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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1682

  • Sodome et Gomorrhe

    En même temps que les élections générales aux Etats-Unis il y avait quelque 172 référendums sur tout le territoire. Le Maine et le Maryland (et peut-être deux autres Etats où l’on n’a pas encore les résultats) ont rendu légal le « mariage » homosexuel. C’est la première fois que le mariage des paires est obtenu par un scrutin populaire. (D’autre part, dans le Colorado et l’Etat de Washington a été votée la légalisation du cannabis « de loisir ». Et la Floride a rejeté l’interdiction des fonds publics pour l’avortement.)

    En Espagne, le tribunal constitutionnel a rejeté le recours du parti populaire contre le « mariage » homosexuel.

    Et chez nous, le projet de loi a été adopté, comme prévu, en conseil des ministres : « Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe. »

    Au fait, Sodome et Gomorrhe sont des mots tabous sur Google. Quand vous tapez une demande quelconque, vous avez un flot de réponses bien avant d’avoir fini (et qui souvent n’ont rien à voir avec ce que vous cherchez). Mais à partir de « Sodo », vous n’avez plus rien…

  • Bethléem : l’arme du chapelet

    Depuis cinq ans, tous les vendredis après-midi, les franciscaines de l’hôpital pour bébés de la Caritas à Bethléem défilent devant le mur érigé par Israël en récitant le chapelet. Ce sont désormais des centaines de personnes qui participent à cette manifestation. « C’est notre intifada pacifique, dit sœur Donatella Lessio. Quelquefois les soldats ont peur de nous et pointent leurs fusils. Mais nous répondons par la prière et en mettant nos chapelets face à leurs armes. »

    L’hôpital pour bébés, le seul de son genre en Palestine, est à 200 mètres du mur. Pour le franchir il faut un tas de papiers et une très longue attente. Il est déjà arrivé que des bébés meurent avant de pouvoir passer.

    (Asianews)

  • Quand Paul VI était plus intraitable que Bugnini…

    Yves Chiron a lu les Mémoires de Mgr Bugnini (en italien) et il en ressort que le principal artisan de la nouvelle messe aurait été, curieusement, nettement plus libéral que Paul VI quant à la possibilité de continuer de célébrer l'ancienne messe.

    - Après l’autorisation donnée aux prêtres âgés de célébrer la messe de saint Pie V, puis l’indult anglais, « Mgr Bugnini a suggéré au pape d’accorder une faculté identique à d’autres conférences épiscopales. Le pape s’est montré “intraitable” (p. 86) et a refusé d’étendre l’indult. »

    - Mgr Bugnini avait proposé une solution pour résoudre le « cas Lefebvre » : « par une large “concession” de la messe traditionnelle. Il fixait quatre points (p. 89). Le Saint-Père fit répondre qu’il ne lui semblait “pas opportun de concéder aujourd’hui ce qui avait été refusé dans le passé” (p. 90). La proposition de Mgr Bugnini sera largement reprise par Jean-Paul II dans l’indult de 1984. »

  • Notules sur un concile (18) "Gaudium et spes" (3)

    La deuxième partie de Gaudium et spes est intitulée De quelques problèmes plus urgents. Non seulement plus urgents, mais « qui affectent au plus haut point le genre humain ». Ils sont ainsi énumérés : « le mariage et la famille, la culture, la vie économico-sociale, la vie politique, la solidarité des peuples et la paix ».

    Bien qu’ils « affectent au plus haut point le genre humain », on se souvient que selon la note ajoutée au titre même de la constitution, l’examen de ces problèmes comporte « des éléments contingents » et l’on doit tenir compte « des circonstances mouvantes qui, par nature, sont inséparables des thèmes développés ».

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  • Indicabo tibi homo, quid sit bonum

    ℟. Indicabo tibi homo, quid sit bonum: aut quid Dominus requirat a te: * Facere judicium et justitiam, et sollicitum ambulare cum Deo tuo.
    ℣. Spera in Domino, et fac bonitatem, et inhabita terram.
    ℟. Facere iudicium et iustitiam, et sollicitum ambulare cum Deo tuo.

    Je t’indiquerai, homme, ce qui est bon, ou ce que le Seigneur réclame de toi : faire le jugement et la justice, et marcher dans la crainte avec ton Dieu. Espère dans le Seigneur, et fais ce qui est bon, et habite la terre.

    Le répons est une forme ancienne de Michée 6, 8. Le verset est le verset 3 du psaume 36, dont il manque la fin (qui paraît bien sous-entendue) : et pasceris in divitiis ejus : et tu seras nourri de ses richesses.

  • Ceux qui ont gardé leur monnaie

    Extrait d’un article du New York Times.

    Mugar Isarescu, le gouverneur de la Banque nationale de Roumanie, a déclaré dans une interview que le maintien de sa propre monnaie avait donné à la Roumanie la possibilité de fixer les taux d’intérêt, de contrôler les liquidités et de permettre à la monnaie de se déprécier pour aider à maîtriser le déficit. Comme ils ne peuvent pas contrôler leur politique monétaire, a-t-il noté, les pays de la zone euro comme la Grèce sont obligés de compter principalement sur la politique budgétaire : les impôts et les dépenses.

    Dans le cas de la Roumanie, le maintien de sa faible devise, le leu, a rendu ses exportations (les deux tiers vers la zone euro) plus concurrentielles, et abaissé le coût de la vie, ce qui a soudainement attiré des travailleurs qualifiés de pays en difficulté de la zone euro.

    Alors qu’il y avait, il y a quelques années, un flux de millions de Roumains vers l’Espagne et l’Italie, à la recherche d’opportunités économiques, aujourd’hui le taux de chômage approche les 25% en Espagne tandis qu’en Roumanie il est d’environ 7%.

    7 des 10 anciens pays communistes de l’UE n’ont pas encore adopté l’euro. La République tchèque, qui utilise la couronne (koruna), veut un référendum avant de rejoindre l’euro et cite 2020 comme la date la plus proche. La Hongrie reste fidèle à sa monnaie, le forint, et dit qu’elle n’adoptera pas l’euro avant 2018. En Pologne, le Premier ministre Donald Tusk a récemment estimé que l’euro n’était « vraiment pas attrayant ».

    Pour la Roumanie, il est désormais « hors de question » de remplir le premier objectif qui était de rejoindre l’euro en 2015, dit M. Isarescu. Il reconnaît néanmoins qu’essayer de remplir les critères est une bonne discipline.

    Bien que secoués par la crise, certains pays d’Europe centrale et orientale résistent mieux que leurs voisins de l’ouest qui sont collés les uns aux autres par l’euro. L’économie polonaise a été la seule à croître en 2009, l’année où la crise financière a éclaté. Les pays Baltes de Lettonie et de Lituanie, qui ont subi une douloureuse austérité, sont de nouveau en plein essor. Même dans des pays qui manquent de croissance comme la République tchèque, le bouleversement social a été faible, par rapport à ce qui s’est passé en Grèce, les Tchèques semblant davantage enclins à exprimer leurs frustrations au bistro que dans la rue [sic]. « Dans cette région, nous avons été habitués à vivre des moments difficiles », dit Tomas Sedlacek, un éminent économiste tchèque qui fut un conseiller de l’ancien président Vaclav Havel. « Nous nous souvenons encore du communisme, quand nous étions pauvres et misérables, bien pire que la Grèce. »

  • Soudan du Sud: la sécurité s’améliore

    Quelque 21.000 personnes qui avaient fui les attaques des rebelles de l’« Armée de résistance du Seigneur » (LRA) au sein de l’Etat d’Equatoria occidentale, au Soudan du Sud, ont pu retourner dans leurs villages grâce à l’amélioration des conditions de sécurité, indique la Radio catholique soudanaise (du sud, focrément…). En 2012, selon le Bureau de l’ONU chargé de la coordination des affaires humanitaires, aucune attaque de la part des guérilleros de la LRA n’a été signalée dans l’Etat d’Equatoria occidentale, alors que la LRA continue à représenter un grave problème en République démocratique du Congo et en République centrafricaine, où 180 attaques ont été répertoriées. Le Soudan du Sud accueille sur son territoire environ 20.000 réfugiés congolais.

    (Fides)

  • BCE : la surprise espagnole

    Contrairement à ce que tout le monde pensait, il y a eu un Etat pour s’opposer à la nomination d’Yves Mersch au directoire de la BCE. Au dernier moment, hier, l’Espagne l’a rejetée. Autrement dit, l’Espagne a osé s’opposer frontalement non seulement à Herman Van Rompuy, mais aussi au président de la BCE Mario Draghi et surtout à Angela Merkel.

    La raison officielle est que la candidature de Mersch n’aurait pas été assez discutée, ce qui ne tient pas la route.

    Il convient de se souvenir que le poste à pourvoir était occupé par un Espagnol, et que l’Espagne avait proposé son candidat (qui était un mâle blanc chrétien, la catégorie honnie de Jean Quatremer), pour chercher à pérenniser sa présence comme les trois « grands » (l’Allemagne, la France, l’Italie). En rejetant Yves Mersch, l’Espagne pense donc avoir encore sa chance, et elle a même en réserve deux femelles (quoique blanches et chrétiennes) : Soledad Nunez Ramos, qui dirige le Trésor, et surtout l’ex-directrice du Trésor Belen Romana Garcia.

    Certains pensent que c’est une forme de chantage désespéré de l’Espagne exsangue vis-à-vis de la BCE.

    Le Conseil européen fait savoir que la question sera traitée rapidement. Le prochain sommet est le 22 novembre.

  • Grenoble : La Villeneuve, de l'utopie à l'horreur

    C’est le titre d’un article (d’un reportage) de "Valeurs actuelles" sur le quartier de la Villeneuve, qui avait été conçu comme une ville idéale et qui est devenu une zone de non-droit (notamment interdite aux blancs…). Extrait :

    Selon un policier de la brigade anticriminalité, la cité de L’Arlequin est devenue une forteresse pour les voyous : « Ils peuvent nous canarder de n’importe où. C’est un véritable gruyère, avec des coursives transversales qui facilitent les déplacements rapides. Ils exploitent toutes les possibilités de cette architecture biscornue, refermée sur une immense zone piétonne, impraticable pour les voitures. »

  • Les enfants ne sont pas politiquement corrects

    Ils sont affreusement « sexistes », parce qu’ils distinguent l’homme de la femme, et, pire encore, le père et la mère. Du coup, le ministère de l'Education nationale a fermé le site internet Le dictionnaire des écoliers, qui avait été lancé par le Centre National de Documentation Pédagogique en septembre 2010, et où les définitions étaient rédigées par des élèves des écoles primaires. C’était «le fruit de l'imagination et du travail de milliers d'élèves guidés par leurs maîtres». Chaque définition avait été validée par trois référents avant d’être publiée…

    Au chapitre des définitions « inacceptables » pour le ministère :

    Une femme : « C'est une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine. »

    Une dame : « Ce mercredi matin, au supermarché, j'ai croisé une dame très bien habillée. »

    Un homme : « C’est un humain qui a de la barbe. »

    Le père : « C'est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d'enfants. C'est le chef de famille parce qu'il protège ses enfants et sa femme. On dit aussi papa. »

    La mère : « C'est une femme qui a des enfants. On l'appelle maman ou mamounette. »

    Il était urgent d'effacer ces horreurs.