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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1685

  • Un « blasphème » au Pakistan

    Un chef musulman de Lahore, Jamia Kareemia Sadidia, qui habite près du lycée privé de jeunes filles Farooqi à Lahore a porté plainte pour blasphème contre le directeur et un professeur du lycée : celui-ci serait responsable d’une traduction « blasphématoire » d’un passage du Coran. Une foule de musulmans ameutée par Jamia Kareemia Sadidia a manifesté violemment devant l’établissement. Le garage dans la cour a été incendié, du mobilier et des ordinateurs ont été détruits.

    La police a arrêté… le directeur et le professeur.

    Le lycée (non confessionnel) est connu comme une des meilleures écoles du Pakistan. Depuis sa création en 1978 il a reçu 31 médailles du ministère de l’Education.

    Mais c’est justement le problème : une école d’excellence pour des jeunes filles, ce n’est pas islamiquement correct…

  • Notre "je" dans le "nous" de l’Eglise

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, mercredi, sur un thème que le pape aborde souvent et qui est un accent important de Vatican II :

    Un chrétien qui se laisse guider et modeler peu à peu par la foi de l’Eglise, en dépit de ses faiblesses, de ses limites, et de ses difficultés, devient comme une fenêtre ouverte à la lumière du Dieu vivant, qui reçoit cette lumière et la transmet au monde. Le bienheureux Jean-Paul II affirmait dans l’encyclique Redemptoris missio que « la mission renouvelle l’Eglise, fortifie la foi et l’identité chrétienne, donne un nouvel enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi se fortifie si on la donne ! ». La tendance, aujourd’hui répandue, à reléguer la foi dans la sphère du privé contredit donc sa nature même. Nous avons besoin de l’Eglise pour avoir la confirmation de notre foi et pour faire l’expérience des dons de Dieu : sa Parole, les sacrements, le soutien de la grâce, et le témoignage de l’amour. Ainsi, dans le « nous » de l’Eglise, notre « je » pourra se percevoir à la fois comme le destinataire et le protagoniste d’un événement qui le dépasse : l’expérience de la communion avec Dieu, qui fonde la communion entre les hommes. Dans un monde où l’individualisme semble régler les rapports entre les personnes, en les rendant toujours plus fragiles, la foi nous appelle à être Peuple de Dieu, à être Eglise, porteurs de l’amour et de la communion de Dieu pour tout le genre humain.

     

  • Commémoraison de tous les fidèles défunts

    ℟. Qui Lazarum resuscitasti a monumento fœtidum: Tu eis Domine dona requiem, et locum indulgentiæ.
    ℣. Qui venturus es judicare vivos et mortuos, et sæculum per ignem.
    ℟. Tu eis Domine dona requiem, et locum indulgentiæ.

    Vous qui avez ressuscité Lazare, alors que, déposé dans le tombeau. il sentait déjà mauvais : Vous, Seigneur, donnez-leur le repos et faites-les parvenir au séjour de paix. Vous, qui devez venir pour juger les vivants et les morts, et le monde par le feu. Vous, Seigneur, donnez-leur le repos et faites-les parvenir au séjour de paix.

  • Toussaint

     Les antiennes de l’office du jour :

    Je vis une grande troupe que personne ne pouvait compter, de toutes les nations, qui était debout devant le trône. Et tous les Anges se tenaient debout autour du trône, et ils tombèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu. Vous nous avez rachetés, Seigneur Dieu, par votre sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation, et vous avez fait de nous un royaume pour notre Dieu. Bénissez le Seigneur, vous tous ses élus ; célébrez des jours de réjouissance, et rendez-lui gloire. Qu’une hymne soit chantée par tous ses Saints, par les fils d’Israël, par le peuple qui l’approche : cette gloire est pour tous ses Saints.

    Anges, Archanges, Trônes et Dominations, Principautés et Puissances, Vertus des cieux, Chérubins et Séraphins, Patriarches et Prophètes, saints Docteurs de Sa loi, Apôtres, tous les Martyrs du Christ, saints Confesseurs, Vierges du Seigneur, Anachorètes, et tous les Saints, intercédez pour nous.

    Le chœur glorieux des Apôtres, la phalange vénérable des Prophètes, l’armée des Martyrs, éclatante de blancheur, célèbrent vos louanges ; tous les Saints, tous les élus vous proclament d’une voix unanime, ô bienheureuse Trinité, un seul Dieu.

    Oh ! Qu’il est glorieux le royaume dans lequel tous les Saints se réjouissent avec le Christ ; vêtus de robes blanches, ils suivent l’Agneau partout où il va.

  • Assez de cette hypocrisie monstrueuse et criminelle !

    Un imam tunisien (l’ancien imam de la célèbre mosquée Omar du XIe arrondissement de Paris) a été expulsé vers la Tunisie parce que, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, il a « valorisé le djihad violent, proféré des propos antisémites et justifié le recours à la violence et aux châtiments corporels contre les femmes ».

    Il y avait l’eau qui mouille et le feu qui brûle, Manuel Valls invente le « djihad violent ». Lequel jihad se trouve partout dans le Coran, comme une obligation pour tout musulman. Il en est de même des « propos antisémites » et des « châtiments corporels contre les femmes ». C’est dans le Coran et les Hadiths.

    C’est pourquoi le propos de Manuel Valls au Sénat est particulièrement grotesque :

    « Il ne peut pas y avoir de place dans la République, dans notre pays pour ces discours qui salissent l'islam de France, deuxième religion de notre pays qui a toute sa place dans notre pays. »

    Les propos qui « salissent l'islam de France », ils sont dans le Coran et les Hadiths. Ce sont des fondamentaux de l’islam.

    Il y en a assez de cette hypocrisie. Assez de mentir sur la réalité de l’islam. Assez de faire semblant de croire aux pieux mensonges des responsables musulmans sur « la religion de paix, d’amour et de tolérance compatible avec les valeurs de la République ». Assez de ces propos insensés selon lesquels l’idéologie du Coran a toute sa place en France mais les imams qui l’enseignent ouvertement doivent être expulsés.

    Et pendant ce temps-là il y a Taubira Gribouille qui annonce le recrutement de davantage d'aumôniers musulmans pour lutter contre le prosélytisme islamiste dans les prisons. Des aumôniers qui distribueront le Coran qui appelle au jihad, au meurtre des chrétiens et des juifs, et à considérer la femme au mieux comme un champ qu’on laboure quand on en a envie…

    Vraiment, ça suffit. Qu’ils regardent enfin la réalité en face, ou, qu’au moins, ils se taisent.

  • Le Royaume Uni et l’UE

    « La position qu’adoptent de nombreuses personnalités politiques, tant de gauche que de droite, en faveur d’une adhésion molle à l’UE ne pourra tout simplement pas continuer à exister. Le statu quo ne peut tenir longtemps. Nous pouvons ou bien nous joindre au projet de l’euro, avec tout ce qui s’ensuit, ou bien nous devons commencer à penser à une vie en dehors de l’UE. »

    Le propos est de Gisela Stuart, député travailliste, dans le Times, et c’est un bon résumé de la situation. Or il y a une vie en dehors de l’UE, et ce serait bien que les Anglais nous le montrent.

  • Tenir jusqu’en… 2023

    Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan est en visite à Berlin, où il a inauguré la nouvelle ambassade turque avant de rencontrer Angela Merkel. Lors d’un débat, mardi soir, on lui a demandé si la Turquie serait membre de l’UE en 2023 (pour le centenaire de la République de Turquie). Il a répondu : « Ils ne vont sans doute pas nous bercer d’illusions aussi longtemps. Mais s’ils le font jusque-là, alors l’UE sera perdante, et à tout le moins ils perdront la Turquie. »

    Au lieu de se réjouir de cette bonne déclaration, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a déclaré : « C’est mauvais pour les deux parties, et l’année prochaine nous voulons prendre un nouveau départ pour surmonter cette impasse. » Avec François Hollande ? Celui-ci a toujours esquivé la question.

  • Afghanistan : on prépare la suite…

    L’Arabie saoudite va construire à Kaboul un centre islamique géant comprenant notamment une gigantesque mosquée sur le modèle de celle déjà construite à Islamabad au Pakistan (elle peut accueillir jusqu’à 15.000 personnes), et une « université » pour 5.000 « étudiants » (rappelons que le mot étudiants se dit taliban en arabe). L’Arabie saoudite s’occupe du projet, de la construction, et de son financement : 100 millions de dollars.

    L’annonce a été faite lundi par le vice-ministre saoudien des Affaires religieuses, qui parle d’un projet « unique en son genre ». Le centre sera géré conjointement par les ministères des Affaires religieuses des deux Etats.

    L’Arabie saoudite est l’un des trois pays qui avaient reconnu le régime des talibans en 1996.

  • Chez les coptes

    Les coptes sont invités à observer trois jours de jeûne, à partir d’aujourd’hui, avant la messe du 4 novembre en la cathédrale Saint-Marc du Caire au cours de laquelle sera élu le patriarche qui doit remplacer Chenouda III mort en mars dernier.

    Lundi, un collège de près de 2.500 clercs et laïcs ont voté pour choisir les trois finalistes parmi les cinq candidats. Il s’agit de l’évêque Raphaël, 54 ans, responsable des églises du centre du Caire, de l’évêque Tawadros, 60 ans, de la province de Beheira, dans le delta du Nil, et du père Raphaël Ava Mina, 70 ans. Leurs noms seront écrits sur des morceaux de papier qui seront enfermés dans une boîte placée devant l’autel de la cathédrale. Le 4 novembre, un petit garçon aux yeux bandés sera chargé de tirer au sort le nom de celui qui deviendra le 118e “Pape d’Alexandrie, Patriarche de toute l’Afrique et du siège de Saint Marc”.

    Le secrétaire du conseil des affaires administratives de l’Eglise copte, Kamil Seddiq, souligne que cette élection arrive à un moment où les coptes sont victimes de violences et discriminations accrues : « La Bible est brûlée et la police n’intervient pas. Il est temps que le Président Morsi démontre qu’il est le président de tous les égyptiens par des actes et non pas seulement au travers des paroles. » Des incidents ont été signalés au mois d’octobre à Alexandrie, à Dahshur et à Rafah. Dimanche denier, cinq coptes ont été blessés dans le cadre de violents affrontements près d’une église au sud du Caire, affrontements ayant éclaté lorsqu’un certain nombre d’extrémistes musulmans ont cherché à empêcher les coptes de se rendre à la messe.

     

  • Ioustos

    Ayant entrepris de lire les Actes des apôtres en grec, je fais une étonnante découverte. Lorsqu’il s’agit d’élire un apôtre en remplacement de Judas, il y a deux candidats, le premier étant Joseph, qu’on appelle Barsabas (ou Barsabbas, ou Barnabas), et dont le surnom est « le Juste » (Actes 1, 23). Dans le latin de la Vulgate, c’est, très normalement, « Justus ». Mais dans le texte grec, c’est… « Ioustos ». Or Ioustos n’est pas un mot grec. C’est la simple transcription du latin Justus.

    Et il y a deux autres juifs dans le Nouveau Testament qui sont surnommés « Ioustos », donc le Juste, en latin : un homme chez qui va saint Paul à Corinthe (Actes 18, 7). Mieux même, dans la Vulgate et dans les manuscrits grecs retenus dans l’édition Merck, ce juif s’appelle Titus (en grec Titios) Justus. Titus aussi est un nom latin.

    Le troisième est un homme qui s’appelle Jésus et qui salue les Colossiens avec saint Paul (Colossiens 4, 11).

    Il en ressort que le latin n’était pas seulement la langue de l’occupant.

    Mais serait-il vraisemblable que les juifs de l’époque parlassent araméen, grec (comme tout le monde dans le bassin méditerranéen)… et latin ?

    J’avais lu dans une histoire de Pologne que les juifs de Lituanie parlaient yiddish, lituanien et polonais (trois langues qui n’ont aucun point commun)…