Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 1700

  • Une triste première en Egypte

    Deux enfants coptes de 10 et 9 ans ont été arrêtés dans le gouvernorat de Beni Suef pour blasphème : ils sont accusés par l’imam salafiste de leur village d’avoir déchiré des pages du Coran et uriné sur elles. L’imam a d’abord emmené les enfants voir le curé, et comme celui-ci refusait de les punir, il les a fait incarcérer. Le père d’un des deux enfants explique que ceux-ci ne savent pas lire et qu’ils ne pouvaient pas savoir ce qu’étaient les papiers qu’ils avaient trouvé dans un petit sac alors qu’ils jouaient près des ordures.

    C’est la première fois que des enfants sont arrêtés sous une accusation de blasphème en Egypte.

    L’ONG qui a alerté la presse sur cette affaire souligne que les accusations de blasphème sont en forte hausse en Egypte, et qu’il y a eu une vingtaine de cas ces derniers mois. Dans la plupart des cas les accusés sont condamnés à des peines de prison.

  • La bonne laïcité pakistanaise

    Le gouvernement du Sindh (province du sud du Pakistan) a donné par bail emphytéotique de 99 ans aux Sœurs de Jésus et Marie un terrain situé au centre de Karachi, en reconnaissance du travail éducatif réalisé par les Sœurs de Jésus et Marie au Pakistan. Il permettra aux religieuses d’agrandir et de consolider l’école féminine qu’elles gèrent à Karachi depuis 1952.

    Récemment, trois hôpitaux catholiques du Sindh ont été exemptés de taxes foncières. Le gouvernement est sur le point d’accorder une exemption fiscale à 40 écoles gérées par le diocèse d’Hyderabad au sein des zones urbaines défavorisées.

    (Fides)

  • Une grande leçon de liturgie

    Par le pape Benoît XVI (suite de la semaine dernière). Petits extraits :

    Le Christ, nous le découvrons, nous le connaissons comme une Personne vivante, dans l’Eglise. Elle est « son Corps ». Cette corporéité peut être comprise à partir des paroles bibliques sur l’homme et sur la femme : les deux seront une seule chair (cf. Gn 2,24; Ep. 5,30ss.; 1 Co 6,16s). Le lien inséparable entre le Christ et l’Eglise, à travers la force unifiante de l’amour, n’annule pas le « tu » et le « je », mais au contraire élève leur unité la plus profonde. Trouver sa propre identité dans le Christ signifie atteindre une communion avec lui, qui ne m’annule pas, mais m’élève à la dignité la plus haute, celle d’enfant de Dieu dans le Christ : « l’histoire d’amour entre Dieu et l’homme consiste justement dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus » (Enc. Deus caritas est, 17). Prier signifie s’élever à la hauteur de Dieu, grâce à une transformation nécessaire et graduelle de notre être.

    Ainsi, en participant à la liturgie, nous faisons nôtre la langue maternelle de l’Eglise, nous apprenons à parler en elle et pour elle. Naturellement, comme je l’ai déjà dit, cela arrive de façon graduelle, peu à peu. Je dois me plonger progressivement dans les paroles de l’Eglise, avec ma prière, avec ma vie, avec ma souffrance, avec ma joie, avec ma pensée. C’est un chemin qui nous transforme.

    (…)

    La liturgie n’est pas une forme d’ « auto-manifestation » d’une communauté, mais au contraire le fait de sortir du simple « être-soi-même », être enfermés sur soi-même, et le fait d’accéder au grand banquet, d’entrer dans la grande communauté vivante, dans laquelle Dieu lui-même nous nourrit.  La liturgie implique cette universalité et ce caractère universel doit entrer toujours de nouveau dans la conscience de tous. La liturgie chrétienne est le culte du temple universel qui est le Christ ressuscité, dont les bras sont étendus sur la croix, pour attirer tous [les hommes] dans l’embrassement de l’amour éternel de Dieu. C’est le culte du Ciel ouvert. Ce n’est jamais seulement l’événement d’une communauté singulière, située dans le temps et dans l’espace. Il est important que chaque chrétien se sente et soit réellement inséré dans ce « nous » universel qui fournit le fondement et le refuge au « je » dans le Corps du Christ qui est l’Eglise.

    (…)

    Le lieu où l’on fait pleinement l’expérience de l’Eglise, c’est la liturgie : elle est l’acte dans lequel nous croyons que Dieu entre dans notre réalité, et nous pouvons le rencontrer, nous pouvons le toucher. C’est l’acte par lequel nous entrons en contact avec Dieu : Il vient à nous et nous sommes illuminés par Lui. C’est pourquoi, lorsque, dans les réflexions sur la liturgie, nous ne concentrons notre attention que sur « comment » la rendre attirante, intéressante, belle, nous risquons d’oublier l’essentiel : la liturgie est célébrée pour Dieu et non pour nous-mêmes ; c’est son œuvre ; c’est Lui le sujet ; et nous devons nous ouvrir à Lui et nous laisser guider par Lui et par son Corps qui est l’Eglise.

  • Saint François d’Assise

    Au commencement de l'Ordre, saint François étant une fois réuni avec ses compagnons dans un couvent pour parler du Christ, lui, dans la ferveur de son esprit, commanda à l'un d'eux qu'au nom de Dieu, il ouvrît la bouche et parlât de Dieu selon que l'Esprit Saint le lui inspirerait. Le frère accomplissant le commandement et parlant de Dieu merveilleusement, saint François lui imposa silence et commanda la même chose à un autre. Celui-ci, obéissant et parlant de Dieu d'une façon très pénétrante, saint François, pareillement, lui imposa silence et commanda à un troisième de parler de Dieu. Lequel, de la même façon commença à parler de Dieu, si profondément de choses secrètes, que saint François connut que, lui, comme les deux autres, parlait par l'Esprit Saint.

    Et cela se démontra aussi par un signe exprès; car étant ainsi à parler, le Christ béni apparut au milieu d'eux, sous la forme d'un très beau jeune homme: et les bénissant tous, il les remplit de tant de douceur, que tous furent ravis hors d'eux-mêmes, et qu'ils gisaient à terre comme morts, ne sentant rien de ce monde. Puis revenant à eux-mêmes, saint François leur dit: « Mes frères bien-aimés, remerciez Dieu qui a voulu par la bouche des simples révéler les trésors de la sagesse divine; parce que Dieu est celui qui ouvre la bouche des muets et fait parler avec très grande sagesse la langue des simples. »

    (Fioretti, 14)

  • Ayrault : le chantage à l’apocalypse, plus deux mensonges

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, dans son discours à l’Assemblée nationale sur le traité budgétaire, a une nouvelle fois, et comme ses prédécesseurs, brandi la menace de l’apocalypse si le traité n’était pas ratifié :

    « La conséquence d’un rejet, d’un refus de la ratification, ce serait une crise politique et l’effondrement de l’union monétaire. »

    Ce qui est doublement ridicule, puisque de toute façon il y a, hélas, une marge majorité pour le ratifier, et puisque, s’il n’était pas ratifié, il n’y aurait… aucun changement.

    Mais Jean-Marc Ayrault n’en est pas resté là. Il lui fallait assaisonner son petit psychodrame de deux gros mensonges:

    1 – « Le traité lui-même ne comporte aucune contrainte quant au niveau de la dépense publique. »

    2 - « La souveraineté budgétaire restera au Parlement. »

    Ces deux propos sont explicitement démentis par le texte du traité.

     

  • Où l’on se souvient que Rachida Dati est marocaine

    Le site internet du Point a révélé hier que Rachida Dati avait assigné en justice le PDG du groupe Lucien Barrière, Dominique Desseigne, pour «reconnaissance de paternité», ce qui désigne cet homme comme le père de sa fille Zohra. Dominique Desseigne a confirmé l’action judiciaire. Dans un premier temps, Rachida Dati a démenti, puis s’est livrée à une attaque tous azimuts contre les journalistes, qui voulait dire que c’était vrai.

    L’affaire n’est pas passée inaperçue au Maroc. Un magistrat très connu, Adil Fathi, demande carrément au ministre de la Justice du Maroc l’arrestation de l’ancien garde des Sceaux de la France, si elle met le pied sur le territoire marocain, pour avoir eu un enfant né d’une « relation sexuelle illégitime ».

    Rachida Dati a en effet enfreint l’article 490 du code pénal marocain, qui stipule que « sont punis de l'emprisonnement d'un mois à un an, toutes personnes de sexe différent, qui, n'étant pas unies par les liens du mariage ont, entre elles, des relations sexuelles ».

  • Viviane Reding est en guerre… (contre la démocratie)

    Viviane Reding a réagi personnellement, lundi, devant des journalistes, à la lettre envoyée par neuf pays membres de l’UE contre le projet de quotas de femmes dans les conseils d’administration. « Ce sera un combat (« fight ») très intéressant, a-t-elle dit. Vous devez comprendre qu’en politique il y a des moments dans l’histoire pour faire quelque chose : c’est le moment pour les quotas de femmes. » Et elle se dit persuadée que les neuf finalement se coucheront devant son autorité et que son projet de directive sera adopté.

    La vice-présidente de la Commission européenne se sent encouragée dans son combat par le refus des députés européens d’entendre Yves Mersch, le gouverneur de la Banque centrale du Luxembourg, pour protester contre le fait que c’est encore un homme qui vient d’être nommé au directoire de la Banque centrale européenne, où il n’y a donc toujours aucune femme. « On peut voir ainsi que ce mouvement est vraiment partout. Pour les députés, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. » Certes, la dernière nomination ne sera pas rapportée, « mais la prochaine fois qu’un poste sera à pourvoir, je suis sûre que les Etats membres n’oseront pas ne pas nommer une femme. »

    Viviane Reding a également évoqué l’échéance de 2014, quand il faudra nommer un nouveau président de la Commission européenne : « Il sera impossible d’avoir un panel de candidats uniquement masculins », dit-elle, rappelant le « principe » qui doit toujours être appliqué : « En cas de qualifications égales, la personne du sexe sous-représenté doit obtenir le poste. »

    En outre, elle suggère qu’à l’avenir le président (donc la présidente) de la Commission européenne soit aussi le président (la présidente) du Conseil européen. Ainsi les chefs d’Etat et de gouvernements seraient-ils sous l’autorité d’un eurocrate non élu… On ne s’étonne pas que Viviane Reding ne parle jamais de démocratie…

    (EUobserver)

  • L’Ukraine contre toute promotion de l’homosexualité

    Le Parlement ukrainien a adopté hier en première lecture un projet de loi qui permet de condamner à cinq ans de prison toute personne convaincue d'importer, de produire ou de distribuer « des ouvrages faisant la promotion de l'homosexualité ».

    Extrait de l’exposé des motifs :

    « Certains médias, allant à l'encontre des intérêts de la société et de l'Etat, se font les avocats d'une attitude tolérante à l'égard de choses telles que les relations sexuelles entre personnes du même sexe. La propagation de l'homosexualité constitue une menace pour la sécurité nationale, car elle entraîne une épidémie de VIH/sida, détruit également l'institution de la famille et peut provoquer une crise démographique. »

  • Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

    Elle me raconta le trait suivant dont le souvenir lui restait comme une grâce:

    Sœur Marie de l'Eucharistie voulait allumer les cierges pour une procession; elle n'avait pas d'allumette, mais voyant la petite lampe qui brûle devant les reliques, elle s'en approche. Hélas! elle la trouve à demi éteinte, il ne reste plus qu'une faible lueur sur la mèche carbonisée. Elle réussit cependant à allumer son cierge et, par ce cierge, tous ceux de la Communauté se trouvèrent allumés. C'est donc cette petite lampe à demi éteinte qui a produit ces belles flammes qui, à leur tour, peuvent en produire une infinité d'autres et même embraser l'univers. Pourtant ce serait toujours à la petite lampe qu'on devrait la première cause de cet embrasement. Comment les belles flammes pourraient-elles se glorifier, sachant cela d'avoir fait un incendie pareil, puisqu'elles n'ont été allumées que par correspondance avec la petite étincelle?... Il en est de même pour la Communion des Saints. Souvent, sans le savoir, les grâces et les lumières que nous recevons sont dues à une âme cachée, parce que le bon Dieu veut que les Saints se communiquent les uns aux autres la grâce par la prière, afin qu'au Ciel ils s'aiment d'un grand amour, d'un amour bien plus grand encore que celui de la famille, même la famille la plus idéale de la terre. Combien de fois ai-je pensé que je pouvais devoir toutes les grâces que j'ai reçues aux prières d'une âme qui m'aurait demandée au bon Dieu et que je ne connaîtrai qu'au Ciel. Oui, une toute petite étincelle pourra faire naître de grandes lumières dans toute l'Eglise, comme des docteurs et des martyrs qui seront sans doute bien au dessus d'elle au Ciel; mais comment pourrait-on penser que leur gloire ne deviendra pas la sienne? Au Ciel on ne rencontrera pas de regards indifférents, parce que tous les élus reconnaîtront qu'ils se doivent entre eux les grâces qui leur ont mérité la couronne.

    (La conversation était trop longue je n'ai pu prendre tout, ni le mot à mot.)

    (Novissima verba, « carnet jaune »)


  • Nouvelle profanation en Terre Sainte

    « L’Assemblée des Ordinaires de Terre Sainte exprime sa profonde consternation après la découverte de graffiti en hébreu sur la porte d’entrée du couvent franciscain du Mont Sion à Jérusalem. Le couvent se trouve à deux pas du Cénacle. (…)

    « Une nouvelle fois encore, l’Assemblée des Ordinaires exprime son inquiétude sur l’éducation donnée aux jeunes dans certaines écoles où le mépris et l’intolérance sont enseignés. L’AOCTS est certaine que les autorités israéliennes trouveront les coupables de l’association « Le Prix à payer » et leur donneront une juste condamnation. Mais plus que tout, l’Assemblée des Ordinaires demande à ce que  le système éducatif  change radicalement, sans quoi les mêmes causes produiront les mêmes effets. »

    NB. Ces actions sont toujours signées « Le Prix à payer » : ce sont des colons fanatiques qui se vengent sur les chrétiens des décisions des autorités qui leur sont défavorables… Jusqu’ici aucun membre du « Prix à payer » n’a été interpellé.