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  • Quinquagésime

    Manducavérunt, et saturári sunt nimis, et desidérium eórum áttulit eis Dóminus : non sunt fraudáti a desidério suo.

    Ils mangèrent et furent rassasiés à l’excès, et le Seigneur leur accorda ce qu’ils désiraient : ils ne furent point frustrés de leur désir.

    Le texte de cette antienne ne vient pas d’un évangile de la multiplication des pains, mais du psaume 77, et il ne s’agit pas de la manne, mais des cailles. Toutefois, le psaume évoquait la manne juste avant, donc il annonce bien la multiplication des pains et ce que celle-ci annonçait, l’eucharistie. « Seul cet aliment divin qui nous est offert dans la sainte communion peut vraiment remplir l’ardent désir de nos cœurs, autant qu’il est possible ici-bas, dit dom Johner. A ce saint banquet nous acquérons ce sentiment de pleine satisfaction, de calme parfait, qui nous aide à ne pas entendre les promesses fallacieuses du monde. La conviction devient encore plus claire : Dieu seul suffit. Puisse notre désir s’accroître à chaque fois que nous recevons la sainte communion, en même temps qu’un approfondissement et une intensification de la joie dans nos cœurs ! Avec la force que procure cet aliment nous avancerons alors avec confiance vers la terre promise de la paix de Pâques et du bonheur de Pâques. »

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Mater Jesu, inquit Evangelísta, conservábat ómnia verba hæc in corde suo. Imitémur et nos, fratres mei, piam Dómini Matrem, ipsi quoque ómnia verba et facta Dómini ac Salvatóris nostri fixo in corde conservándo. Horum Dómini verbórum et actórum meditatióne diúrna et noctúrna importúnos inánium nocentiúmque cogitatiónum repellámus incúrsus: horum crebra collatióne et nos et próximos nostros a fábulis supervácuis et male dulcorátis detractiónum collóquiis castigáre, atque ad divínæ frequéntiam laudis accédere curémus. * Discámus ergo sanctæ Vírginis in ómnibus castitátem, quæ non minus ore pudíca, quam córpore, arguménta fídei conservábat in corde.

    « La mère de Jésus, dit l’évangéliste, gardait toutes ces paroles en son cœur. » Imitons, nous aussi, la douce Mère du Seigneur, mes frères, en gardant fixés dans notre cœur toutes les paroles et les actes de notre Seigneur et Sauveur. Repoussons les attaques importunes des pensées vaines et nuisibles en méditant jour et nuit ces paroles et ces actes du Seigneur. Par leur fréquent rappel, veillons à nous corriger, nous et nos proches, des bavardages superflus ainsi que des propos aigres-doux de la médisance et à parvenir à une habituelle louange de Dieu. * Apprenons donc quelle fut en toute circonstance la chasteté de la sainte Vierge. Non moins pudique de bouche que de corps, elle garde en son cœur ce qui nourrit sa foi.

    Saint Bède le Vénérable, homélie pour le 1er dimanche après l’Epiphanie. * Commentaire sur saint Luc (repris de saint Ambroise).

  • Lacrymal

    Le Parlement européen a adopté hier à une écrasante majorité une résolution intitulée « 25 ans après la déclaration et le programme d’action de Beijing : les défis en perspective pour les droits des femmes ». C’est une longue plainte en 53 points des malheurs des femmes, dans tous les domaines, de tout ce qu’elles souffrent de la part des hommes et à cause des hommes. Malheurs, inégalités, injustices, persécutions, violences, aggravées par le coronavirus qui, malheur supplémentaire, est sexiste lui aussi et accroît les épreuves déjà insupportables des femmes : « la crise de la COVID-19 et ses conséquences présentent clairement des aspects sexospécifiques, étant donné qu’elles touchent différemment les femmes et les hommes et qu’elles ont exacerbé les inégalités existantes », « les femmes sont touchées de manière disproportionnée par la crise », etc.

    On apprend même que « les femmes sont plus vulnérables face aux conséquences du changement climatique »…

    Naturellement la résolution souligne aussi la nécessité de défendre et de promouvoir les « droits sexuels et génésiques » des femmes en Europe et dans le monde « Génésique » veut dire droit à l’avortement, bien sûr, et le seul pays dénoncé nommément est, bien sûr, une fois de plus, la Pologne : le Parlement européen « condamne fermement l’adoption par le Tribunal constitutionnel polonais d’une décision mettant en œuvre une interdiction de facto de l’avortement et le recul qui en a résulté pour la santé et droits en matière de sexualité et de procréation des femmes en Pologne, ainsi que les restrictions excessives injustifiées à l’accès à l’avortement » (dans d’autres pays).

    Ce texte a été adopté par 505 voix (dont une majorité d’hommes se battant la coulpe) contre 109 et 76 abstentions.

  • Ubu bricole…

    A l’hôpital de Brest, près du quart des personnels soignants ont dû s’arrêter de travailler, ayant de forts symptômes de Covid (gros maux de tête et forte fièvre)… suite à leur vaccination.

    Même chose à Quimper. A Vannes c’est 18%. A Saint-Lô 15%. A Morlaix on ne donne pas de taux, mais dans tous ces hôpitaux on a « suspendu » la vaccination…

    L’agence nationale du médicament fait état de 149 cas pour le moment. Des cas de soignants. Car quand ce sont les vieux servant de cobayes ça ne compte pas (« vous êtes fatigué, à votre âge… »)

    « Ces effets indésirables sont connus et décrits avec les vaccins », indique l’ANSM. Donc tout va bien…

    Quant à la Haute Autorité de Santé, elle recommande, tout à coup, une seule dose de vaccin pour ceux qui ont déjà été contaminés. Et de préférence six mois après la dite contamination…

    Sauf que la grande majorité des contaminés ne savent même pas qu’ils l’ont été…

    Mais, comme le souligne la Haute Autorité elle-même, ça permettra d’économiser des doses…

  • Les 7 saints fondateurs de l’ordre des Servites

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    Les trois hymnes de l’office de cette fête, qui date de 1887, sont du P. Vincent Terozzi, que Léon XIII va faire secrétaire des Lettres latines et qui sera le rédacteur de plusieurs de ses encycliques. Voici l’hymne des vêpres.

    Matris sub almæ númine
    Septéna proles náscitur :
    Ipsa vocánte, ad árduum
    Tendit Senári vérticem.

    Sous la protection de notre Mère bénie, naît une famille de sept Serviteurs de Dieu ; à son appel, ils gravissent les sommets escarpés du mont Sénar.

    Quos terra fructus próferet
    Dum sacra proles gérminat,
    Uvis repénte túrgidis
    Onústa vitis præmonet.

    Une vigne tout à coup chargée de raisins magnifiques annonce, heureux présage, les fruits que produira cette terre, où germe une moisson de saints.

    Virtúte claros nóbili
    Mors sancta cælo cónsecrat :
    Tenent olympi límina
    Servi fidéles Vírginis.

    Une sainte mort consacre jour les cieux la gloire de leur vertu. Les fidèles serviteurs de la Vierge habitent les demeures éternelles.

    Cohors beáta, Núminis
    Regno potíta, réspice
    Quos hinc recédens fráudibus
    Cinctos relínquis hóstium

    O troupe bienheureuse, qui régnez avec Dieu, abaissez vos regards sur tous ceux qu’en quittant ce monde, vous laissez au milieu des embûches de leurs ennemis.

    Ergo, per almæ vúlnera
    Matris rogámus súpplices,
    Mentis ténebras dísiice,
    Cordis procéllas cómprime.

    Au nom des douleurs de notre Mère bénie, nous vous en supplions, dissipez les ténèbres de nos esprits, apaisez les tempêtes qui agitent nos cœurs.

    Tu nos, beáta Trínitas,
    Perfúnde sancto róbore,
    Possímus ut felíciter
    Exémpla patrum súbsequi. Amen.

    O bienheureuse Trinité, remplissez-nous d’une sainte vigueur, afin que nous puissions, pour notre bonheur éternel, suivre les exemples de nos saints Pères. Amen.

  • Apparition de la bienheureuse Vierge Marie Immaculée

    La messe qui commémore les apparitions de Lourdes date de 1890, quand Léon XIII concéda un office et une messe propres aux diocèses de la province d’Auch (Auch, Aire, Bayonne, Tarbes)… et à ceux qui en feraient ensuite la demande. Office et messe étendus à toute l’Eglise latine en novembre 1907 pour qu’elle puisse être célébrée la première fois en 1908, année du cinquantenaire des apparitions.

    Les chants de la messe ont, je suppose, été composés à Solesmes, à partir de motifs existants (centons). On reconnaît notamment plusieurs motifs du graduel, ce qui est normal puisque beaucoup de graduels sont ainsi constitués en tout ou en partie de centons.

    Je ne sais pas si le choix du texte est aussi de Solesmes, mais, comme le remarque le cardinal Schuster, l’application de l’invitation à la colombe de venir entre les pierres des cavernes « est vraiment heureuse ». Mystiquement, « les fentes des roches et les pierres des cavernes » sont le Sacré Cœur par lequel le chrétien a accès à la divinité, mais de fait à Lourdes la colombe du Cantique des cantiques (qui est traditionnellement la figure de la Mère de Dieu) est Marie apparue dans la grotte.

    On constate aussi que la mélodie est remarquablement bien adaptée au texte. Il est vrai que le motif sur « Surge » est précisément celui de… « Surge » dans le graduel de l’Epiphanie (Lève-toi, illumine-toi, Jérusalem). Mais il fallait y penser…

    Voici ce graduel virilement interprété par les carmes de Londres :

    Flores apparuérunt in terra nostra, tempus putatiónis advénit, vox túrturis audíta est in terra nostra. ℣. Surge, amíca mea, speciósa mea, et veni : colúmba mea in foramínibus petræ, in cavérna macériæ.

    Les fleurs s’épanouirent dans notre champ ; c’est le temps de tailler, parce que l’on entend déjà roucouler les tourterelles. ℣. Lève-toi, ô ma bien-aimée, ma belle, et viens, ma colombe, entre les fentes des roches, entre les pierres des cavernes.

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  • Sainte Scholastique

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    Fresque de Subiaco, XVe siècle. Sainte Scholastique paraît penser : Je l’ai bien eu, mon frère, le voilà obligé de violer sa propre règle…

    En réalité je ne crois pas que sainte Scholastique ait arboré un sourire aussi chafouin… mais je n’y étais pas…

    (Ceux qui ne connaîtraient pas cet épisode trouveront ci-après le texte de saint Grégoire.)

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  • Saint Cyrille d'Alexandrie

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    Icône d'Emmanuel Tzanes, 1654, Musée de la Mère de Dieu Antivouniotissa de Corfou.

    Certains ont l’audace téméraire de calomnier aussi le Saint-Esprit, comme ils calomnient l’unique engendré. Ils le disent devenu et créé, et le tirent complètement en dehors de la consubstantialité avec Dieu le Père. Eh bien opposons à leur logorrhée la parole de la foi droite, engendrons pour nous même et pour nos lecteurs des occasions d’être utiles ! Dites-moi donc : si l’Esprit qui est propre à Dieu – et par là-même existe en lui substantiellement – n’est ni Dieu par nature, ni issu de lui, s’il est autre chose que lui et n’est pas éloigné de la connaturalité avec les choses faites, comment nous, engendrés par son intermédiaire, pouvons-nous être dits « engendrés de Dieu » ? De deux choses l’une : ou bien nous dirons que l’évangéliste ment du tout au tout, ou bien s’il dit vrai, s’il en est ainsi et pas autrement, l’Esprit sera Dieu et issu de Dieu par nature, et en étant jugés dignes de participer de lui par la foi au Christ, nous sommes rendus participants de la nature divine et sommes dits engendrés de Dieu, et pour cela appelés dieux ; nous nous envolons vers une gloire qui nous dépasse, pas seulement par grâce, mais parce que nous avons désormais Dieu qui habite et réside en nous, selon la parole qui se trouve chez le prophète : « Parce que j’habiterai en eux et je m’y promènerai. » En effet, qu’ils nous disent, ceux qui sont remplis d’une si grande sottise, comment nous sommes selon Paul des temples de Dieu en ayant l’Esprit qui habite en nous, si celui-ci n’est pas Dieu par nature ! S’il est une créature devenue, pour quelle raison Dieu veut-il nous détruire au prétexte que nous détruisons le temple de Dieu en souillant notre corps ? En ce corps habite l’Esprit, qui possède toutes les propriétés naturelles de Dieu le Père, et pareillement celles de l’unique engendré. Car comment seront-elles vraies, ces paroles du Sauveur : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et ferons notre demeure chez lui », et en lui nous séjournerons ? C’est bien l’Esprit qui habite en nous, et c’est par lui que, selon notre foi, nous possédons à la fois le Père et le Fils, comme Jean lui-même l’a encore dit quelque part dans ses épîtres : « En ceci nous connaissons que nous restons en lui et lui en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit. »

    Commentaire sur saint Jean, I, 9. Traduction Bernard Meunier, Sources chrétiennes.

  • LGBT US über alles

    On a vu ici ou là que dans son premier discours de politique étrangère, Jo Bidon a notamment indiqué qu’il accueillerait officiellement 125.000 « réfugiés » par an, soit huit fois plus que Trump.

    On a moins remarqué le côté LBGBT du discours. Il a dit aussi qu’il voulait particulièrement « protéger les demandeurs d'asile LGBTQ ». Et qu’il allait relancer l’initiative de Barack Obama pour « promouvoir les droits humains des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transgenres, queer et intersexes à travers le monde ». Il a donc demandé aux agences américaines présentes à l'étranger de produire dans les 180 jours un plan d'action pour en faire un axe fort de leurs interventions.

    Le même jour il a signé un memorandum dans ce sens. Et il va nommer un émissaire spécial pour renforcer encore l’attention sur ces questions...

  • Une des premières révélations

    Ce qui suit n’est pas un fantasme complotiste. C’est une information donnée par Die Welt, l’un des trois plus grands quotidiens allemands (plus proche du Figaro que du Monde malgré son titre).

    Die Welt a donc fait état hier dans son édition du dimanche (Welt am Sonntag) d’une fort intéressante correspondance électronique entre l’Institut Koch et le ministère allemand de l’Intérieur, en mars 2020, donc lors de la « première vague » de la « pandémie ».

    Dans le cadre d’un litige qui a duré des mois, un groupe d’avocats a eu connaissance de cet échange de courriels. On y voit que le gouvernement allemand demandait à l’Institut Robert Koch (mais aussi à d’autres institutions) de créer des modèles permettant de justifier les mesures de restriction les plus sévères pour « lutter contre le virus ».

    On y voit par exemple le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Markus Weber, demander aux chercheurs de développer un modèle sur la base duquel il pourra prendre « des mesures de nature préventive et répressive ». Sic. L’Institut Koch a immédiatement fourni au gouvernement un scénario selon lequel plus d’un million de personnes mourraient du coronavirus si l’on ne prenait pas des mesures drastiques.

    Le gouvernement distilla le scénario dans les médias et quatre jours plus tard étaient prises les mesures de confinement.

    Suite au prochain numéro…