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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1739

  • Sainte Julienne Falconieri

    Elle était de la noble famille des Falconiéri. Quand elle naquit, ses parents étaient déjà âgés. Son oncle, le bienheureux Alexis Falconiéri, déclara à sa mère que ce n’était pas une fille qu’elle avait mise au monde, mais un ange. A l’âge de 15 ans, elle renonça à son héritage et reçut des mains de saint Philippe Beniti l’habit des religieuses servites, dites « Mantellate ». Beaucoup de femmes des meilleures familles suivirent l’exemple de Julienne, et sa mère elle-même se soumit à sa direction spirituelle. Saint Beniti confia à ses soins l’Ordre des servites qu’il dirigeait. Sainte Julienne s’imposait de grandes mortifications et des jeûnes austères. Il en résulta une grave maladie d’estomac. Elle ne pouvait prendre aucune nourriture, elle ne pouvait même pas recevoir la sainte communion. Arrivée à ses derniers moments, elle pria le prêtre d’approcher tout au moins la sainte hostie de sa poitrine. C’est alors que se produisit le miracle de l’hostie dont parlent l’oraison et l’hymne du bréviaire : la sainte hostie disparut et Julienne s’endormit dans le Seigneur avec un visage souriant (12 juin 1341). Après sa mort, on vit l’image du crucifix, telle qu’elle était sur l’hostie, imprimée nettement sur sa poitrine.

    Dom Pius Parsch

     

  • Roger Holeindre au Centre Charlier

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    Le mardi 26 juin à 19h, Roger Holeindre, organisateur de la manifestation du 30 juin « Pour le Mémorial de l’Honneur français », donnera une conférence au Centre Henri et André Charlier sur le thème : « Regards sur la France actuelle et les combats à venir ».

    Centre Charlier, 70 boulevard Saint-Germain, Paris 5e. Tél. 01 40 51 74 07.

  • Egypte : l’armée s’attribue tous les pouvoirs

    Les Frères musulmans revendiquent la victoire de Mohammed Morsi à l’élection présidentielle avec 52,5% des voix, ce qui paraît plausible mais est vivement contesté par Ahmad Chafiq. Le résultat officiel sera publié jeudi.

    Quoi qu’il en soit, peu après la fermeture des bureaux de vote, l’armée s’est attribuée tous les pouvoirs. Elle avait déjà invalidé l’élection de l’Assemblée et l’avait dissoute, et dissous également la nouvelle commission constitutionnelle. Dans une Déclaration constitutionnelle complémentaire, le Conseil suprême des forces armées fait savoir qu’il exerce le pouvoir législatif jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée, qui ne pourra pas avoir lieu avant la rédaction de la nouvelle Constitution par une commission qui sera nommée par l’Armée, laquelle aura un droit de veto sur tous les articles…

  • Petits pas en Louisiane

    Le gouverneur de Louisiane, Piyush “Bobby” Jindal, a promulgué deux lois qui limitent un peu la barbarie de la culture de mort dans son Etat. L’une interdit l’avortement après 20 semaines, l’autre interdit l’euthanasie pour les malades qui ne sont pas en phase terminale et pour les handicapés graves.

    Le gouverneur avait déjà promulgué une loi qualifiant de crime l’avortement pratiqué par un médecin qui n’a pas la licence pour exercer la médecine en Louisiane (sic), et une loi rendant obligatoire une échographie (avec battements de cœur du fœtus) avant tout avortement.

    On notera d’une part que ce gouverneur républicain est le fils d’immigrants hindous, converti au catholicisme.

    On notera d’autre part que les deux dernières lois (les deux premières chronologiquement) sont des initiatives de sénateurs démocrates, les deux autres de parlementaires républicains.

    (Americatho)

  • La pilule abortive anticonstitutionnelle (en Hongrie)

    L’Institut hongrois de contrôle des médicaments a donné son feu vert à la commercialisation du pesticide humain (comme l’appelait le Pr. Lejeune) RU486. Mais le Premier ministre Viktor Orban a soulevé une question de constitutionnalité, puisque la nouvelle Constitution, celle qu’il a fait adopter, garantit la protection de la vie depuis la conception. Et le sous-secrétaire d'état à la Santé a souligné que le feu vert de l’Institut de contrôle des médicaments résultait des obligations européennes mais ne signifiait pas la mise sur le marché de la pilule abortive.

  • L’euthanasie en Suisse

    Les électeurs du canton de Vaud ont rejeté la proposition d’Exit visant à obliger tous les établissements médico-sociaux subventionnés à accepter l'assistance au suicide demandée par un résident, sans aucun encadrement. Mais ils ont adopté à 60% la contre-proposition du gouvernement qui légalise la dite « aide au suicide » à la condition notamment qu'un médecin vérifie la capacité de discernement de la personne, que celle-ci souffre d'une maladie ou de séquelles d'accident graves et incurables et que des alternatives, telles que des soins palliatifs, aient été discutées avec elle.

  • Nigeria : on tue les chrétiens

    Il y a eu hier cinq nouveaux attentats à la bombe contre des églises dans l’Etat de Kaduna, au Nigeria, qui ont fait au moins une vingtaine de morts.

  • Eh bien voilà

    Puisque la droite qui est toujours la plus bête du monde voulait perdre (parce que le quinquennat a été voulu par Chirac pour que la majorité de l’Assemblée corresponde à la couleur du président), eh bien elle a perdu. Et, puisque le défaitisme ne pardonne pas, elle a perdu grave…

    Au fait non, la gauche ne dispose pas de tous les pouvoirs pour gouverner, comme on l’entend dire partout. Elle dispose des pouvoirs que lui concède Bruxelles, et qui sont très limités. Cette assemblée, comme les autres, inscrira dans la loi française les directives de Bruxelles, ce qui représente les trois quarts de son activité. Pour le reste, eh bien le budget est désormais étroitement contrôlé par Bruxelles (ce qui empêchera Hollande de mettre la France en quasi faillite comme l’avait fait Mitterrand en 1982). Restent les « questions de société » : on aura donc  l’année prochaine le « mariage » des paires et le meurtre des malades. Mais peut-être pas le droit de vote des étrangers puisqu’il faut une majorité des trois cinquièmes pour modifier la Constitution et que la gauche ne pourra sans doute pas la réunir sur ce sujet (si du moins l’opposition s’oppose, ce qui n’est pas assuré).

    On continue dans la décadence. Avec sans doute un coup d’accélérateur. Un jour on arrivera au fond. De la barbarie.

    Quand même il y a un vrai gag. Ségolène était assurée d’avoir la présidence de l’Assemblée nationale, qu’elle convoitait à haute voix et avec passion. Plouf : quand son rival a annoncé qu’il se maintenait, il était clair que c’était raté. Colossale jubilation de Jack Lang qui convoitait également le perchoir mais s'était vu méchamment doublé par la Ségolène. Et Manuel Valls, allant soutenir Jack Lang entre les deux tours, de le voir déjà président de l’Assemblée. Et plouf : Jack Lang a été battu…

  • La petite sœur de sainte Thérèse, comme un mauvais clown un peu stupide…

    En 1919 – elle n’a pas encore 10 ans – Cecilia Eusepi lit l’Histoire d’une âme.

    « Je la lus d’un trait et je fus émue jusqu’aux larmes... en réalité je ne compris pas grand chose... il y a quelque chose pourtant que je compris tout de suite : c’est que la sainteté ne réside pas dans la grandeur des mortifications, dans la grandeur et dans le caractère extraordinaire des œuvres et des actions... [...] et je sentis dans mon cœur que c’était là la voie que je devais parcourir. »

    A 12 ans à peine, elle demande à entrer comme tertiaire dans l’ordre des Servites de Marie. Et l’année suivante, malgré les efforts de sa famille pour l’en dissuader, elle obtient de l’évêque la dispense pour entrer comme postulante dans ce même ordre, pour devenir missionnaire.

    Mais à 16 ans elle est atteinte de tuberculose. Elle en mourra deux ans plus tard. Entre temps, le cardinal Lepicier, de l’ordre des Servites, avait demandé au confesseur de la jeune fille de lui demander d’écrire un journal. Journal auquel elle donna le titre de « Histoire d’un clown ». Car elle se voyait « comme un mauvais clown un peu stupide » dans les bras de Jésus.

    Dans son journal, elle apparaît clairement comme la petite sœur de sainte Thérèse (« Je rejoindrai Jésus par un petit sentier, bref, très bref, qui m’a été tracé par la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus »). Elle raconte même que Thérèse lui apparut en songe, en 1927 (année où Pie XI la proclame patronne des missions), pour lui dire qu’elle mourrait le 1er octobre de l’année suivante. Ce qui arriva. Thérèse était morte un 30 septembre.

    Son corps est resté intact.

    Elle a été béatifiée hier. Après l’Angélus, Benoît XVI a déclaré :

    « Je désire rappeler avec joie que cet après-midi, Cecilia Eusepi, morte à seulement 18 ans, sera proclamée bienheureuse, à Nepi, dans le diocèse de Civita Castellana. Cette jeune qui aspirait à devenir religieuse missionnaire, fut forcée de quitter son couvent à cause d'une maladie, qu’elle vécut avec une foi inébranlable, démontrant une grande capacité de sacrifice pour le salut des âmes dans les derniers jours de son existence. En profonde union avec le Christ crucifié, elle répétait: “Il est beau de se donner à Jésus, qui s’est donné tout entier pour nous.” »

    Elle avait écrit aussi :

    « Oui, je l’aime beaucoup Jésus... mais les œuvres où sont-elles ? Les œuvres qui puissent prouver cet amour ? Je n’en ai pas... et pourtant je ne m’effraie pas, je volerai à Lui avec les ailes de mes grands désirs, ou, mieux, je chercherai à être une toute petite fille pour être toujours dans Ses bras, et quelles œuvres peut-on prétendre des enfants ? Ceux-ci pour montrer leur affection ne se servent que de caresses, de baisers, n’offrent que de petites et humbles fleurs des champs car ils peuvent en avoir autant qu’ils veulent. »

  • Saint Ephrem

    Prends donc comme symboles le soleil pour le Père; pour le Fils, la lumière, et pour le Saint Esprit, la chaleur. Bien qu’il soit un seul être, c’est une trinité que l’on perçoit en lui. Saisir l’inexplicable, qui le peut ?

    Cet unique est multiple : un est formé de trois, et trois ne forment qu’un, grand mystère et merveille manifeste ! Le soleil est distinct de son rayonnement bien qu’il lui soit uni ; son rayon est aussi le soleil.

    Mais personne ne parle pourtant de deux soleils, même si le rayon est aussi le soleil ici-bas. Pas plus nous ne disons qu’il y aurait deux Dieux. Dieu, Notre Seigneur l’est ; au-dessus du créé, lui aussi.

    Qui peut montrer comment et où est attaché le rayon du soleil, ainsi que sa chaleur, bien que libres ? Ils sont ni séparés ni confondus, unis, quoique distincts, libres, mais attachés, ô merveille !

    Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ? Pourtant ne sont-ils pas apparemment si simples, si faciles ?…

    Tandis que le soleil demeure tout là-haut, sa clarté, son ardeur sont, pour ceux d’ici-bas, un clair symbole. Oui, son rayonnement est descendu sur terre et demeure en nos yeux comme s’il revêtait notre chair.

    Quand se ferment les yeux à l’instant du sommeil, tel des morts, il les quitte, eux qui seront ensuite réveillés. Et comment la lumière entre-t-elle dans l’oeil, nul ne peut le comprendre. Ainsi, Notre Seigneur dans le sein…

    Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps dans toute sa faiblesse, pour venir sanctifier l’univers. Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source, il n’a jamais été séparé de celui qui l’engendre. Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en-bas, comme Notre Seigneur a laissé l’Esprit Saint aux disciples.

    Regarde ces images dans le monde créé, et ne vas pas douter quant aux Trois, car sinon tu te perds ! Ce qui était obscur, je te l’ai rendu clair: comment les trois font un, trinité qui ne forme qu’une essence !

    (Saint Ephrem, Hymne de la Trinité, traduction Sebastian Brock - Didier Rance)