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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1695

  • Synodos

    Extrait d’une allocution de Benoît XVI, hier:

    « Synodos » veut dire « chemin commun », « être en marche ensemble », et ainsi, le mot « synodos » me fait penser au fameux chemin du Seigneur avec les deux disciples d’Emmaüs, qui sont un peu une image du monde agnostique d’aujourd’hui.

    Jésus, leur espérance, était mort ; le monde vide ; il semblait que Dieu – réellement ou non – n’y était pas, ne s’intéressait pas à nous. Avec ce désespoir au cœur, et pourtant avec une petite flamme de foi, ils avancent. Le Seigneur marche mystérieusement avec eux et il les aide à mieux comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l’histoire, sa marche silencieuse avec nous.

    A la fin, au cours du dîner, alors que les paroles du Seigneur et leur écoute avaient déjà embrasé leur cœur et éclairé leur esprit, ils le reconnaissent pendant le repas, et finalement leur cœur commence à voir.

    Ainsi, au synode, nous sommes ensemble avec nos contemporains en marche. Prions le Seigneur pour qu’il nous éclaire et qu’il embrase nos cœurs afin qu’ils deviennent voyants, qu’il éclaire notre esprit ; et prions afin que, pendant le repas, dans la communion eucharistique, nous puissions être réellement ouverts, le voir, et ainsi embraser aussi le monde, et donner sa lumière à notre monde.

     

  • Notules sur un concile (3) "Lumen gentium" (2)

    Tout centrer ainsi sur le mystère de l’Eglise mettait fin à une autre grave dérive de l’Eglise d’Occident : la spiritualité individualiste. Celle qui privilégiait la prière individuelle, et des prétendues « méthodes d’oraison ». Certes, cette fausse spiritualité, qui était née avec les philosophies « humanistes » de la Renaissance et s’était aggravée dans les sociétés bourgeoises, avait été assez efficacement battue en brèche par le « mouvement liturgique », à partir de Dom Guéranger (« mouvement liturgique » qui connaîtra assez vite à son tour une autre dérive, mais ce n’est pas ici le lieu d’en parler). Efficacité qui était peut-être surtout palpable à la messe, mais pas forcément dans la prière personnelle. Quoi qu’il en soit il était bon qu’un concile mette fin officiellement à la dérive.

    Laquelle consistait également, dans le même esprit, à ce que le chrétien cherchait à « faire son salut », selon une très laide et pélagienne expression.

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  • Saint Edouard le Confesseur

    Saint Edouard le Confesseur fut le dernier roi d’Angleterre avant la conquête normande. Il avait promis de ne jamais refuser l’aumône demandée au nom de saint Jean l’évangéliste ; un jour, un pauvre lui ayant tendu la main au nom de l’apôtre, le roi, dépourvu d’argent, retira de sa main un riche anneau et le lui donna. Plus tard, saint Jean apparut à deux pèlerins qui se mettaient en voyage pour les Lieux Saints ; il leur remit un anneau en leur disant : « Portez cet anneau au roi, c’est lui qui me l’a donné un jour que je lui demandais l’aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l’Agneau sans tache. » Edouard mourut en effet six mois après. C’était le 5 janvier 1066. Le pape Innocent XI fixa sa fête au 13 octobre, jour où son corps, exhumé 36 ans après sa mort, avait été retrouvé intact.

  • C'est demain

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    Le programme

  • Seulement 32…

    A l’Assemblée nationale, il n’y avait eu que 70 députés à dire non à la ratification du traité budgétaire. Au Sénat, ils n’ont été que 32… Et tous d’extrême gauche, semble-t-il.

    Le problème est que les parlementaires ne servent plus à rien, puisque même pour le budget de la France ils dépendront désormais de Bruxelles. Et ils ont voté pour cela...

    Mais l’essentiel n’est-il pas de garder le fromage, encore plus goûteux si on peut le déguster sans rien avoir d’autre à faire…

  • Monomaniaques de l’apostolat laïcard

    Le 11 juillet dernier, le ministre Peillon avait annoncé qu’une « mission » allait être mise en place pour « réfléchir à la conception que nous devons diffuser de la laïcité». Il s’agit de l’instauration d’un cours de matraquage laïque à l’école.

    Hier, il a annoncé que la mission rendrait ses conclusions fin mars.

    Curieusement, la composition de cette mission était confidentielle. Elle a été révélée hier par Le Monde.

    Elle comporte trois membres:

    - Alain Bergounioux, parce qu’il est aujourd’hui le secrétaire national du PS en charge de l'Education.

    - Le conseiller d'État Rémy Schwartz, qui fut rapporteur général de la commission Stasi sur la laïcité, et qui a écrit Un siècle de laïcité.

    - Laurence Loeffel, maître de conférence en sciences de l'éducation à Lille-III, et auteur de Ferdinand Buisson, apôtre de l'école laïque, à ne pas confondre avec le livre de Vincent Peillon Une religion pour la République: la foi laïque de Ferdinand Buisson

  • L’imposture du Nobel de la paix, nouvelle cuvée

    Le Prix Nobel de la paix 2012 a été décerné à… l'Union européenne.

    Parce que, comme ne cesse de le répéter la Propagandastaffel de Bruxelles, depuis six décennies, l'Union européenne a participé à la paix, et que la réconciliation entre France et Allemagne est devenue une réalité.

    Mais aussi, grâce à l’Union européenne :

    - il y a eu l’introduction de la démocratie en Grèce.

    - il y a eu la chute du mur de Berlin.

    - il y a eu la fin des deux blocs.

    - il y a eu la reconstruction des Balkans.

    Sic. Or, pour une bonne part, c’est le contraire qui est vrai. L’UE n’a rien à voir avec la démocratie en Grèce (sinon qu’aujourd’hui elle la menace), elle n’a rien fait du tout pour la chute du mur de Berlin à laquelle elle ne croyait pas, et elle a d’abord participé à la… guerre dans les Balkans.

    Mais chaque année le Nobel de la Paix s’affiche comme un anti-Nobel. L’an dernier, il avait été décerné à trois femmes : une Yéménite islamiste (très) proche d’Al Qaïda, et deux Libériennes : la présidente du pays et la présidente de la commission de réconciliation nationale, celle-ci venant de démissionner de son poste en affirmant que la présidente Leymah Gbowee ne lutte pas contre la corruption et pratique le népotisme.

  • Une bien belle nouvelle

    Le « pèlerinage international d’action de grâces, à l’occasion de l’Année de la foi pour le 5ème anniversaire de Summorum Pontificum », qui aurai lieu à la Toussaint à Rome, culminera par la messe pontificale célébrée le samedi 3 novembre à 15h, dans la basilique Saint-Pierre, par le cardinal Antonio Cañizares, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin.

  • Notules sur un concile (2) "Lumen gentium" (1)

    Le premier grand texte de Vatican II est la constitution dogmatique Lumen gentium.

    C’est une première. En effet, c’est la première fois que le magistère extraordinaire de l’Eglise produit un texte spécifique sur ce qu’est l’Eglise.

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  • Congregatæ sunt Gentes in multitudine

    ℟. Congregatæ sunt Gentes in multitudine, ut dimicent contra nos, et ignoramus quid agere debeamus: * Domine Deus, ad te sunt oculi nostri, ne pereamus.
    ℣. Tu scis quæ cogitant in nos: quomodo poterimus subsistere ante faciem illorum, nisi tu adjuves nos ?
    ℟. Domine Deus, ad te sunt oculi nostri, ne pereamus.

    Les nations se sont rassemblées en grand nombre pour nous attaquer, et nous ne savons pas ce que nous devons faire. Seigneur Dieu, nous tournons les yeux vers toi, afin que nous ne périssions pas. Tu sais ce qu’ils cogitent contre nous : comment pourrions-nous tenir devant eux, si tu ne nous aides pas ? Seigneur Dieu, nous tournons les yeux vers toi, afin que nous ne périssions pas.

    (Répons formé d’après une ancienne version latine des Macchabées, I, 3, 52-53)