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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1699

  • Séances de rééducation à Shangaï

    Oui, le régime chinois est toujours communiste, marxiste-léniniste. En témoignent les intenses séances de rééducation « patriotique » auxquelles ont été soumis en septembre les quelque 80 prêtres et quelque 80 religieuses du diocèse de Shangaï.

    Divisés en trois groupes, ils ont dû subir des sessions de trois jours, à raison de 12 heures de « cours » par jour, sur leurs devoirs envers la nation, les réglementations religieuses, et les principes d’indépendance de l’Eglise chinoise. Ces cours étaient strictement obligatoires, sanctionnés par un examen oral, et écrit : les participants devaient rédiger un rapport sur ce qu’ils avaient appris.

    Il s’agissait d’une des mesures de rétorsion du gouvernement chinois après le coup d’éclat de Mgr Thaddeus Ma Daqin, ordonné le 7 juillet comme évêque auxiliaire « officiel », et qui annonça ce jour-là qu’il quittait l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Depuis son ordination, on n’a pas revu Mgr Daquin qui observe, selon les autorités, un « temps de retraite »…

    (Eglises d'Asie, Asianews)

  • La plus haute statue du Christ en Inde

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    Le 1er octobre a été inaugurée, et bénie par l’archevêque majeur de l’Eglise catholique syro-malankar Moran Mor Baselios Cleemis Thottunkal, une statue du Christ de 10 mètres de haut, dans l’enceinte de la faculté Saint-Basile d’ingénierie et de technologie de Trivandrum dans le Kerala. C’est la plus grande statue du Christ en Inde, puisqu’elle dépasse d’un mètre celle de Bangalore. Et en plus, elle a les yeux qui brillent la nuit… Hum…

  • Saint Bruno

    Cependant Bruno, ayant abandonné la ville [de Reims], résolut aussi de renoncer au siècle, et, détestant le voisinage des siens, il se rendit au pays de Grenoble. Là, choisissant un rocher très escarpé, d'un aspect effrayant, auquel on ne pouvait parvenir que par un sentier difficile et très rarement fréquenté, au dessous duquel s'ouvrait une vallée ou plutôt un gouffre profond, il y établit son habitation, et y fonda une règle, que suivent encore aujourd'hui ceux qui l'y suivirent. Voici quelles en sont les lois.

    D'abord l'église est située sur un penchant peu incliné et très peu loin de la base de la montagne ; elle renferme treize moines ; lesquels habitent un cloître, très convenable à des hommes voués à la vie de cénobites ; mais ils n'y vivent pas réunis comme les autres cénobites le sont dans leurs cloîtres. En effet, chacun a sa cellule particulière autour du cloître, dans laquelle il travaille, dort et mange. Les dimanches ils reçoivent du pourvoyeur chacun sa nourriture, c'est-à-dire du pain et des légumes, qui sont leur seul aliment, et chacun les fait cuire chez lui. Quant à l'eau, soit pour boire, soit pour les autres besoins, ils en ont autant qu'il leur en faut, par un conduit qui tourne autour de toutes les cellules, et arrive même dans l'intérieur par de petits tuyaux. Les dimanches, et surtout les jours de fête, ils mangent du poisson et du fromage : je dis du poisson, non qu'ils l'achètent eux-mêmes, mais parce qu'ils en reçoivent de la munificence de quelques hommes de bien.

    De l'or, de l'argent, des ornements d'église, ils n'en ont reçu de personne, et n'ont en effet rien de tout cela, si ce n'est leur calice d'argent. Dans cette église, ils ne se rassemblent pas aux mêmes heures que nous, mais à d'autres qu'ils ont déterminées. Le dimanche, si je ne me trompe, et les jours de fêles solennelles, ils entendent la messe. Jamais ils ne se fatiguent à parler ; car s'ils ont besoin de quelque chose, ils le demandent par signes : s'ils boivent quelquefois du vin, il est tellement faible qu'il ne prête aucune force, n'est d'aucune saveur à ceux qui le goûtent, et qu'il est à peine différent de l'eau ordinaire. Ils portent un cilice pour couvrir leur nudité, et leurs autres vêtements sont très légers. Ils vivent sous la conduite d'un prieur : les fonctions d'abbé et de prévôt sont remplies par l’évêque de Grenoble, homme éminemment religieux. Tandis qu'ils se resserrent dans une aussi étroite pauvreté, ils ont amassé une riche bibliothèque : car moins ils possèdent de ce pain qui n'est que matériel, plus ils suent et se travaillent pour acquérir cette autre nourriture qui ne périt point, mais vit éternellement. (…)

    Ce lieu est appelé la Chartreuse : ils y cultivent quelque peu de terrain pour y récolter du blé. Du reste, c'est avec les toisons des brebis, qu'ils nourrissent en assez grand nombre, qu'ils se pourvoient de toutes les choses nécessaires à leur usage. Il y a au pied de cette montagne plusieurs petites habitations, où plus de vingt laïques vivent constamment sous leur direction. Ces moines sont animés d'une telle ardeur de contemplation, que le long temps écoulé depuis leur institution ne les a point détournés de leur première règle, et que leur zèle ne s'est point refroidi par la continuité d'un si rude mode de vie.

    De là, et je ne sais à quelle occasion, cet admirable Bruno se retira, laissant fortement inculquées dans l’âme de ses moines, par le souvenir de ses paroles et de ses exemples, toutes les règles qu'il avait établies ; il se rendit dans la Pouille et dans la Calabre, sans que je puisse indiquer le lieu plus précisément, et il y établit une règle de vie toute pareille. Vivant en ce lieu avec grande humilité, et répandant tout autour de lui l'éclat de ses pieux exemples, il fut appelé par le siège apostolique à la dignité d'évêque, et la refusa. Redoutant le siècle, et de peur de perdre les choses de Dieu auxquelles il avait pris goût, en refusant un si important office, il repoussa non point les choses divines, mais bien les grandeurs du siècle.

    Telles furent les saintes personnes qui donnèrent les premiers exemples d'une sainte conversion. A celles-ci vint s'agréger aussitôt un immense troupeau d'hommes et de femmes ; enfin de tous les Ordres on y accourut en foule. Parlerai-je des différents âges ? Des enfants de dix et onze ans concevaient des pensées de vieillards, et supportaient une vie bien plus dure que leur jeunesse ne semblait le permettre. Il arrivait en ces conversions ce qu'on avait accoutumé de voir chez les anciens martyrs ; on trouvait dans les corps frêles et délicats une foi bien plus vive que chez ceux en qui brillait l'autorité d'un grand âge ou d'une grande science.

    Or, comme il n'y avait de lieu de retraite pour les moines que dans un petit nombre de monastères très anciens, on commença de tous côtés à construire de nouveaux établissements, et de tous côtés on assura de grands revenus pour fournir à la subsistance de cette multitude. Ceux qui n'avaient pas les moyens de fonder de grands établissements fondaient une maison et des revenus pour deux, pour trois, pour quatre, enfin pour autant de frères, qu'ils avaient la possibilité d’en faire nourrir. De là il arriva que dans les campagnes, les bourgs, les villes, les lieux fortifiés, et bien plus, dans les forêts et dans les champs, on vit surgir tout à coup des essaims de moines, se répandant de toutes parts, et qu'on entendit retentir le saint nom de Dieu, et briller la pompe du culte des Saints dans les lieux où les bêtes féroces avaient jusqu'alors établi leur retraite et les larrons leur asile.

    (Vie de Guibert de Nogent par lui-même, livre I, chapitre XI)

     

  • Décidément nous n’avons pas les mêmes valeurs…

    Peter Stano, le porte-parole du commissaire européen à l’Elargissement Stefan Füle, a déclaré que le commissaire « regrette » l’interdiction de la gay pride qui devait avoir lieu à Belgrade le 6 octobre. Il a ajouté que le respect des minorités sexuelles est l'un des « fondements essentiels du projet européen » et que les pays candidats à l’adhésion devaient respecter ces « valeurs ».

    Et il a demandé à la Serbie de traduire en justice les militants « extrémistes » qui profèrent des menaces de violences, et d’ouvrir un débat national « constructif » sur la tolérance…

  • Le bateau de l’avortement bloqué au Maroc

    Le bateau de Women on the Waves devait accoster hier au port de Smir. Mais les autorités marocaines ont bloqué le port avec des navires de guerre.

    Women on the Waves explique néanmoins sur son site « comment faire un avortement sans risque au Maroc ». Lecture déconseillée aux âmes sensibles… La première conclusion qu’on en tire est que la recette est justement loin d’être « sans risque »… et qu’un tel site devrait être interdit.

    Selon le site Slate, ABC News « rappelle que groupe est déjà parvenu à changer la loi au Portugal après une campagne pour la légalisation de l’avortement, tout comme en Pologne, qui avait ratifié une loi autorisant les femmes à avorter jusqu’à leur dixième semaine de grossesse, et cela deux ans et demi après le passage de l’abortion boat en 2004 ».

    Je ne sais pas si c’est Women on the waves, ABC ou Slate qui raconte n’importe quoi, mais il y a là une confusion entre le Portugal et la Pologne. C’est au Portugal que l’avortement a été légalisé jusqu’à la dixième semaine, deux ans et demi après le passage du bateau en 2004. Le lien de cause à effet étant très loin d’être évident. En Pologne, le passage du bateau en 2003 n’a été suivi d’aucune libéralisation de l’avortement.

  • Tribulationes civitatum audivimus

    ℟. Tribulationes civitatum audivimus, quas passae sunt, et defecimus: timor et hebetudo mentis cecidit super nos, et super liberos nostros: ipsi montes nolunt recipere fugam nostram: * Domine miserere.
    ℣. Peccavimus cum patribus nostris, iniuste egimus, iniquitatem fecimus.
    ℟. Domine miserere.

    Nous avons entendu les tribulations des villes, celles qu’elles ont souffertes, et nous avons défailli ; la crainte et l’hébétude de l’esprit sont tombées sur nous et sur nos enfants ; les montagnes elles-mêmes n’ont pas voulu recevoir notre fuite ; Seigneur, aie pitié. Nous avons péché avec nos pères, nous avons agi injustement, nous avons fait l’iniquité. Seigneur, aie pitié.

    (Ce répons, comme les deux autres de ce jour, devraient provenir d’une ancienne version latine du livre de Judith, mais je n’arrive pas à les localiser dans la Vulgate.)

  • Rappel: le 13 octobre

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  • Benoît XVI à Lorette

    Benoît XVI s'est rendu ce matin au sanctuaire marial de Lorette (Italie) pour le 50e anniversaire du pèlerinage qu'y fit Jean XXIII le 4 octobre 1962, juste avant l'ouverture du Concile Vatican II. Cette visite précède de quelques jours le Synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation (7 octobre) et l'ouverture de l'Année de la foi (11 octobre). Ce célèbre sanctuaire conserve depuis le XIVe siècle les murs de la maison Nazareth où auraient vécu Marie et Joseph. La tradition populaire attribue à des anges son transport miraculeux en 1294, peut d'années après la fin de la présence occidentale en Terre Sainte. De récents travaux archéologiques, ainsi qu'une étude documentaire et iconographique, confirment l'hypothèse selon laquelle les matériaux composant l'édicule furent transportés par bateau à l'initiative d'une puissante famille de l'Epire appelée des Anges. Dans le sanctuaire qui le protégeait depuis le IV siècle, le modeste édifice était constitué de deux parties, un espace troglodyte précédé d'une pièce composée de trois murs. En outre, l'étude comparative des matériaux de Lorette et de Nazareth a récemment démontré la similitude de la pierre et de son traitement, classique dans la Galilée de l'époque. Remontés à Lorette au bord d'une route, les trois murs furent immédiatement enchassés dans un reliquaire maçonné, depuis remplacé par la splendide basilique que nous connaissons. (VIS)

    Extrait de l'homélie du pape:

     

    Cette humble habitation est un témoignage concret et tangible du plus grand évènement de notre histoire : l’Incarnation, le Verbe qui se fait chair, et Marie, la servante du Seigneur est la voie privilégiée par laquelle Dieu est venu habiter parmi nous (cf. Jn 1, 14). Marie a offert sa propre chair, s’est mise tout entière à disposition de la volonté de Dieu, devenant un « lieu » de sa présence, « lieu » dans lequel demeure le Fils de Dieu. Ici, nous pouvons rappeler la parole du Psaume par laquelle, d’après la Lettre aux Hébreux, le Christ a commencé sa vie terrestre en disant au Père : « Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps… Alors j'ai dit: Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté » (10, 5.7).

    Marie prononce des paroles similaires devant l’Ange qui lui révèle le plan de Dieu sur elle : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38). La volonté de Marie coïncide avec la volonté du Fils dans l’unique projet d’amour du Père, et en elle, s’unissent le ciel et la terre, le Dieu créateur et sa créature. Dieu devient homme, et Marie se fait « maison vivante » du Seigneur, temple où habite le Très-Haut.

  • Toulouse: l’islam règne

    Dans le cadre du festival d’art contemporain le Printemps de septembre, à Toulouse, une « installation » vidéo de l’artiste Mounir Fatmi s’est mise en marche inopinément mardi soir. Or il s’agit d’une projection, sur un pont, de cercles tournoyants contenant des calligraphies du Coran et des hadiths. Des musulmans ont aussitôt pris position pour empêcher que des chiens d’infidèles piétinent les versets sacrés. Une jeune femme qui ne voyait pas le problème a été giflée. Les « jeunes » des banlieues ont été aussitôt rameutés et se sont retrouvés par dizaines pour défendre le texte sacré. Un imam est également arrivé et a réussi à calmer les « jeunes » et « éviter le pire » (sic)… Puis les « représentants de la communauté musulmane » ont été reçus à la mairie, alors que circulaient sur les « réseaux sociaux » des appels à manifester contre l’infâme. A l’issue de la réunion il a été annoncé que l’installation de Mounir Fatmi était retirée.

    « Dans le contexte actuel hypersensible, c’est mieux ainsi », a réagi le directeur artistique du Printemps de septembre, Paul Ardenne. Ajoutant : « Il est toujours bon de constater que la liberté d’expression se jauge à l’échelle des réalités. »

    Sic.

    Paul Ardenne a gagné la médaille d’or de la dhimmitude.

    Et il montre que « l’élite culturelle » est fin prête pour l’établissement de la charia.

  • Vous n’êtes pas nos amis

    Le Sénat afghan a voté la ratification du traité de coopération et d’amitié avec la France, mais a remplacé le mot « amitié » par le mot « relations ». Parce que le mot « amitié » ne peut pas être utilisé pour une relation avec des infidèles.

    Ainsi, dit ce ramassis de chefs de milices et de trafiquants de drogue qu’est le Sénat afghan, on veut bien que vos soldats viennent se faire tuer pour notre régime islamiste super-corrompu, on veut assurément du fric que vous nous promettez encore par ce traité, mais n’ayez pas le culot de vous dire nos amis, quand vous n’êtes que des chiens d’infidèles.

    - Mais bien sûr, vous avez parfaitement raison, dit la France en se prosternant...