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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1681

  • Le dialogue interreligieux selon Mgr Müller

    Extraits de la conférence de Mgr Gerhard Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, à Assise le 29 octobre dernier.

    L’Eglise est pliée à jamais à la mission que lui a confiée le Christ lui-même (Mc 16,15-16), de proclamer la bonne nouvelle de Jésus-Christ, unique sauveur du monde. Si bien que pour un chrétien, le respect de la religiosité d’un autre ne signifie pas, et ne saurait signifier un renoncement de sa propre foi, de son identité et de la vérité définitive reçue, à travers l’Eglise, dans la Révélation de Dieu. Tel respect et dialogue ne signifie pas « dissolution » de son propre credo dans une religiosité générique, fondée sur l’axiome de l’impossible connaissance de Dieu, ni « réduction » de la foi chrétienne  à un niveau d’expression générale, commun à d’autres formes de religiosité. Au contraire, l’Eglise ne peut proposer de vrai dialogue qu’à partir de la vérité sur elle-même. Cacher la foi authentique et abandonner l’unicité de la Révélation et de l’Incarnation du Fils de Dieu, au nom d’une dialogue politiquement correct, serait mensonger. Un dialogue n’est justifié et correct que s’il est conduit dans la vérité et dans l’amour. Si bien qu’à chaque occasion de dialogues entre chrétiens et non chrétiens, notre foi, tournée vers le Christ, et la vérité sur nous-mêmes, doit avoir une place de choix. (...)

    Le dialogue avec  les adeptes des religions non chrétiennes est une forme de témoignage de foi, qui doit être respectueuse de l’autre, toujours, et respectueuse de la dignité de sa conscience. C’est un dialogue à pratiquer dans la vérité, qui inclut et accepte la mission, reçue de Jésus-Christ, à prêcher l’Evangile jusqu’à la fin des temps et jusqu’aux limites extrêmes de la terre. Dans le dialogue interreligieux, la dimension missionnaire de l’Eglise ne saurait être interrompue. Comme dans chaque prédication, le dialogue renvoie à deux éléments. Chaque prédication, dialogue et conversation sur la foi ne produiront du fruit que s’ils se fondent sur la grâce de l’Esprit Saint. Cette grâce, quand elle est reçue d’une foi vive, précède l’œuvre du prédicateur, du missionnaire ou de l’homme en dialogue, et elle agit aussi bien en celui qui parle qu’en celui qui écoute. La foi est un don de Dieu, qui permet d’être en contact avec Lui. Celle-ci introduit donc à la vie surnaturelle et peut « provoquer » la fécondité de Dieu lui-même. C’est comme ça que le dialogue devient fructueux. De là dérive aussi le fait – et c’est le second élément – que, dans le dialogue, le chrétien est appelé à témoigner du Christ et non de lui-même. Chaque chrétien impliqué dans une conversation liée à la foi, doit « se cacher » spirituellement derrière le Christ, s’appuyer sur sa grâce et non sur lui-même: en ne se promouvant pas lui-même mais Lui seul.

  • Notules sur un concile (20) "Christus Dominus" (1)

    Le « décret sur la charge pastorale des évêques dans l’Eglise » est censé être en quelque sorte le décret d’application du chapitre 3 de Lumen gentium. Le préambule répète ce qui a déjà été dit dans Lumen gentium. On remarquera toutefois que c’est une habile synthèse de l’enseignement tant de Vatican I que de Vatican II sur l’Eglise, ce qui intègre la constitution de Vatican I à la tradition (il n’y a pas de coquille, je dis bien : Vatican I).

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  • Dédicace de l’Archibasilique du Très Saint Sauveur

    Inscription sur le portique de la cathédrale :

    DOGMATE • PAPALI • DATVR • AC • SIMVL • IMPERIALI
    QVOD • SIM • CVNCTARVM • MATER • ECCLESIARVM
    HIC • SALVATORIS • CAELESTIA • REGNA • DATORIS
    NOMINE • SANXERVNT • CVM • CVNCTA • PERACTA • FVERVNT
    QVAESVMVS • EX • TOTO • CONVERSI • SVPPLICE • VOTO
    NOSTRA • QVOD • HAEC• AEDES• TIBI • CHRISTE • SIT• INCLYTA • SEDES

    De droit papal et impérial, il est établi
    que je sois la Mère de toutes les Églises.
    Lorsque cet édifice fut entièrement terminé,
    on voulut me dédier au Divin Sauveur, qui donne le royaume céleste.
    A notre tour, par d’humbles vœux et tournés vers vous nous vous prions,
    ô Christ, afin que de cet illustre temple vous fassiez votre siège glorieux.

  • Les salafistes ne saluent pas le pape copte...

    On a remarqué que les salafistes avaient été les seuls, sur l’échiquier politico-religieux égyptien, à ne pas saluer l’élection du nouveau patriarche copte, ce qui est contraire aux traditions orientales et montre clairement ce que l’islamisme actuel a de nouveau.

    Lundi, lors de sa première conférence de presse, Théodore II a déclaré que l’Eglise copte s’opposerait à toute tentative de l’assemblée constituante d’imposer la charia, soulignant que les chrétiens et les autres minorités devaient avoir toute leur place dans la Constitution.

    La réplique des salafistes n’a pas tardé. Le soir même, ils occupaient un terrain près de la cathédrale de Choubra el-Khema, celle dont l’évêque est le porte-parole du patriarcat, bloquaient l’entrée de la cathédrale et plantaient sur le terrain appartenant à l’Eglise une pancarte indiquant : « Mosquée Al-Rahman ».

    La police s’est contentée de regarder ce qui se passait. Il a fallu que le patriarcat contacte le ministère de l’Intérieur pour que la police fasse évacuer les lieux, ce matin, 36 heures après…

    (Asianews)

  • Le président « normal »

    François Hollande est un homme « normal ».

    De ce fait, « dans son esprit, un couple homo, ça reste une étrangeté », dit un des ses amis au Parisien. Un autre proche dit qu’il « n’y croit pas tant que ça », au « mariage » homosexuel. « Je ne suis pas sûr qu’il soit convaincu de tout ça », dit un autre, et un autre encore : « Je ne l’ai jamais entendu en parler. » Sans compter que « dans le fin fond de la Corrèze, cela passera difficilement ».

    En outre  François Hollande n’est pas favorable au mariage tout court…

    Mais il va remplir sa promesse de campagne. Parce que, président normal, il ne croit en rien. A la sortie de l’ENA, ce fils de bourgeois a choisi la gauche (comme sa copine Ségolène) parce que la gauche c’est forcément l’avenir, sans davantage de conviction que ceux qui « choisissaient » la droite, et parce qu’il a été immédiatement parachuté dans une circonscription de gauche où il pouvait prendre la succession d’un député bien installé. A partir de là tout s’enchaîne de façon quasi automatique.

    Et c’est de façon quasi automatique que ce président normal qui ne croit en rien, et certainement pas au mariage, encore moins au « mariage » homosexuel, impose une réforme qui détruit le mariage, le fondement même de la société. Sans savoir ce qu’il fait.

     

  • Deux Indiennes chrétiennes violées, l’une tuée

    Deux adolescentes chrétiennes de 13 ans ont été violées à plusieurs reprises, et l’une d’elles tuée, par de jeunes hindous lors de la fête de Dussehara, qui célèbre la victoire du dieu Rama sur le mal…

    C’est dans le disctrict de Kandhamal (Orissa) où eurent lieu des massacres de chrétiens en 2008.

    Les médias sont indifférents. La police aussi...

    (Fides)

  • Le nouveau primat de la « Communion anglicane »

    Les observateurs s’accordent pour dire que le nouvel archevêque de Canterbury et primat de la Communion anglicane, dont le nom sera officiellement dévoilé demain, est Justin Welby.

    Le moins qu’on puisse dire est que c’était un « outsider » : Justin Welby, 56 ans, n’est évêque (de Durham) que depuis un an, et ne siège à la chambre des lords que depuis janvier dernier.

    C’est une vocation tardive. Il a d’abord été cadre supérieur chez Elf Aquitaine, avant de devenir, jusqu’en 1987, trésorier d’une entreprise anglaise d’exploration pétrolière.

    Arrière petit-fils de Sir Montagu Butler et fils de la secrétaire privée de Churchill, Justin Welby a fait ses études à Eton et au Trinity College de Cambridge : le top du top. Il est membre du très huppé Pall Mall Club, et avant d’entrer dans la hiérarchie anglicane il fréquentait la non moins huppée et célèbre paroisse de la Sainte Trinité de Brompton, c’est-à-dire « HTB », comme ils disent, dont le curé, comme son prédécesseur, est un ancien d’Eton et du Trinity College de Cambridge…

    Aussi certains s’inquiètent-ils du charisme que peut avoir Justin Welby vis-à-vis des classes populaires…

    Mais l’important est que Justin Welby incarne le « juste milieu » qui permette encore de fédérer plus ou moins une Communion anglicane en décomposition avancée. Il est assurément « évangélique » au point d’accepter le pire (il a béni un service liturgique d’Halloween intitulé La nuit des morts vivants en tant que doyen de la cathédrale de Liverpool) mais il aime la liturgie bénédictine (il fait même des retraites dans un monastère), il est favorable à l’ordination épiscopale des femmes, mais pas au « mariage » homosexuel ni aux évêques homosexuels, etc., mais il est partisan de tous les arrangements possibles…

  • Libérer le désir

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier :

    Le dynamisme du désir est toujours offert à la rédemption. Même lorsqu’il se présente sur des chemins  détournés, lorsqu’il poursuit des paradis artificiels et semble perdre sa capacité à aspirer au véritable bien. Même l’abîme du péché ne peut éteindre en l’homme l’étincelle qui lui permet de reconnaître le vrai bien, de le savourer et d’engager un parcours de remontée sur lequel Dieu, avec le don de sa grâce, ne refuse jamais son aide. Nous avons d’ailleurs tous besoin de parcourir un chemin de purification et de guérison du désir. Nous sommes des pèlerins en marche vers la patrie céleste, vers ce bien plénier, éternel, que rien ne pourra jamais nous arracher. Il ne s’agit donc pas d’étouffer le désir qui est dans le cœur de l’homme, mais de le libérer, afin qu’il puisse atteindre sa véritable hauteur. Lorsque, dans le désir, s’ouvre une fenêtre vers Dieu, c’est déjà le signe de la présence dans l’âme de la foi, foi qui est une grâce de Dieu. Saint Augustin n’affirmait-il pas : « ainsi Dieu en différant de se donner à toi, dilate tes désirs, en les dilatant il élargit ton esprit, en l'élargissant il te rend plus capable de le posséder. »

     

  • Notules sur un concile (19) "Gaudium et spes" (4)

    Chapitre II : L’essor de la culture. Sans intérêt.

    Chapitre III : La vie économico-sociale. Nouvel exposé de la doctrine sociale de l’Eglise. Quelques rappels utiles (mais il vaut mieux lire les grandes encycliques sur le sujet), et une triste perle : « Beaucoup d’hommes, surtout dans les régions du monde économiquement développées, apparaissent comme dominés par l’économique : presque toute leur existence personnelle et sociale est imbue d’un certain “économisme”, et cela aussi bien dans les pays favorables à l’économie collectiviste que dans les autres. » C’est tout ce qu’il y aura sur le communisme soviétique dans cette seconde partie de la constitution sur « le monde de ce temps » : le regret qu’il soit imbu d’un certain économisme, comme le sont de nombreuses personnes dans le monde capitaliste…

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  • Aspice Domine, quia facta est desolata civitas plena divitiis

    ℟. Aspice Domine, quia facta est desolata civitas plena divitiis, sedet in tristitia domina Gentium: * Non est qui consoletur eam, nisi tu Deus noster.
    ℣. Plorans ploravit in nocte, et lacrimae eius in maxillis eius.
    ℟. Non est qui consoletur eam, nisi tu Deus noster.

    Regarde, Seigneur, la cité pleine de richesses est devenue une désolation, la maîtresse des nations se tient dans la tristesse. Il n’est personne qui puisse la consoler, si ce n’est toi, notre Dieu. Pleurant, elle pleurait dans la nuit, et ses larmes coulent sur ses joues. Il n’est personne qui puisse la consoler, si ce n’est toi, notre Dieu.

    Ce répons des matines (qui est bien d’actualité…) a pour origine le début des Lamentations de Jérémie, mais en est très différent, en dehors du verset et de « non est qui consoletur ».