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  • Saint Joseph

    Te, Joseph, celebrent agmina cælitum,
    Te cuncti resonent Christiadum chori,
    Qui, clarus meritis, junctus es inclitæ,
    Casto fœdere Virgini.

    Almo cum tumidam germine coniugem
    Admirans, dubio tangeris anxius,
    Afflatu superi Flaminis angelus
    Conceptum puerum docet.

    Tu natum Dominum stringis, ad exteras
    Ægypti profugum tu sequeris plagas;
    Amissum Solymis quæris et invenis,
    Miscens gaudia fletibus.

    Post mortem reliquos sors pia consecrat
    Palmamque emeritos gloria suscipit;
    Tu vivens, superis par, frueris Deo,
    Mira sorte beatior.

    Nobis, summa Trias, parce precantibus;
    Da Joseph meritis sidera scandere,
    Ut tandem liceat nos tibi perpetim
    Gratum promere canticum. Amen.

    Que les chœurs célestes chantent ta gloire, ô Joseph ! Que l'assemblée des chrétiens fasse résonner tes louanges ; tout rayonnant de mérites, une chaste alliance t'unit à l'auguste Vierge.

    Ton Epouse porte les traces d'une prochaine maternité; l'étonnement et l'inquiétude ont saisi ton âme incertaine ; un Ange vient t'apprendre que le fruit qu’elle porte est l'œuvre de l’Esprit divin.

    Le Seigneur est né; tu l'enlèves,  et tu l'accompagnes dans sa fuite jusqu'aux lointaines plages de l'Egypte; dans Jérusalem, tu le perds et le retrouves: ainsi tes joies sont mêlées d'alarmes.

    Une mort sainte fixe le sort des autres hommes, et la palme glorieuse vient couronner leurs mérites: plus heureux, tu vis encore, et tu jouis d'un Dieu, égal dans ton bonheur aux bienheureux.

    Trinité souveraine, exaucez nos prières, donnez-nous le pardon ; que les mérites de Joseph nous aident à monter dans les cieux, et qu'il nous soit donné de chanter à jamais le cantique de la félicité. Amen.

    (Hymne des vêpres. Traduction dom Guéranger. Les trois hymnes de la fête de saint Joseph sont du XVIe siècle. Celle des matines est ici.)

     

  • Condamner ceux qui tuent des civils

    Le secrétaire général de l’ONU a répété une fois de plus, à propos de la Libye, que ceux qui tuent des civils non armés violent les droits de l’homme et seront traduits en justice. La CPI dit la même chose.

    Cela fait dix ans que les Américains tuent des civils non armés en Afghanistan (ou au Pakistan) : chaque semaine il y a des dépêches d’agences qui le relatent. Sans parler de ce qu’ils ont fait en Irak, en moins de temps mais sur une plus grande échelle.

    Il y en a qui ont donc le droit de tuer des civils non armés : quand c’est au nom des droits de l’homme et de la démocratie.

  • Crucifix : l’Italie a gagné !

    La grande chambre a infirmé l’arrêt précédent :

    « Dans l’affaire Lautsi et autres c. Italie, qui concernait la présence de crucifix dans les salles de classe des écoles publiques en Italie, la Cour a conclu à la non-violation de la Convention. Elle a estimé en particulier que la question de la présence de symboles religieux dans les salles de classes relève en principe de la marge d’appréciation de l’Etat – d’autant plus en l’absence de consensus européen sur cette question – dans la mesure toutefois où les choix dans ce domaine ne conduisent pas à une forme d’endoctrinement. »

  • Du bon usage de la charia

    Depuis 2009, la ville d’Oslo propose des cours de charia pour les chômeurs musulmans qui ont du mal à trouver un emploi en raison de l’incompatibilité de certaines professions avec leur religion.

    Ainsi certains musulmans pensent par exemple qu’ils n’ont pas le droit de travailler dans des magasins qui vendent du porc ou de l’alcool. Mais, enseigne la mairie, selon la “rukhsa” (dispenses), les musulmans sont autorisés à faire, dans les pays non musulmans, des choses qu’ils ne sont pas autorisés à faire dans les pays musulmans, comme vendre de la viande de porc.

    Au cours de la journée spéciale organisée par la municipalité, les participants sont invités à réfléchir d’où provient l’argent des aides sociales. Les aides sociales ne seraient pas possible sans les taxes, et les recettes fiscales proviennent de tous les secteurs de la société norvégienne - y compris le commerce du vin et des discothèques - et en utilisant leur raisonnement les musulmans ne devraient pas accepter d’aides sociales s’ils ne peuvent pas travailler dans des endroits où il y a des produits haram.

    Voilà une bonne idée à développer pour nos musulmans qui refusent tout contact avec des produits haram : refusez aussi les aides sociales !

  • L’ONU autorise la France et le Royaume-Uni à frapper Kadhafi

    Tel est le titre de l’article de EUobserver, qui commence ainsi : « Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné à la France et au Royaume-Uni un large mandat pour des frappes militaires contre le colonel Kadhafi, malgré les avertissements allemands de “grands risques” et d’un “conflit de longue durée”. »

    Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le Haut Représentant Catherine Ashton, qui avaient été muets jusque-là, ont approuvé la résolution au nom de l’Union. Une Union passablement divisée puisque l’Allemagne est contre, que l’Italie et la Suède sont pour le moins réticentes, que la Pologne n’a rien contre mais ne fera rien, etc.

    Quant aux Etats-Unis ils ont voté la résolution mais restent d’une absolue discrétion : le Pentagone ne veut pas aller faire la guerre en Libye.

    Cette résolution est d’abord une grande victoire de Nicolas Sarkozy, qui voulait à tout prix cette résolution. Et ce matin François Baroin tout feu tout flamme annonçait que la France allait immédiatement participer aux opérations. Alors que François Fillon, hier soir, disait que si la résolution était adoptée la France prendrait contact avec la Ligue arabe « pour organiser une rencontre entre l'Union européenne et la Ligue arabe, parce que nous pensons que ce sont les pays de la région qui ont vocation à intervenir ».

    Quoi qu’il en soit, à Benghazi, Sarkozy est acclamé. Il était le seul chef d’Etat à avoir reconnu le pouvoir rebelle local comme le représentant du peuple libyen, le voilà qui fait adopter une résolution pour le sauver à l’approche de l’armée libyenne. En bref la France, et désormais l’ONU, prennent position pour une alliance tribale de Cyrénaïque contre une alliance tribale de Tripolitaine. Au nom de la démocratie et des droits de l’homme. C’est de plus en plus délirant.

  • Un ministre des Finances chrétien au Pendjab

    Kamran Michael était ministre des Droits de l’homme, du Développement des femmes, et des Affaires des Minorités au gouvernement du Pendjab (la plus grande province du Pakistan). Il vient d’être nommé, en outre, ministre des Finances.

    Kamran Michael est un chrétien (il ne semble pas qu’il soit catholique). Il s’est occupé de la restauration de plus de 100 églises dans l’ensemble du Pendjab, et a notamment reconstruit l’église et les maisons chrétiennes détruites à Sangla Hill en 2005 lors d’une émeute musulmane.

    Il est membre de la Ligue musulmane du Pakistan Nawaz, et selon des sources de l’agence Fides, il « représente un peu ce que Shahbaz Bhatti, dont il était ami et collaborateur, était au sein du Parti populaire du Pakistan ». (La Ligue musulmane de Nawaz Sharif et au pouvoir au Pendjab, comme le PPP est au pouvoir au niveau fédéral. Les deux partis ont été successivement rivaux et alliés.)

  • Bartholomée Ier: « Suivez le pape ! » (sic)

    C'est ce qu'a recommandé le patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomée Ier, en recevant un groupe d'étudiants de l'Institut pontifical romain Saint-Apollinaire, a rapporté L'Osservatore Romano. Durant cette visite, le patriarche a parlé du pape avec « beaucoup d'estime et d'affection ». Pour Bartholomée Ier, Benoît XVI « est un grand théologien qui fait du bien à toutes les Eglises ». « Suivez-le avec affection et sympathie », a-t-il insisté.

    (Zenit)

  • Metanoia

    Extrait de la superbe lectio divina de Benoît XVI devant les prêtres de Rome, la 10 mars :

    Arrêtons-nous un instant sur le mot «conversion», qui est le mot central ou l’un des mots centraux du Nouveau Testament. Il est intéressant — pour connaître les dimensions de ce mot — d’être attentifs ici aux divers termes bibliques: en hébreu «šub» signifie «changer de route», prendre une nouvelle direction dans la vie: en grec, metanoia, «changement de pensée», en latin «poenitentia», «mon action pour me laisser transformer»; en français: «conversion», qui coïncide plutôt avec le terme hébreu de «nouvelle direction dans la vie». Peut-être pouvons-nous percevoir de façon particulière la raison du mot du Nouveau Testament, le terme grec «metanoia», «changement de pensée». Dans un premier temps, la pensée apparaît typiquement grecque, mais en allant en profondeur, nous voyons qu’elle exprime réellement l’essentiel de ce que les autres langues disent également: changement de pensée, c’est-à-dire changement réel de notre vision de la réalité. Etant donné que nous sommes nés dans le péché originel, pour nous, la «réalité» sont les choses que nous pouvons toucher, ce sont l’argent, ma position, les choses de chaque jour que nous voyons au journal télévisé: c’est cela la réalité. Et les choses spirituelles apparaissent un peu cachées «derrière» la réalité, «Metanoia», changement de pensée, signifie renverser cette impression. Ce ne sont pas les choses matérielles, l’argent, le patrimoine, ou ce que je peux avoir qui est essentiel, qui est la réalité. La réalité des réalités est Dieu. Cette réalité invisible, apparemment éloignée de nous, est la réalité. Apprendre cela, et ainsi renverser notre pensée, juger véritablement que le réel qui doit orienter toute chose, c’est Dieu, ce sont les paroles, la parole de Dieu. Tel est le critère, Dieu, le critère de tout ce que je fais. Il s’agit réellement d’une conversion, si mon concept de réalité est changé, si ma pensée est changée. Et cela doit ensuite imprégner chaque aspect de ma vie: pour juger chaque chose, prendre comme critère ce que Dieu dit sur cela. Telle est la chose essentielle: non pas ce que je réussis à obtenir à présent pour moi aujourd’hui, non pas le bénéfice ou l’inconvénient que j’en tirerai, mais la véritable réalité, nous orienter vers cette réalité. Au cours du Carême, qui est un chemin de conversion, nous devons véritablement — me semble-t-il — accomplir chaque année à nouveau cette inversion du concept de réalité, c’est-à-dire que Dieu est la réalité, le Christ est la réalité et le critère de mon action et de ma pensée: accomplir cette nouvelle orientation de notre vie. Et ainsi, le terme latin «poenitentia» lui aussi, qui apparaît un peu trop extérieur et sans doute activiste, devient réel: exercer cela signifie exercer la domination de moi-même, me laisser transformer, ainsi que toute ma vie, par la Parole de Dieu, par la pensée nouvelle qui vient du Seigneur et qui me montre la véritable réalité. Ainsi, il ne s’agit pas seulement de pensée, d’esprit, mais il s’agit de la totalité de mon être, de ma vision de la réalité. Ce changement de la pensée, qui est conversion, touche mon cœur et unit esprit et cœur, et met fin à cette séparation entre esprit et cœur, et intègre ma personnalité dans le cœur qui est ouvert par Dieu et qui s’ouvre à Dieu. Et ainsi je trouve la voie, la pensée devient foi, c’est-à-dire placer ma confiance dans le Seigneur, m’en remettre au Seigneur, vivre avec Lui et entreprendre son chemin en se plaçant véritablement à la suite du Christ.

  • Vendredi des quatre temps de Carême

    Toi qui par tes souffrances as délivré l’homme des mauvaises passions, fais, Seigneur, que ta divine croix éloigne les penchants de ma chair, et que je contemple ta sainte Résurrection.

    Source de pureté, Seigneur miséricordieux, conserve-nous par le mérite de ce jeûne ; vois-nous prosternés à tes pieds, vois nos mains élevées vers toi qui as étendu les tiennes sur le bois pour tous les mortels, unique Seigneur des Anges.

    Les illusions de l’ennemi m’ont jeté dans les ténèbres ; éclaire-moi, ô mon Christ ! Toi qui, suspendu à la croix, as obscurci la lumière du soleil et fait luire sur tes fidèles la lumière du pardon. Que je marche à la lueur de tes préceptes, et que j’arrive purifié aux splendeurs salutaires de ta Résurrection.

    O Sauveur ! ô Christ ! Semblable à une vigne attachée au bois, tu as arrosé toute la terre du vin de l’immortalité. Je m’écrie : Déjà tu m’as versé, à moi aveuglé par mes péchés, le suc de la douce componction ; maintenant donne-moi la force de jeûner des plaisirs coupables, toi qui es bon et miséricordieux.

    O puissance de ta croix ! c’est elle qui a fait fleurir dans l’Église le germe de l’abstinence, en arrachant l’ancienne intempérance qui, dans Éden, fit tomber Adam ; celle-ci a été une source de mort pour les hommes ; celle-là est pour le monde un fleuve d’immortalité toujours pur, qui coule comme d’un autre paradis dans ton sang vivifiant uni avec l’eau ; c’est de là que tout a repris la vie ; par ce fleuve , fais-nous goûter des délices dans le jeûne, ô Dieu d’Israël ! Toi dont la miséricorde est si grande.

    Prière du vendredi de la première semaine de Carême, liturgie byzantine, citée par Dom Guéranger.