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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2097

  • L’« esprit du Concile » : un utopisme anarchique

    Je m'étonnais que la semaine dernière Benoît XVI ait longuement évoqué la vie de saint Bonaventure sans presque parler de sa doctrine. C'est qu'il n'allait pas se contenter d'une seule catéchèse sur son théologien de cœur. J'aurais dû m'en douter.

    Au cours de cette deuxième catéchèse sur saint Bonaventure, le pape a parlé notamment de la façon dont le théologien a dû répondre aux théories de Joachim de Flore. Et il remarqua ensuite que cet « utopisme spiritualiste » se répète :

    « Nous savons, en effet, qu'après le Concile Vatican II certains étaient convaincus que tout était nouveau, qu'il y avait une autre Eglise, que l'Eglise pré-conciliaire était finie et que nous en aurions eu une autre, totalement « autre ». Un utopisme anarchique ! Et grâce à Dieu, les sages timoniers de la barque de Pierre, le Pape Paul VI et le Pape Jean-Paul II, d'une part ont défendu la nouveauté du Concile et, de l'autre, ils ont en même temps défendu l'unicité et la continuité de l'Eglise, qui est toujours une Eglise de pécheurs et toujours un lieu de grâce. »

    Et voici la fin de la catéchèse, où Benoît XVI évoque le « chef-d'œuvre » de saint Bonaventure, l'Itinerarium mentis in Deum (Itinéraire de l'esprit en Dieu) :

    « Les dernières paroles de l'Itinerarium de saint Bonaventure, qui répondent à la question sur la manière dont on peut atteindre cette communion mystique avec Dieu, devraient descendre profondément dans nos cœurs : « Si à présent tu soupires de savoir comment cela peut advenir (la communion mystique avec Dieu), interroge la grâce, non la doctrine ; le désir, non l'intellect ; le murmure de la prière, non l'étude des lettres ; l'époux, non le maître ; Dieu, non l'homme  ; la ténèbre, non la clarté ; non la lumière, mais le feu qui tout enflamme et transporte en Dieu avec les fortes onctions et les très ardentes affections... Entrons donc dans la ténèbre, étouffons les angoisses, les passions et les fantômes ; passons avec le Christ crucifié de ce monde au Père, afin qu'après l'avoir vu, nous disions avec Philippe : cela me suffit » (ibid., VII, 6). »

    Chers frères et sœurs, accueillons l'invitation qui nous est adressée par saint Bonaventure, le Docteur Séraphique, et mettons-nous à l'école du Maître divin : écoutons sa Parole de vie et de vérité, qui résonne dans l'intimité de notre âme. Purifions nos pensées et nos actions, afin qu'Il puisse habiter en nous et que nous puissions entendre sa Voix divine, qui nous attire vers la vraie félicité.
    »

  • Daoudal Hebdo N° 72

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    Dans ce numéro

    Page 2
    La médaille d'or qui témoigne de la foi

    Pages 3 à 5
    Le vrai bilan de la Halde
    L'avenir de la Halde

    Pages 6 & 7
    Quand l'Eglise est inaudible, elle fait le jeu de la subversion

    Page 8
    L'essence du christianisme (III)
    Dimanche prochain...
  • La guérison

    Dans la collecte de ce jour on célèbre « la bienheureuse solennité des saints Côme et Damien ». Pourtant nous sommes bien au jeudi de la troisième semaine de carême, et la fête des saints Côme et Damien a lieu le 27 septembre. Mais la station du jour (à chaque jour du carême est assignée une église de Rome) est à la basilique des saints Côme et Damien. Exceptionnellement, la messe leur est dédiée. Parce que Côme et Damien étaient médecins, et que le carême est une médecine des âmes. Et la messe est dominée par l'idée de la guérison. C'est-à-dire du salut, qui sera manifesté à Pâques. Or nous sommes à la mi-carême, d'où l'insistance, au milieu du gué, sur la guérison qui va venir, et qui est assurée à celui qui aura fait tout le pèlerinage.

  • Vers une résolution de l’ONU contre la Suisse « islamophobe » ?

    Un projet de résolution de l'ONU, actuellement mis en consultation par des Etats musulmans et africains, prévoit de "condamner fermement l'interdiction de la construction de minarets", considérée comme une "manifestation d'islamophobie qui contrevient clairement aux obligations internationales en matière de droits de l'homme en ce qui concerne la liberté de religion".

    De telles mesures sont de nature à alimenter "la discrimination, l'extrémisme et les préjugés, conduisant à la polarisation et à la division avec de dangereuses conséquences non voulues et inédites", avertit le projet de texte, qui devrait être soumis au Conseil des droits de l'homme avant la fin de sa session plénière, en cours jusqu'au 26 mars.

    Est-il permis de remarquer que bon nombre des pays qui ont rédigé ce projet interdisent la construction de clochers à des chrétiens qui y vivent depuis toujours et y sont, depuis qu'ils y ont été décimés il y a près de 1.500 ans, victimes de « la discrimination, l'extrémisme et les préjugés » ?

  • Erdogan décoré par le roi d’Arabie pour "services rendus à l'islam"

    Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a décerné hier au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan le prix international du roi Fayçal, l'une des décorations les plus prestigieuses du royaume, pour "services remarquables rendus à l'islam", ayant "défendu la cause de la nation islamique, en particulier la cause palestinienne et les justes droits du peuple palestinien". "Au niveau international, il a été l'un des fondateurs musulmans de l'appel aux relations entre les civilisations et un défenseur passionné du dialogue constructif, de l'esprit d'ouverture et des principes de la coopération et de la compréhension internationales."

  • Affiche du FNJ : la prétention du gouvernement algérien

    Communiqué de Bruno Gollnisch

    L'intervention du gouvernement algérien dans la campagne politique française, sommant le gouvernement français d'interdire l'affiche du Front National de la jeunesse est proprement stupéfiante.

    Ce n'est tout de même pas, on l'espère, le slogan « Non à l'Islamisme » qui choque ce gouvernement : quand les islamistes avaient gagné le 1er tour des premières élections libres du pays fin 1991, il les avait carrément mis en prison, et annulé le deuxième tour, sans parler de la guerre civile sanglante qui s'en suivit !

    S'indigne-t-il de l'utilisation d'éléments de son drapeau frappant une carte de France ? Mais c'est le tee-shirt fièrement arboré par de jeunes originaires de ce pays dans les rues de Marseille ! Que dirait-il si en Algérie, on arborait un vêtement aux frontières de l'Algérie frappées du drapeau français ?
    Le gouvernement algérien était plus discret lorsque une foule de ses amis a décroché le drapeau français du fronton de la mairie de Toulouse pour le brûler et y substituer le sien.

    La vérité, c'est qu'un nombre croissant de Français en ont assez que certains de leurs hôtes, étrangers ou Français de papier, prétendent vivre selon leur loi, puis les imposer au voisinage, comme c'est le cas dans des endroits qui vont aujourd'hui du fast-food à la piscine, en passant par les hôpitaux, et bien d'autres encore.

    Dans le domaine international comme dans d'autres, la réciprocité est la condition de relations harmonieuses. L'Algérie est indépendante de la France. Elle doit admettre que la France entend rester indépendante de l'Algérie. C'est bien le moins.

  • Dr House et l’avortement

    Un des trois épisodes de Dr House diffusé hier soir sur TF1 (« L'enfant miroir ») était quelque peu surprenant. Une femme de 42 ans enceinte de 22 semaines a une étrange maladie qui s'aggrave d'heure en heure. On ne peut sauver la mère qu'en avortant le fœtus. Le Dr House tente de l'en convaincre, de façon très insistante. Il réplique systématiquement à ceux qui parlent de bébé qu'il ne s'agit que d'un fœtus, qu'il appelle même une « tumeur », puisqu'il est en train de tuer la mère. Et l'on a le droit à un festival de répliques cyniques du médecin qui ne croit en rien. Mais la mère ne veut pas avorter, et elle est soutenue par la directrice de l'hôpital, qui finit par découvrir qu'on peut sauver l'un et l'autre en opérant le bébé. « Le fœtus », dit House, qui juge cette opération beaucoup trop risquée pour la mère. La directrice décide de faire l'opération elle-même, mais c'est finalement House qui, impressionné par l'obstination des deux femmes, va la faire. Il ouvre l'utérus, et l'on voit alors, un long moment, une toute petite main qui s'avance vers le doigt de House et le prend. House s'arrête, pétrifié, et la caméra aussi. House est manifestement bouleversé, et ses collègues doivent lui rappeler de continuer l'opération. Laquelle se déroule bien. Et après, House parle du... bébé. Et, rentré chez lui, il repense à cet événement...

    En raison de la notoriété planétaire de la série, et du contraste entre l'habituel cynisme glacial de House et son émotion incontrôlable devant la petite main ensanglantée qui prend son doigt, cet épisode est une belle manifestation pro-vie.

    D'autant plus étonnante que quelques épisodes plus tôt, il avait persuadé une femme violée de se faire avorter... Mais cet épisode-ci, avec ses longues images de la petite main sortant de l'utérus, est beaucoup plus fort que celui-là.

  • La Tradition

    L'évangile de ce jour est un long passage de saint Matthieu (15, 1-20), qui forme un tout, selon la technique dite de l'inclusion : il s'ouvre et se ferme par la même expression : « manger avec des mains non lavées ».

    La première fois, c'est une question des pharisiens : « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? » La deuxième fois, c'est la fin de la réponse de Jésus : sur ce qui souille l'homme.

    Mais auparavant il va répondre sur « la tradition des anciens », qu'il va appeler « votre tradition à vous », et cette expression elle-même forme une inclusion, où il explique que cette tradition est pleine d'hypocrisie.

    La première fois, il leur demande pourquoi ils transgressent les commandements de Dieu au nom de leur tradition à eux. La deuxième fois, il affirme qu'ils ont « annulé la parole de Dieu » au nom de leur tradition à eux.

    La parole de Dieu : « Logos tou Théou ». C'est lui-même. La vraie Tradition, c'est le Verbe de Dieu, d'où viennent la Loi et les prophètes.

  • Mgr Migliore et la journée de la femme à l’ONU

    Hier, journée de la femme, Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU, est intervenu à New York dans le cadre de la 54e session de la Commission sur le statut de la femme du Conseil économique et social de l'ONU (faisant suite à la IVe Conférence mondiale "Femme 2000. Egalité de genre, développement et paix pour le XXIe siècle").

    Après avoir souligné que des progrès ont été réalisés sur le statut de la femme à travers le monde, il a notamment déclaré qu'on ne pouvait sous-estimer la violence contre la femme que constituent l'avortement, l'infanticide ou l'abandon d'enfant.

    Puis il a dénoncé l'idéologie du genre :

    "L'égalité hommes femmes dans l'éducation et l'emploi a aussi provoqué des manipulations du concept d'égalité des sexes en  matière de défense des droits sociaux... Portée au niveau idéologique, cette égalité conduit au contraire à une régression de la dignité féminine. D'autre part, les récents documents interprètent le genre au point de dissoudre toute  spécificité, toute complémentarité entre femmes et hommes. Si ces théories ne peuvent changer la nature des choses, elles font obstacle à tout vrai progrès dans la reconnaissance de la dignité et des droits de la femme".

    Enfin il a dénoncé le droit à l'avortement sous ses oripeaux de « santé sexuelle » et de « droits reproductifs » :

    Les documents des conférences internationales ou des comités insistent sur le "lien entre obtention des droits personnels, socio-économiques et  politiques, et notion de santé sexuelle et de droits reproductifs. Ceci constitue une violence faite aux êtres en gestation tout en agressant les  besoins réels des femmes et des hommes. Une solution respectueuse de la  dignité de la femme ne peut faire fi du droit à la maternité, qu'il faut promouvoir, et non compromettre, en améliorant les systèmes de santé et, en particulier, les services de maternité".

  • SOS Racisme, le Mrap et la Licra au secours de l’islamisme

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    La Licra a demandé l'interdiction de cette affiche, collée initialement à Marseille. Elle a été déboutée par le tribunal de grande instance de Marseille, qui a invoqué la nullité de l'assignation devant cette juridiction en raison de la domiciliation de la Licra.

    Le Mrap a demandé hier au tribunal de Nanterre d'interdire les mêmes affiches. Le tribunal rendra sa décision vendredi. A l'audience, l'avocat du MRAP, Me Khaled Lasbeur, a évoqué un risque d'"émeutes", de "manifestations" et d'"effusions de sang", si les affiches ne sont pas retirées. Sic.

    SOS Racisme, associée au journaliste et écrivain algérien Mohamed Sifaoui, a engagé une action pénale contre Jean-Marie Le Pen, au motif que l'affiche serait "raciste". L'audience aura lieu le 6 mai.

    D'autre part, l'Algérie a protesté "officiellement" auprès de la France contre cette affiche du FN, selon le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. "C'est à l'Etat français de prendre les dispositions qui s'imposent lorsque des symboles de pays étrangers sont mis à genoux", a-t-il dit.

    "Nous déplorons avec force l'usage indigne et dégradant d'un drapeau national à des fins électoralistes", a déclaré aujourd'hui le ministère français des Affaires étrangères lors de son point de presse régulier. Il a jugé "légitimes" les protestations d'Alger "quant à l'usage extrêmement choquant qui est fait du drapeau algérien".