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  • Kurdes...

    Le « Premier ministre irakien » Nouri al-Maliki s’est engagé, lors de la visite du ministre turc des Affaires étrangères à Bagdad, à « fermer les bureaux du PKK » en Irak. Décision saluée comme il se doit par Ankara, et surtout par Washington, qui l’avait évidemment « suggérée », pour faire baisser la tension entre la Turquie et l’Irak.

    Réponse du gouvernement du Kurdistan irakien : « Il n’y a pas de bureaux du PKK dans la région kurde. Nous ne savons pas ce que le Premier ministre veut dire par fermer les bureaux du PKK. De quel type de bureau s’agit-il ? Où sont-ils situés ? Si le Premier ministre Maliki sait où ces bureaux se trouvent, qu’il les ferme lui-même... »

  • L’Ubuparlement européen

    En voilà une idée qu’elle est bonne... Le Parlement européen a adopté un rapport du député italien Marco Cappato qui propose de convertir une partie de la culture illicite d’opium en Afghanistan à la production d’analgésiques à prix abordable à destination des pays en voie de développement.

    Ne vous étonnez pas si vous entendez de drôles de bruits, ce sont les mollahs et les seigneurs de guerre qui rigolent plus fort que d’habitude.

    (Note à l’intention de ceux qui n’auraient pas tout suivi. L’Afghanistan produit 93% de l’héroïne mondiale, par sa culture du pavot, en hausse constante. Selon le FMI et la Banque mondiale, 40% du PIB du pays est lié au pavot. Cultivé de façon illicite, sur des terres inaccessibles au gouvernement fantoche afghan, à plus forte raison aux rigolos qui voudraient le convertir en analgésiques...)

  • Afghanistan : la France obéit aux Américains

    Le secrétaire américain à la Défense exigeait que les membres de l’OTAN s’engagent à envoyer des renforts en Afghanistan. Plusieurs Etats sont allés dans ce sens, lors de la réunion qui s’est tenue aux Pays-Bas. « Je ne dirais pas que je suis satisfait, mais cette journée a été bien plus positive que je ne l’attendais », a déclaré Robert Gates, tout en demandant bien davantage encore...

    La France fait figure de bon élève, ou de bon serviteur : elle s’est engagée à envoyer plusieurs dizaines d’instructeurs dans la province d’Oruzgan où les attaques de talibans sont fréquentes.

    « Tout engagement supplémentaire français sera le bienvenu », a déclaré Robert Gates, se disant « impressionné par les déclarations » d’Hervé Morin, autrement dit par son alignement sur la position américaine.

    Rappelons que le secrétaire général de l’OTAN (qui présidait la réunion, mais si...) s’appelle Jaap de Hoop Scheffer. Et qu’il n’est donc qu’une marionnette.

  • Un besoin urgent

    Dans le cadre de la rallonge budgétaire de 42,3 milliards de dollars que le gouvernement de George Bush demande au Congrès, le Pentagone réclame près de 88 millions de dollars, arguant d’un « besoin opérationnel urgent », pour achever le développement d’une bombe expérimentale anti-bunker et modifier les bombardiers furtifs B-2 afin qu’ils puissent les larguer.

    Ils se sont intéressés à cette bombe à peu près au moment où les Iraniens ont commencé à enterrer leur site d’enrichissement d’uranium de Natanz, fait savoir John Pike, directeur de GlobalSecurity.org.

  • Le financement du Nouveau Centre

    Le rapport présenté par Jean-Christophe Lagarde lors de l’examen avorté de la proposition de loi visant à donner un financement public au « Nouveau Centre » nous rappelle que 31 formations politiques de métropole bénéficient de ce financement. Dans les derniers de la liste, on trouve GIP-Démocratie active, ou Concordat citoyen. Le Nouveau Centre n’est pas capable de rassembler autant d’électeurs que ces formations parfaitement inconnues, mais devrait recevoir un financement public sous prétexte que l’UMP lui a donné 15 députés ? Mais c’est à l’UMP de payer, qui en avait promis 20, afin qu’il y ait un groupe et que la question ne se pose pas...

  • 61 traitres

    Marc Laffineur, vice-président de l’Assemblée nationale, a présenté hier la création du « groupe des Européens ». Ce groupe constitué de 61 députés UMP a « vocation à être le fer de lance de la politique européenne du président de la République » et à « expliquer  le nouveau traité »... Bernard Deflesselles, autre vice-président de l’Assemblée, souligne qu’il faut que la France soit le premier pays à ratifier le traité européen, par un Congrès à Versailles, avant le 9 février 2008, date de la suspension des travaux à l’Assemblée nationale pour la campagne des municipales.

    Le président de la commission des Affaires étrangères, Axel Poniatowski, fait également partie de ce groupe, qui est donc un lobby parlementaire officiel chargé de faire en sorte que le traité soit ratifié le plus vite possible selon le vœu du président de la République.

  • National Hebdo N° 1214

    « Grèves, traité “simplifié“, immigration... Où est la rupture ? » demande le titre, non sans donner la réponse : en dessous, une photographie où l’on distingue Cécilia : « Elle est là », dit la flèche. Dans mon édito, je souligne qu’en dehors de cette rupture-là, qui en outre n’est pas le fait de Sarkozy, on assiste à une « continuité aggravée » dans tous les domaines.

    D’autre part, je rends compte de la sortie du nouveau livre de Roger Holeindre : Trahisons sur commande, dont le point de départ est l’affaire Guy Môquet.

    Alexandre Martin souligne que la grève du 18 octobre n’est que la première étape d’un conflit qui ne fait que commencer.

    Topoline évoque les affaires de bébés tués à la naissance par leurs mères. Elle relève qu’en 1994, sous pression des féministes, le Code pénal a supprimé le crime d’infanticide, le mettant dans la catégorie des « homicides volontaires sur mineur de moins de 15 ans ». Mais aujourd’hui les avocats des mères infanticides protestent contre cette incrimination, qui est punie de la prison à perpétuité : ces femmes ne doivent pas être assimilées à des criminels de droit commun, ce sont des victimes, ou des malades... « On supplie donc aujourd’hui le législateur de défaire ce qu’on l’a supplié de faire hier. Et pour les mêmes motifs. »

    Michel Limier fait le portrait de Laurence Parisot, et remarque : « Avec l’affaire de la caisse noire de l’UIMM, la présidente du Medef vient de se débarrasser de son principal opposant, Denis Gautier-Sauvagnac. Mais, dans le même temps, elle provoque une véritable crise interne. »

    Marie-Claire Roy s’intéresse aux revendications des Russes, des Norvégiens, des Danois, sur l’Arctique, ou plutôt sous l’Arctique : « La nouvelle guerre froide couve sous la glace » : une guerre économique dont l’enjeu est de faire du réchauffement de la planète une nouvelle manne.

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier parle de Vladimir Volkoff.

  • Le Pen porte-drapeau de la résistance française

    « Aujourd'hui 24 octobre 2007, je lance, Mesdames et Messieurs, la campagne des élections européennes de 2009 en me faisant le porte-drapeau et le porte-parole de la Résistance française face au totalitarisme larvé de l'Eurocratie et de ses séides. Je serai le héraut du NON à l'Europe confisquée par les eurocrates et les petits juges de Luxembourg. Je serai le défenseur de la France qui dit NON à la Turquie dans l'Europe, à la France qui dit NON à un super Etat européen avec les instruments de sa puissance, à la France qui dit NON à l'Europe mondialisée ouvrant nos frontières aux populations du tiers-monde, aux produits "made in China" et livrant nos entreprises aux prédateurs de tous horizons. »

    C’est au cours de la conférence de presse qu’il a tenue hier à Strasbourg que Jean-Marie Le Pen a fait cette déclaration.

    Rappelant la genèse du nouveau traité, il l’a qualifié de « faux grossier », puisqu’il ne s’agit que d’un maquillage de la défunte Constitution. Ce n’est pas parce qu’on supprime le mot de Constitution et le titre de ministre des Affaires étrangères, et qu’on procède à quelques changements cosmétiques, qu’il s’agit d’un nouveau texte. S’il n’y avait qu’une preuve à apporter, précise Jean-Marie Le Pen, ce serait celle-ci : dans la Constitution européenne, la codécision (où le pouvoir législatif appartient conjointement au conseil des ministres et au Parlement européen) était étendue à 51 nouveaux domaines. Dans le nouveau traité, le nombre de domaines mettant en œuvre la codécision est de... 51.

    Ce traité illisible a été mis en forme par des dizaines de juristes : « C’est une nouvelle fois un déni de démocratie où les experts prenant le relais des politiques ont exclu les peuples européens, trop lucides et trop sensés pour accepter un tel jargon bureaucratique qui recèle inévitablement des pièges mortifères. »

    Et comme ils craignent le bon sens des peuples et leurs réactions, il faut aller très vite pour ratifier ce texte. Le faire ratifier à marche forcée par les Parlements. « Il est temps de passer à autre chose, nous avons perdu assez de temps », dit Barroso. Ce à quoi Jean-Marie Le Pen réplique : « Défendre la souveraineté, l'indépendance, l'identité des Nations européennes, est-ce perdre du temps ? N'est-ce pas le devoir premier de tout homme politique responsable, digne de ce nom et du mandat qui lui a été confié par les électeurs. Refuser le jugement des peuples européens, c'est s'attirer tôt ou tard le jugement de l'Histoire qui sera sans appel ! »

    « Il est de notre devoir impérieux d’exiger que la France ratifie le texte par référendum », souligne Jean-Marie Le Pen : « Il convient, sans esprit partisan, de lancer au niveau national une pétition pour faire changer d'avis le président de la République au nom de l'intérêt supérieur de la Nation française. » Ce qui vaut aussi pour les 26 autres Etats-membres.

    En conclusion, Jean-Marie Le Pen a demandé de ne pas céder au désespoir. D’une part, « grâce à la Pologne, le compromis de Ioannina de 1994 sera annexé dans un protocole additionnel et aura, de ce fait, valeur constitutionnelle. Ce sera le seul moyen de retarder un vote à la majorité qualifiée au Conseil s'il est demandé par un Etat membre. Cette disposition, a priori technique, pourra se révéler fort utile dans l'avenir. » D’autre part, « les analystes du traité commencent à s'apercevoir qu'il contient des aberrations juridiques et politiques ce qui nous fait dire que même le diable porte pierre. Par exemple, qui dirigera la politique extérieure de l'Union européenne ? Sera-ce le Haut représentant pour la PESC , le Président du Conseil européen ou même le Président de la Commission ? Beau combat en perspective entre les trois têtes de cette hydre. »

    Et Jean-Marie Le Pen de lancer un vibrant appel aux peuples d’Europe :

    « Même si les représentants de l'Europe des peuples et des Nations semblent avoir en apparence déposé les armes, avoir perdu l'espérance, c'est le moment de reprendre le flambeau et de lancer un appel solennel à ces peuples et Nations d'Europe : Non, vos Nations ne vont pas disparaître dans un Super Etat européen, non vos peuples ne vont pas être dissous dans une citoyenneté européenne utopique et criminelle. Oui, chers amis européens, l'Europe que vous défendez, que vous aimez, a encore de beaux jours devant elle à condition qu'on ne confie pas sa destinée à de mauvais bergers mais à des hommes et à des femmes respectueux de nos Nations, de leurs traditions et de leur identité. C'est mon combat, c'est aussi le vôtre. »

  • Omnia Christus est nobis

    Hier, le pape Benoît XVI a consacré la cathéchèse de son audience hebdomadaire à saint Ambroise, qu’il a conclue par cette belle citation :

    « Omnia Christus est nobis – le Christ est tout pour nous ! Si tu veux guérir une blessure, il est le médecin ; si la fièvre te brûle, il est la source ; si tu es opprimé par l'iniquité, il est la justice ; si tu as besoin d'aide, il est la force ; si tu crains la mort, il est la vie ; si tu désires le ciel, il est le chemin ; si tu es dans les ténèbres, il est la lumière... Goûtez et voyez comme le Seigneur est bon : bienheureux l'homme qui espère en lui ! »

  • Saints Chrysanthe et Darie

    C’est une bien belle histoire que celle de Chrysanthe et Darie.

    Chrysanthe était né à Alexandrie, en Egypte. Son père, sénateur, l’amena avec lui à Rome. Chrysanthe cherchait la vérité, et la trouva bientôt dans le christianisme, dont il devint un ardent propagandiste. Son père essayait par tous les moyens de le faire revenir au paganisme. En désespoir de cause, il fit venir des femmes pour séduire son fils. Mais ce fut une série d’échecs. Finalement il fit appel à Darie, qui était une des vierges affectées au culte de Minerve. Elle était intelligente et d’une grande beauté. Il ne s’agissait plus de coucher avec Chrysanthe, mais de l’amener à se marier. Darie tenta de convaincre Chrysanthe de renoncer à sa foi, mais au fil des discussions c’est elle qui se convertit. Tous deux décidèrent de se « marier », du moins aux yeux de la société. Tout le monde était content, mais les vierges époux, au lieu de fonder une bonne petite famille païenne, se mirent à prêcher l’évangile avec la plus grande ardeur. Et les conversions se multipliaient. Le préfet ordonna au tribun Claude de les arrêter et de les forcer à sacrifier aux dieux. Comme Claude n’y arrivait pas, il fit torturer Chrysanthe, mais chaque fois cela se terminait par un miracle. A la fin Claude se convertit, avec sa femme, sa famille et 70 soldats. Ils furent tous massacrés sur ordre de l’empereur.

    Pendant ce temps-là, Darie avait été emmenée dans un lupanar, et un jeune homme fut chargé de la violer. Mais un lion échappé d’une cage se jeta sur le jeune homme, qui se convertit, et fut exécuté.

    Après avoir tenté de nouveau de les torturer, on les condamna à être enterrés vifs (ce qui était un supplice très rare, réservé aux vestales qui avaient fauté).

    C’était vers 285.