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  • La France ?

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    Cette photo représente Wahiba Ribéry, la femme de Franck "Bilal" Ribery, joueur vedette de l'équipe de France, arrivant en Afrique du Sud. Elle a choisi le t-shirt des supporters... de l'équipe d'Algérie.

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    D'autre part, les policiers d'Alès ont protesté contre le fait qu'on les envoie en Afrique du Sud, pour maintenir l'ordre lors d'un match entre la Slovénie et... l'Algérie. (Administrativement, Alès est toujours en France.)

  • Benoît XVI: la dignité de la personne humaine "seul capital" à sauver

    En attendant d'avoir le texte complet, on peut déguster cette dépêche de l'AFP.

    Le pape Benoît XVI a déclaré samedi, dans le contexte de la crise économique mondiale, que "le seul capital qu'il convient de sauver" est la dignité de la personne humaine.

    "L'économie et la finance n'existent pas pour elles-mêmes, elles ne sont qu'un outil, un moyen", a dit le pape en recevant au Vatican les participants à une réunion de la Banque de développement du Conseil de l'Europe. "Leur fin est uniquement la personne humaine et sa réalisation plénière dans la dignité. C'est là le seul capital qu'il convient de sauver".

    Alors que "le monde et l'Europe traversent un moment particulièrement grave de crise économique et financière", Benoît XVI affirme que cela "ne doit pas conduire à des limitations qui ne se basent que sur une analyse strictement financière".

    Il souligne aussi que "le christianisme a permis à l'Europe de comprendre ce qu'est la liberté, la responsabilité et l'éthique".

    "Marginaliser le christianisme - également par l'exclusion des symboles qui le manifestent - contribuerait à amputer notre continent de la source fondamentale qui le nourrit inlassablement et qui contribue à sa vraie identité", a-t-il plaidé alors que le recours de l'Italie, condamnée en novembre par la Cour européenne des droits de l'homme pour la présence de crucifix dans ses salles de classes doit être examiné le 30 juin à Strasbourg.

     

    Addendum. On trouvera ici le texte intégral. Mais le compte rendu de l'AFP dit l'essentiel. On soulignera que le pape fait allusion aux crucifix devant une institution du Conseil de l'Europe, dont une autre institution a condamné l'Italie pour les crucifix dans les salles de classe. C'était donc ciblé.

  • Le mariage entre "homme et homme, femme et femme"

    Le Parlement islandais a adopté hier, à l'unanimité, une loi qui étend le champ d'application du mariage aux unions entre "homme et homme, femme et femme".

    La loi précise que "les pasteurs seront toujours libres de diriger des cérémonies de mariage (homosexuel) mais n'y seront jamais obligés".

    L'Islande est à ce jour le seul pays au monde dont le gouvernement soit dirigé par un(e) homosexuel(le) déclaré(e), Johanna Sigurdadottir.

    "Les attitudes sont assez pragmatiques en Islande", commente Gunnar Helgi Kristinsson, spécialiste des sciences politiques à l'université d'Islande. Le pragmatisme, c'est donc le rejet de la loi naturelle.

  • La vraie théologie

    Un autre aspect de la veillée de Benoît XVI avec les prêtres.

    Répondant à un prêtre africain, Benoît XVI a souligné qu'il arrive qu'on oppose la théologie et la spiritualité, voire la foi de l'Eglise. Le pape a répondu en remerciant les théologiens qui « vivent de la parole de Dieu et se nourrissent de la foi de Eglise ».

    Il a invité les théologiens à « ne pas avoir peur du fantôme d'un aspect scientifique », confiant qu'il faisait de la théologie depuis 1946 et avait vu passer « trois générations » de théologiens. Or, ceux qui semblaient les plus « scientifiques » autrefois apparaissent aujourd'hui « vieillis », parfois même « quasi ridicules ». Il faut, a ajouté le pape « avoir le courage de renoncer à l'apparence de la science » mais penser que « la grande foi de l'Eglise présente en tous temps nous ouvre l'accès à la vérité ».

    Le pape a mis en garde contre la conception positiviste de la raison qui « n'est pas la vraie raison, mais une raison faible, réduite aux seules choses expérimentées, insuffisante ». Il a au contraire encouragé à « oser avoir la raison grande ouverte à la grandeur de Dieu », à « aller au-delà du positivisme », pour choisir la « grande et ample raison », ne pas « se soumettre à toutes les hypothèses du moment ». Pour le pape, ce sont « les saints » qui doivent « orienter » les théologiens.

    Surtout le pape invite une nouvelle fois à faire confiance à l'Ecriture Sainte : « Pensez que l'Ecriture sainte est vivante dans la communauté vivante et garantit la présence de la Parole de Dieu ». Il a aussi invité à la confiance dans « le magistère des évêques en communion avec le pape », à la « confiance dans l'Eglise ».

    Le pape a souligné qu'une bonne formation théologique est nécessaire par exemple pour faire face au danger des sectes, et qu'il faut aussi « connaître les courants de notre temps », pour pouvoir « rendre raison de notre foi ».

    Il n'en a pas moins encouragé les prêtres à « être critiques », avec le critère de la foi. Une théologie critique est nécessaire, a-t-il expliqué, « contre les tendances de la mode ». Au contraire, on a besoin d'une théologie « ouverte aux vraies nouveautés de la Parole de Dieu révélée en tous temps y compris en notre temps ».


  • Saint Jean de Saint-Facond

    Deus, auctor pacis et amator caritatis, qui beatum Joannem confessorem tuum mirifica dissidentes componendi gratia decorasti: ejus meritis et intercessione concede; ut, in tua caritate firmati, nullis a te tentationibus separemur. Per Dominum nostrum Jesum Christum...

    Dieu, auteur de la paix et ami de la charité, vous avez doté saint Jean, votre confesseur, d'un don admirable pour réconcilier les ennemis: par ses mérites et son intercession, faites qu'affermis dans votre amour, nous ne soyons séparés de vous par aucune tentation.

    (Collecte de la messe. Sur saint Jean de Saint-Facond, voir ici et .)

  • William Hague dément Van Rompuy

    William Hague, le nouveau ministre britannique (très eurosceptique) des Affaires étrangères, et Nick Clegg, vice-Premier ministre et chef du parti libéral (théoriquement européiste), étaient hier en visite à Berlin. William Hague a ouvertement démenti Herman Van Rompuy qui avait annoncé que tous les pays de l'UE s'étaient mis d'accord pour que les budgets nationaux soient soumis à Bruxelles avant d'être votés par les parlements. Il a déclaré : « Notre budget sera d'abord présenté à notre Parlement national. » Et Nick Clegg a ajouté : « Nous sommes complètement d'accord sur ce sujet. »

    William Hague confirme ainsi ce qu'avait déclaré son secrétaire d'Etat au Trésor, Mark Hoban, au lendemain de la réunion de Bruxelles : « Le budget sera présenté d'abord au Parlement »...

  • Petite leçon de choses

    Il y a eu récemment trois élections législatives dans l'Union européenne : au Royaume-Uni, en République tchèque, aux Pays-Bas. Dans ces trois pays, le parti arrivé en tête est un parti libéral conservateur plus ou moins eurosceptique, et qui a fait sa campagne sur la nécessaire rigueur pour faire face à la crise monétaire. Dans ces trois pays, les partis de gauche qui promettaient le maintien des « acquis » et des lendemains qui chantent ont été sévèrement battus.

  • Christine Boutin et les salauds de pauvres

    Christine Boutin hier soir sur France 2 : "J'ai entendu les Français qui ont de petits salaires, et j'ai donc décidé de mener cette mission de façon gracieuse en renonçant à mes 9.500 euros".

    On avait parlé de la voiture avec chauffeur et des bureaux mis en outre à la disposition de Christine Boutin. Mais il y a aussi ce qui est versé aux collaborateurs de Christine Boutin. Dans La Charente libre, le « rapporteur » de la « mission » révèle qu'il touche 4.740 € par mois, et qu'il est le moins bien payé (parce qu'il est fonctionnaire). Deux autres touchent 6.000 €, et le quatrième 5.000 €.

    « Je suis en train de créer une jurisprudence avec cette décision. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont dans cette situation et qui vont aujourd'hui ou demain être confrontés au même problème », a également déclaré Christine Boutin.

    Mais, selon les enquêtes du Monde.fr et de Rue89, la plupart des « missions » sarkoziennes ne donnent lieu à aucune rémunération (mais à des aides logistiques : bureaux, collaborateurs). Il en fut ainsi notamment pour les plus célèbres « missionnés » : Alain Juppé, Jack Lang, Jacques Attali, Yves Jégo, Alain Bauer, Pierre Botton, Jean-Marie Colombani, Michel Wieviorka...

  • Le bâton de l'amour

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI pour la clôture de l'année sacerdotale.

    « Ton bâton me guide et me rassure » : le pasteur a besoin du bâton contre les bêtes sauvages qui veulent faire irruption dans le troupeau ; contre les brigands qui cherchent leur butin. À côté du bâton, il y a la houlette qui offre un appui et une aide pour traverser les passages difficiles. Les deux réalités appartiennent aussi au ministère de l'Église, au ministère du prêtre. L'Église aussi doit utiliser le bâton du pasteur, le bâton avec lequel elle protège la foi contre les falsificateurs, contre les orientations qui sont, en réalité, des désorientations. L'usage même du bâton peut être un service d'amour. Nous voyons aujourd'hui qu'il ne s'agit pas d'amour, quand on tolère des comportements indignes de la vie sacerdotale. De même il ne s'agit pas non plus d'amour quand on laisse proliférer l'hérésie, la déformation et la décomposition de la foi, comme si nous inventions la foi de façon autonome. Comme si elle n'était plus le don de Dieu, la perle précieuse que nous ne nous laissons pas dérober. Toutefois, en même temps, le bâton doit toujours redevenir la houlette du pasteur - la houlette qui aide les hommes à pouvoir marcher sur les sentiers difficiles et à suivre le Seigneur.

  • L'ennemi du sacerdoce ne peut pas gagner

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI, ce matin, pour la clôture de l'année sacerdotale. La plus grande partie est un superbe commentaire du psaume 22. Mgr Joseph Murphy a récemment publié un « essai sur la théologie de Joseph Ratzinger », intitulé « Invitation à la joie ». On notera que le pape parle sept fois de la joie dans cette homélie.

    On pouvait s'attendre à ce que cette nouvelle mise en lumière du sacerdoce déplaise à « l'ennemi » ; il aurait préféré le voir disparaître, pour qu'en fin de compte Dieu soit repoussé hors du monde. Et il est ainsi arrivé que, proprement au cours de cette année de joie pour le sacrement du sacerdoce, sont venus à la lumière les péchés des prêtres - en particulier l'abus à l'égard des petits, où le sacerdoce chargé de témoigner de la prévenance de Dieu à l'égard de l'homme se trouve retourné en son contraire. Nous aussi nous demandons avec insistance pardon à Dieu et aux personnes impliquées, alors que nous entendons promettre de faire tout ce qui est possible pour que de tels abus ne puissent jamais plus survenir ; promettre que dans l'admission au ministère sacerdotal et dans la formation délivrée au cours du parcours qui y prépare, nous ferons tout ce qui est possible pour examiner attentivement l'authenticité de la vocation et que nous voulons mieux encore accompagner les prêtres sur leur chemin, afin que le Seigneur les protège et les garde dans les situations difficiles et face aux dangers de la vie. Si l'Année sacerdotale avait dû être une glorification de notre prestation humaine personnelle, elle aurait été détruite par ces événements. Mais il s'agissait pour nous exactement du contraire : devenir reconnaissant pour le don de Dieu, un don qui se cache « dans des vases d'argile » et qui toujours de nouveau, à travers toute la faiblesse humaine, rend concret son amour en ce monde. Nous considérons ainsi que ce qui est arrivé est un devoir de purification, un devoir qui nous porte vers l'avenir et qui, d'autant plus, nous fait reconnaître et aimer le grand don de Dieu. De cette façon, le don devient l'engagement de répondre au courage et à l'humilité de Dieu par notre courage et notre humilité. La parole du Christ, que nous avons chanté comme chant d'entrée dans la liturgie, peut nous suggérer en cette heure ce que signifie devenir et être prêtres : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29).