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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1738

  • Saint Paulin de Nole

    Dans la retraite ascétique de Cimitile, la vie s’écoulait dans la pauvreté, dans la prière, entièrement plongée dans la "lectio divina". L’Écriture lue, méditée, assimilée, était la lumière sous le rayon de laquelle le saint de Nole examinait son âme, dans une tension vers la perfection. A ceux qui l’admiraient d’avoir pris la décision d’abandonner les biens matériels*, il rappelait que ce geste était bien loin de représenter la pleine conversion : « L’abandon ou la vente des biens temporels possédés dans ce monde ne constitue pas l’accomplissement, mais seulement le début de la course dans le stade ; ce n’est pas, pour ainsi dire, le but, mais seulement le départ. En effet, l’athlète ne gagne pas au moment où il se déshabille, car il dépose ses vêtements précisément pour commencer à lutter ; mais il n’est digne d’être couronné comme vainqueur qu’après avoir combattu comme il se doit. ».

    A côté de l’ascèse et de la parole de Dieu, la charité : dans la communauté monastique les pauvres étaient chez eux. Paulin ne se limitait pas à leur faire l’aumône : il les accueillait comme s’ils étaient le Christ lui-même. Il leur avait réservé une partie du monastère et, en agissant ainsi, il ne lui semblait pas tant donner que recevoir, dans un échange de don entre l’accueil offert et la gratitude orante des assistés. Il appelait les pauvres ses "patrons" et, observant qu’ils étaient logés à l’étage inférieur, il aimait dire que leur prière servait de fondement à sa maison.

    Benoît XVI

    * Saint Paulin, qui était de Bordeaux avant d’être de Nole, avait été l’un des plus riches Romains de son temps.

     

  • Chapelains de Sa Sainteté

     Les anciens évêques anglicans Edwin Barnes, Robert Mercer et David Silk, ordonnés prêtres catholiques dans l’ordinariat Notre Dame de Walsingham, ont été élevés par le pape Benoît XVI au rang de chapelains de Sa Sainteté. Ce qui leur donne le titre de "Monseigneur".

  • En un mot

    « Dieu nous a élus par la foi et il a imprimé en nous le sceau de l’héritage de la gloire à venir. »

    C’est le génial résumé que fait saint Jean Chrysostome du début de l’épître aux Ephésiens (1, 3-14).

    Cité par Benoît XVI dans sa catéchèse d’hier.

     

  • Saint Louis de Gonzague

    L’angélique jeune homme, l’innocence pénitente, « rapidement arrivé à la perfection, avait rempli plusieurs années ». Saint Robert Bellarmin, qui lui donna son assistance spirituelle à son lit de mort, affirma, avec d’autres personnes qui connaissaient bien Louis de Gonzague, que ce jeune homme n’avait jamais dans sa vie commis un seul péché mortel. Mais ce qui brilla surtout parmi toutes ses vertus, ce fut sa pureté angélique que ne vint jamais troubler même une mauvaise pensée. Cette pureté fut un effet d’une grâce spéciale de Dieu. Louis naquit en 1568. Il était issu d’une maison princière. A l’âge de douze ans, il fit, à Florence, devant l’autel de la Mère de Dieu, le vœu de virginité. Il reçut la première communion de la main de saint Charles Borromée. Envoyé comme page à la cour d’Espagne, il ne se permit jamais de regarder le visage de l’impératrice, Marie d’Autriche. Il vivait dans une grande mortification. Il restait jusqu’à cinq heures en prière sans éprouver la moindre distraction. Après trois ans de pénibles efforts, il obtint de son père la permission d’entrer dans la Compagnie de Jésus (1585). Au service des malades, il contracta une maladie infectieuse et mourut à 24 ans, en 1591. Avant de mourir, il avait manifesté le désir d’être fouetté et couché sur la terre.

    Dom Pius Parsch

     

  • Corruption de deuxième classe

    Suite aux révélations que l’on pouvait si facilement corrompre les députés européens, le Parlement européen avait décidé de se donner un nouveau « code de bonne conduite », plus contraignant.

    Mais ce texte, très général, avait besoin d’être précisé. En mai dernier, le bureau du Parlement (le président et ses 14 vice-présidents), sur recommandation des questeurs, a décidé que les députés peuvent se faire payer par les lobbies des voyages et des nuits d’hôtel à condition de ne pas voyager en classe affaire et que l’hébergement ne dépasse pas les 300 € par jour.

    Après un long moment de réflexion, cette décision commence à faire des vagues, et pourrait être revue…

  • L’islam règne sur l'Azawad

    Les islamistes ont pris le contrôle de tout le nord du Mali. Le CICR donne l’état des lieux :

    L'ensemble des activités économiques sont paralysées. Des dizaines de milliers de personnes, aussi bien déplacées que résidentes, manquent de nourriture et d'articles ménagers et d'hygiène de première nécessité, ainsi que d'accès aux soins.

    Les pillages intervenus à la suite des combats dans les principales villes du nord du Mali, début avril, ont également touché les stocks des récoltes destinées à la consommation, à la vente et à la constitution de greniers de semences.

    Un autre problème de taille est la fermeture de la plupart des écoles dans le nord du Mali. Beaucoup d'établissements scolaires ont été saccagés et les instituteurs ont dû partir. Dans cette situation, l'un des risques majeurs est l'enrôlement des enfants dans les groupes armés.

  • Il est français

    Le Pakistan annonce que ses services ont arrêté, près de la frontière avec l’Iran, un « important responsable d’Al Qaïda ».

    Il s’appelle Naamen Meziche.

    Il est français.

  • Saint-Etienne : la grande mosquée et son évêque

    La (très) grande mosquée Mohammed VI de Saint-Etienne (France), financée par le roi du Maroc, construite dans le plus pur style marocain par des artisans marocains, et dont l’imam est un fonctionnaire marocain, a été inaugurée hier par le ministre marocain des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq.

    Il y avait là le député-maire, le préfet, l’évêque, le grand rabbin, le pasteur, le président du CFCM, etc. Tout le monde a parlé de tolérance, de vivre ensemble, de respect et de paix, toutes valeurs que symbolise, comme chacun sait, la mosquée. (1)

    Pendant ce temps-là, à l’extérieur, éclatait une échauffourée entre une cinquantaine de musulmans et les forces de l’ordre. Les manifestants, exclus de la fête, étaient des partisans de l’imam Mohamed El Adly, qui officiait depuis 17 ans à Saint-Etienne mais qui vient d’être rappelé par Rabat et remplacé par un autre imam, parce que le « radicalisme » de Mohamed El Adly commençait à faire tache sur la réputation d’islam « du juste milieu » que le Maroc est censé représenter. Un policier a été blessé.

    Pendant qu’on se castagnait à l’extérieur, à l’intérieur l’évêque de Saint-Etienne, Mgr Dominique Lebrun, soulignait dans son discours que « plusieurs écoles catholiques accueillent jusqu’à 80% d’enfants musulmans » et que « cela contribue, j’en suis sûr, à la paix dans notre cité et à la compréhension mutuelle ». Assurément. Mais il faut faire encore un effort pour aboutir à ce qu’il y ait 100% d’élèves musulmans, afin de parfaire la compréhension mutuelle et la paix (salam) dans la cité. Et Monseigneur a osé – comme il le dit – ajouter ceci :

    « Oserais-je dire que je souhaite que ce lieu de prière permette aux croyants musulmans de se sentir davantage accueillie [sic] sur une terre et dans un pays dont les racines chrétiennes sont évidentes ? Nous avons sans doute à reconnaître que ce ne fut pas toujours le cas. Les musulmans ainsi en paix avec eux-mêmes pourront alors mieux entendre avec sérénité le message que Jésus a délivré dans son amour pour tous, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes. »

    Monseigneur bat sa coulpe sur la poitrine des chrétiens qui n’ont pas assez bien accueilli les musulmans. Notamment ceux qui n’ont pas accueilli avec assez d’enthousiasme l’implantation d’une gigantesque mosquée islamiste (car le gouvernement marocain est islamiste) dans leur ville. C’est chez lui une obsession. En février 2010, il était allé à la mosquée (la provisoire) pour « demander pardon » aux musulmans (sic !) du fait que des chrétiens à la « pensée injuste » soient hostiles à la construction d’une giga-mosquée…

    Et maintenant que tout est arrangé, « les musulmans » bien installés dans leur si belle mosquée, « en paix avec eux-mêmes », pourront « mieux entendre » le « message de Jésus ». On espère qu’il parle du « Jésus » (Issa) du Coran. Parce que s’il s’agit de celui de l’Evangile, on est en plein blasphème.

    En tout cas nous avons là, dans la ville qui porte encore le nom du protomartyr des chrétiens, une magnifique confirmation que le jihad n’est pas forcément violent. Le jihad, c’est l’effort dans le chemin d’Allah, pour imposer l’islam sur toute la terre. Or on voit qu’en France cet effort se fait non seulement sans coup férir, mais avec la bénédiction de toutes les autorités civiles (de la République laïque) et religieuses, particulièrement des évêques.

    (1) « Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les croyants nos soldats » (le poème préféré du Premier ministre turc). Et au Maroc sont seulement tolérés les chrétiens étrangers. Tout Marocain doit être musulman.

  • Saint Silvère

    Le pape saint Silvère était le fils du pape saint Hormisdas, ce qui n’est pas banal.

    Et ce qui n’est pas banal non plus est qu’il fut nommé au siège de Pierre par le roi des Goths, qui était arien. Et qu’il fut très vite exilé par l’impératrice Theodora parce qu’il ne voulait pas rétablir à Constantinople le patriarche eutychien qu’avait déposé son prédécesseur saint Agapit.

    Car lui-même était parfaitement catholique.

    Et comme il mourut rapidement en son lieu d’exil il fut considéré comme martyr. Ce que confirmèrent les nombreux miracles qui éclatèrent sur sa tombe.

  • L’instrumentum laboris du prochain synode

    Le Vatican a publié aujourd’hui l’Instrumentum laboris du prochain synode, qui se déroulera du 7 au 28 octobre sur le thème de « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne », tandis que l’Année de la foi commencera le 11 octobre.

    Le ton du document est très loin de l’optimisme béat de Vatican II. « Le risque est grave », dit le texte, « que la foi, qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l'entrée dans son Église, ne soit plus comprise dans sa signification profonde, ne soit pas assumée et vécue par les chrétiens comme l'instrument qui transforme la vie, avec le grand don de la filiation de Dieu dans la communion ecclésiale », et l’on souligne « les lacunes de nombre de communautés dans l'éducation à une foi adulte ».

    Et l’on évoque les obstacles à la transmission de la foi, qui sont « semblables un peu partout ». Il y a des obstacles extérieurs, et des « obstacles intérieurs à l'Église, à la vie chrétienne : une foi vécue de façon privée et passive ; ne pas ressentir le besoin d'une éducation de sa propre foi ; une séparation entre la foi et la vie ».

    L’instrumentum laboris oublie le principal obstacle intérieur à l’Eglise : il s’agit des évêques, et pour ce qui est de la France, de la grande majorité des évêques.

    Ce n’est ni un paradoxe, ni une mauvaise blague. C’est une terrible réalité. (Personnellement, j’ai retrouvé la foi malgré les évêques, et malgré le pape de l’époque, qui étaient pour moi le grand obstacle à mon retour dans l’Eglise.)

    Mais le synode ne peut pas se pencher sur ce mal. Puisque c’est le synode… des évêques, et que l’Instrumentum laboris est rédigé d’après les éléments donnés par… les évêques…