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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1736

  • La poule aux œufs d’or existe

    A partir du 1er juillet, il sera obligatoire d’avoir un éthylotest dans sa voiture.

    Cette obligation résulte d’un décret publié le 1er mars au Journal Officiel.

    C’est un décret d’application de la loi du 13 juin 2003 qui ratifiait l’ordonnance du 24 septembre 2000 qui abrogeait l’article 6 de la loi du 9 juillet 1970 qui avait institué l’obligation d’avoir un alcootest dans sa voiture.

    Pourquoi ce qui traînait depuis 1970 sans jamais se concrétiser a pris subitement force de loi ?

    Parce qu’une association a réussi à convaincre le gouvernement Fillon.

    Une association créée en juin 2011, et qui a donc fait aboutir en huit mois (la décision ayant été prise en février) ce qui traînait depuis plus de 40 ans.

    Une belle efficacité, que l’on doit au président de cette association, qui est… un salarié du principal fabricant d’éthylotests (90% du marché).

    Bref, c’est la société Contralco, sous couvert d’une association bidon, qui a obtenu du gouvernement Fillon l’obligation de l’éthylotest, qui lui ouvre un marché captif de près de 40 millions de clients.

    Et un marché durable… Car l’éthylotest n’est valable que pendant six mois. Il faut en acheter un nouveau deux fois par an.

    Au minimum.

    Car il ne fonctionne que s’il est conservé entre 10 et 40 degrés. Autrement dit, si vous l’oubliez dans votre voiture en hiver dès qu’il fait un peu froid, ou en été dès qu’il fait chaud, vous devez en acheter un autre. Et si vous oubliez de le rapporter dans la voiture après la saute de température, vous êtes passible d’une amende…

  • Les tomates sont chrétiennes

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    Selon le blog Now Lebanon, repris par Courrier international via le site du quotidien turc Hürriyet, un groupe salafiste intitulé Association islamique populaire égyptienne a mis en garde sur Facebook contre la consommation de tomates, parce que c’est un aliment chrétien, comme on le voit sur la photo. « Manger des tomates est interdit, parce qu’elles sont chrétiennes. Elle louent la croix au lieu d’Allah et disent qu’Allah est trois. Je vous en conjure, faites circuler cette photo, car il y a une sœur de Palestine qui a vu le Prophète d’Allah dans une vision et il pleurait, mettant en garde sa nation contre le fait de manger des tomates. Si vous ne la faites pas circuler, sachez que c’est le diable qui vous en empêche. »

    Face aux vives réactions, le groupe salafiste (toujours selon Now Lebanon) a précisé dans un addendum : « Nous ne vous avons pas dit que vous ne pouviez pas manger de tomates. Nous avons dit : ne les coupez pas de façon à ce qu’elles révèlent la forme de la croix. »

  • Elle s’appelle Layla Azzouzi

    Hajib El Hajjaji ayant démissionné de son poste de conseiller communal, il a été remplacé par sa colistière Layla Azzouzi. Laquelle, lundi, a prêté serment. Voilée.

    Cela se passe à Verviers, Belgique.

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    On la voit ici participant à une réunion commune entre le conseil communal et celui de l’Action Sociale (où elle était élue), le 16 février dernier. Layla Azzouzi avait décidé de porter le voile quelques semaines plus tôt, et sa présence voilée à une réunion publique avait provoqué une polémique. Mais cette fois il n’y a pas eu la moindre réaction…

  • Un catholique comme président de l’Inde ?

    Alors que le parti du Congrès, au  pouvoir, a désigné l’ancien ministre des Finances Pranab Mukherjee comme son candidat à la présidence, le puissant parti ultra-nationaliste hindou BJP (Bharatiya Janata) soutient la candidature de l’ancien président de la chambre basse du Parlement Purno Agitok Sangma. Ce dernier a comme particularité d’être catholique. Ancien membre du parti du Congrès, il avait fondé le Parti nationaliste du Congrès en 1998. Parti qu’il vient de quitter pour briguer la présidence sous les couleurs du BJP.

    Purno Agitok Sangma met en avant ses origines tribales et souligne qu’il veut être le défenseur de toutes les minorités (il est soutenu notamment par le parti sikh).

    Avant d’être adoubé par le BJP, il avait reçu le soutien de la Fédération des Eglises de l’Andhra Pradesh. Ce n’est pourtant pas forcément une bonne nouvelle pour les chrétiens. Il est pour le moins surprenant de voir un parti aussi violemment antichrétien que le BJP choisir un catholique comme candidat à la présidence. Sauf… si ce catholique travaille à blanchir le BJP de ses crimes. Ainsi a-t-il déclaré qu’il n’y avait « aucune preuve » que le BJP fût mêlé au pogrom antichrétien de Kandhamal, dans l’Orissa, en août 2008, qui fit plusieurs dizaines de morts et vit la destruction de 300 églises et de 6.000 maisons, et qu’il ne fallait donc « pas faire de telles allégations ». Or le drapeau safran des extrémistes hindouistes était peint sur tous les bâtiments détruits, et les autorités de l’Orissa n’ont jamais nié la responsabilité des nationalistes hindous. Sans compter que le BJP est responsable de multiples attaques antichrétiennes depuis lors, ainsi que d’attaques contre d’autres minorités.

  • Martyrs espagnols : la liste s’allonge

    Le pape Benoît XVI a autorisé aujourd’hui la publication de décrets reconnaissant le martyre de l’évêque espagnol  Manuel Borrás Ferré, du religieux des écoles chrétiennes Agapito Modesto, et de leurs 145 compagnons, tués en haine de la foi de 1936 à 1939 ; du religieux trinitaire Hermenegildo de l'Assomption et de ses 5 compagnons, tués en haine de la foi en 1936 ; de la religieuse Victoria de Jesús, tuée en haine de la foi en 1937. Le communiqué ajoute que le 10 mai dernier, le Saint-Père a autorisé la promulgation du décret relatif au martyre de Juan Huguet y Cardona, prêtre séculier espagnol, tué en haine de la foi en 1936.

    Parmi les autres reconnaissances de martyre (qui ouvrent la voie à une béatification), on remarque celle de Don Giuseppe Puglisi, prêtre séculier italien, tué en haine de la foi en 1993. « Don Peppino », curé d’une paroisse de Palerme, dans un quartier pauvre, fut tué par la mafia, dans la rue, le 15 septembre 1993, à cause de son travail pastoral auprès des jeunes déshérités (qu’il soustrayait aux griffes de la mafia).

  • Vigile des saints Pierre et Paul

    En 1921 fut inscrite au 28 juin la fête de saint Irénée. Ce qui montre que même à Rome on ne savait plus ce qu’était une vigile, puisqu’on remplaçait la préparation pénitentielle de la grande fête des Apôtres fondateurs de la Rome chrétienne par une fête de saint. Ce fut l’un des bons points de la réforme de Jean XXIII, en 1960, que de déplacer la fête de saint Irénée et de rétablir la vigile.

    Il ne reste plus qu’à retrouver le sens de la vigile…

    Dom Guéranger :

    « La rigueur que sait s’imposer un peuple à certains jours de préparation, est une marque de la foi qu’il a conservée ; elle montre qu’il comprend la grandeur de l’objet proposé par la sainte Liturgie à son culte. Chrétiens d’Occident, nous dont Pierre et Paul sont la gloire devant les hommes et devant Dieu, songeons au Carême que les Grecs schismatiques commencent au lendemain des solennités pascales, en l’honneur des Apôtres, et qui ne prend fin qu’aujourd’hui. Le contraste sera de nature à nous faire dominer les penchants d’une mollesse où l’ingratitude aurait trop de part. Du moins, puissions-nous racheter en ferveur, en actions de grâces et amour, les privations dont tant d’églises, malgré leur séparation d’avec Rome, ont conservé l’usage. »

  • Tranquilla devotione

    Depuis la réforme de saint Pie X, et plus encore depuis celle de Jean XXIII, les fêtes de saints qui priment le dimanche sont rarissimes. Comme d’habitude on est passé d’un extrême à l’autre. Avant saint Pie X, la plupart des fêtes de saints primaient le dimanche, si bien qu’on n’avait presque jamais la liturgie du dimanche. Depuis Jean XXIII, il n’y a plus que quelques fêtes de saints qui peuvent primer le dimanche. Parmi celles-ci, la saint Jean Baptiste, qui tombait cette année un dimanche. Ce mercredi est un jour de férie : on peut donc dire la messe du 4e dimanche après la Pentecôte, dont l’évangile est celui de la première pêche miraculeuse, et dont la collecte est une curieuse demande de paix extérieure, superbement formulée :

    Da nobis, quǽsumus, Dómine : ut et mundi cursus pacífice nobis tuo órdine dirigátur ; et Ecclésia tua tranquílla devotióne lætétur.

    Donnez-nous, nous vous en prions, Seigneur : que le cours du monde soit pour nous paisible sous la conduite de votre providence ; et que votre Église vous serve avec joie dans la tranquillité.

  • L’internaute tunisien

    On nous dit qu’une cour d’appel a confirmé la condamnation du jeune internaute tunisien, Jabeur Mejri, à sept ans et demi de prison pour avoir publié sur sa page Facebook des caricatures de Mahomet. Ici et là on parle du blogueur « athée » persécuté pour son athéisme par une justice musulmane obscurantiste, et Jabeur Mejri est devenu un véritable héros pour les militants de l’athéisme et les soi-disant « libres penseurs ».

    Il y a, comme qui dirait, erreur sur la personne. Et sur le jugement.

    Jabeur Mejri est quelqu’un qui s’est détaché de l’islam en prenant conscience de ce qu’est véritablement cette religion. Alors il pouvait passer pour agnostique. Comme on peut le voir dans son opuscule Dark Lands : sombres pays (il s’agit des pays musulmans). Puis il a écrit un autre opuscule, intitulé Jesus the Christ : Jésus le Christ. Le titre suffit à comprendre de quoi il s’agit. Il s’agit d’un (très bon) exposé expliquant pourquoi Jésus est le Christ, Fils de Dieu, et comment et pourquoi le Coran ment sur Jésus.

    Des athées comme ça, vous m’en remettrez…

    Et c’est ce qui explique sans doute pourquoi son avocate a plaidé les « troubles comportementaux » de son client à « l’état psychologique » perturbé… Car lorsque, dans un pays musulman, on dénonce les impostures du Coran et du Prophète, et qu’on le fait en les confrontant à la vérité de l’Evangile, on ne peut qu’être fou…

  • Egypte : le président islamiste face à l’armée

    La commission électorale a fini par donner dimanche les résultats de l’élection présidentielle. Selon elle, le représentant des Frères musulmans, « président du parti de la liberté et de la justice », Mohamed Morsi, l’a emporté sur l’ancien Premier ministre Ahmed Chafiq avec 51,73 % des voix.

    Toute la communauté internationale félicite le nouveau président et se félicite du processus démocratique égyptien.

    Personne ne semble voir à quel point la situation est explosive. Car ce président n’a strictement aucun pouvoir légal. Il n’y a plus de Constitution, et les militaires ont dissous le Parlement (dominé par les islamistes). Ils ont également dissous la deuxième commission chargée de rédiger la Constitution (la première commission avait été dissoute par la justice)…

    Bref, l’Egypte est techniquement, non pas une démocratie, mais une dictature militaire. En face de l’armée, les Frères musulmans. Avec leur président de la République. Avec leurs réseaux. Avec la colère populaire qui monte en même temps que le chômage et la misère, notamment dans les multiples et si importantes zones touristiques… où il n’y a plus de touristes.

    Et, quoi qu’il se passe, ce sont les chrétiens qui en souffriront le plus. D’autant qu’ils ont maintenant ajouté à leurs crimes de s’être prononcés en faveur de l’ancien Premier ministre de Moubarak…

  • C’est aux Philippines

    Le 19 juin, un député de la Kabataan partylist (parti politique de jeunes blogueurs et de mouvements étudiants), Raymond Palatino, présentait devant le Congrès une proposition de loi visant à interdire les manifestations et symboles religieux ostentatoires dans les bâtiments publics et édifices d’Etat. Ce qui entraînait notamment l’interdiction des images religieuses omniprésentes dans les administrations ou les prières avant les audiences des tribunaux. La proposition de loi a suscité une gigantesque polémique.

    La conférence épiscopale a sobrement fait remarquer que « la majorité des employés du service public étant catholiques », il n’y a pas lieu de « les empêcher d’exprimer leur foi », et que la présence d’un « petit crucifix et la récitation d’une courte prière ne pouvaient qu’engendrer des résultats positifs, rappelant à l’employé d’être bon, juste et honnête dans son travail ».

    L’ancien archevêque de Cebu, Mgr Ricardo Vidal, a été plus virulent. Il a appelé les chrétiens à « se lever pour défendre leur foi », et a ajouté : « La religion catholique fait partie de ce que nous sommes. Elle donne les valeurs essentielles à partir desquelles l'Etat délimite son champ éthique et spirituel. Sans elle, l'Etat deviendrait une zone de non-droit ». Il a reçu l’appui du gouverneur de Cebu et du maire de Cebu-City.

    Lundi, Raymond Palatino a annoncé qu’il retirait sa proposition de loi, et il a ajouté : « Je présente mes excuses à tous ceux que mon projet avait offensés, sans que j’en ai eu aucunement l’intention. »

    (Eglises d’Asie)