En raison sans doute de l’émotion soulevée en Slovaquie et dans toute l’Europe par le rejet, par les autorités européennes, des auréoles et des croix des saints Cyrille et Méthode sur un projet de pièce slovaque de 2 euros, la Banque centrale slovaque, après avoir supprimé les dites auréoles et croix, a décidé, avec le soutien des évêques, de reproposer la pièce originelle…
Le blog d'Yves Daoudal - Page 1666
-
Les auréoles et les croix de Cyrille et Méthode
-
L’avortement et les évêques, en Suisse
Mgr Markus Büchel, évêque de Saint-Gall et, à partir du 1er janvier prochain, président de la conférence épiscopale suisse, s’est prononcé contre l’initiative populaire « Financer l’avortement est une affaire privée - Alléger l'assurance-maladie en radiant les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base », le 21 novembre, dans un quotidien suisse de langue allemande. Au motif que selon lui l’initiative ne réduira pas le nombre d’avortements mais sera un pas vers une médecine à deux vitesses : les riches pourront avorter, et pas les pauvres… Il a été aussitôt suivi par l’inénarrable abbé d’Einsiedeln, Mgr Werlen (qui n’est pas évêque mais fait partie de la conférence épiscopale) qui ose reprocher aux auteurs de l’initiative de ne pas remettre en cause l’avortement lui-même, alors qu’il sait parfaitement que pour le moment c’est impossible (l’avortement a été dépénalisé par une votation en 2002) et que l’initiative contre le remboursement de l’avortement par l’assurance maladie a été évidemment lancée par des militants pro-vie.
On peut se demander pourquoi l’évêque de Saint-Gall réagit maintenant, alors que l’initiative a été validée par la chancellerie fédérale le 16 août de l’année dernière. Sans doute était-il interrogé sur l’avis de la Commission de la sécurité sociale et de la santé, qui a pris position contre l’initiative le 2 novembre dernier, comme l’avait fait le Conseil fédéral le 9 mai.
On imagine que Mgr Büchel est surtout mécontent d’une initiative dont l’origine est encore l’UDC (comme pour les minarets, quand les évêques suisses avaient pris position contre l’UDC donc en faveur de l’islam). Cela dit, s’il y avait en effet 8 députés UDC dans le comité d’initiative, il y avait aussi 4 députés du parti démocrate chrétien, les 2 députés du parti évangélique, le député de l’Union démocratique fédérale, et même 2 députés du parti libéral-radical.
Quoi qu’il en soit le débat est relancé. Et l’évêque de Coire, Mgr Huonder, le poil à gratter de la conférence épiscopale, et son auxiliaire Mgr Eleganti, ont aussitôt fait savoir qu’ils n’étaient pas d’accord avec Mgr Büchel, car actuellement, par l’assurance maladie obligatoire, chaque assuré participe obligatoirement au financement de l’avortement, ce qui est contraire à la liberté de conscience.
Du coup, la conférence épiscopale va se saisir de la question, lors de son assemblée qui se tient du 3 au 5 décembre.
Il n’en fallait pas plus pour ranimer les ardeurs des auteurs de l’initiative, qui mettent les évêques au pied du mur en leur demandant publiquement de soutenir le projet. Car un non, ou une absence de consigne, seraient « une reconnaissance personnelle de la poursuite du financement de crimes horribles »…
-
De caritate ministranda…
Un motu proprio du pape Benoît XVI sur Le service de la charité a été publié samedi. Daté du 11 novembre dernier, il entrera en vigueur le 10 décembre. Le but est de recadrer les organisations caritatives qui se disent catholiques.
Extrait :
§ 3. Outre l’observation de l’ensemble de la législation canonique, les initiatives collectives de charité auxquelles se réfère ce Motu Proprio, sont également tenues d’observer, dans le cadre de leurs activités, les principes de la doctrine catholique et ne peuvent accepter des engagements qui d’une façon ou d’une autre puissent conditionner l’observance de ces dits principes.
Par exemple les initiatives qui financent directement ou indirectement la contraception et l’avortement sous prétexte de « santé reproductive »… Par exemple les initiatives qui financent des opérations directement contraires à la doctrine sociale de l’Eglise…
On n’en est plus, heureusement, au temps où le tortionnaire Vietminh Georges Boudarel était le spécialiste du Vietnam pour le CCFD, mais le discours du CCFD (par exemple) reste marqué par l’analyse et le discours marxiste-léniniste, et la présentation sur internet des ses « missions en France » et de ses « partenariats dans le monde » ne fait pas la moindre allusion au christianisme. Alors, quid du second C, théoriquement « catholique », du CCFD ?
-
Les deux Avents se touchent en profondeur
Extrait de l’allocution de Benoît XVI à l’Angélus d’hier :
Le terme «avent» signifie «venue» ou «présence». Dans le monde antique il indiquait la visite du roi ou de l’empereur dans une province; dans le langage chrétien il se réfère à la venue de Dieu, à sa présence dans le monde; un mystère qui enveloppe entièrement le cosmos et l’histoire, mais qui connaît deux moments culminants : la première et la seconde venue de Jésus Christ. La première est l’Incarnation; la seconde est le retour glorieux à la fin des temps. Ces deux moments, qui chronologiquement sont distants – et il ne nous est pas donné de savoir quand –, se touchent en profondeur, car par sa mort et sa résurrection Jésus a déjà réalisé cette transformation de l’homme et du cosmos qui est la destination finale de la création. Mais avant la fin, il est nécessaire que l’Evangile soit proclamé à toutes les nations, dit Jésus dans l’Evangile de saint Marc (cf. Mc 13,10). La venue du Seigneur se poursuit, le monde doit être pénétré de sa présence. Et cette venue permanente du Seigneur dans l’Annonce de l’Evangile demande continuellement notre collaboration ; et l’Eglise, qui est comme la Fiancée, l’Epouse promise de l’Agneau de Dieu crucifié et ressuscité (cf. Ap 21,9), en communion avec son Seigneur, collabore à cette venue du Seigneur, par laquelle commence déjà son retour glorieux.
-
Saint François Xavier
Prière à l'ange gardien, composée par saint François Xavier
O saint Ange, à qui la divine Providence a confié le soin et la garde de mon âme, veillez toujours sur moi secourez-moi au moment de la tentation, présentez mes prières à Dieu, intercédez pour moi, afin que dans sa bonté infinie, Dieu Notre-Seigneur daigne m'accorder le pardon de tous mes péchés, une vive douleur de les avoir commis, et toutes les grâces dont, j’ai besoin pour éviter de l'offenser désormais ; pour vivre saintement, persévérer courageusement et mourir dans son amour! Eloignez de moi les tentations de mon ennemi, obtenez du Dieu de miséricorde ce que je ne saurais obtenir par moi-même, que la pensée du mal ne puisse pénétrer en moi, qu'elle n'y trouve jamais de place! Et si j'avais le malheur de m'écarter de la voie où la main de Dieu m'a fait entrer, oh! ramenez-moi aussitôt je vous en conjure! à la suite de mon Sauveur. Quand vous me verrez en proie à l'épreuve et à la douleur, priez pour moi, secourez-moi, protégez-moi, défendez-moi! Nuit et jour veillez sur moi, gardez-moi; dirigez-moi en toutes choses, accompagnez-moi en tous lieux, et surtout, lorsque viendra ma dernière heure, ô saint gardien de mon âme! redoublez de zèle et de charité pour Défendez-la contre les attaques des démons, éloignez d'elle les vaines frayeurs, le trouble, le désespoir! Ne me quittez pas, ne m'abandonnez pas que vous ne m'ayez conduit dans le ciel, en présence de Dieu Notre-Seigneur, de la très-sainte Vierge, de tous les anges, et de tous les saints, pour y jouir éternellement avec vous de la félicité qui nous sera donnée Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui règne dans l'éternité avec le Père et Saint-Esprit. Amen.
Pour mémoire de l’Avent, antiennes du Benedictus et du Magnificat:
Angelus Domini nuntiavit Mariæ, et concepit de Spiritu Sancto, alleluia.
L’Ange du Seigneur annonça à Marie, et elle conçut du Saint-Esprit, Alléluia.
Leva Jerusalem oculos tuos, et vide potentiam regis: ecce Salvator venit solvere te a vinculo.
Lève, Jérusalem, tes yeux, et vois la puissance du Roi : voici que le Sauveur vient te délivrer de tes liens.
-
Premier dimanche de l’Avent
Ad te levavi animam meam : Deus meus, in te confido, non erubescam : neque irrideant me inimici mei : etenim universi, qui te exspectant, non confundentur.
Ad te levavi animam meam. Ainsi commence la première messe de l’année liturgique. Ad te. Vers toi. Vers vous ? La question ne se pose pas en latin… Mais quelle est l’attitude de celui qui ainsi élève son âme vers Dieu ? Une trentaine de fois celui qui prie le psautier dira « ad te », en parlant à Dieu. Dont trois fois ainsi : « Ad te levavi animam meam. » Pour quoi faire ? Qu’attend-il ? S’adresse-t-il à Dieu comme à un juge sévère, ou à un terrible monarque ? O vous qui êtes si loin, qui êtes si haut, qui êtes si imposant ? Non. J’élève mon âme vers toi, parce que, « ô mon Dieu, j’ai confiance en toi ». Une confiance intime. Une confiance d’enfant. En toi, en toi seul, vers qui j’élève mon âme. Pour « que je ne rougisse pas », et que « mes ennemis ne rient pas de moi, parce que tous ceux qui t’attendent ne seront pas confondus ».
Ceux qui t’attendent. Encore un mot fort des psaumes. Le psaume 39 commence même par : « Exspectans exspectavi Dominum ». J’attends le Seigneur que j’attends. J’ai attendu le Seigneur d’une vive attente. C’est l’attente de l’Avent. L’attente d’un petit enfant dans une crèche. C’est lui le Seigneur. Ce n’est ni un roi ni un juge, c’est un bébé dans des langes. Et c’est en ce bébé que je mets ma confiance. Comme les bergers auxquels les anges avaient annoncé ce sauveur, et dont le « signe » était que c’était un bébé enveloppé de langes. Et les bergers comprirent le signe. Il nous reste aussi à le com-prendre, à engendrer nous aussi en notre âme cet enfant pour être fils dans le Fils. Et ne pas être alors en position de craindre le troisième avènement, puisque lorsque viendra le jugement nous serons dans le cœur melliflue du juge qui n’est sévère qu’envers ceux du dehors...
-
« Représailles »
L’Etat d’Israël est le seul Etat au monde qui peut rejeter toutes les résolutions de l’ONU sans qu’il en subisse la moindre conséquence. Il le fait donc en permanence avec le plus grand aplomb. Non seulement il rejette le vote ultra-majoritaire de l’Assemblée générale de l’ONU reconnaissant la Palestine comme Etat observateur, mais il annonce des « représailles ». Non pas contre l’ONU ou les 138 Etats qui ont mal voté, mais contre les Palestiniens, naturellement. En « représailles », Israël a décidé de… construire 3.000 logements dans ses colonies sur le territoire palestinien. Notamment « dans la zone E1 entre Maalé Adoumim et Jérusalem », ce qui couperait pratiquement la Cisjordanie en deux.
Bien entendu, l’opinion internationale devra pleurer de chaudes larmes et faire état de vives condoléances quand des attentats frapperont ces logements construits en violation de toutes les lois et par pure provocation.
-
François Hollande va donner les clefs d’Alger à Bouteflika qui ne les demande pas !
Les clés d’honneur d’Alger, remises par le dey Hussein à l’armée française après la capitulation de la ville le 5 juillet 1830, sont restées dans les musées d’Alger jusqu’à l’indépendance, puis rapatriées en métropole et inscrites sur l’inventaire du Musée de l’Armée. « Il s’agit donc de trésors nationaux, inaliénables, souligne Didier Rykner dans La Tribune de l’Art. Or, le ministère des Affaires Étrangères, qui semble considérer nos musées comme un réservoir de cadeaux diplomatiques, a décidé unilatéralement, sans d’ailleurs que l’Algérie ne fasse à ce propos aucune demande, que le Président de la République française, François Hollande, devait offrir ces clés à l’Algérie lors du voyage officiel qu’il y fera les 19 et 20 décembre prochains. »
La Tribune de l’Art souligne premièrement que le ministère des Affaires étrangères et le président de la République ne sont pas au-dessus des lois, deuxièmement que le mode d’acquisition des clefs d’Alger n’a « rien de contestable puisqu’il ne s’agit pas d’un pillage (même si par la suite la ville fut mise à sac) mais bien de la conséquence d’une reddition, un fait historique dont il est possible de regretter les conséquences mais dont on ne peut contester qu’il a eu lieu ».
En conclusion : « Les œuvres des musées français appartiennent à tous les Français. Ils ne peuvent servir de cadeaux diplomatiques. »
-
La laïcité à la française toujours gaillarde
Jean-Marie Guénois raconte dans Le Figaro comment les députés de gauche ont interrogé, « avec une arrogance digne d'un laïcisme autoritaire daté de la fin du XIXe siècle », les représentants des religions sur le « mariage » homosexuel:
« Parmi les six intervenants, c'est l'Église catholique qui a été objectivement prise pour cible. (…) Premier axe de l'intimidation: L'Église catholique ne doit pas porter «le débat dans la rue». (…) Second axe de l'intimidation: l'Église catholique ferait mieux, selon eux, de se taire. »
Plus de détails sur cette agression antichrétienne, dans la grande tradition des idoles de notre ministre de l’Education nationale, ici.
-
Une église évangélique détruite au Karnataka
Le 20 novembre, des fanatiques hindous ont détruit la porte, puis un mur, puis les fenêtres d’une église évangélique à Yellapura Taluk, district de Karwar, au Karnataka (Inde). Puis ils ont incendié et rasé ce qui restait. Depuis des mois, les chrétiens étaient persécutés par les hindous : on leur avait interdit de prendre de l’eau publique, ainsi que de chanter à haute voix. Ils avaient obéi, mais ça n’a pas suffi… Cette attaque vient s’ajouter à la liste des attaques antichrétiennes qui sont quotidiennes dans le Karnataka : on en a recensé plus de 1.000 l’an dernier.
(N.B. La qualification "évangélique" peut dire tout et n'importe quoi. Il s'agit ici d'une église de l'Evangelical Fellowship of India, qui est affiliée à l'Alliance évangélique mondiale, la plus importante organisation évangélique internationale. Et le pasteur n'est pas un VRP américain, mais un Indien du cru.)
(Fides)

