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BCE : la surprise espagnole

Contrairement à ce que tout le monde pensait, il y a eu un Etat pour s’opposer à la nomination d’Yves Mersch au directoire de la BCE. Au dernier moment, hier, l’Espagne l’a rejetée. Autrement dit, l’Espagne a osé s’opposer frontalement non seulement à Herman Van Rompuy, mais aussi au président de la BCE Mario Draghi et surtout à Angela Merkel.

La raison officielle est que la candidature de Mersch n’aurait pas été assez discutée, ce qui ne tient pas la route.

Il convient de se souvenir que le poste à pourvoir était occupé par un Espagnol, et que l’Espagne avait proposé son candidat (qui était un mâle blanc chrétien, la catégorie honnie de Jean Quatremer), pour chercher à pérenniser sa présence comme les trois « grands » (l’Allemagne, la France, l’Italie). En rejetant Yves Mersch, l’Espagne pense donc avoir encore sa chance, et elle a même en réserve deux femelles (quoique blanches et chrétiennes) : Soledad Nunez Ramos, qui dirige le Trésor, et surtout l’ex-directrice du Trésor Belen Romana Garcia.

Certains pensent que c’est une forme de chantage désespéré de l’Espagne exsangue vis-à-vis de la BCE.

Le Conseil européen fait savoir que la question sera traitée rapidement. Le prochain sommet est le 22 novembre.

Commentaires

  • M.Daoudal : j' apprécie votre humour glacial, qui glose sur
    la réservation de deux " femelles " ... !
    S' ils pouvaient tous - et toutes bien sûr - être aussi lucides ...

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