Premier titre des dépêches AFP :
"Simone Veil fait son entrée à l'Académie française avec dignité et émotion"
Deuxième titre des dépêches AFP :
"Simone Veil, mémoire de la Shoah et icône féministe, entre à l'Académie"
La « dignité » de l' « icône » de l'avortement...
L'AFP, encore :
« "L'esprit de la France libre semble planer sur ce fauteuil", occupé avant M. Messmer par Maurice Schumann, a souligné Mme Veil, avant d'évoquer son propre combat pour l'Europe. » Sic.
Dans son discours, Jean d'Ormesson a fait longuement l'éloge du combat de Simone Veil en faveur de l'avortement, non sans dénoncer les « catholiques intégristes », et même les « rabbins intégristes ». La loi Veil, a-t-il dit, "c'était une victoire historique. Elle inscrit à jamais votre nom au tableau d'honneur de la lutte, si ardente, pour la dignité de la femme". Et de conclure : "Soyez la bienvenue au fauteuil de Racine qui parlait si bien de l'amour"...
Pendant ce temps-là, plusieurs centaines de personnes, à l'appel des mouvements pro-vie et de Chrétienté-Solidarité, manifestaient de l'autre côté de la Seine. Non seulement ils n'avaient pas eu le droit de manifester près de l'Académie, mais ils durent aller encore plus loin que l'endroit prévu et accepté par la préfecture de police. En outre leur sonorisation fut coupée. Le tout au milieu d'un impressionnant déploiement de forces de l'ordre... qui s'en prirent au Dr Dor.
Bien entendu, aucun évêque n'a osé élever la voix. Comme en 1974. Toutefois, il n'y avait aucun ecclésiastique sous la Coupole pour accueillir l'avorteuse, remarque l'abbé Laguérie, qui fait état de « bien d'autres absents », sans précision. L'abbé Laguérie portait une pancarte où étaient inscrits ces vers de Racine :
Je ne sais de tout temps quelle injuste puissance
Laisse le crime en paix et poursuit l'innocence.
