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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1067

  • Saint Jacques

    Santiago Matamoros...

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    (Cordoue)

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    (Valladolid)

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    (Pazo de Raxoi)

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    (Cuzco XVIIe)

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    (Cuzco XVIIIe)

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    (José Maria Casado del Alisal, 1885)

    Et, comme le signale Abenaton, à Compostelle, saint Jacques cueille des fleurs... En voyant la photo sur Google je croyais que c'était pour une fête, mais apparemment c'est en permanence. Le printemps perpétuel pour masquer le jihad...

    Imágen_de_Santiago_matamoros._Catedral_de_Santiago_de_Compostela.JPG

  • 10e dimanche après la Pentecôte

    Dans la parabole du pharisien et du publicain, ce dernier dit littéralement : « Ô Dieu, sois propice à moi le pécheur. » Le latin, n’ayant pas d’articles, ne peut pas rendre la nuance. Les traductions françaises le pourraient, mais à ma connaissance il n’y a qu’une version de « Crampon » (considérée comme fautive et que je n’arrive pas à dater, mais ce n’est pas la traduction authentique du chanoine) qui le dise : « O Dieu, ayez pitié de moi le pécheur ! »

    Le publicain dit qu’il est LE pécheur.

    Car, prendre conscience du péché, c’est prendre conscience que je suis LE pécheur.

    Le pécheur primordial, celui qui brise l’harmonie de la création, celui qui est chassé du jardin de volupté. Tout homme est ha-Adam, l’homme. Le premier pécheur. Sauvé par le premier homme qui n’est pas pécheur, le Fils de l’homme, et devient par lui fils de Dieu.

    La prière du publicain doit donc être celle de chacun d’entre nous. Chacun de nous est LE pécheur. Ainsi, dans la prière de la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome avant la communion, le fidèle invoque le Christ « venu au monde sauver les pécheurs dont je suis le premier ».

    Voici cette prière, que je dis intérieurement chaque jour avant de communier, ainsi que les deux suivantes qui lui sont liées (la troisième étant très proche d’une prière du Missel Romain).

    Je crois, Seigneur, et je confesse que vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant venu au monde sauver les pécheurs dont je suis le premier. Je crois aussi que ceci même est votre Corps immaculé, et cela votre Sang précieux. Je vous en prie donc, ayez pitié de moi, pardonnez-moi mes fautes, volontaires ou involontaires, commises en parole, en action, sciemment ou par ignorance. Rendez-moi digne de participer sans condamnation à vos mystères immaculés, pour la rémission de mes péchés et la vie éternelle

    A votre Cène mystique faites-moi communier aujourd’hui, ô Fils de Dieu, car je ne dirai pas le secret à vos ennemis, ni ne vous donnerai le baiser de Judas, mais, comme le larron je vous crie : Souvenez-vous de moi, Seigneur, dans votre Royaume.

    Que la réception de vos saints mystères, Seigneur, ne tourne point à mon jugement ni à ma condamnation, mais à la guérison de mon âme et de mon corps.

  • "Rebelles modérés"™

    Depuis quelques jours circule sur les « réseaux sociaux » une vidéo où l’on verrait des « rebelles » syriens décapiter un enfant de 11 ans coupable de collaboration avec le gouvernement syrien.

    Hélas la vidéo est authentique. Et il faut ajouter que l’enfant a été torturé sur tout le corps avant d’être décapité. Et que ces rebelles sont garantis « modérés ».

    On entend d’abord un officier de l’Armée syrienne libre livrer la sentence de condamnation à mort. Il ajoute : « Ils n’ont plus d’hommes, maintenant ils envoient des enfants. » La sentence est exécutée par les soldats de Nour al-Din al-Zenki (c’est le nom de l’émir d’Alep au temps des croisades), un groupe membre de l’Armée syrienne libre. A la fin le bourreau montre la tête en scandant Allahou Akbar. Le tout se déroule devant des badauds souriants.

    Les dirigeants de Nour al-Din al-Zenki ont authentifié l’horreur en disant que ce n’était pas bien et qu’une « commission d’enquête » allait être créée… (Mais la sentence a été délivrée par leurs patrons de l’ASL…)

    Le groupe Nour al-Din al-Zenki a reçu des aides et des armes de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie, et de la CIA (missiles anti-char).

    L’Armée syrienne libre est le chouchou de toutes les démocraties. Elle a reçu des dizaines de millions de dollars des Etats-Unis, et des armes de toute une série de pays dont la France (mitrailleuses, lance-roquettes, moyens de communication).

  • Saint Apollinaire

    Le culte dont saint Apollinaire fut l’objet au moyen âge est un reflet fidèle de l’importance que le siège de Ravenne avait prise au VIe siècle, époque où cette ville devint la résidence des empereurs et des exarques. Les tribunaux ecclésiastiques, les évêques et, d’une certaine manière, le Pape lui-même, dans leurs relations avec les représentants des autorités byzantines d’Italie, ne pouvaient pas ne pas compter avec l’archevêque de Ravenne qui était presque devenu ce que, beaucoup plus tard, fut à Naples le Chapelain Majeur, véritable ministre des cultes pour l’Italie.

    Toutefois, tant que cette autorité résida en des hommes d’une valeur morale semblable à celle d’un saint Pierre Chrysologue, elle ne put qu’accroître le prestige de leur sainteté éminente et de leur doctrine. Mais hélas ! En ce monde il n’y a pas que des forts, il y a aussi des faibles. Aussi, quand des hommes ambitieux et intrigants montèrent sur le siège de Ravenne, la lutte avec Rome éclata et l’histoire de l’Œcuménique de Constantinople eut son pendant dans la capitale de l’Émilie.

    Ravenne était, à l’origine, siège suffragant de Rome. Au temps de saint Pierre Chrysologue, on lui reconnut enfin les honneurs métropolitains. Quelques archevêques allèrent encore plus loin : ils tentèrent de se soustraire à l’obédience du pape, et de faire sentir davantage au clergé leur propre omnipotence ; ils le chargèrent d’impôts et prétendirent même que leurs évêques suffragants, ayant laissé leurs sièges, feraient fonction d’hebdomadiers dans la basilique de Saint-Apollinaire, comme les évêques suburbicaires le faisaient au Latran.

    La messe suivante a été rédigée à Rome sous l’impression de ces excès. Le « pape » de Ravenne voulait savoir qui des deux était le plus grand, lui ou le successeur de Céphas.

    Rome répond dans les lectures de la messe, rappelant d’abord aux habitants de Ravenne que leur grand évêque Apollinaire était — selon la tradition alors courante — un disciple de Pierre. Ensuite elle fera parler le Maître lui-même, qui, dans sa Ire Épître, V, 1-11, recommande aux pasteurs de l’Église d’avoir horreur de l’esprit de domination sur le clergé et de l’insolent orgueil, qui trop souvent distingue le pouvoir laïc ; Dieu, en effet, résiste aux superbes qui lui dérobent la gloire, et il donne au contraire sa grâce aux humbles qui lui rapportent tout.

    Cette leçon d’humilité, mise sur les lèvres du Maître de saint Apollinaire et adressée à son orgueilleux successeur, continue dans la péricope évangélique, déjà notée dans la liste de Würzbourg [VIIe siècle] (Luc., XXII, 24-30). Les Apôtres, à la dernière Cène, se querellent pour savoir qui, entre eux, est le plus grand ; et Jésus répond que cette soif d’ambition et de despotisme exercé sur autrui est propre seulement au pouvoir civil, car, dans la hiérarchie chrétienne, c’est tout l’opposé qui doit se produire. Celui qui est chef est tel pour le service commun : il est donc le serviteur de tous, comme le Fils de l’homme est venu pour servir et pour donner sa vie pour le salut d’un grand nombre.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Il vaut mieux qu’ils crèvent ?

    Etonnant, voire stupéfiant, art.3 §6 de la Constitution apostolique Vultum Dei quaerere, qui n’existe pas encore en français (ni… en latin !), « sur la vie contemplative féminine » :

    Bien que la constitution de communautés internationales et multiculturelles manifeste l’universalité du charisme, il faut absolument (sic) éviter de recruter des candidates d’autres pays dans le seul but de sauvegarder la survie du monastère.

    Et cela est assené, me semble-t-il, sans aucune explication dans le long texte de présentation qui précède (mais que j’ai juste survolé).

    Et pourquoi donc ? Pour être sûr que le monastère ne survive pas ? Pour être sûr que le patrimoine du cœur de l’Eglise disparaisse ?

    (Si quelqu’un a une autre explication je suis preneur, d’autant que je n’ai aucune envie de lire la prose bergoglienne, surtout en anglais ou en italien.)

    Addendum

    En pratique, il semble que ce sera presque impossible de démarrer un nouvel Ordre de type tridentin.

    Ceci est la guillotine pour presque tous les monastères en Italie.

    Ce sont là deux très brefs extraits de l'analyse approfondie du document par Hilary White, dont on trouvera une traduction (parfois très maladroite) ici, avec un lien sur la constitution en français. (Merci à "Darc".)

  • La langue de bois se délite

    Maintenant qu’il est certain que le Royaume Uni va quitter l’UE, le discours commence à changer. L’un des pionniers (pour le moment encore héroïque) est le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramenga, s’exprimant dans le Wall Street Journal :

    « Il est très difficile de prévoir si elle [la City] gagnera à ne plus être à l'intérieur de l'UE... Mais je ne l’exclus pas. Nous, les Européens, les 27 autres, ne devons pas sous-estimer le Royaume-Uni. Il existe des incertitudes, mais le résultat final pourrait quand même être bon. »

    Et il ne cache pas que c’est une question d’intérêt :

    « Notre message est que nous voulons aider... Nous ne voulons pas que le plus grand centre financier du monde tourne le dos au centre financier de Luxembourg… »

  • La dictature de la culture de mort

    Communiqué du conseil de l’ordre des pharmaciens mettant fin aux discussions sur une éventuelle clause de conscience :

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    On notera la révérence appuyée à la culture de mort. Au point qu’on se demande comment il a pu y avoir une discussion sur un projet de clause de conscience… Sans doute s’est-on aperçu au fil des discussions que le nombre de pharmaciens pro-vie était énorme et tout à fait contradictoire avec l’idéologie officielle, et qu’il était donc urgent de les faire taire.

    Et pourtant le projet de texte n’était qu’une clause de conscience très affaiblie et très relative :

    « Sans préjudice du droit des patients à l’accès ou à la continuité des soins, le pharmacien peut refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine. Il doit alors informer le patient et tout mettre en œuvre pour s’assurer que celui-ci sera pris en charge sans délai par un autre pharmacien. Si tel n’est pas le cas, le pharmacien est tenu d’accomplir l’acte pharmaceutique. »

    Marisol Touraine se disait « confiante », car « en tout état de cause, un changement du code de déontologie doit être validé par la ministre des Affaires sociales et de la Santé », et « celle-ci ne laisserait jamais place à une telle disposition ».

    C’est sans doute aussi pourquoi on a arrêté une discussion finalement vaine puisqu’elle se heurtait à la dictature de la culture de mort.

    Laurence Rossignol, ministre « des Familles », s’est « réjouie » de l’arrêt de la discussion, car elle « craint les organisations hostiles au droit des femmes à disposer de leur corps »…

    N.B. Quand on voit que le vice-président que propose Donald Trump est l'un des gouverneurs les plus pro-vie des Etats-Unis, on constate que l'océan entre nous est vraiment très large et profond...

  • Parfaite dhimmitude

    Voici le début d’un communiqué commun du cardinal Barbarin et d’un responsable protestant :

    Interpelés par Monsieur Kamel Kabtane, les responsables des Eglises catholique et reformée de Lyon apportent leur soutien au projet d’un Institut de Civilisation Musulmane dans la Métropole lyonnaise.

    « Interpelés » (c'est dans le texte) ne veut sans doute pas dire qu’ils se sont mutuellement pelés, mais plutôt qu’ils ont été hélés, requis, sommés, d’apporter leur soutien à un projet islamique, et que bien entendu ils s’exécutent aussitôt.

    On croirait un communiqué d’un évêque copte en Egypte sur l’installation d’un riche institut islamique près de sa pauvre cathédrale. A la différence près que l’évêque copte n’a pas le choix (et qu'il mettrait un point d'honneur à ne pas faire de faute)...

  • Un protestant…

    La semaine dernière, Edward Pentin terminait un article en signalant que François venait de nommer un protestant comme directeur de la nouvelle version argentine de l’Osservatore Romano.

    Peu après, Sandro Magister le signalait lui aussi. Et le même Sandro Magister y est revenu dans un article sur François et l’anniversaire de la Réforme luthérienne.

    Mais l’annonce ne fait toujours aucun bruit, comme s’il était somme toute normal que le pape nomme un hérétique assumé comme patron régional de l’organe de presse du Saint-Siège.

    Il s’agit de Marcelo Figueroa, qui faisait partie du trio d’une émission religieuse en Argentine avec Mgr Bergoglio et le fameux rabbin Skorka.

    Bref Marcelo Figueroa est un des amis proches de Bergoglio. Et de fait il va devenir, à partir de septembre, le directeur du cahier argentin (quatre ou huit pages) de l’édition de l’Osservatore romano en espagnol.

    Une telle édition locale est paraît-il une première. Et c’est assurément une première qu’elle soit dirigée par un protestant. Lequel déclare que ces pages évoqueront non seulement des « personnalités catholiques de premier plan comme l’archevêque Victor Manuel Fernandez, recteur de l’Université catholique d’Argentine » (autre grand ami de Bergoglio, pire que lui, et le nègre d’Amoris Laetitia, à ce qu’on dit), « mais aussi des membres d’autres religions, mettant ainsi en avant les efforts œcuméniques interreligieux de François »…

  • Noli me tangere

    La scène de Marie-Madeleine au tombeau est l’une des plus fascinantes de l’Evangile. Elle l’est encore davantage dans son texte originel. Il est regrettable que les traductions (même la Vulgate clémentine) ne respectent pas les temps. Certes, ils ne sont pas employés de façon littérairement « correcte ». Mais c’est évidemment volontaire, et c’est affaiblir la portée du texte que de le « corriger ».

    Voici la traduction littérale :

    Mais Marie se tenait face au tombeau, pleurant (participe présent), dehors. Or comme elle pleurait elle se pencha dans le tombeau, et elle voit (présent : flash !) deux anges en (vêtements) blancs, assis, l’un à la tête, l’un aux pieds, où avait été déposé le corps de Jésus. Et ils disent à celle-ci :

    - Femme, pourquoi pleures-tu ?

    Elle leur dit (présent) :

    - On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis.

    Ayant dit cela elle se retourna (passé simple) en arrière, et elle voit (présent : flash !) Jésus qui se tient là, et elle ne savait pas (imparfait) que c’est Jésus (présent, Jésus : Je Suis). Jésus lui dit (présent) :

    - Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?

    Celle-ci, pensant que c’est le jardinier, lui dit (les trois verbes au présent) :

    - Monsieur, si c’est vous qui l’avez emporté, dites-moi où vous l’avez mis, et j’irai le prendre.

    Jésus lui dit (présent) :

    - Mariam.

    Celle-ci s’étant retournée (passé) lui dit (présent) :

    - Rabbouni

    c’est-à-dire Maître.

    Jésus lui dit (présent) :

    - Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

    Mariam la Magdalène va annonçant aux disciples : J’ai vu le Seigneur, et il m’a dit cela.

    N.B. Le verbe grec qu'on ne peut traduire ici que par "voir" n'est pas le verbe habituel, mais un mot qui veut dire d'abord "être spectateur", puis "contempler" (dans tous les sens du terme).

    *

    Lorsque j’ai critiqué la traduction actuelle la plus fréquente du « Μή μου ἅπτου » (ne me retiens pas), notamment ici, je ne me rappelais plus qu’il y avait une raison grammaticale. J’avais lu la règle pourtant, mais sans faire le lien avec ce passage, et je l’avais oubliée. La raison avancée est que l’expression est au présent et que cette défense de faire quelque chose, quand elle est au présent, indique que le quelque chose est en cours et qu’on demande de l’arrêter. « Μή μου ἅπτου », c’est donc « arrête de me toucher », autrement dit : tu ne dois pas me retenir, parce que je doit monter vers mon Père. Si Jésus (ou l’évangéliste) avait voulu dire : « Ne me touche pas », il aurait mis le verbe au subjonctif aoriste.

    Qu’en est-il ? L’argument ne tient pas. Car si cette règle est vraie en grec classique, elle n’est pas toujours appliquée, comme tant d’autres, en grec de la koinè. Et on en a une preuve par le verbe suivant : « Va », qui est au présent de l’impératif, alors que selon la même règle il devrait être à l’aoriste, comme tous les commandements qui impliquent une action précise et ponctuelle.

    Et cela est conforme à ce qu’on lit. Car le texte ne dit nullement que Marie a touché Jésus. Elle a juste dit : « Rabbouni ».

    En outre les traducteurs latins auraient cherché à rendre la nuance du présent, ce qu’ils n’ont pas fait.

    Enfin, ce présent est utilisé à dessein, dans la ligne des autres présents surprenants du texte, qui est le présent de la brusque irruption de l’éternité dans le temps.

    Sur le Noli me tangere, voir ici (en tenant compte de ce qui précède).

    Sur le jardin de Gethsémani renvoyant au jardin du Cantique des cantiques, voir ici.

    Sur Marie-Madeleine et le Cantique des cantiques (en dehors des antiennes – du commun - qui en sont presque toutes issues), voir ici.