On peut dire tout et le contraire de tout, selon les circonstances. Cela aurait pu faire une note à mon éditorial de Daoudal Hebdo :
« Il faut rendre constructibles les zones inondables, mais par des bâtiments adaptés à l'environnement et aux risques, il faut utiliser les interstices, les délaissés d'infrastructures, il faut changer nos procédures, il faut changer notre façon d'appliquer le droit, il faut changer notre façon de concevoir les choses, sortir du respect passif d'une réglementation de plus en plus pesante. »
Nicolas Sarkozy, discours sur le Grand Paris, le 29 avril 2009.
Le blog d'Yves Daoudal - Page 2101
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« Il faut rendre constructibles les zones inondables »
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Un supermarché 100 % halal à Nanterre
Un jeune entrepreneur a ouvert mercredi une nouvelle enseigne 100% halal dans le centre de Nanterre, avec l'espoir de séduire une clientèle de musulmans branchés mais aussi tout autres consommateurs attirés par les saveurs orientales.
(AFP) -
1 million d’euros saoudiens pour la mosquée de Mantes
Lu dans « Faits et Documents » d'Emmanuel Ratier :
"L'Arabie saoudite vient de faire don d'un million d'euros au Centre islamique du Serviteur des lieux saints, placé sous l'autorité de la Ligue islamique mondiale, de Mantes-la-Jolie. Ce qui permettra de faire passer la surface de la mosquée à 1800m2, atteignant alors une capacité de 1500 fidèles."
(via l'Observatoire de l'islamisation) -
Dalil Boubakeur en appelle à Boutteflika contre « l’islamophobie » française
Selon le journal algérien Echorouk :
M. Dalil Boubakeur en appelle au président algérien. Dans un communiqué parvenu, hier à notre rédaction, il " appelle les autorités de notre pays à intervenir pour que cessent les vexations et les discriminations publiques qui ne se comptent plus contre l'islam et les musulmans". Il pointera du doigt la dernière sortie du leader du Front national, Jean Marie Lepen qui, profitant de la campagne électorale a déversé tout son fiel sur les musulmans de France. Il rappellera aussi " les atteintes" faites "au culte musulman" et qui "prennent une intensité et une fréquence inquiétante". " Certains dérapages visant les personnes et les symboles de l'islam ne manquent pas" dira-t-il. En citant en guise d'exemple de "cette islamophobie haineuse" les différents actes de "profanations répétées des mosquées sur l'ensemble du territoire national", Le recteur de la grande mosquée de Paris rappellera aussi les propos forts du président français Nicolas Sarkozy lors de l'hommage rendu aux combattants musulmans de la Première guerre mondiale dans son intervention au cimetière militaire de Notre Dame de Lorette, en France. "L'islam, disait-il, est aujourd'hui la religion de nombreux Français. Et notre pays, pour avoir connu non seulement les guerres de religion mais aussi les luttes fratricides d'un anticléricalisme d'Etat, ne peut laisser stigmatiser les citoyens français musulmans". Cette réaction de la grande mosquée de Paris coïncide avec la journée observée par les immigrés de France qui ont décidé de faire de la journée du 1er Mars une journée sans immigrés la qualifiant d'ailleurs de "un jour sans nous !"
En ce qui concerne la "journée sans immigrés", elle devait montrer aux souchiens quelle catastrophe ce serait s'il n'y avait pas les immigrés. Or personne n'a rien vu... Voir le commentaire de Louis Chagnon.
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Chrétiens du Pakistan
Nouvelle condamnation de chrétiens au Pakistan : un tribunal du district de Kasur a condamné un couple de chrétiens, Munir Masih et Ruqqiya Bibi, à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s'être lavé les mains.
(AsiaNews, via Bivouac-ID) -
La médaille d’or qui témoigne de la foi
Le 23 février dernier, au Pacific Coliseum de Vancouver, la jeune Kim Yu-na, 19 ans, s'est signée d'un signe de croix à l'issue du programme court qui devait l'emmener vers la médaille d'or, décrochée deux jours plus tard. La Corée du Sud voyait ainsi la consécration de sa première championne en patinage artistique et les catholiques sud-coréens se réjouissaient de voir leur foi ainsi témoignée devant des millions de téléspectateurs.
Dans son pays où elle est une véritable star, Kim Yu-na et ses faits et gestes sont scrutés à la loupe par les médias. La jeune femme porte au doigt une bague dizainier et de nombreux fans ont pris cet anneau pour une bague de fiançailles, voire une alliance. Télévisions, radios et télévisions ont dû expliquer l'usage et la signification de la bague dizainier. -
Benoît XVI et saint Bonaventure
Le pape a consacré sa catéchèse d'hier à son cher saint Bonaventure. Elle était centrée davantage sur sa vie que sur son œuvre (sur la pensée de saint Bonaventure, voir son discours de Bagnoregio), et c'était l'occasion de revenir sur saint François et les franciscains, dont Bonaventure devint « ministre général » en 1257 :
Il exerça cette fonction pendant dix-sept ans avec sagesse et dévouement, visitant les provinces, écrivant aux frères, intervenant parfois avec une certaine sévérité pour éliminer les abus. Quand Bonaventure commença ce service, l'Ordre des frères mineurs s'était développé de manière prodigieuse : il y avait plus de 30.000 frères dispersés dans tout l'Occident avec des présences missionnaires en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, et également à Pékin. Il fallait consolider cette expansion et surtout lui conférer, en pleine fidélité au charisme de François, une unité d'action et d'esprit. En effet, parmi les disciples du saint d'Assise on enregistrait différentes façons d'interpréter le message et il existait réellement le risque d'une fracture interne. Pour éviter ce danger, le chapitre général de l'Ordre, qui eut lieu à Narbonne en 1260, accepta et ratifia un texte proposé par Bonaventure, dans lequel on recueillait et on unifiait les normes qui réglementaient la vie quotidienne des frères mineurs. Bonaventure avait toutefois l'intuition que les dispositions législatives, bien qu'elles fussent inspirées par la sagesse et la modération, n'étaient pas suffisantes à assurer la communion de l'esprit et des cœurs. Il fallait partager les mêmes idéaux et les mêmes motivations. C'est pour cette raison que Bonaventure voulut présenter le charisme authentique de François, sa vie et son enseignement. Il rassembla donc avec un grand zèle des documents concernant le Poverello et il écouta avec attention les souvenirs de ceux qui avaient directement connu François. Il en naquit une biographie, historiquement bien fondée, du saint d'Assise, intitulée Legenda Maior, rédigée également sous forme plus brève, et donc appelée Legenda minor. Le mot latin, à la différence du mot italien, n'indique pas un fruit de l'imagination, mais, au contraire, « Legenda » signifie un texte faisant autorité, « à lire » de manière officielle. En effet, le chapitre des frères mineurs de 1263, qui s'était réuni à Pise, reconnut dans la biographie de saint Bonaventure le portrait le plus fidèle du fondateur et celle-ci devint, ainsi, la biographie officielle du saint.
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Daoudal Hebdo N° 71
Dans ce numéro
Page 2
L'avortement en Espagne
Page 3
Le grand foutoir « diplomatique » européen
Page 4
De la viande halal pour tous...
Page 5
L'esclavage sexuel des enfants en Afghanistan
Les camionneurs et leurs « assistants » au Pakistan
Page 6
Michel, courageux VRP de la messe
Page 7
Variations sur la « profanation »
Page 8
L'essence du christianisme (II)
Dimanche prochain... -
Le pauvre Lazare
Benoît XVI a bien expliqué aux séminaristes de Rome que le christianisme n'est pas un moralisme. La parabole de ce jour en est une illustration, car elle a été travestie en morale alors qu'elle ne l'est pas, du moins au sens où ce mot est généralement compris.
On parle en effet souvent du « mauvais riche », ce qui laisse entendre qu'il s'agirait d'un homme sans scrupules, qui a amassé des richesses en exploitant ses semblables ou par des opérations louches. La parabole ne dit rien de tel.
Quant au pauvre Lazare, la parabole ne dit pas davantage qu'il serait un homme vertueux.
Le riche a pu devenir riche de façon parfaitement honnête, et le pauvre peut aussi bien être le seul responsable de sa misère.
Pourtant, après leur mort, le premier souffre dans les flammes de l'enfer, et le second jouit de la paix céleste.
L'explication se trouve dans l'épître de ce jour, un passage de Jérémie : « Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme, qui met sa force en la chair, et dont le cœur s'éloigne du Seigneur. » Le sort de celui-là est celui du riche de la parabole : « Il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée, solitaire. » En revanche, « heureux est l'homme qui se confie dans le Seigneur, et dont le Seigneur est l'espoir. Il est comme un arbre planté au bord des eaux ».
Lazare est le seul personnage, de toutes les paraboles, qui porte un nom. Ce nom veut dire : Dieu aide, Dieu a secouru, Dieu est mon secours. Dieu a secouru Lazare parce que Dieu est avec ceux qui souffrent, avec les pauvres, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas d'autre espoir que Dieu.
Ce pauvre a le même nom que l'ami de Jésus dans l'évangile de saint Jean. Ce Lazare-là était riche, mais il habitait Béthanie : la « maison du pauvre ». Et il y a un point commun essentiel entre ces deux Lazare, particulièrement en cette « montée vers Jérusalem » que constitue le carême.
La parabole se termine par cette réponse d'Abraham au riche : « S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, même si quelqu'un ressuscite des morts, ils ne croiront pas. » Or, à Béthanie, quelqu'un est ressuscité des morts : Lazare... Et ils n'ont pas cru.
Quelques jours plus tard, un autre ressuscitera des morts. Pour toujours. Et les riches, ceux qui ne mettent leur confiance qu'en eux, ne croiront pas. Tandis que tous les Lazare ressusciteront, parce qu'ils n'ont pas d'autre espérance qu'en Dieu, qui pour cela vient à leur secours. Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux.
D'autre part, si le Lazare de la parabole a un NOM, c'est parce qu'il est une figure du Christ Dieu. Car c'est le Christ qui est le Pauvre par excellence, nu, couvert de plaies, et crucifié, et qui se fait le mendiant de l'amour auprès des riches. Et c'est lui qui s'appelle vraiment « Dieu est le secours ».
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Reconquête N° 265

