Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 1737

  • Un vice-président pour Ecclesia Dei

    Le pape Benoît XVI a décidé de renforcer la structure de la commission Ecclesia Dei en créant un poste de vice-président, confié à Mgr Di Noia, qui était jusqu’ici le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Voici la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi. On constate l’étendue et la profondeur de la sollicitude du Saint-Siège vis-à-vis de la Fraternité Saint Pie X. Laquelle vit aujourd’hui des soubresauts pathétiques. Le temps approche sans doute de la nécessaire clarification, entre ceux qui sont catholiques et ceux qui ne le sont plus, ces derniers étant sans doute, sans surprise, majoritaires (comme la majorité des textes polémiques publiés par la dite Fraternité).

    Benoît XVI a nommé Mgr Augustine Di Noia, OP, Vice Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, en signe de sa sollicitude pastorale envers les fidèles traditionalistes en communion avec le siège apostolique, mais aussi de son vif désir de voir réconciliées les communautés non en communion. En 2009 cette commission, instituée en 1988 pour les traditionalistes restés fidèles au Pape après le schisme de Mgr Lefebvre, a été intégrée à la Congrégation que dirige le Cardinal William Joseph Levada. Elle est en charge des questions doctrinales dans le cadre du dialogue engagé avec la Fraternité sacerdotale St Pie X. Mgr Di Noia est un théologien très attentif à ces questions doctrinales, à la primauté de l'herméneutique de la continuité dans une correcte interprétation du Concile Vatican II, sujet délicat dans le dialogue avec la Fraternité. Les trois dernières années, ce dialogue a été constamment conduit par le Cardinal Levada, assisté du Secrétaire de la Ecclesia Dei, Mgr Guido Pozzo. Secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, il a aidé le Cardinal Préfet Antonio Cañizares a réorganiser le dicastère et à préparer un nouveau règlement conforme au Motu Proprio Quaerit Semper du 20 août dernier. Son expérience à la Congrégation pour le culte, facilitera Mgr Di Noia dans la mise au point de certaines dispositions liturgiques du missel de 1962. Le crédit dont il jouit auprès du monde hébraïque aidera par ailleurs à résoudre les malentendus nés de l'avancement de la réconciliation avec les traditionalistes.

    NB. - Si l'on veut suivre les derniers développements des rapports entre la FSSSPX et Rome, et des déchirements internes de la dite Fraternité (avec désormais diffusion en temps réel des lettres confidentielles...), on se reportera aux différents fils du Forum catholique qui traitent de la question (mais c'est aussi une avalanche d'états d'âme qui serait risible si ce n'était si pitoyable).

  • Saints Jean et Paul

    Introibo dénonce ce chef-d’œuvre de négationnisme de la fausse critique historique qui prétend que ces martyrs n’ont jamais existé.

    Les pseudo-experts® nient l’existence de ces deux Saints : pour eux, le 26 juin est l’anniversaire de la dédicace de la basilique de Pammachius sur le Cœlius au IVe siècle, dédiée à St Jean-Baptiste et à l’apôtre Paul au Ve siècle. La fête est attestée dans le sacramentaire de Vérone au VIe siècle. A l’appui de cette théorie se trouve le fait qu’il est hors de coutume dans la Rome chrétienne antique d’enterrer des martyrs dans l’enceinte de l’Urbs. La fête fut donc supprimée dans le calendrier réformé.

    Contre cette théorie iconoclaste, on peut élever de nombreuses objections :

    - la date du martyre (362) est trop récente pour qu’une légende apocryphe ait pu se diffuser : ce martyre n’a pas eu lieu au temps des catacombes, mais après l’édit de Milan, sous la persécution de Julien l’apostat, à une époque donc où l’on n’est plus dans les Actes enjolivés des martyrs des premiers siècles, mais dans l’hagiographie historique ;

    - nous sommes au IVème siècle : l’objection de ne plus enterrer de martyrs dans la Ville n’est plus pertinente. D’autant plus que le martyre a été consommé dans la maison même des deux saints ;

    - la popularité de la fête, précédée d’une vigile, ne peut s’expliquer pour la simple dédicace d’une église ;

    - les preuves historiques, comme l’inscription votive du Pape Damase, élu en 366, donc cinq années après le Martyr, tout comme les fouilles de la basilique indiquant le culte des martyrs sur le lieu même ;

    - l’inscription des deux saints au Canon Romain ;

    - le témoignage de St Hilaire de Poitiers, mort en 367, consacrant une église dans sa ville épiscopale…

  • Saint Guillaume

    Le saint Abbé Guillaume était originaire de Verceil. A l’âge de quatorze ans, il entreprend, vêtu d’un misérable habit de pénitence, un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Après son retour, il se retire sur une montagne déserte où il se soumet à une sévère pénitence. Il fonde un couvent sur le Mont Virgile qu’on appela désormais le Monte Vergine. Il fut ainsi le fondateur des Ermites bénédictins. Il fit de nombreux miracles. Devant une femme impudique qui voulait le tenter, il se roula, sans être atteint, dans un feu de charbon. Depuis ce temps, le roi de Naples, Roger II, eut pour lui la plus grande vénération.

    Dom Pius Parsch

  • Nativité de saint Jean Baptiste

    Il est vraiment juste de vous louer, ô Seigneur, en ce jour où naquit le bienheureux Jean-Baptiste. Sans voir encore les spectacles de la terre, il révélait déjà ceux du ciel ; il annonçait l’éternelle lumière, avant d’avoir aperçu celle du temps : témoin de la vérité, avant même d’être apparu au monde, prophète avant d’être né ; caché dans les entrailles maternelles, et par son tressaillement prophétique annonçant dès lors le Fils unique de Dieu ; précurseur de votre Christ, avant que de naître. Et il n’est pas étonnant, Seigneur, que, venu au jour, il ait montré votre Fils qu’enfermé dans le sein de sa mère il avait reconnu. Il est bien vrai qu’entre les enfants des femmes il n’eut point de semblable ; car il est inouï qu’aucun homme ait eu mandat pour la Divinité, avant d’être entré dans les conditions de l’humaine vie. Combien admirable est l’annoncé, c’est ce qui apparaît clairement dans les merveilles de celui qui l’annonce. Il convenait également que, serviteur d’office du bain symbolique, il accordât son ministère à celui qui venait consacrer le mystère du parfait baptême ; prêchant aux mortels la rémission des péchés, c’était justice qu’il obéit à celui qu’il avait désigné comme étant venu pour ôter le péché du monde.

    C’est une des cinq préfaces pour les cinq messes de la fête de saint Jean Baptiste que l’on trouve dans le sacramentaire léonien. Le texte latin :

    Vere dignum. In die festivitatis hodiernæ, quo beatus ille Baptista Johannes exortus est, nondum terrena conspiciens, cœlestia jam revelans ; lucis æternæ prædicator, priusquam lumen temporale sentiret ; testis veritatis, antequam visus ; et ante propheta quam natus ; maternis visceribus latens, et Unigenitum Dei præscia exsultatione prænuntians ; Christique tui, nondum genitus, jam præcursor. Nec mirum, si Filium tuum, Domine, procreatus ostenditquem adhuc utero clausus agnovit ; meritoque inter natos mulierum nullus inventus est similis, quia nulli hominum prorsus indultum est, ut exsecutor Divinitatis existeret, priusquam vitam humanæ conditionis hauriret ; satisque firmatum, quam esset mirabilis Nuntiatus, cujus tam insignis Nuntius appareret ; convenienterque pro lavacri ministerio, quod gerebat, detulit famulatum perfecti baptismatis mysterium consecranti, et ad remissionem peccatorum mortalibus conferendam, huic jure debitam reddidit servitutem, quem mundi tollere dixerat venisse peccatum.

  • Vigile de la nativité de saint Jean Baptiste

    Puisque, dès la fin du Ve siècle, la Nativité du Sauveur était précédée de plusieurs semaines de pénitence, il parut tout naturel de pourvoir la Nativité de saint Jean d’une période de préparation comparable à l’Avent. Une solennité aussi importante que la Noël d’été méritait bien, pensait-on, qu’on s’y disposât par un certain nombre de jours consacrés au jeûne et à l’abstinence. Nous ne saurions dire au juste à quel moment prit naissance ce nouvel Avent qui n’a laissé de vestige ni dans la liturgie romaine, ni dans aucune liturgie occidentale. Mais il est incontestable qu’en diverses contrées, pendant plusieurs siècles et jusqu’à une époque assez avancée du moyen-âge, on préludait à la solennité du 24 juin par une période plus ou moins longue de pénitence. Nous avons sur ce point le témoignage du liturgiste Amalaire qui constate que, de son temps, on observe trois carêmes : le premier, avant Pâques ; le second, aux alentours de la Saint-Jean (circa festivitatem Joannis) ; et le troisième, avant Noël. Quelle était primitivement la durée de ce carême supplémentaire ? Nous l’ignorons. On peut du moins supposer non sans vraisemblance que la manière de concevoir et de pratiquer cette période de préparation variait d’une Église à l’autre. En tout cas, nous voyons encore au XIe siècle le concile de Seligenstadt (1022) prescrire pour la Nativité de saint Jean un jeûne préparatoire de quatorze jours (can. I). Et pendant ces deux semaines de pénitence le même concile prohibe rigoureusement la célébration des noces (can. 3). La manière dont Durand de Mende s’exprime sur la réduction du carême de saint Jean à l’espace de trois semaines « propter fragilitatem hominum » nous donne à croire que de son temps, c’est-à-dire à la fin du XIIIe siècle, l’usage de se préparer à la fête du 24 juin par le jeûne et l’abstinence n’avait pas encore tout à fait disparu des mœurs chrétiennes.

    Si les documents liturgiques ne nous fournissent aucune indication sur le carême de saint Jean, ils nous montrent du moins que la vigile de la Nativité fut toujours considérée, depuis l’origine même de la fête, comme une des plus solennelles de l’année chrétienne. On la sanctifiait par une abstinence rigoureuse et par un jeûne qui se prolongeait jusqu’au coucher du soleil. Toujours est-il, que dans le sacramentaire Léonien dont nous avons parlé plus haut, il y a le texte d’une messe pour la vigile de saint Jean avec une préface propre où il est fait mention du jeûne solennel qui précède la Nativité du Précurseur : « Exhibentes solemne jejunium quo beati Johannis Baptistæ natalitia prævenimus ». C’est seulement dans les dernières années du XIXe siècle que l’Église romaine, toujours plus indulgente à l’égard de notre faiblesse, cessa de tenir pour obligatoire le précepte du jeûne et de l’abstinence en la vigile de saint Jean. Mais quand on se rappelle avec quelle rigueur les chrétiens du moyen-âge se préparaient à la Nativité du Précurseur, on s’explique aisément qu’au IXe siècle, par une juste condescendance, l’Église ait permis aux fidèles de faire usage de la viande, chaque fois que la Noël d’été tombait un vendredi.

    Dom Eugène Flicoteaux

     

  • Fabius est maintenant pour l’Europe fédérale…

    Financial Times :

    « Dix ministres européens des Affaires étrangères ont énoncé des suggestions radicales pour utiliser la crise de la dette de la zone euro comme un tremplin vers une intégration plus étroite, y compris la création d'un fonds monétaire européen, une armée européenne et un ministre des Finances européen. »

    Le groupe « Avenir de l’Europe » a été lancé par le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, qui souligne dans Le Figaro : « Il faut accélérer l'intégration de l'Union européenne », et qui continue imperturbablement de rabâcher le slogan que l’UE est « notre meilleure garantie de prospérité dans un monde multipolaire qui se globalise »…

    Parmi les dix, il y a Laurent Fabius, qui rejoindra formellement le groupe le mois prochain.

    Laurent Fabius qui avait fait très activement campagne pour le non au référendum sur la Constitution européenne. Mais ça, c’était avant…

  • Paix liturgique

    $(KGrHqF,!h8E9b4Dp72zBPch!eBnsw~~60_35.JPGMgr Joseph Perry, évêque auxiliaire de Chicago, a célébré la messe dans la « forme extraordinaire » le 2 juin à… Calumet City.

  • La charia à Tombouctou

    Ça y est.

  • Découverte de 29 homélies d’Origène ?

    Si cela se confirme, c’est une découverte capitale, la plus importante depuis très longtemps en matière patristique.

    Une chercheuse, Marina Molin Pradel, étudiant à la Bibliothèque d’Etat de Bavière un manuscrit byzantin du XIe siècle, qui est une collection d’homélies sur les psaumes, dont les auteurs sont qualifiés d’« incertains » par la personne qui les a réunies en volume, s’est rendu compte que l’une de ces homélies correspondait exactement à un fragment d’Origène. Poursuivant dans ce sens, elle est arrivée à la conclusion que les 29 homélies du recueil sont d’Origène.

    Découverte capitale si les pairs de Marina Molin Pradel confirment la chose, car on sait qu’Origène avait commenté au moins deux fois l’intégralité des 150 psaumes, mais il ne nous en reste que trois commentaires, ceux des psaumes 36 à 38, dans la traduction latine de Rufin. Car la plupart des homélies d’Origène nous sont parvenues dans une traduction latine (de Rufin ou de saint Jérôme). La découverte de 29 homélies dans leur langue originelle, c’est donc un double événement.

    bsb00050972_00001.jpg

    bsb00050972_00007.jpg

     

  • L’année de la foi

    Elle a été présentée par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation.

    Elle a un site internet.

    Et voici son logo. On a donc oublié que la langue de l’Eglise de Rome est le latin. What a sad time…

    1340208710509.jpg

    Addendum (cf commentaire ci-dessous) - Je n'avais pas remarqué que le logo changeait de langue... Celui reproduit ci-dessus est celui de la version anglaise du site. Il s'agit du "official logo". Mais il y a aussi le "logo ufficiale", en italien. Et quand ils auront réussi à donner une version française du site, on aura droit au "logo officiel" avec "Année de la foi". Mais de nombreux peuples n'auront pas le logo dans leur langue, ni dans la langue de l'Eglise...