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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2099

  • Journée de la femme

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  • La veuve de Sarepta et le lépreux syrien

    L'évangile de ce jour insiste sur le message de vendredi dernier sur la vigne (« le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en produira le fruit ») : il y avait beaucoup de veuves en Israël du temps d'Elie, lorsqu'il y eut une grande famine, mais c'est une veuve de Sarepta, dans le pays de Sidon, qu'Elie secourut. Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps d'Elisée, mais c'est Naaman le Syrien qu'il guérit. A ces mots de Jésus, dans la synagogue de Nazareth, tous ceux qui étaient présents, nous dit l'évangéliste, furent pris de colère et le conduisirent dans un endroit escarpé pour l'en précipiter. Ils avaient parfaitement compris le message, et plutôt que de reconnaître le Messie qui leur était d'abord envoyé, ils voulaient le tuer. Mais s'ils avaient mieux connu les prophètes ils auraient su que ce n'était pas à eux que reviendrait cet « honneur ». C'est pourquoi Jésus, passant au milieu d'eux, « allait ». La Vulgate a gardé l'imparfait grec, qui indique une action qui n'est pas ponctuelle : Jésus s'échappe à ce moment-là comme il le ferait en toute autre occasion analogue. Car il ne se laissera mettre à mort que lorsqu'il l'aura décidé.

  • 3e dimanche de carême

    L'évangile de ce dimanche commence par la guérison d'un homme possédé par un « démon muet ». Alors que la foule est dans l'admiration, certains se disent que c'est par Belzébuth que Jésus chasse les démons. Et d'autres lui demandent un signe du ciel. A ceux-ci, selon saint Luc, il ne répondra que plus tard, et sans même s'adresser à eux, en évoquant sur le mode prophétique « le signe de Jonas » (resté trois jours dans le ventre du poisson). Mais il répond d'abord à ceux qu'il n'a pas entendus, mais dont il « connaît les pensées » : c'est « par le doigt de Dieu » qu'il expulse les démons, et cela signifie que « le royaume de Dieu est arrivé ».

    Tel est le véritable signe du ciel : la victoire sur le démon. Selon le paradoxe permanent de l'Evangile, ce signe est le contraire d'une glorieuse manifestation cosmique. Elle sera effective dans l'humiliation de la Croix, clef qui ouvre le Royaume.

  • A ceux qui croient sauver la planète

    Extrait du discours de Vaclav Klaus, hier, à Palm Beach, où il était l'invité du Club de la croissance :

    « L'environnementalisme, et sa version la plus extrême, l'alarmisme du réchauffement climatique, réclament une expansion presque sans précédent de l'intrusion et de l'intervention des gouvernements dans nos vies, et d'un contrôle des gouvernements sur nous. » (...)

    « Les hommes politiques, leurs bureaucrates, aussi bien que de nombreuses personnes bien-pensantes qui font leur la vision alarmiste du changement climatique anthropique, espèrent probablement qu'ainsi elles font preuve d'intelligence, de vertu et d'altruisme. Certaines d'entre elles croient même qu'elles sont en train de sauver la Terre. Nous devons leur dire qu'elles ne sont que des pions dans les mains de lobbyistes, de producteurs de technologie verte, de firmes agro-industrielles produisant de l'éthanol, de firmes commerciales qui s'occupent des droits d'émission de carbone, etc., qui espèrent se faire des milliards à nos dépens. Il n'y a là aucun altruisme. Il y a un froid calcul politique et commercial. »

  • Le diocèse d’Orléans vous invite…

    ... à une réunion où une élue socialiste vous expliquera les enjeux des élections régionales... Sic :

    Elections régionales, comprendre pour choisir

    Une rencontre-débat est organisée par plusieurs associations en vue des élections de mars 2010, où les citoyens français seront appelés à élire leurs représentants dans les conseils régionaux :
    le 7 mars 2010 de 14h30 à 17h
    Salle Roger Salengro à Châlette sur Loing
    Une rencontre pour s'informer, débattre, échanger sur les "régions" !
    Micheline Prahecq, conseillère régionale et conseillère générale du Loiret sera présente pour nous aider à comprendre les enjeux de cette élection.


    En outre, Micheline Prahecq est une militante des « droits des femmes », entendez du droit à l'avortement. Sur son blog, pas plus tard que le 10 février dernier, elle faisait l'apologie du Planning familial et soutenait l'installation de bureaux du Planning ailleurs qu'à l'hôpital :

    « Le positionnement au centre d'Orléans, proche des lycées et du point de convergence des transports en commun, dans un lieu plus discret permettant plus de confidentialité répond à l'objectif de permettre à des jeunes d'accéder à des services de base en un lieu le plus confidentiel possible. »

    Je préfère m'abstenir de tout commentaire.

    (Via le Forum catholique)

  • Roubaix les six mosquées

    Un collectif représentant les six mosquées de Roubaix vient d'être créé. Nordine Khabzaoui, son porte-parole, affirme qu'il « représente l'intégralité de la communauté musulmane de Roubaix » qui d'après lui s'élève à « 55 % de la population totale de la ville ».

  • L’Eucharistie, Jérusalem véritable

    Autre extrait de la Lectio divina de Benoît XVI aux prêtres. C'est  la fin de son propos, en apothéose :

    Revenons sur le fait que Melchisédech est le roi de Salem. Toute la tradition davidique s'en est appelée à cela, en disant: "Le lieu est ici, Jérusalem est le lieu du culte véritable, la concentration du culte à Jérusalem remonte déjà aux temps d'Abraham, Jérusalem est le lieu véritable de la vénération juste de Dieu".

    Franchissons à nouveau une étape: la Jérusalem véritable, le Salem de Dieu, est le Corps du Christ, l'Eucharistie est la paix de Dieu avec l'homme. Nous savons que saint Jean dans le Prologue, appelle l'humanité de Jésus "la tente de Dieu" eskènosen en hemìn (Jn 1, 14). Ici, Dieu lui-même a créé sa tente dans le monde et cette tente, cette Jérusalem nouvelle, véritable, est, dans le même temps sur la terre et au ciel, parce que ce Sacrement, ce sacrifice se réalise toujours entre nous et arrive toujours jusqu'au trône de la Grâce, à la présence de Dieu. C'est ici que se trouve la Jérusalem véritable, dans le même temps, céleste et terrestre, la tente, qui est le Corps de Dieu, qui comme Corps ressuscité demeure toujours Corps et embrasse l'humanité et, dans le même temps, étant Corps ressuscité, nous unit avec Dieu. Tout cela se réalise toujours à nouveau dans l'Eucharistie. Et nous, en tant que prêtres, nous sommes appelés à être des ministres de ce grand Mystère, dans le Sacrement et dans la vie. Prions le Seigneur qu'il nous fasse comprendre toujours mieux ce Mystère, de vivre toujous mieux ce Mystère et ainsi d'offrir notre aide afin que le monde s'ouvre à Dieu, afin que le monde soit racheté par Jésus.

  • Benoît XVI aux prêtres de Rome

    Le 18 février dernier, Benoît XVI faisait une « lectio divina » aux prêtres de Rome. Le thème en était le sacerdoce à travers l'Epître aux Hébreux. En voici un extrait, lié à ma note précédente.

    La Lettre aux Hébreux résume, enfin, toute cette compassion dans le mot hypakoèn, obéissance: tout cela est obéissance. C'est un mot qui ne nous plaît pas, à notre époque. L'obéissance apparaît comme une aliénation, comme une attitude servile. La personne n'utilise pas sa liberté, sa liberté se soumet à une autre volonté, la personne n'est donc plus libre, mais elle est déterminée par un autre, alors que l'autodétermination, l'émancipation serait la véritable existence humaine. Au lieu du terme "obéissance", nous voulons comme parole-clef anthropologique celle de "liberté". Mais en considérant de près ce problème, nous voyons que les deux choses vont de pair: l'obéissance du Christ est la conformation de sa volonté à la volonté du Père; c'est une manière de porter la volonté humaine à la volonté divine, à la conformation de notre volonté avec la volonté de Dieu.

    Saint Maxime le Confesseur, dans son interprétation du Mont des Oliviers, de l'angoisse exprimée dans la prière de Jésus, "non pas ma volonté mais la tienne", a décrit ce processus, que le Christ porte en lui comme vrai homme, avec la nature, la volonté humaine; dans cet acte - "non pas ma volonté, mais la tienne" - Jésus a résumé tout le processus de sa vie, c'est-à-dire celui de porter la vie naturelle humaine à la vie divine et, de cette manière, celui de transformer l'homme: divinisation de l'homme et ainsi rédemption de l'homme, parce que la volonté de Dieu n'est pas une volonté tyrannique, ce n'est pas une volonté qui est hors de notre être, mais c'est précisément la volonté créatrice, c'est précisément le lieu où nous trouvons notre véritable identité.

    Dieu nous a créés et nous sommes nous-mêmes si nous sommes conformes à sa volonté; ainsi seulement nous entrons dans la vérité de notre être et nous ne sommes pas aliénés. Au contraire, l'aliénation naît, précisément, lorsque l'on sort de la volonté de Dieu, parce que ce cette manière, nous sortons du dessein de notre être, nous ne sommes plus nous-mêmes et nous tombons dans le vide. En vérité, l'obéissance à Dieu, c'est-à-dire la conformité, la vérité de notre être, est la vraie liberté, parce que c'est la divinisation. Jésus, en portant l'homme, l'être homme, en lui-même et avec lui-même, conformément à Dieu, dans la parfaite obéissance, c'est-à-dire dans la parfaite conformation entre les deux volontés, nous a rachetés et la rédemption est toujours ce processus de porter la volonté humaine dans la communion avec la volonté divine. C'est un processus sur lequel nous prions chaque jour: "Que ta volonté soit faite". Et nous voulons prier réellement le Seigneur, pour qu'il nous aide à voir intimement que cela est la liberté, et à entrer, ainsi, avec joie dans cette obéissance et à "recueillir" l'être humain pour le porter - à travers notre exemple, notre humilité, notre prière, notre action pastorale - dans la communion avec Dieu.

  • Le fils prodigue…

    … et le fils aîné : « Il s'indigna, et ne voulait pas entrer. Son père sortit donc, et se mit à le prier. Mais, répondant à son père, il dit: Voilà tant d'années que je te sers, et je n'ai jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour faire bonne chère avec mes amis; mais dès que cet autre fils, qui a dévoré son bien avec des prostituées, est revenu, tu as tué pour lui le veau gras. »

    L'amertume ressentie par les hommes de bien à l'égard de Dieu révèle que l'obéissance dont ils font preuve suscite une amertume intérieure qui fait apparaître les limites de cette obéissance: dans leur for intérieur, ils auraient aimé, eux aussi, partir au loin, vers la grande liberté. Ils sont secrètement envieux de ce que l'autre a pu se permettre. Ils n'ont pas parcouru tout ce chemin qui a permis au plus jeune de se purifier et de comprendre ce que signifie la liberté, ce que signifie être fils. En réalité, ils portent leur liberté comme une servitude, sans être parvenus à la maturité de la véritable condition de fils. Eux aussi ont encore besoin de faire du chemin. Ce chemin, ils peuvent le trouver s'ils donnent tout simplement raison à Dieu, s'ils acceptent que sa fête soit aussi la leur. Par cette parabole, le Père nous parle à travers le Christ, à nous qui sommes restés au bercail, afin que, nous aussi, nous nous convertissions vraiment et que nous nous réjouissions de notre foi.

    (...)

    « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi », lui dit le père, « et tout ce qui est à moi est à toi» (Le 15, 31). Il lui explique par là la grandeur d'être fils. Ce sont les mêmes mots que ceux par lesguels Jésus, dans sa prière sacerdotale, décrit sa relation au Père: « Tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi» (Jn 17, 10).

    Joseph Ratzinger, Jésus de Nazareth.

  • Taxe carbone européenne

    Il y a quelques semaines encore, il n'était pas question d'instaurer une taxe carbone européenne, comme le demandait en vain Nicolas Sarkozy (qui n'a pas encore réussi à instaurer la taxe française).

    Mais, à nouvelle Commission, nouvelles taxes... Le nouveau commissaire à la Fiscalité Algirdas Semeta a annoncé hier qu'il présenterait dans les deux mois un projet imposant une taxe carbone européenne. Plus précisément un montant minimum de taxe carbone dans tous les pays de l'UE. « C'est le bon moment », dit-il.

    Le gouvernement britannique a aussitôt fait savoir qu'il s'opposerait à ce projet, et a même promis qu'il le bloquerait : les questions fiscales restant du domaine de l'unanimité, le veto britannique suffit en effet à renvoyer le projet d'Algirdas Semeta dans les fantasmes sarkozyens.