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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1679

  • Pontificia Academia Latinitatis

    Le pape Benoît XVI a nommé un laïc président de la Pontificia Academia Latinitatis : il s’agit d’Ivano Dionigi, professeur de littérature latine, spécialiste de Lucrèce et de Sénèque, et depuis 2009 « recteur magnifique » de l’université de Bologne (23 facultés, 80.000 étudiants), la plus ancienne université du monde.

    Le pape a nommé secrétaire de l’Academia le P. Roberto Spataro, salésien de don Bosco, professeur de littérature chrétienne… grecque ancienne à l’université pontificale salésienne (mais il est notamment spécialiste d’Origène, dont bon nombre d’écrits ne nous sont parvenus que dans une traduction latine).

  • Un religieux modéré

    L’AFP ayant annoncé au monde que les différentes composantes de l’opposition syrienne avaient réussi à s’unir et que le président de la « Coalition nationale » était un « religieux modéré », tous les médias nous disent que le président de la Coalition nationale est un « religieux modéré »…

    Sauf le quotidien libanais L’Orient le Jour, qui met modéré entre guillemets et dit ensuite qu’il est « connu, paraît-il, pour ses postions modérées ».

    Il s’agit du cheikh sunnite Ahmad Moaz al-Khatib al-Hassani, de Damas, exilé en Egypte depuis quelques mois. Il était le seul candidat au poste de président de la coalition obtenue au forceps à Doha par Hillary Clinton et l’émir du Qatar, et que ne voulait pas le CNS (mais c’est celui qui paye qui décide…).

    Lors d’un séminaire intitulé « Les islamistes et les révolutions arabes », tenu à… Doha au Qatar il y a un mois, le cheikh Moaz Al Khatib avait prononcé un discours où il apparaissait en effet comme un modéré. Forcément modéré puisque, soulignait-il, il n’existe pas de fondamentalisme islamique en Syrie, pays où il n’y a que des musulmans ouverts, pacifiques et tolérants… D’ailleurs, il définissait ainsi « les trois courants » du « mouvement islamique en Syrie » : 1 - le courant religieux fondé sur les écoles religieuses, 2 - le courant politique, 3 - le courant populaire spontané…

    Parmi ses propos modérés, on remarquera néanmoins celui-ci :

    « Le régime arrogant n’a pas laissé d’autre choix que de prendre les armes, et les Syriens ont été obligés de le faire afin de défendre leur religion, leurs familles et leurs propriétés. La révolution syrienne n’est pas violente, les révolutionnaires syriens sont pacifiques. » Sic. On remarquera surtout que « leur religion » est au singulier.

    On remarquera aussi cette autre phrase :

    « L’oumma a mis en lumière de nouvelles forces dirigeantes politiques et savantes, qui n’étaient pas connues auparavant. »

    L’oumma, pas la révolution. (Savantes : les « savants » de l’islam.)

  • Supprimer tout droit de veto

    Vice-présidente de la Commission européenne et commissaire à la Justice, Viviane Reding a déclaré : « Le droit de veto au Conseil de l’UE doit être mis au rancart. Le vote à la majorité qualifiée doit être étendu à d’autres domaines politiques, comme la fiscalité. »

    Tout en admettant que cela nécessiterait de modifier le traité et ne pourrait être que rejeté par le Royaume Uni, l’Irlande et son propre pays le Luxembourg, elle a souligné que « si 26 veulent quelque chose et que le 27e les bloque, ce n’est pas bien ».

    Un raisonnement que l’on connaît bien et qui nous a déjà été maintes fois servi, notamment au moment des référendums irlandais. Et qui montre que les maîtres de l’UE n’auront de cesse tant qu’ils n’auront pas abouti à une Europe entièrement fédérale.

  • Un Maltais sur la sellette européenne

    Le problème de Malte est que son personnel politique est catholique à l’instar de sa population. Or le fait d’être catholique est de moins en moins accepté dans les institutions européennes, à la faveur du renforcement de la dictature de l’antidiscrimination (c’est-à-dire de l’homosexualisme) et de la culture de mort. Et voici qu’il fallait changer le commissaire maltais, John Dalli ayant été contraint de démissionner parce qu’il aurait pu être au courant d’une opération de lobbying illégal (à laquelle il n’était pas mêlé).

    Mais à Malte, pour trouver un homme politique chevronné capable d’assumer la charge de commissaire européen, le choix est vite fait. Si ce n’est pas Dalli, ce sera l’actuel vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Tonio Borg.

    Mais voilà. Tonio Borg est encore plus « conservateur » (c’est-à-dire catholique) que John Dalli. Il est, comme tout le monde à Malte, contre l’avortement, mais il le dit plus que d’autres, il avait pris position contre la légalisation du divorce lors du référendum sur la question, et il est contre toute reconnaissance légale de la cohabitation homosexuelle.

    Tous les lobbies de la culture de mort et de la décadence se sont donc mobilisés pour que soit fait échec à la candidature de Tonio Borg.

    La semaine dernière, il a rencontré les furies officielles LGBT de l’UE : les « libéraux » Sophie in 't Veld et Michael Cashman. Ce dernier a déclaré : « J’ai souligné que les opinions qu’il a exprimées jusqu’ici sont incompatibles avec un poste de responsabilité dans l’UE. » Un autre député libéral, et pasteur luthérien (pasteure luthérienne…), Cecilia Wikstrom, a ajouté : « En tant que libéraux nous devrons voter contre lui et j’espère que d’autres groupes suivront, car c’est un candidat que les non-conservateurs ne peuvent pas accepter. Il n’est pas le bienvenu ici… »

    A un questionnaire écrit du Parlement européen, il a répondu : « Tout au long de ma carrière politique, je me suis battu pour et j’ai défendu les valeurs européennes, telles qu’elles se reflètent dans tous les traités, dont la plus haute expression est aujourd’hui contenue dans la Charte des droits fondamentaux. »

    Et c’est une excellente réponse, car de fait ses opinions ne sont en aucune manière contraires à la Charte des droits fondamentaux et à leur interprétation selon la jurisprudence actuelle de la Cour européenne des droits de l’homme.

    Tonio Borg passe demain au Parleme,nt européen devant la commission de l’environnement, de la santé et de la sécurité alimentaire, et la commission du marché intérieur. Et sa candidature sera ensuite examinée en séance plénière.

  • Des catholiques travaillent à Manhattan

    A la faveur d’une note du blog Summorum Pontificum sur la célébration d’une messe par le supérieur général de la FSSP John Berg, demain, en l’église des Saints-Innocents de Manhattan, New York, j’apprends qu’il y a dans cette église six messes quotidiennes (dont une de saint Pie V), quatre le samedi (dont une de saint Pie V), deux le dimanche (dont une de saint Pie V).

  • Une conquête de la civilisation ? Mais non !

    Comme la plupart de nos évêques, le P. Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, défend le mariage entre un homme et une femme sans parler de Dieu. Mais il fait pire encore. Il ose déclarer :

    « Le mariage monogame entre un homme et une femme est une conquête de la civilisation. »

    Mais le Christ Seigneur, Fils de Dieu, Verbe éternel, a lui-même souligné que c’est Dieu qui, à l’origine, a créé le mariage monogame indissoluble, et que cela se trouve dès le début de la Genèse :

    « N’avez-vous pas lu que le Créateur au commencement les fit mâle et femelle et qu’il a dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et les deux ne feront qu’une seule chair. Ainsi ils ne seront plus deux mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »

    Et encore :

    « C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l’origine il n’en était pas ainsi. »

    Le mariage monogame est une donnée de la création ; ce n’est donc absolument pas une « conquête de la civilisation », et c’est une impiété majeure, voire une hérésie, que de le prétendre.

  • Notules sur un concile (22) "Presbyterorum ordinis"

    A la suite du décret sur les évêques vient logiquement le décret « sur le ministère et la vie des prêtres ».

    Il s’agit essentiellement d’un rappel de ce qu’est et de ce que doit faire le prêtre, selon l’enseignement de l’Eglise, dans le monde moderne.

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  • Saint Martin Ier

    Au haut moyen âge, la fête de saint Martin de Tours était célébrée le 11 novembre en Gaule, mais le 12 novembre dans le reste de l’Eglise latine, parce que le 11 novembre on fêtait le martyr égyptien saint Menne (Mina), qui était très populaire dans toute la chrétienté. Puis on mit partout au 11 novembre la fête de saint Martin de Tours, et le 12 fut dédié au dernier pape martyr saint Martin Ier.

    En certains endroits saint Martin Ier était déjà fêté le 10 ou le 12 novembre, et nul ne sait pourquoi, car ces dates ne sont liées à aucun événement le concernant (il est mort le 13 avril, date de sa fête dans le calendrier byzantin, ou selon certains le 16 septembre). L’unique « raison » discernable est une curieuse attraction onomastique…

    Quoi qu’il en soit, cette année, le pape prend sa revanche sur l’apôtre des Gaules : la fête du pontife de Tours tombant un dimanche, le seul qui ait sa messe et son office est le pape héros de la foi contre le monothélisme…

  • 24e dimanche après la Pentecôte

    Les chants sont ceux du 23e dimanche. Les lectures et les oraisons sont celles du 5e dimanche après l’Epiphanie.

    « Ramassez l’ivraie pour la brûler, portez le bon grain dans mon grenier. »

    L’interprétation de la parabole se divise en trois parties : 1. Les semailles du froment et de l’ivraie ; 2. La conduite du maître envers l’ivraie pendant la croissance ; 3. La récolte ou moisson. Au temps de l’Épiphanie, c’est plutôt la seconde partie que nous considérions. Nous voyions le Christ, en Juge et Roi sage et patient, laisser croître et mûrir la bonne et la mauvaise semence. Mais, maintenant, à l’automne liturgique où nous avons les yeux fixés sur la fin de la vie et du monde, le Seigneur nous montre le ciel et l’enfer. L’Église soulève aujourd’hui le voile de l’au-delà ; elle nous fait jeter un regard dans l’abîme fumant de l’enfer, et aussi lever les yeux vers les bienheureux dans le ciel. En outre, l’Église nous apprend à comprendre le mystère du mal ; car, justement dans les derniers temps, à la fin du monde, le mal relèvera encore une fois la tête. Enfin nous pensons que, aujourd’hui aussi, à la messe, le Christ veut jeter dans nos âmes la bonne semence, le froment divin ; celui-ci doit croître dans une vie bien chrétienne (pensée de Pâques).

    Dom Pius Parsch

  • Une Académie pontificale de la latinité

    Le pape Benoît XVI a créé aujourd’hui, comme cela avait été annoncé cet été, une Académie pontificale de la latinité : Pontificia Academia Latinitatis.

    Il y a 50 ans, Jean XXIII avait promulgué son encyclique Veterum sapientia pour rappeler l’importance du latin. On sait ce que ça a donné : le latin a disparu de la vie de l’Eglise, y compris des séminaires…