle fait la même observation pour les cimetières, non sans ajouter que dans un « véritable esprit de laïcité », ces « lieux publics devraient rester vierges de toute référence confessionnelle ».

    Ce qui est particulièrement odieux est que la Halde publie cet avis au moment où les évêques de France sont réunis à Lourdes. On espère qu'ils réagiront fermement à cette provocation.

  • De la confiance à l’union

    Extraits du message de Benoît XVI pour la 46e Journée de prière pour les vocations, qui aura lieu le 3 mai, sur le thème : « La confiance dans l'initiative de Dieu et la réponse humaine ».

    Qui peut se juger digne d'accéder au ministère sacerdotal? Qui, en ne comptant que sur ses seules forces humaines, peut embrasser la vie consacrée? Il est utile, une fois encore, de rappeler que la réponse de l'homme à l'appel divin - quand on est conscient que c'est Dieu qui prend l'initiative et que c'est lui aussi qui conduit le projet salvifique à son terme - ne ressemble jamais au calcul craintif du serviteur paresseux qui, par peur, a enfoui dans la terre le talent qui lui a été confié, mais s'exprime en une prompte adhésion à l'invitation du Seigneur, comme le fit Pierre quand il n'hésita pas à jeter de nouveau les filets en se fiant à sa parole, alors qu'il avait peiné toute la nuit sans rien prendre. Sans abdiquer en rien sa responsabilité personnelle, la libre réponse de l'homme à Dieu devient ainsi «coresponsabilité», responsabilité dans et avec le Christ, dans la puissance de l'action de son Esprit Saint; elle devient communion avec Celui qui nous rend capables de porter beaucoup de fruit. (...)

    Chers amis, ne vous découragez pas devant les difficultés et les doutes; confiez-vous à Dieu et suivez fidèlement Jésus, et vous serez les témoins de la joie qui jaillit de l'union intime avec lui. A l'imitation de la Vierge Marie, que les génération proclament bienheureuse parce qu'elle a cru, engagez-vous avec toute votre énergie spirituelle pour réaliser le projet salvifique du Père céleste, en cultivant comme elle, dans votre cœur, la capacité de vous émerveiller et d'adorer Celui qui a le pouvoir de faire de «grandes choses» parce que Saint est son nom.

  • Pange lingua (3) - Lustris sex (1)

    Lustris sex qui jam peráctis,
    Tempus implens córporis,
    Se volénte, natus ad hoc,
    Passióni déditus,
    Agnus in Crucis levátur,
    Immolándus stípite.

    De la terre et du ciel ce monarque absolu,
    Né, parce qu'il l'avait voulu,
    Pour mourir en souffrant et payer notre crime,
    Après qu'il eut laissé six lustres s'écouler,
    Innocente et pure victime,
    Permit qu'à sa justice on l'osât immoler.

    Hic acétum, fel, arúndo,
    Sputa, clavi, láncea
    Mite corpus perforátur,
    Sanguis, unda prófluit,
    Terra, pontus, astra, mundus
    Quo lavántur flúmine.

    Le vinaigre, le fiel, le roseau, les crachats
    Joignirent l'insulte au trépas ;
    Un fer fit dans son flanc une large ouverture,
    Il en sortit du sang, il en sortit de l'eau,
    Et l'air, le ciel et la nature
    Se trouvèrent lavés par ce fleuve nouveau.

  • Petit dialogue à Westminster

    Caroline Flint, ministre britannique des Affaires européennes, était interrogée hier par les députés au Parlement de son pays. Après une série de réponses vagues quant aux implications du traité de Lisbonne sur les questions de défense, le ministre des Affaires européennes du shadow cabinet, Mark François, a fini par lui demander :

    - Est-ce que le ministre a lu les articles du traité de Lisbonne relatifs à la défense ?

    Réponse :

    - J'en ai lu un peu, mais pas tout... On m'a informé de la question.

    Commentaire de Mark François :

    - Il est merveilleusement honnête de la part du ministre de l'Europe d'admettre qu'elle n'a pas lu la Constitution européenne qui a un nouveau nom. Ce n'est pas tous les jours que quelqu'un admet ne pas avoir lu le plus important document qui concerne son travail. Mais son étonnant aveu appelle quelques questions. Comment sait-elle que le traité est bon pour la Grande-Bretagne si elle ne l'a pas lu ? Comment a-t-elle pu faire la leçon aux Irlandais en disant que s'ils ont rejeté le traité de Lisbonne c'est parce qu'ils ne l'avaient pas compris ?

    (Open Europe)

  • L’OMS et le préservatif

    Dans le document de 165 pages de l'OMS, daté d'avril 2009 (bien : avril 2009), intitulé "Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé", le paragraphe où est prônée une distribution massive de préservatifs ("Promotion et soutien de l'utilisation du préservatif") commence ainsi :

    « L'utilisation correcte et systématique du préservatif masculin réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de 80-90%. » (p. 17)

    On notera la précision de la phrase. Il s'agit uniquement de « transmission sexuelle », à l'exclusion de tout autre mode éventuel de contamination. Il s'agit de l'utilisation « correcte et systématique » du préservatif. Or ce préservatif, utilisé dans des conditions « idéales », laisse un risque de transmission du virus de 10 à 20%. Comment est-ce possible, sinon que le virus passe à travers le préservatif ?

    Ce n'est pas moi qui le dis, ni le pape, c'est l'Organisation mondiale de la Santé, dans un document de référence.

    On notera aussi que deux paragraphes plus loin, l'OMS ajoute :

    « Les personnes à risque permanent peuvent nécessiter un conseil et un soutien plus intensifs pour réduire le comportement risqué, avec notamment une diminution du nombre de partenaires. (...) Le conseil sur le report des premiers rapports sexuels, la diminution du nombre de partenaires sexuels, y compris les visites aux professionnel(le)s du sexe, et la réduction des relations concomitantes avec plusieurs partenaires, est recommandé pour prévenir la transmission sexuelle parmi les partenaires hétérosexuels. » (p. 19)

    (Merci à Meneau sur le Forum catholique)

  • La BBC et la religion

    L'archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, se fait l'interprète de nombreux évêques anglicans en se plaignant ouvertement auprès du directeur de la BBC, Mark Thompson, de la réduction des programmes religieux. Ceux-ci, sur BBC World, sont passés de 1h 45 par semaine en 2001 à à peine une-demi heure aujourd'hui.

    Quatre des sept directeurs des programmes religieux ont été licenciés, le dernier en date étant le prêcheur baptiste Michael Wakelin, qui était le chef des programmes. Il doit être remplacé par... un musulman, Aaqil Ahmed. Tandis que l'émission Chants de louange est d'ores et déjà produite par un sikh.

    Aaquil Ahmed est directeur éditorial sur la chaîne Channel 4. L'an dernier, des prêtres catholiques avaient accusé la chaîne d'être de parti pris en faveur de l'islam. Le directeur de la BBC avait répondu que l'islam devait être mieux traité que le christianisme parce qu'il s'agit d'une religion minoritaire.

  • Benoît XVI n’est pas un chien muet

    Benoît et moi rappelle un propos de Benoît XVI à propos de son action comme archevêque de Munich :

    « J'entendais résonner à mes oreilles les paroles de la Bible et des Pères de l'Église, qui condamnent avec la plus grande rigueur les bergers qui sont comme des chiens muets et, pour éviter des conflits, laissent le poison se répandre. La tranquillité n'est pas le premier devoir du citoyen, et un évêque qui ne chercherait rien d'autre qu'à éviter les ennuis et à camoufler le plus possible tous les conflits est pour moi une vision repoussante. »

    Et commente à propos des trois « provocations » de Benoît XVI :

    « Dans les trois cas, il a libéré la parole. A propos de l'islam, à propos de l'interprétation de Concile, et à propos des comportement sexuels "à risque". Le prix à payer est l'excommunication par les médias, mais il n'est guère important à ses yeux. C'est ce qui explique que ses ennemis s'étouffent de rage, car ils ont compris qu'ils n'auront pas le dernier mot avec lui. »

  • Pange lingua (2)

    Quando venit ergo sacri
    Plenitúdo témporis,
    Missus est ab arce Patris
    Natus, orbis Cónditor ;
    Atque ventre virgináli
    Caro factus pródiit.

    A peine est arrivé par le retour des ans
    L'heureux moment du sacré temps,
    Qu'un créateur de tout lui-même est créature,
    Et que Dieu fait sortir ce Fils, ce bien-aimé,
    De la virginale clôture
    Où pour se faire chair il s'était enfermé.

    Vagit infans inter arcta
    Cónditus præsépia :
    Membra pannis involúta
    Virgo Mater álligat ;
    Et manus, pedésqu(e), et crura
    Stricta cingit fáscia.

    Sur une vile crèche il pleure comme enfant,
    Et son corps déjà triomphant
    Se laisse envelopper à cette vierge mère :
    Sous des langes chétifs on lui serre les bras,
    Et pour finir notre misère,
    De la misère même il se fait des appas.

  • Les Arabes dehors

    Les chemins de fer israéliens ont annoncé lundi avoir licencié 40 employés arabes israéliens, suite à la modification des critères d'emploi. Désormais seuls les anciens combattants peuvent être employés dans la branche sécurité. Or les Arabes israéliens sont dispensés de service militaire...

    Si l'on voulait faire basculer dans le camp des ennemis d'Israël les Arabes encore fidèles à l'Etat, on ne s'y prendrait pas autrement.

  • Les invités ne sont pas polis…

    Les ministres de l'Immigration Eric Besson et de l'Education nationale Xavier Darcos ont renoncé lundi en fin de matinée à inaugurer la médiathèque de la Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration à Paris (XIIe), en raison de manifestations hostiles, a constaté une journaliste de l'AFP.

    Des étudiants et des intermittents du spectacle, qui figuraient sur la listes des invités, ont empêché en effet par leurs cris les discours des deux ministres.

    "On est solidaires des sans-papiers", ont scandé des manifestants dans l'enceinte même du bâtiment. A l'extérieur du musée, des forces de police retenaient des représentants d'associations, comme Droits Devant et le 9ème Collectif des sans-papiers. "Est-il indispensable de salir l'Education nationale en l'associant au ministère des expulsions?", a crié une étudiante en histoire de l'Ecole normale supérieure.

    Selon la préfecture de police, "aucune difficulté n'a émaillé le déroulement de la manifestation à l'extérieur qui était encadrée par la préfecture de police", précisant que les difficultés qui sont survenues à l'intérieur étaient "le fait de personnes invitées".

    Les ministres de la Culture Christine Albanel et de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui avaient annoncé en fin de semaine dernière leur participation à la cérémonie, ne sont finalement pas venues, faisant valoir des raisons de calendrier.

    La Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration a ouvert ses portes en octobre 2007 sans inauguration officielle.

    (AFP)

    Sur l'ouverture du musée en catimini, voir ici et .