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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1694

  • Peillon et le cannabis

    Avec une logique imparable, le ministre de l’Education Vincent Peillon s’est déclaré favorable à la dépénalisation du cannabis (un « sujet majeur »…) au motif que la répression, menée depuis des années, n’est « pas très efficace ». Un argument qu’on peut aussi bien utiliser pour le vol, le viol, le meurtre, mais aussi les excès de vitesse, bref pour tous les crimes et délits.

    Face à la polémique que le propos a suscité, Matignon a réaffirmé ce matin qu’il n’y aurait pas de dépénalisation du cannabis. Et un communiqué du ministère de l’Education fait savoir qu’il s’agissait seulement d’une « réflexion personnelle » du ministre…

    Pas si personnelle que ça. L'idée est évidemment que, puisque les bobos fument du cannabis, et que les bobos votent PS, il faut dépénaliser le cannabis...

    Mais on voit donc qui est le ministre en charge des écoles, et quelle est la morale du personnage qui veut y imposer une morale laïque…

    En attendant, les idoles de M. Peillon, les Jean Jaurès, les Jules Ferry et les Ferdinand Buisson, ont dû se retourner dans leurs tombes…

  • « Le niqab supérieur à jamais au dévoilement du visage »

    Extraits d’un article que publie l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, qui n’est en rien une organisation extrémiste mais a au contraire les meilleures relations avec la classe politique du département :

    La République a beau répéter et placarder partout que son idole avait le visage dévoilé, les vrais Musulmans n’en ont que faire. Leur foi implique, en effet, la croyance au fait que l’Omniscient, le Sage, Celui qui connaît intimement Ses créatures sait mieux ce qui est bon pour eux.

    Le Coran nous enseigne que Dieu, dans son infinie miséricorde, a révélé une multitude de législations poursuivant les mêmes fins bien que divergentes sur les moyens à mettre en œuvre. Sa dernière législation, la voie (sharia) islamique, intervient à un stade d’avancement intellectuel de l’humanité tel qu’elle demeure valable selon toutes les époques et tous les contextes géographiques, sociétaux, etc. La sharia constitue alors le prototype même de la justice.

    Le niqab fait donc bel et bien partie de notre législation et contribuer à l’interdire revient donc à voler le rôle de Législateur à Dieu et à s’opposer à ce qu’Il prescrit/aime. Malheur donc aux insouciants !

    Allah a raison et la République a tort.

    La République n’est pas qu’idiote, elle est véritablement schizophrénique.

    Les lois de Dieu supérieures à jamais aux lois de la République. [en gras dans le texte]

    (Il est amusant de constater que l’article est « écrit par Stéphanie », et que vers la fin on lit : « Ma propre épouse a commencé à le porter… »)

  • « La croix est un atout »

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    La nouvelle campagne de publicité de la compagnie nationale suisse de transport aérien ne passe pas inaperçue, avec son slogan : « Kreuz ist Trumpf ». Notamment des musulmans.

    En fait, la compagnie joue sur le double sens de l’expression qui, pour un joueur de cartes, veut dire : l’atout est à trèfle. Mais puisque la croix est le symbole de la compagnie, « Kreuz ist Trumpf » veut dire « La croix est un atout. »

    Les musulmans réagissent violemment sur Facebook et sur des forums comme Turkworld, et des articles ont été publiés dans la presse turque, où l’on souligne que cette nouvelle provocation vient juste après le film anti-islam.

    La compagnie pour sa part assure que la campagne ne porte aucun message religieux, et dit ses regrets si elle a pu offenser certaines personnes.

  • Notules sur un concile (4) Lumen gentium (3)

    Le premier chapitre de la constitution dogmatique sur l’Eglise est intitulé Le mystère de l’Eglise. Par rapport à Vatican I, le renversement de perspective est explicite. L’Eglise n’est pas d’abord une société, elle est d’abord un mystère. Un mystère de la foi.

    Les deux premiers mots, ceux par lesquels la constitution se fera connaître, sont « Lumen gentium ». La « lumière des peuples », c’est Jésus-Christ. Commencer ainsi le texte sur l’Eglise, c’est souligner d’emblée que l’Eglise c’est Jésus-Christ (« répandu et communiqué », comme disait Bossuet qui avait gardé, malgré tout, le sens du mystère).

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  • Sainte Thérèse d’Avila

    Lorsque je reçus l'habit, le Seigneur me fit comprendre combien il favorise ceux qui s'imposent violence pour le servir. A dire vrai, cette violence n'avait été connue que de lui seul: au dehors, l'on ne voyait en moi qu'un inébranlable courage. A l'instant même, il versa dans mon âme une si grande satisfaction de mon état, que rien n'a pu l'altérer jusqu'à ce jour. A une cruelle sécheresse qui me désolait, il fit succéder le suave sentiment d'un tendre amour pour lui. Toutes les pratiques de la vie religieuse me devenaient une source de délices. Parfois, il m'arrivait de balayer aux mêmes heures que je donnais jadis à mes plaisirs et à mes parures; alors la seule pensée qu'enfin je n'étais plus esclave de ces vanités, répandait dans mon cœur une joie nouvelle; j'en étais étonnée, et je ne voyais point d'où elle pouvait me venir.

    Lorsque je me rappelle ces choses, il n'est rien de si difficile que je ne me sente le courage d'entreprendre. Que de fois j’en ai fait l'épreuve! Lorsque, dès le commencement d'une oeuvre sainte, j'ai vaincu les résistances d'une nature lâche, toujours j'ai en à m'en applaudir. Quand on agit purement pour Dieu, il permet, afin d'accroître nos mérites, que l'âme éprouve je ne sais quel effroi, jusqu'au moment où elle aborde l'action; mais plus cet effroi est grand, plus aussi, quand elle en triomphe, elle en est récompensée et rencontre de délices dans ce qui lui semblait si ardu. Dès cette vie même, il plaît au divin Maître de payer cette grandeur de courage par des jouissances intimes, connues seulement des âmes qui les goûtent. J'en ai fait l'expérience, je le répète, en des choses de grande importance. Aussi je ne conseillerais jamais, s'il m'était permis de donner un avis, d'écouter de vaines craintes et de négliger une bonne inspiration, quand, à différentes reprises, elle vient nous solliciter. Si la gloire de Dieu en est l'unique terme, le succès est assuré; car ce grand Dieu est tout-puissant. Qu’il soit béni à jamais! Amen.

    Autobiographie, 4

  • 20e dimanche après la Pentecôte

    Cæléstem nobis prǽbeant hæc mystéria, quǽsumus, Dómine, medicínam : et vítia nostri cordis expúrgent. Per Dóminum…

    La secrète demande au Seigneur l’habituel fruit eucharistique, c’est-à-dire que le divin Sacrement agisse en nous à la façon d’un médicament spirituel et d’un antidote contre le virus du péché qui intoxique notre sang.

    Recevons avec grande révérence cette doctrine de l’Église sur les effets de la sainte Communion ; que les directeurs d’âmes spécialement s’en autorisent, car on ne saurait leur suggérer de moyen plus efficace, pour éteindre dans le cœur des fidèles l’incendie des passions, que la divine Eucharistie, froment et vin de choix, qui fait germer les vierges, selon le mot du Prophète. (...)

    La collecte d’action de grâces est commune au second mardi de Carême ; nous y supplions la divine clémence de nous donner la grâce d’obéir aux divins commandements, afin que cette habituelle docilité aux motions du Saint-Esprit soit une excellente préparation au banquet eucharistique.

    Cette pensée est très profonde. Les Sacrements opèrent bien par institution divine, mais leur effet est proportionné à la capacité et aux dispositions de celui qui les reçoit. Or, quelle meilleure disposition pour communier au Corps sacramentel du Christ peut avoir une âme, que celle de communier continuellement à l’esprit du même Christ et d’adhérer inébranlablement à son adorable volonté ?

    Bienheureux cardinal Schuster

     

  • L’étrange lettre de Nadège

    Nadejda Tolokonnikova, l’une des deux « punks » condamnées à deux ans de prison (la troisième a été relaxée en appel) pour leur acte sacrilège dans la cathédrale orthodoxe de Moscou, a publié une lettre où elle désavoue totalement l’action de son mari, Piotr Verzilov.

    Ces deux-là sont des co-fondateurs du groupe « artistique » révolutionnaire Voïna (la guerre), dont Pussy Riot est une émanation. Le groupe s’était fait connaître en 2008 en mimant une partouze dans une salle du Musée biologique de Moscou, et en diffusant les photographies obscènes de cette « performance ». Parmi les jeunes femmes nues, il y avait Nadejda Tolokonnikova, enceinte de neuf mois…

    Depuis le début de l’affaire de la cathédrale, Piotr Verzilov s’est dépensé sans compter pour défendre les jeunes femmes dans le monde entier, et pour faire monter la sauce médiatique, avec un évident succès. Il est étrange de le voir aujourd’hui totalement désavoué, avec des arguments encore plus étranges :

    « Toutes les déclarations de Piotr Verzilov sont illégitimes, parce que, premièrement, elles n’ont pas été discutées avec nous en tant que véritables membres du groupe, et, d’autre part, elles ont ouvertement violé l’idée d’anonymat. »

    « Après que les Pussy Riot ont été arrêtées, Verzilov s’est emparé du pouvoir de représentation et de décision du groupe. Or le groupe punk anti-hiérarchique n’a pas de poste de producteur, de promoteur, ou d’organisateur, et toute tentative d’usurper de telles fonctions sont une trahison au regard du mouvement punk en général et du groupe Pussy Riot en particulier. »

    La lettre, qui étonne tout le monde, à commencer par Piotr Verzilov, est cosignée par l’autre membre de Pussy Riot incarcérée.

  • Le cannabis aussi, c’est vert

    Une vingtaine de personnes ont été interpellées dans une vaste affaire de trafic de cannabis et de blanchiment d’argent entre le Maroc, l’Espagne, la Suisse et la France.

    Parmi les 17 personnes interpellées en France, l’élue Europe Ecologie - Les Verts Florence Lamblin, adjointe au maire du 13e arrondissement de Paris, chargée du développement durable et de l'environnement. Les enquêteurs ont trouvé 400.000 € en liquide dans son appartement. Elle a été mise en examen pour blanchiment de fonds liés au trafic de drogue.

    Florence Lamblin dit qu’elle n’a rien à voir avec cette affaire et qu’elle ne sait pas d’où provient cet argent.

  • Aggiornamento

    Extrait d’une allocution de Benoît XVI, hier :

    Le christianisme est un arbre qui est, pour ainsi dire, en perpétuelle «aurore», il est toujours jeune. Et cette actualité, cet «aggiornamento» ne signifie pas une rupture avec la tradition, mais il en exprime la constante vitalité; il ne signifie pas réduire la foi, l'abaissant à la mode du temps, au mètre (à la mesure) de ce qui nous plaît, de ce qui plaît à l'opinion publique, mais c'est le contraire: exactement comme l'ont fait les Pères du Concile, nous devons porter l'«aujourd'hui» que nous vivons à la mesure de l'événement chrétien, nous devons amener l'«aujourd'hui» de notre temps dans l'«aujourd'hui» de Dieu.

     

  • Pakistan : un texto « blasphématoire »

    A Karachi, un chrétien de 15 ans, Ryan Brian Patus, est accusé d’avoir envoyé un texto « blasphématoire ». L’imam local et deux « témoins » ont porté plainte. Les bons musulmans sont allés saccager et incendier la maison du garçon. Heureusement celui-ci se trouvait à l’hôpital où il était allé voir son père, et le reste de la famille avait préféré abandonner le domicile.