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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1735

  • Insolite

    Il veut « retrouver l'ADN historique de ce qu'a été le capitalisme français, c'est-à-dire d'abord un modèle entrepreneurial innovant et d'essence patriotique ».

    Il en appelle à une « entraide patriotique » entre grandes entreprises et PME.

    Il fustige « la compétition déloyale » contre laquelle les Européens doivent « se protéger ».

    C’était le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, hier, au salon Planète PME.

  • Pas de confiance au Sénat

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a décidé de ne pas demander aux sénateurs d'approuver sa déclaration de politique générale, la semaine prochaine.

    Parce qu’il n’aurait sans doute pas la majorité : les communistes n’ont pas l’intention de lui faire de cadeaux.

    Et cela va se voir très vite malgré cette esquive. Il va falloir adopter le collectif budgétaire, or à la commission des Finances la gauche est majoritaire d’une voix grâce à trois sénateurs communistes…

  • L’atomisation de la société

    Selon une enquête de l’INSEE, il y avait en 2009 27,5 millions de ménages, soit 3,2 millions de plus qu'en 1999.

    Parce qu’il y avait 1,7 million de plus de ménages d’une seule personne, et 1,5 million de plus de ménages de deux personnes.

    Ainsi, en 2009, un tiers des ménages était composé d'une seule personne, un tiers de deux personnes, et le dernier tiers de trois personnes ou plus.

    Parallèlement, la part des grands ménages (cinq personnes ou plus) ne cesse de se réduire.

  • L’Eglise masochiste

    La dernière attaque en date contre les jours fériés catholiques vient de l’association des directeurs de ressources humaines : elle propose de permettre aux salariés de remplacer trois jours fériés chrétiens par d’autres, à leur guise. Il s’agit de l’Ascension, du lundi de Pentecôte et de l’Assomption.

    Le ministre socialiste Michel Sapin, membre du Grande Orient de France, a recommandé la « prudence »...

    Mais Mgr Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France, donc au nom de tous les évêques de France, a manifesté son accord :

    « La République est laïque. C'est elle qui, en fonction du droit du travail, a posé les jours fériés. La signification religieuse, nous y sommes attachés, mais le respect de la diversité, c'est certainement une des sources de paix de la société. »

    Sic.

    Il est vrai que c’est l’Eglise qui par son entreprise de destruction intitulée « réforme » liturgique a supprimé le lundi de Pentecôte (qui est donc une survivance anachronique dans le calendrier de la République). Et l’Eglise de France a oublié, en tout cas dans la pratique (le site de la CEF n’en dit pas un mot), que Marie est la patronne principale de la France au titre de son Assomption. De ce fait il n’y a guère de raison que cette fête soit fériée. Reste donc à supprimer l’Ascension, à laquelle une bonne partie du clergé ne croit plus…

    Et cela laissera enfin des jours disponibles pour la célébration de fêtes de la « diversité » chère aux évêques, c’est-à-dire de l’islam.

  • « On n’est pas des réacs »

    Réponse de Rachida Dati, ce matin, à la question qui lui était posée sur Europe 1 : « Est-ce que l’UMP doit évoluer » sur la question du “mariage” homosexuel :

    « Que les couples homosexuels aient les mêmes droits que les couples hétérosexuels, cela paraît tout à fait normal et légitime, c'est même une évidence aujourd'hui. (…) On n'a jamais dit non. Il ne faut pas nous prendre pour des réacs. On ne vit pas hors-sol. On voit bien l'évolution de la société. »

    Il fut un temps où l’UMP (qui était le RPR) bataillait contre le pacs. Mais ça c’était avant. Au moyen âge.

  • Le succès de sainte Anne

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    Le Louvre indique que l’exposition-dossier autour de la Sainte Anne restaurée de Léonard de Vinci a attiré plus de 300.000 visiteurs, et que c’est la première de son genre à attirer un public aussi nombreux : une moyenne de 3.954 visiteurs par jour.

    On ne peut que se réjouir qu’un chef-d’œuvre de l’art chrétien, et catholique, produise un tel engouement.

    Dans le numéro à paraître de Reconquête, on trouvera un grand et superbe article de Marie-Aude Albert sur cet événement, et sur cette peinture.

  • Bethléem au Patrimoine mondial de l’Unesco

    En session à Saint-Pétersbourg, L’Unesco a inscrit aujourd’hui au Patrimoine mondial la basilique de la Nativité de Bethléem et la route de pèlerinage.

    La Palestine a été admise à l’Unesco en octobre dernier, ce qui avait provoqué la colère des Israéliens. Le gouvernement palestinien avait alors demandé l’inscription « en urgence » de la basilique de la Nativité. L’Unesco a en effet utilisé la procédure d’urgence. Ce qui provoque la colère des Israéliens…

  • Traduction trahison

    En cherchant comment la Bible de Jérusalem traduisait Luc 16, 15, je suis tombé sur le verset précédent : « Ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu. »

    Objet de dégoût ? C’est cette traduction qui l’est. Car le mot grec est bdelygma. C’est un mot qui n’était pas employé avant la Bible des Septante. Le fait de l’utiliser dans l’Evangile renvoie forcément à l’Ancien Testament. Le mot est fréquent dans le Pentateuque. Il a été traduit en latin par abominatio, et donc en français par abomination. Le traduire autrement dans l’Evangile détruit le lien que le Christ fait implicitement. Lorsque le Christ dit que ceci est « bdelygma », il renvoie à l’Ancien Testament où Dieu décrétait que ceci ou cela est « bdelygma », une abomination à ses yeux.

    En ne voulant connaître l’Ancien Testament que dans sa version juive massorétique, alors que le Nouveau Testament cite presque toujours l’Ancien dans sa version grecque, on détruit le lien entre les deux Testaments, et on détruit ici le lien qu’établit le Christ lui-même.

    Ce n’est qu’un petit exemple, en passant, de ce que fait en permanence la Bible de Jérusalem.

    (Pour être précis, le mot bdelygma vient du verbe bdelyssomai, qui vient d’une onomatopée indiquant le haut-le-coeur. Le verbe veut donc d’abord dire éprouver du dégoût, puis éprouver de l’horreur. Traduire bdelygma par objet de dégoût serait légitime s’il n’y avait pas la tradition qui remonte au Pentateuque et qui nous dit que ce mot - qui n’existait pas auparavant - veut dire abomination.)

  • L’invocation et la prosternation

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, mercredi :

    L’hymne de la Lettre aux Philippiens nous offre ici deux indications importantes pour notre prière. La première est l’invocation : « Seigneur » adressée à Jésus-Christ, assis à la droite du Père : c’est lui l’unique Seigneur de notre vie, parmi tant de « dominateurs » qui voudraient la diriger et la guider. (….) La rencontre avec le Ressuscité lui a fait comprendre que c’est lui l’unique trésor pour lequel il vaut la peine de dépenser son existence. La seconde indication est la prosternation, le fait de « plier le genou » sur la terre et dans les cieux, qui rappelle une expression du prophète Isaïe, où est indiquée l’adoration que toutes les créatures doivent à Dieu (cf. 45, 23). La génuflexion devant le Saint Sacrement ou la prière à genoux expriment justement l’attitude d’adoration devant Dieu, avec son corps. D’où l’importance d’accomplir ce geste non par habitude et rapidement, mais avec une conscience profonde. Quand nous nous mettons à genoux devant le Seigneur, nous confessons notre foi en lui, nous reconnaissons que c’est lui l’unique Seigneur de notre vie.

    Chers frères et sœurs, dans notre prière, fixons notre regard sur le Crucifix, restons plus souvent en adoration devant l’Eucharistie, pour faire entrer notre vie dans l’amour de Dieu qui s’est abaissé humblement pour nous élever jusqu’à lui.

     

  • Saints Pierre et Paul

    L’Église tout entière est en fête, car « Dieu a consacré ce jour par le martyre des Apôtres Pierre et Paul » (Collecte). Et dans les deux grandioses basiliques élevées à Rome sur les tombeaux de ces deux Princes qui ont conquis « par la croix et l’épée leur place au sénat éternel » (hymne des vêpres), on célébrait autrefois un double sacrifice. Plus tard, à cause de la grande distance qui séparait ces deux églises, on divisa cette fête en honorant plus spécialement Saint Pierre le 29 Juin et Saint Paul le 30.

    Saint Pierre, évêque de Rome, est le vicaire, c’est-à-dire le lieutenant, le remplaçant visible du Christ. Comme le montrent la Préface, l’Alléluia, l’Évangile, l’Offertoire et la Communion, les Juifs avaient rejeté Jésus, ils firent de même à l’égard de son successeur (Épître). Déplaçant alors le centre religieux du monde, Pierre quitta Jérusalem pour Rome qui devint la ville éternelle et le siège de tous les Papes.

    Saint Pierre, premier Pape, parle au nom du Christ qui lui a communiqué son infaillibilité doctrinale. Aussi n’est-ce pas la chair et le sang qui le guident, mais le Père céleste qui ne permet pas non plus que les portes de l’enfer prévalent contre l’Église, dont il est le fondement (Évangile).

    S. Pierre en recevant les clefs est préposé au « royaume des cieux » sur terre, c’est-à-dire à l’Église, et règne au nom du Christ qui l’a investi de sa puissance et de son autorité suprême (Évangile). Les noms de s. Pierre et de s. Paul ouvrent la liste des apôtres au Canon de la Messe. (Première liste). Avec l’Église qui ne cessait d’adresser des prières à Dieu pour Pierre (Épître), prions pour son successeur, le serviteur de Dieu, notre Saint Père le Pape (Canon de la Messe).

    (Missel de Dom Lefebvre)