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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1064

  • Profanations à Venise

    Quatre musulmanes voilées ont craché sur un crucifix dans l’église Saint-Zulian de Venise, sous les yeux du gardien, puis sont parties en se mêlant aux touristes. Dans la même église, le 6 août, deux jeunes femmes « orientales » se sont approchées pour la communion. Elles ont reçu l’hostie puis ont craché par terre en ricanant. Ce ne sont que deux exemples des faits qui se produisent à Venise. Et quand on demande à des musulmans ce qu’ils viennent faire dans une église ils répondent que le pape leur a donné la permission d’aller dans les églises prier Allah…

    La curie patriarcale de Venise a publié un communiqué pour minimiser, voire nier, les faits « rapportés par les journaux » qui « se seraient produits », et indiquer qu’elle allait enquêter…

    Mais le curé de Saint-Zulian, interrogé par des journalistes, a confirmé les faits. Donnant même de fort curieuses précisions à propos des deux femmes venues communier : « Lorsqu’elles se sont mises dans la file pour communier, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Quand ce fut leur tour, j’ai brisé une hostie et je n’ai mis dans leur bouche qu’un petit morceau. » Comme si la profanation d’un petit morceau était moindre que celle d’une grande hostie… Ensuite elles sont parties en riant. Des paroissiens se sont approchés et leur ont demandé ce qu’elles faisaient, puis de rendre l’hostie ; elles ont alors craché par terre et sont parties.

    La curie patriarcale en profite surtout pour nier qu’il y ait de fréquentes profanations de l’eucharistie à la basilique Saint-Marc. Il peut seulement arriver que viennent à la communion des personnes qui ne savent pas de quoi il s’agit, alors une simple question du prêtre suffit à clarifier la situation…

  • Sodome est sauve…

    Le 24 juillet dernier, en l’église Saint-Bernardin-de-Sienne de Cracovie, au pied du Wawel, Mgr Nunzio Galantino célébrait une messe pour les responsables et les animateurs de la structure d’accueil des pèlerins italiens aux JMJ. Voici le début de cette homélie :

    La prière : canal invisible qui nous relie à Dieu, ce qui nous permet d’écouter, de demander pardon, de faire l’expérience de sa proximité et de sa paternité, de l’invoquer pour nous et pour les autres. C’est la prière qui nous parle du dialogue intense entre Dieu et Abraham, rapporté dans la première lecture, et c’est la prière qui est demandée à Jésus dans l’évangile. Une prière qui n’est pas une fuite des problèmes et des responsabilités, mais une expérience de vie, faite d’écoute et de réponse, par laquelle s’instaure avec Dieu une relation authentique qui pousse à être audacieux ; comme est audacieuse la prière d’intercession d’Abraham pour Sodome. Une ville sur laquelle personne n’aurait parié quoi que ce soit, sauf Abraham. Sa prière d'intercession et son audace sauvent Sodome. La ville est sauve parce qu'il y a des justes, même s'il y en a peu ; mais la ville est sauve surtout parce qu'il y a Abraham, homme de prière, qui ne se fait pas accusateur implacable, ne parle pas contre, mais parle pour. Abraham, homme de prière, ne dénonce pas les crimes, mais annonce la possibilité de quelque chose de nouveau. Abraham, homme de prière, annonce et nous invite à regarder les possibilités positives. Abraham, homme de prière, est un chercheur infatigable de signes d'espérance à présenter au Seigneur pour qu'il les valorise.

    La prière d’Abraham sauve Sodome. Sodome est sauve. Ainsi s’exprime Mgr Nunzio Galantino, secrétaire général de la conférence épiscopale italienne.

    Or tout le monde, en dehors de Mgr Galantino, sait que Dieu a détruit Sodome dans un déluge « de soufre et de feu ». La destruction de Sodome et Gomorrhe est un thème qui parcourt toute la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse, et même Jésus y fait allusion. C’est aussi un thème qui parcourt toute l’histoire de l’art.

    Mgr Galantino était un très obscur évêque d’un petit diocèse inconnu de Calabre quand François l’a promu secrétaire de la conférence épiscopale italienne. Depuis lors il s’est révélé un bon perroquet du pape.

    En mai 2014 il déclarait : « Mon souhait pour l’Eglise italienne est qu’elle soit capable d’écouter sans tabou les arguments en faveur des prêtres mariés (sic), de l’eucharistie pour les divorcés (re-sic), et de l’homosexualité (re-re-sic). »

    Les arguments en faveur de l’homosexualité… Ils impliquent, de fait, de réécrire la Bible. Notamment le passage sur Sodome. Les sodomites étant désormais en odeur de sainteté, Dieu n’a pas pu détruire Sodome. « Sodome est sauve. »

    Plus de deux semaines plus tard, l’homélie est toujours sur le site de Mgr Galantino, non corrigée. On aimerait savoir si c’est vraiment, désormais, ce qu’enseigne la conférence épiscopale italienne.

    *

    Puisque Abraham ne dénonce pas les crimes (comme un intégriste pharisien et pélagien) mais demande de regarder les possibilités positives (et le don de la miséricorde automatique), Sodome est sauve. L’argumentation est celle que François martèle en permanence. Jusqu’ici le pape n’a pas enseigné que Sodome était sauve (mais le « qui suis-je pour juger » y conduit…). Mais il a déjà évoqué le salut de Judas. En utilisant l’absurde explication d’un chapiteau de Vézelay inventée par l’hérétique Drewermann. Ce chapiteau ne peut pas montrer Judas, ni « le bon pasteur » qui a compassion de lui. Cela est établi. Mais François a récidivé, pendant les JMJ, répétant que sur un chapiteau de Vézelay on voit le bon pasteur qui « emmène » Judas « avec lui »…

  • Diaconesses

    La commission chargée par François « d’étudier le diaconat féminin » a été instituée le 2 août. Elle sera présidée par Mgr Ladaria Ferrer, secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi, et comprendra 12 membres. François ayant décidé de singer la grotesque « parité » politique, il y a six hommes et six femmes…

    Parmi les femmes, Phyllis Zagano, professeur de « religion » à l’université Hofstra de Long Island, qui milite non seulement pour l’ordination diaconale des femmes mais aussi pour leur ordination sacerdotale, et qui est aussi une militante LGBT. Extrait de la prose de la dame :

    Il y a des preuves historiques écrasantes que des femmes ont été ordonnées diacres par des évêques qui avaient l’intention de conférer un sacrement. Si des femmes ont été sacramentellement diacres et que le diaconat participe du sacerdoce presbytéral, alors les femmes ont déjà participé au sacerdoce presbytéral.

    Mais en 2003 la Commission théologique internationale a publié un long document sur le diaconat, qui donne l’état des recherches historiques également sur le diaconat féminin, et donne des preuves inverses à celles que fantasme Phyllis Zagano.

    Ce document de 2003 rend du reste totalement inutile le travail de la commission nommée par François.

  • Violence catholique

    On ne peut pas parler de violence islamique, parce que, alors, il faudrait aussi parler de la violence du catholique qui tue sa belle-mère ou sa fiancée…

    Je ne pensais pas qu’un jour on entendrait un pape sortir de telles insanités. Voici le très bon commentaire de l’Agrif.

    Le Pape François a déclaré, dans l’avion qui le ramenait de Cracovie à Rome : « Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique », il y a des « catholiques baptisés » qui sont des « catholiques violents », qui tuent « leur belle-mère » ou « leur fiancée », « toutes les religions » ont leur « fondamentalistes », « je n’aime pas parler de violence islamique », « je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai ».

    Bat Ye’or, grande historienne juive de l’Orient, déclarait pour sa part : « Moi, juive, je dois reconnaître que lorsque des chrétiens commettent des massacres, ce n’est pas selon l’imitation de Jésus Christ alors que lorsque des musulmans égorgent, c’est souvent selon le modèle de Mahomet ».

    Il n’y a en effet aucun rapport ni analogie entre des faits divers et crimes commis en rupture avec la morale chrétienne et naturelle et des crimes et massacres perpétrés au nom d’Allah tels que prônés dans le Coran et les Hadith. Ces propos engendrent une infinie tristesse chez les convertis venus de l’islam, dont certains se demandent aujourd’hui s’ils ont eu raison. C’est aussi un message désespérant pour les chrétiens d’Orient victimes des pires abominations.

  • Saint Laurent

    N'omettons pas non plus saint Laurent qui, voyant son évêque, Sixte, mené au martyre, se mit à pleurer, non pas sur la passion de l'évêque, mais sur le fait que lui restait en arrière. C'est pourquoi il se mit à l'interpeller en ces termes : « Où t'en vas-tu, père, sans ton fils ? où, saint évêque, te hâtes-tu sans ton diacre ? Jamais, d'habitude, tu n'offrais le sacrifice sans ton serviteur. Qu'est-ce donc, père, qui t'a déplu en moi ? M'as-tu par hasard reconnu comme indigne ? Essaie au moins de savoir si tu as choisi un serviteur approprié. A celui à qui tu as confié la sanctification du sang du Seigneur, à qui tu as confié de partager avec toi la distribution du sacrement, à celui-là tu refuses de partager avec toi l'effusion de ton sang ? Prends garde que ton jugement ne soit mis en cause, tandis qu'on loue ton courage. Rejeter le disciple porte préjudice à la fonction du maître. Que dire du fait que des hommes illustres, supérieurs, l'emportent par les combats de leurs disciples, plus que par les leurs ? Enfin, Abraham offrit son fils, Pierre envoya devant lui Étienne. Et toi, père, montre en ton fils ton courage, offre celui que tu as formé, afin que, sans inquiétude pour ton jugement, avec une noble escorte, tu parviennes à la couronne ».

    Alors Sixte de dire : « Non, mon fils je ne te délaisse ni ne t'abandonne, mais de plus grands combats te sont réservés. Nous, en notre qualité de vieillard, nous recevons un plus léger combat à accomplir, mais toi, en ta qualité de jeune homme, t'attend un plus glorieux triomphe sur le tyran. Tu viendras bientôt, cesse de pleurer, dans trois jours tu me suivras : à l'évêque et à son lévite convient l'intervalle de ce nombre. Il ne t'appartenait pas de vaincre sous un maître, comme si tu cherchais un aide. Pourquoi réclames-tu le partage de ma passion ? Je t'en laisse le legs tout entier. Pourquoi recherches-tu ma présence ? Que les disciples faibles précèdent le maître, mais que les courageux le suivent, afin que vainquent sans maître ceux qui n'ont plus besoin de l'enseignement du maître. C'est ainsi également qu'Élie délaissa Elisée. Je te confie donc l'héritage de notre courage ».

    Telle était la querelle, digne sujet de rivalité, assurément, entre l'évêque et son serviteur, afin de savoir qui souffrirait le premier pour le nom du Christ. On raconte que, lors de tragédies, de grands applaudissements du théâtre étaient soulevés quand Pylade se disait Oreste et qu'Oreste, comme il l'était, affirmait être Oreste : le premier afin d'être exécuté à la place d'Oreste, et Oreste, pour ne pas souffrir que Pylade fût exécuté à sa place. Mais ils n'avaient pas le droit de vivre du fait que l'un et l'autre étaient coupables de parricide, l'un parce qu'il l'avait accompli, l'autre parce qu'il avait aidé. Ici, personne encore ne pressait saint Laurent, si ce n'est l'amour du don de soi ; cependant lui-même aussi, après trois jours, alors que, pour avoir joué le tyran , il était placé sur un gril et brûlé, déclara : « C'est rôti, retourne et mange ». Ainsi par le courage de l'âme, il vainquait la nature du feu.

    Saint Ambroise, De Officiis, livre 1, 41.

  • 11e dimanche après la Pentecôte

    Introït

    Deus in loco sancto suo : Deus qui inhabitáre facit unánimes in domo : ipse dabit virtútem et fortitúdinem plebi suæ.

    Exsúrgat Deus, et dissipéntur inimíci eius : et fúgiant, qui odérunt eum, a fácie eius.

    Dieu est dans son lieu saint, Dieu qui fait habiter dans sa maison les hommes unis : il donnera la force et le courage à son peuple.

    Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés, et que ceux qui le haïssent fuient de devant sa face.

     

     *

    Et maintenant je vais à l’université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    L’introït des messes de la Sainte Vierge n’est pas un verset de psaume, ni même un extrait d’un livre de la Bible, mais une adaptation de deux vers du poète Sedulius, du début du IVe siècle.

    C’est dans le deuxième livre de son Carmen Paschale. Il interrompt son poème, où il évoque alors la nativité du Christ, pour s’exclamer : « Salut, sainte mère ». C’est certainement l’une des toutes premières prières à la Sainte Vierge. La voici dans son intégralité :

    Salve, sancta parens, enixa puerpera regem,
    Qui caelum terramque tenet per saecula, cuius
    Numen et aeterno conplectens omnia gyro
    Imperium sine fine manet; quae ventre beato
    Gaudia matris habens cum virginitatis honore.
    Nec primam similem visa es nec habere sequentem:
    Sola sine exemplo placuisti femina Christo.

    Salut, sainte Mère, jeune accouchée qui a enfanté le roi qui soutient le ciel et la terre dans tous les siècles, dont la divinité et l’empire, qui renferme tout dans un cercle éternel, demeure sans fin. C’est toi qui as conçu dans ton sein bienheureux les joies de la mère avec l’honneur de la virginité. On n’a jamais vu et on n’en verra jamais de semblable : tu es, sans précédent, la seule femme qui ait plu au Christ.

    Cette strophe a été citée en son entier par saint Bède, dans son commentaire sur saint Luc, passage qui fut la lecture du troisième nocturne des matines de l’Assomption dans divers bréviaires notamment français.

    Le dernier vers se trouve tel quel, comme verset d’un office marial, dans un antiphonaire polonais du XIVe siècle. Légèrement modifié, on le trouve comme verset de la fête de l’Assomption dans divers anciens antiphonaires :

    Sola namque sine exemplo placuisti femina Christo.

    Le « namque », double coordination, est plutôt curieux puisqu’il ne coordonne rien et qu’il ne figure pas dans le texte originel…

    On trouve aussi ce vers, sous une autre forme, inclus dans l’antienne du Benedictus… de l’office de la Sainte Vierge le samedi :

    Sola sine exemplo placuisti Domino nostro Jesu Christo.

  • En images

    Jean-Paul II à Birkenau en 1979: le pape et les fidèles, pour une grand messe sous la croix érigée au milieu du camp.

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    François à Birkenau. Avec un rabbin qui psalmodie...

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    NB. C'est aussi un reflet de la situation objective. En 1979 les organisations juives ne se préoccupaient pas du tout des sites d'Auschwitz, comme je l'ai constaté personnellement encore plusieurs années plus tard. C'est l'affaire du Carmel d'Auschwitz qui a tout changé. Carmel dont la croix était précisément la grande croix de la messe de 1979. Il serait aujourd'hui tout simplement impensable de planter une grande croix au centre du camp de Birkenau et d'y faire venir des centaines de milliers de catholiques. Le pape a juste le droit d'être au coin et de se repentir de ce qu'ont fait des criminels païens.

  • Des mosquées qui n’ont rien à voir avec l’islam

    Ayant tenu à suivre des cours de politiquement correct pour ne pas induire mes lecteurs en erreur, j’ai fini par comprendre, ou plutôt par acquérir cet automatisme : le terrorisme n’a rien à voir avec l’islam.

    C’était pas facile, pourtant : le jihad n’a rien à voir avec l’islam, Allahou Akbar n’a rien à voir avec l’islam, le drapeau de l’islam n’a rien à voir avec l’islam, l’Etat islamique n’a rien à voir avec l’islam… Bon. Mais avec beaucoup de volonté et en frisant l’overdose de Padamalgam, j’y suis parvenu. (Donc vous aussi, si vous le voulez, vous y arriverez.)

    Oui mais voilà. Manuel Valls dit aujourd’hui dans Le Monde qu’il est « favorable à ce que, pour une période à déterminer, il ne puisse plus y avoir de financement de l'étranger pour la construction des mosquées » et que « les imams soient formés en France et pas ailleurs ».

    Qu’est-ce à dire ? Il y a donc des mosquées qui n’ont rien à voir avec l’islam ? Et des imams qui ne sont pas musulmans ? A cause de pays étrangers pas musulmans ? Qui c’est ? L’Arabie saoudite et le Qatar. Ce sont les deux principaux pays qui financent les mosquées. Deux pays qui n’ont donc rien à voir avec l’islam.

    Il va falloir que je prenne des cours supplémentaires. Parce que là c’est quand même difficile. D’autant plus difficile que ces pays qui financent les mosquées terroristes sont nos amis, qu’on s’embrasse à tout va et qu’on s’entre-décore…

    Quoique… J’ai peut-être une piste. Regardez ces photos. Il y a bien quelqu’un qui est au cœur de tout ça et qui, de fait, n’a rien à voir avec l’islam…

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  • Sainte Marthe

    Il est curieux que l’Eglise ait choisi comme évangile celui où Marthe se plaint que sa sœur ne l’aide pas. On nous dit que c’est pour insister sur l’hospitalité chrétienne, dont Marthe est ici une belle figure. « Une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. » Mais l’enseignement de ce passage est surtout que l’union à Dieu est tout et que tout le reste, représenté par Marthe, est sans intérêt à côté du bonheur de la communion avec les Personnes divines.

    Beaucoup de chrétiens, d’ailleurs, ne comprennent pas cet évangile. Je me rappelle que ma grand-mère disait : « Voilà Jésus qui arrive avec toute sa troupe, ç’est du boulot de donner à manger à tant d’hommes jeunes, et Marthe est toute seule, et elle dit à Jésus de demander à sa sœur de l’aider, et lui, il répond qu’elle a choisi la meilleure part ? Eh bien moi j’aurais dit : Démerdez-vous, si c’est comme ça ! » Et comme ma grand-mère ne disait pas habituellement de mots grossiers, celui-là exprimait le degré de sa révolte.

    Or il y a un autre évangile de sainte Marthe, qui constitue quant à lui sans conteste un magnifique éloge de la sœur de Marie, c’est son dialogue avec Jésus qui arrive après la mort de Lazare. Il est vrai que ce passage se trouve dans l’évangile du vendredi de la quatrième semaine de carême, et qu’il constitue aussi l’évangile de la messe des morts (ce qui est tout à fait remarquable). Marthe montre ici quelle est sa foi, une foi véritablement extraordinaire quand on pense que nous sommes non seulement avant la Pentecôte mais avant la Passion et la Résurrection. Et quand on la compare à diverses réactions des apôtres…

    - Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.

    - Ton frère ressuscitera.

    - Je sais qu’il ressuscitera à la Résurrection, au dernier jour.

    - Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il est mort, et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas dans l’éternité. Crois-tu cela ?

    - Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde.

    En grec, « je crois » est ici au parfait. Ce qui montre précisément la… perfection de la foi de Marthe : « j’ai mis ma foi pleine et entière, pour toujours, de façon inébranlable, dans cette vérité que tu es le Fils de Dieu », avec l’article défini : le seul et unique Fils de Dieu.