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  • 18e dimanche après la Pentecôte

    L’évangile de ce dimanche est l’un des passages les plus impressionnants des livres saints, qui en comportent pourtant une multitude. Car c’est l’une des très rares fois où Jésus déclare publiquement, et en acte, sa divinité.

    En effet, il remet au paralytique ses péchés. Or seul Dieu peut remettre les péchés. C’est évidemment ce que disent ceux qui assistent à la scène, et les scribes en concluent : Il blasphème. Alors Jésus guérit le paralytique, montrant ainsi qu’il peut guérir invisiblement les âmes comme il peut guérir visiblement les corps, et que donc il ne blasphème pas : il est Dieu. Et il accomplit cela par sa Parole. Il est le Verbe.

    Ce passage est si impressionnant qu’on ne fait pas attention à la première phrase. Elle est pourtant importante. Chaque mot a été soigneusement choisi.
    « Montant dans un petit bateau, Jésus traversa et vint dans sa ville. »
    Comment ça, « sa » ville ? Comment celui qui dit par ailleurs que le fils de l’homme n’a pas une pierre pour poser sa tête, et qui est perpétuellement sur les routes, peut-il aller dans une ville qui serait la sienne ?

    Certes, si on lit très attentivement les évangiles sous ce rapport, on constate que Jésus avait, dirait-on aujourd’hui, un « point de chute » à Capharnaüm, dans la maison de saint Pierre. Mais cela ne fait pas pour autant de Capharnaüm « sa » ville. La seule ville qui pourrait être la « sienne », en raison de l’aspect symbolique, serait Jérusalem.

    Saint Matthieu ne dit pas « Capharnaüm », il dit « sa ville ». Cela renvoie à l’évangile de saint Jean : il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

    Jésus vient chez les siens, après avoir traversé la mer (transfretavit). Il traverse l’abîme qui sépare le monde de la Sainte Trinité de notre terre, qui est « sa » terre puisqu’il l’a créée, sur un frêle esquif qui est son corps, et il vient pour sauver les âmes et les corps.

    Cette première phrase de la péricope exprime l’Incarnation, et ce qui suit en est la conséquence logique. Dieu s’incarne dans notre monde pour nous guérir du péché et nous donner la vie éternelle. Le paralytique subitement guéri se leva. « Surrexit », dit la Vulgate.

    Mais la « traversée » du Christ ne sera achevée que lorsque les scribes (c’est pour cela qu’ils sont là) l’auront fait condamner à mort pour blasphème, lorsqu’il aura traversé la mort (que symbolise la mer). Ainsi tout l’évangile est-il résumé dans ce bref passage.

  • Les faux chiffres de la délinquance

    Deux chercheurs contestent vigoureusement la manière dont le ministère de l'Intérieur traite les chiffres et statistiques de la délinquance, dans un livre à paraître jeudi. En soi ce n’est pas nouveau, et certaines techniques sont bien connues : refus d'enregistrer une plainte, déqualification d'une infraction de délit en contravention (non prise en compte dans les statistiques), regroupement de plusieurs délits sous un seul procès-verbal et en un seul comptage statistique... mais c’est peut-être la première étude fouillée et spécifique sur la question.

    « Le système triche avec ces chiffres, c'est une manipulation », a affirmé à l'AFP Jean-Hugues Matelly, chercheur au Centre d'études sur la police à l'Institut d'études politiques (IEP) de Toulouse, co-auteur avec Christian Mouhanna, chercheur au CNRS, du livre "Police, des chiffres et des doutes" (Editions Michalon).

    Le livre est un véritable réquisitoire contre la façon dont le ministère de l'Intérieur comptabilise, traite et rend publics les chiffres de la délinquance. Il fourmille de tableaux et de témoignages de policiers et de gendarmes qui, sous couvert d'anonymat, illustrent la thèse des auteurs.

    Ceux-ci, dont l'un est par ailleurs gendarme en exercice, estiment que policiers et gendarmes travaillent « sous pression » et dénoncent les « faiblesses structurelles » et « l'instrumentalisation » des statistiques pour « montrer que la politique du gouvernement réussit ». « Les chiffres de l'Intérieur sont aberrants », souligne Jean-Hugues Matelly.

  • Ils ne connaissent pas le latin…

    Le motu proprio sur la messe m’a fait découvrir une réalité hallucinante, incroyable. Je me demandais pourquoi on faisait tant de cas de la « formation » nécessaire des prêtres pour célébrer la messe de saint Pie V. Je ne voyais pas en quoi il y avait besoin d’une « formation » apparemment longue et complexe. Or c’est, paraît-il (je n’arrive pas à le croire), parce que les prêtres ne connaissent pas le latin.

    On m’avait déjà dit quelque chose comme cela. Je pensais que c’était une exagération, que cela voulait dire : « Il y a aujourd’hui des prêtres qui ne connaissent pas le latin. » Ce qui ne me surprenait pas, évidemment. Dans toute société il y a des infirmes et des déviants. Il y a toujours eu des prêtres indignes, il est logique qu’il y ait aujourd’hui des prêtres qui ne connaissent pas le latin.

    Mais ce que l’on me dit, et cela vient de personnes dignes de foi, c’est que LES prêtres, en France, ne connaissent pas le latin.

    C’est ahurissant. C’est autrement plus grave que le protocole de Londres. C’est comme si les Français ne connaissaient pas la langue française.

    Car enfin, le latin est la langue officielle de l’Eglise latine. Le texte officiel de la Sainte Ecriture est en latin. Le texte officiel de la messe est en latin. Le texte officiel de l’office divin est en latin, et le Concile Vatican II stipule que « les clercs doivent garder la langue latine » dans l’office divin. Et si le Concile a permis de donner « la place qui convient à la langue du pays dans les messes célébrées avec le concours de peuple », il souligne que « l’usage de la langue latine sera conservé dans les rites latins », que les fidèles, et non seulement les prêtres, doivent pouvoir dire ou chanter en latin certaines parties de la messe, et que le chant grégorien, qui est en latin, est « le chant propre de la liturgie romaine » et doit « occuper la première place »…

    A force de renier ce que le Concile a édicté (le concile dont ils prétendent se réclamer), ils en sont donc venus à ne plus connaître du tout le latin. Ils sont devenus étrangers à la langue de leur Eglise. Et ils ne peuvent donc pas non plus lire saint Augustin ou saint Thomas d’Aquin dans le texte. Ils sont prêtres, et ils n’ont pas la curiosité de savoir ce que disent dans la langue de leur Eglise les pères de leur Eglise. Sans parler des trésors de la poésie latine catholique, etc.

    Les prêtres melkites que je connais, qui sont arabophones (et qui parlent aussi le français, l’anglais…) connaissent parfaitement le grec ancien, et ont de solides notions de latin.

    Vraiment, je n’arrive pas à comprendre comment on peut être prêtre de l’Eglise latine et renier la tradition de cette Eglise au point de ne pas en connaître la langue.

    Mais puisqu’il en est ainsi, je suis bien obligé d’en prendre acte… et de prier pour qu’une telle incongruité, une telle impiété, prenne fin aussi tôt que possible.

  • Ils ont attendu deux ans

    Les derniers instants de Jean-Paul II furent son dernier enseignement, en acte, sur la culture de vie et la culture de mort. Il voulut montrer ce qu’était la juste position sur la « fin de vie ». Il avait refusé de retourner à l’hôpital où on aurait pu « prolonger » sa vie, et il a voulu mourir, face au monde entier, au Vatican, de façon naturelle.

    Sur le moment, je me suis dit que le pape allait encourir les critiques, d’une part des militants fanatiques de la vie qui sont en réalité favorables à l’acharnement thérapeutique même s’ils n’osent pas le dire, d’autre part des partisans de l’euthanasie qui montreraient que le pape a contredit tout ce qu’il enseignait aux autres en pratiquant finalement pour lui-même une forme d’euthanasie.

    L’émotion médiatique planétaire qui a suivi ne permettait pas de faire entendre la moindre critique.

    Ensuite, il aurait été contreproductif pour les partisans occultes de l’acharnement thérapeutique de critiquer le pape dont ils mettent en avant l’enseignement.

    Quant aux partisans de l’euthanasie, les voici enfin. Plus de deux ans après. Et pour que leur discours soit entendu, ils forcent le trait, ils inventent des diagnostics absurdes (il aurait pu vivre plusieurs années…) et des décisions aberrantes des médecins ou du pape lui-même (qui n’était plus alimenté, ce qui est évidemment faux).

    La polémique qu’ils lancent est abjecte, et il s’agit bien sûr d’une attaque contre l’Eglise et le christianisme.

    Néanmoins, si elle permet à certains de réfléchir en profondeur sur l’attitude concrète de Jean-Paul II face à l’acharnement thérapeutique, elle ne sera pas vaine.

  • Saint Michel

    Prière à saint Michel, de Léon XIII, recommandée aux fidèles par Jean-Paul II lors du Regina Caeli du 24 avril 1994 :

    Saint Michel Archange défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la perfidie et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui Son empire, nous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, refoulez en enfer, par la Vertu divine, Satan et les autres esprits malins qui errent dans le monde pour la perte des âmes. Amen.

    (Sur l’évolution de cette fête, voir ma note de l’an dernier.)

  • Strauss-Kahn au FMI

    Dominique Strauss-Kahn a été nommé, sans surprise, à la tête du FMI.

    Il est amusant de voir un ténor socialiste prendre la direction d’une institution du mondialisme libéral, dont les recommandations sont généralement à l’opposé de ce que prône le PS.

    Mais l’argent et le pouvoir n’ont pas d’odeur.

    A propos de pouvoir, c’est un joli coup de Sarkozy d’avoir proposé Strauss-Kahn, au moment où celui-ci apparaissait comme le principal candidat socialiste pour la prochaine élection présidentielle. Reste à savoir si le grand roublard de Sarcelles va vraiment rester au FMI jusqu’à la fin de son mandat...

  • Un racisme pernicieux en France...

    Dans le cadre de la préparation d’un rapport pour le Conseil des droits de l’homme, une émissaire de l’ONU, Gay McDougall, a passé dix jours en France. Elle conclut sa visite en disant qu’il y a un « racisme pernicieux » qui perdure en France, où des minorités sont « piégées dans des ghettos » sans espoir de promotion sociale. Elle explique que les jeunes d’origine immigrée « se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l’identité nationale française qui ne leur convient pas ».

    Tout est dit. Ils ne sont pas discriminés et rejetés par les Français de souche, mais par une conception de l’identité nationale dont ils ne veulent pas. Le « racisme », c’est l’identité nationale qui ne convient pas aux immigrés...

  • Des médias étrangement informés

    Communiqué de Marine Le Pen

    Marine Le Pen apprend que certains médias, dont France 3, seraient informés que mes agresseurs seraient sur le point de se livrer à la police.

    On ne peut que s’étonner et s’inquiéter des relations qui semblent exister entre certains médias et des caïds notoires.

    Il semblerait qu’une radio ait même indiqué qu’ils nieraient avoir été porteurs d’une arme et qu’ils seraient venus établir « leur vérité ».

    Le commissariat de police de Lens, chargé du dossier, n’a pourtant aucune connaissance ni d’une démarche ni d’une audition de cette nature.

    Marine Le Pen se demande si une manipulation n’est pas en préparation pour disculper une fois de plus des agresseurs multirécidivistes ; alors même que le Sous-préfet a confirmé sans contestation possible, au vu des multiples témoignages recueillis, que, je le cite « ce qui est certain, c’est que Marine Le Pen a été insultée et prise à partie par deux hommes qui l’ont injuriée […] d’après plusieurs témoignages, l’un des deux avait sorti une arme […] », témoignages également recueillis par les médias venus immédiatement sur place telle que la très sérieuse agence AFP.

    Ces événements sont-ils à rapprocher des rumeurs circulant à Hénin-Beaumont faisant état de ce qu’au moins un des deux délinquants bénéficierait de « protections » ?

  • L'antiracisme par la promotion des races ?

    Le club Averroès déplore que « la couleur ne fait partie de la grande famille de la télévision ». Réagissant par un communiqué à une photographie de VSD, représentant les 50 stars de la télé, le club considère que la « diversité » est encore « trop peu présente » dans ce groupe. Il se déclare « consterné » et « demande aux chaînes plus d’engagement et de volontarisme pour renvoyer à la communauté nationale une image plus conforme de sa diversité ».

    Le club Averroès, « Observatoire de la Diversité dans les médias » (dont le site internet n’est ni fait ni à faire) regroupe nous dit-on près de 300 professionnels des médias et du spectacle. Et ils ne sont pas capables d’imposer leur « diversité » ?

    La seule diversité qui doit avoir droit de cité est celle du talent, et non celle de la couleur de peau. Ou alors il faut avoir le courage de demander des quotas : des quotas raciaux...

    L’une des vedettes du club Averroès est Rama Yade, qui a été nommée directrice adjointe des programmes de la Chaîne parlementaire alors qu’elle venait d’avoir 29 ans, avant de devenir directrice de la communication de la même chaîne. Auparavant elle travaillait à la commission des Affaires sociales du Sénat. Aujourd’hui elle est ministre. L’cône du club Averroès ne donne pas vraiment l’image d’une victime de la discrimination par la couleur...

  • Kouchner en Turquie

    Le ministère des Affaires étrangères fait savoir que Bernard Kouchner se rendra en Turquie vendredi 6 octobre.

    C’est vraiment une obsession. Bernard Kouchner a longuement parlé avec son homologue turc pas plus tard que mardi dernier à New York.

    Il faut croire qu’il est urgent de mettre en place le « groupe de travail » qu’ils ont décidé de créer « afin d’envisager toutes les possibilités » dans le rapprochement de la Turquie et de l’Union européenne...

  • Turquie : la pétition du FN en ligne

    La pétition contre la Turquie en Europe, après le reniement de Nicolas Sarkozy, est en ligne sur le site du Front national.

  • La Pologne défend aussi ses pêcheurs contre l’UE

    La Commission européenne a menacé hier d’ouvrir une procédure en infraction contre la Pologne, éventuellement assortie d’une demande de mesures conservatoires auprès de la Cour européenne de Justice, si le gouvernement polonais ne fait pas en sorte de faire respecter l’interdiction de la pêche au cabillaud dans la Baltique , les pêcheurs polonais ayant épuisé leurs quotas.

    Cette colère de Bruxelles fait suite au propos du ministère polonais de la mer, qui avait fait savoir la veille qu’il n’envisageait pas pour l’instant de punir les pêcheurs en infraction...

    Et la Pologne contre-attaque. Le porte-parole du ministère a fait savoir que le ministre allait rencontrer ses homologues d’autres pays de la Baltique , notamment suédois, et que « s’il y a une entente aucune sanction ne sera nécessaire ».

    « La question n’est pas de violer les règlements mais de les remplacer par un système plus raisonnable », dit-il. D’autant que les méthodes de l’UE, selon lui, sont absurdes : les inspecteurs ont contrôlé seulement quatre bateaux, pour extrapoler ensuite ces résultats sur toute la flotte de pêche polonaise, qui comporte 430 chalutiers.

    Le gouvernement polonais propose de remplacer le système des quotas par une prolongation des périodes de protection du cabillaud et de contrôles centrés sur le potentiel de pêche de chaque pays. Il dit avoir l’appui du député espagnol Carmen Fraga Estevez, ancienne secrétaire générale de la pêche dans son pays, et « d’autres personnalités de différents pays ».

    Mais le ministre de la pêche du Danemark (autre pays de la Baltique ) se rend lundi prochain à Bruxelles pour sommer la Commission de prendre des mesures contre la Pologne.. .

  • Une nouvelle attaque contre Jeanne d’Arc

    L’AFP dit le plus grand bien d’un livre dont on va sans doute entendre parler partout : L’affaire Jeanne d’Arc, par Marcel Gay et Roger Senzig (qui ne sont historiens ni l’un ni l’autre). Il s’agit toujours, bien sûr, de « démystifier » la sainte de la patrie, dont toute l’histoire a été inventée car elle était en réalité la fille illégitime de la reine Isabeau de Bavière et elle était mariée à Robert des Armoises (et bien sûr elle n’est pas morte à Rouen)... L’« opération Pucelle » avait été inventée par Yolande d’Anjou comme arme de guerre psychologique contre les Anglais...

    Ils sont infatigables...

  • Un concert de rap interdit par peur des bandes

    La troisième édition du festival Milit’art de Saint-Leu-la-Forêt (Val-d’Oise), qui devait se tenir le 6 octobre, a été annulée par le maire (de gauche), de peur que les bandes profitent du concert de rap gratuit pour en découdre. La préfecture avait émis de « fortes réserves », en soulignant que la gare RER est sur la ligne de la gare du Nord... Et en juin dernier, tout près de là, à Cergy, un concert de rap avait tourné à l’émeute, avec incendie d’une voiture de la police municipale, saccage de vitrines et de la gare RER.

    Milit’art est un festival qui « lutte contre le racisme ».

  • Les ménages n’ont pas le moral

    Le « moral des ménages » a chuté de 6 points en septembre, s’établissant à -25 (moins 25), contre -15 en juillet, fait savoir l’INSEE qui a... oublié de communiqué le chiffre d’août...

    La baisse la plus notable, dans ce panier d’indices, concerne l’opinion des ménages sur les perspectives d’évolution du niveau de vie : il passe de -11 à -26.

    Pourtant, le slogan de Sarkozy était « Ensemble, tout devient possible »... Ceux qui l’ont élu n’y croient donc déjà plus.

  • La Pologne accuse : le Conseil de l’Europe a violé ses procédures

    La Pologne accuse le Conseil de l’Europe, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, d’avoir « violé ses procédures » en proclamant le 10 octobre Journée européenne contre la peine de mort. Elle « déplore » que la décision « ait été prise au mépris des règles juridiques régissant le fonctionnement du Conseil de l'Europe ». Car, selon Varsovie, « une décision politique aussi importante aurait dû être prise au niveau ministériel », et non au niveau des ambassadeurs. Par conséquent, la Pologne la considère comme « nulle et non avenue ».

    Il est significatif que le communiqué du Conseil de l’Europe attribue la décision au « comité des ministres ».  Or ce ne sont pas les ministres qui a pris la décision, ce sont les ambassadeurs « réunis au sein du comité des ministres ».

    La Pologne a donc parfaitement raison. L’article 13 des statuts du Conseil de l’Europe stipule : « Le Comité des Ministres est l'organe compétent pour agir au nom du Conseil de l'Europe. » Et les statuts ne font mention nulle part des ambassadeurs.

    En outre, les statuts insistent sur le fait que les décisions importantes doivent être prises à l’unanimité, même s’il ne s’agit pas d’une règle absolue.

    Tant que la décision n’aura pas été prise au niveau des ministres des Affaires étrangères, elle sera donc en effet juridiquement « nulle et non avenue ».

    Il est fort intéressant de voir qu’une telle institution viole ses propres statuts quand elle veut à toute force prendre une décision commandée par la passion idéologique.

    Vive la Pologne, comme d’habitude.

  • Les chiffres du « chômage »

    Mauvaise nouvelle pour le gouvernement : le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE a augmenté de 0,6% en août.

    L’intérêt de la polémique sur les chiffres du chômage, engagée depuis Noël dernier par les cadres mêmes de l’ANPE et de l’INSEE, est qu’on ne parle plus du nombre des « chômeurs » mais du nombre des personnes inscrites à l’ANPE, ce qui est un notable progrès. Même si ces chiffres sont eux-mêmes toujours sujet à caution.

    Le gouvernement a décidé de ne plus publier en même temps le taux de chômage au sens du BIT, qui était trop manifestement manipulé, et qui ne correspondait plus en fait à aucune réalité depuis que l’enquête emploi avait été mise sous le coude en raison de ses trop mauvais résultats. Désormais, ce taux, qui seul permet les comparaisons internationales, sera publié tous les trimestres.

    Mais quel taux, tant que l’enquête emploi n’a pas été refaite et validée ? Eh bien le gouvernement a décidé d’adopter le mode de calcul suggéré dans le rapport des inspections des finances et des affaires sociales, qui concluait que la baisse du chômage au sens du BIT était surestimée d’environ 20%. En bref, il faudrait ajouter 0,8 point au taux publié pour obtenir un taux plausible. C’est en fait ce que dit l’office européen Eurostat, qui en l’absence de chiffres sérieux fournis par la France (seul pays de l’UE dans ce cas...), a estimé que le taux de chômage en France devait être supérieur de 0,8 point à ce que dit le gouvernement français. Mais il ne s’agit pas d’un calcul, il s’agit d’une estimation !

    On verra dans deux mois (normalement) ce que le gouvernement nous sortira comme taux de chômage, et si les résultats de l’enquête emploi, qui avaient été promis pour l’automne, auront permis d’y voir plus clair...

  • Saint Venceslas

    Pourquoi tous les Tchèques s’appellent-ils Vaclav ? Parce que c’est le nom tchèque du saint patron de la Bohême, saint Venceslas.

    Venceslas (Vaclav, donc – cela se prononce vatslav) était duc de Bohême, à une époque où le paganisme était encore puissant et s’opposait violemment à l’Eglise naissante. Sa mère était païenne, et au centre des complots contre l’Eglise, et contre son propre fils, avec son autre fils, Boleslas.

    Un jour Boleslas invita son frère à un festin dans sa ville de Boleslava, avec l’intention de le tuer. C’était le 27 septembre 829, jour des saints Côme et Damien, et Venceslas se rendit d’abord à la messe dans l’église de Boleslava qui leur était dédiée (peut-être était-ce même le jour de la consécration de cette église). Il devait être tué à la fin du festin, mais alors il porta un toast en disant : « En l'honneur du bienheureux Archange Michel, buvons cette coupe, et prions le qu'il daigne introduire nos âmes dans la paix de l'allégresse éternelle. » Les participants, subjugués, répondirent tous : Amen. L’assassinat fut reporté au lendemain.

    Il eut lieu à la porte de l’église Saints Côme et Damien, où Venceslas s’était rendu de nouveau pour prier. C’était la veille de la fête de saint Michel, qui allait introduire son âme dans la paix de l’allégresse éternelle.

    Son corps fut d’abord inhumé dans l’église de son martyre, mais il s’y produisit tant de miracles que Boleslas consentit à le transférer à la cathédrale de Prague. Laquelle porte le nom de saint Vit (saint Guy) parce que Venceslas y avait déposé le bras de saint Vit que lui avait offert l’empereur Othon Ier.

    Il est aujourd’hui de bon ton (jusque dans les missels, bien sûr) de prétendre que saint Venceslas fut une victime politique et non un martyr, car son assassinat fut la conséquence d’une révolte contre son allégeance au roi de Germanie Henri l’Oiseleur. Comme si les deux explications s’excluaient, alors qu’évidemment elles se combinent : le complot des païens prit prétexte de cette allégeance pour supprimer le duc chrétien qui avait voulu éviter une guerre désastreuse à son peuple. Saint Venceslas est martyr et protecteur de la Bohême.

  • C’est vexant...

    Le Conseil de l’Europe a décidé de faire du 10 octobre, chaque année, la « Journée européenne contre la peine de mort », sans attendre une éventuelle décision de l’Union européenne...

    Les ambassadeurs plénipotentiaires réunis au sein du comité des ministres du Conseil de l’Europe (pour être précis) ont pris cette décision hier soir, selon leur procédure de vote à la majorité simple, alors que l’Union européenne doit la prendre à l’unanimité.

    Les ambassadeurs ont exprimé « l’espoir que l’Union européenne se joigne dès que possible à cette initiative »...

    On sait que la décision de l’UE devait être prise le 18 septembre, afin que la Journée contre la peine de mort puisse être proclamée en même temps par l’UE et le Conseil de l’Europe. Mais la Pologne a tenu bon jusqu’au bout, avec sa proposition alternative d’une Journée de défense de la vie (incluant l’interdiction de l’avortement, de l’euthanasie et de la peine de mort). Au Conseil de l’Europe, son ambassadeur n’a pas pris part au vote.

    Dans une résolution adoptée aujourd’hui par 504 voix contre 45 et 14 abstentions, le Parlement européen, très vexé par cet impair, a appelé l’UE à se joindre au Conseil de l’Europe et demandé « au futur gouvernement polonais de soutenir pleinement cette initiative ».

    Sic. C’est sans doute la première fois que le Parlement européen s’adresse à un « futur gouvernement ». (Ce qui est une insulte caractérisée vis-à-vis de l’actuel gouvernement.) Et si le gouvernement issu des élections du 21 octobre est le même ?

  • Moi, moi, moi

    L’Elysée s’est doté d’un nouveau site internet, qui n’est rien d ‘autre qu’une transposition du site de campagne de Nicolas Sarkozy. Contrairement au site de Jacques Chirac, dont l’en-tête était le blason et la devise de la République, celui de Sarkozy montre d’abord... Sarkozy.

    En dessous de cette photographie, sur fond de portail de l’Elysée, il y a la rubrique PRTV (PR pour président de la République), avec des extraits de vidéos. En grand, un discours de Nicolas Sarkozy. En petit, neuf autres vidéos, dont quatre sur Sarkozy (en cliquant, on peut en avoir plusieurs autres encore, bien sûr). Et en dessous, le portrait officiel du Président Sarkozy.

    Autrement dit, vous avez sept fois la tête de Nicolas Sarkozy sur la page d’accueil du site de l’Elysée...  (Le nombre peut être réduit à six, ou peut-être à cinq les mauvais jours, selon la distribution des vidéos.)

    Mais il faudrait avoir mauvais esprit pour parler de culte de la personnalité.

  • Carrefour de l’islam

    Non content d’avoir édité un copieux catalogue spécial Ramadan, Carrefour (qui se garde de faire la moindre allusion à Noël ou à Pâques au moment de ces fêtes) a installé dans ses supermarchés un rayon des livres publiés par Albouraq, avec les classiques de la charia et des hadiths, qui seraient évidemment interdits pour provocation à la haine s’ils n’étaient pas musulmans. A voir et à lire sur l'Observatoire de l’islamisation.

  • Une grande et belle première

    Le quotidien Présent, dans son numéro d’hier, a eu raison de donner une large place à l’ordination d’un séminariste à Toulon, dans le rite traditionnel, par l’évêque de Toulon Mgr Rey, samedi dernier.

    C’est en effet un événement, car c’est la première fois depuis la révolution liturgique qu’un évêque diocésain, en France, ordonne un prêtre dans le rite traditionnel.

    J’avoue que je ne savais même pas que cela allait avoir lieu. On parlait surtout des ordinations de cinq séminaristes de l’Institut du Bon Pasteur par le cardinal Castrillon Hoyos à Bordeaux.

    On notera précisément la différence d’attitude entre Mgr Rey, qui procède lui-même à une ordination, avec toute la solennité requise, et le cardinal Ricard, qui assistait aux ordinations de Bordeaux en faisant savoir à la presse que c’était « par politesse ». Non pas par souci de communion, ni de façon fraternelle, mais « par politesse » mondaine.

    On n’est pas rendu...

    En attendant, et dans ces conditions, on ne peut que saluer le courage de Mgr Rey.

  • Vu de Bucarest, le Parlement européen, c’est la Sibérie...

    La Roumanie organise le 25 novembre ses premières élections européennes (les députés actuels sont les anciens « observateurs » devenus automatiquement députés lors de l’adhésion de la Roumanie ). Le dépôt des candidatures se termine aujourd’hui. 35 sièges sont à pourvoir. Or on constate qu’aucune personnalité de premier plan ne se présente, à l’exception du populiste Gigi Becali... qui n’exclut pas de renoncer à son éventuel mandat pour préparer la présidentielle de 2009...

    Pourtant les indemnités sont plus que confortables (7.000 euros par mois, ce qui est vraiment énorme en Roumanie), et la perspective de jouer dans la cour des grands, entre Strasbourg et Bruxelles, devrait motiver des candidats. Mais rien n’y fait. « Pour les politiciens roumains, un mandat d’eurodéputé s’apparente à un exil en Sibérie, estime un politologue, car en tant que membres du PE ils ne peuvent plus jouer aucun rôle dans leur pays. »

    Or la Roumanie est actuellement en crise, avec une guerre ouverte entre le Président et le Premier ministre, et l’on évoque de plus en plus des élections anticipées. Ainsi, selon les analystes, la campagne pour les élections européennes sera dominée par la politique intérieure...

  • Le Parlement européen pour davantage d’immigration

    Le Parlement européen a adopté hier deux rapports sur l’immigration.

    Le premier explique qu’il faut ouvrir largement les portes à l’immigration légale, afin de lutter contre l’immigration illégale...

    Le second explique qu’il ne faut pas assimiler les immigrants illégaux à des délinquants, parce qu’ils ont pris des risques pour venir...

    Les deux rapports sont d’origine socialiste, naturellement. Et ont été votés par les libéraux, naturellement.

    On rappellera qu’en l’état actuel des traités le Parlement européen n’a pas compétence en matière d’immigration illégale. Mais on sait bien que le fait d’être incompétent n’empêche pas de dire ce qu’il faut faire.

  • Grossièreté

    « Je n’ai jamais parlé d’isoler la Pologne... Je ne confonds pas le gouvernement polonais et les Polonais. Quand je critique le président polonais, je ne critique pas le peuple polonais. La Pologne est un pays formidable, avec un peuple formidable, mais malheureusement un gouvernement très mauvais. »

    Cette grossièreté est de Martin Schulz, président du groupe socialiste du Parlement européen.

    La veille, il avait dénoncé le blocage du gouvernement polonais sur la journée européenne contre la peine de mort et avait rappelé des propos de Lech Kaczynski favorables à la peine capitale, ajoutant : « Je me demande combien de temps encore les 26 autres Etats membres vont accepter de supporter cela sans broncher... Les dirigeants européens doivent montrer que la Pologne est totalement isolée sur cette question. »

    Le président de la Diète , Ludwik Dorn, a demandé aux eurodéputés polonais membres du groupe socialiste de faire en sorte d’obtenir la destitution de Martin Schulz.

  • Le Sénat américain veut dépecer l’Irak

    Le Sénat américain a voté en faveur d’une résolution sur un plan de partition de l’Irak, par 75 voix contre 23.

    Le plan, connu depuis longtemps, visant à séparer Kurdes, Arabes sunnites, et chiites, a été élaboré par Leslie Gelb, ancien directeur du CFR.

    NB. Il n’y a pas de coquille. Il s’agit bien du Sénat américain, et non d’une assemblée irakienne.

    Dans le même temps, le Pentagone demande au Congrès 190 milliards de dollars pour financer la guerre en Afghanistan et en Irak en 2008, soit 42 milliards de plus que prévu. Un record absolu.

  • Big Brother

    La semaine dernière, le préfet d’Indre-et-Loire, Paul Girod de Langlade, a été condamné à 2.000 euros d’amende pour « provocation à la discrimination raciale ». Hier, au conseil des ministres, il a été limogé.

    Son crime est d’avoir dit à propos des « gens du voyage » : « Il y en a trop sur le département. On a été trop laxistes pendant trop longtemps. Chacun sait que quand ils arrivent quelque part, il y a de la délinquance. »

    On n’a pas à se demander si c’est vrai ou non. Il est interdit de le dire, point final.

  • Préférence européenne...

    La compagnie aérienne britannique British Airways annonce la commande de 12 Airbus et de... 24 Boeing, avec des options sur 7 Airbus et 18 Boeing.

    Il faut néanmoins y voir un progrès, puisque c’est la première fois que British Airways achète des Airbus...

    On est loin pourtant de ce que devrait être une politique de préférence européenne, surtout lorsqu’on append en même temps que devant l’OMC s’ouvre l’examen de la plainte de l’Union européenne, qui accuse les Etats-Unis d’avoir délibérément subventionné Boeing afin d’affaiblir la compétitivité d’Airbus, faisant perdre 19 milliards d’euros en deux ans à la compagnie européenne.

  • Les députés votent pour le protocole anti-français

    Les députés ont voté hier à une très large majorité la ratification du protocole de Londres. C’est une nouvelle atteinte à la langue française et à la francophonie.

    Ce protocole prévoit que les brevets soient déposés dans l’une des trois langues officielles de l’Office européen des brevets (OEB) : anglais, français et allemand, et supprime l’obligation de les traduire dans chacune des langues des 32 pays membres.

    Les partisans du protocole insistent naturellement sur les « coûts » de traduction qui seront ainsi réduits ou supprimés, et n’hésitent pas à prétendre que c’est une avancée de la francophonie, puisque le français devient une des trois langues officielles de l’OEB.

    En réalité, le protocole consacrera la suprématie de l’anglais au point d’en faire un quasi monopole. Le Comité contre le protocole de Londres, présidé par Claude Hagège, a expliqué que la ratification « reviendrait à admettre, en réalité, l'usage de l'anglais en droit français et serait très dangereuse pour la pérennité de la langue française comme langue scientifique, technique et commerciale ». Si actuellement 100% des brevets sont traduits en français, « la part de la francophonie passerait à 7% ». Car à l'heure actuelle 70% des brevets sont déposés en anglais, 23% en allemand et 7% en français.

    Cela dans un premier temps, car la logique de la non-traduction est naturellement que tous les auteurs de brevets seront conduits à les déposer en anglais.

    L’UMP et le PS ayant décidé de voter en faveur de la ratification du protocole (approuvé par le gouvernement le 24 août dernier), l’issue du vote ne faisait aucun doute. Il est étrange, dès lors, que pas moins de trois membres du gouvernement soient venus à l’Assemblée nationale défendre le texte. C’était sans doute histoire de souligner que le gouvernement tient énormément à accomplir ce forfait contre la langue française. Il y avait là Hervé Novelli, Jean-Pierre Jouyet, et Valérie Pécresse, celle-ci n’hésitant pas à en appeler à « l’esprit des Lumières », qui « doit être rallumé », ce qui ne manque pas de sel quand on se souvient qu’à l’époque des Lumières toute l’Europe intellectuelle s’exprimait en français...

    Dans un communiqué, Jean-Marie Le Pen souligne que ce protocole « qui conduira à ce que la quasi-totalité des brevets européens soient rédigés exclusivement en anglais, et à ce que ces brevets non traduits soient officiellement opposables en justice (ce qui fait de l’anglais une langue du droit français) ». « Comment cette Assemblée peut-elle encore se dire nationale ? » s’exclame-t-il, avant de demander : « A quand l’abrogation de la loi Toubon ? Puisqu’on prépare une réforme constitutionnelle, va-t-on ajouter à l’article 2 de la Constitution que si la langue de la République est le français, la langue des affaires, sur le territoire français, est l’anglais ? »

  • National Hebdo N° 1210

    « Turquie : les mensonges de Sarkozy ». Dans mon éditorial, je fais écho à la campagne du Front national, lancée par Marine Le Pen, sur le reniement de Sarkozy concernant la Turquie.

    Jean Roberto raconte l’agression dont a été victime Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.

    Dans sa semaine, Topoline explique en quoi « tous ces polichinelles » du gouvernement lui font honte.

    Michel Limier s’intéresse à Claude Guéant, « l’ombre de son maître », aujourd’hui exposé dans les médias.

    Alexandre Martin raconte la panique à la Northern Rock, banque anglaise touchée de plein fouet par l’affaire des subprimes.

    Béatrice Pereire nous parle de ces personnages qui étaient gauchistes et sont devenus néo-conservateurs : en France ils s’appellent Kouchner, Glucksman, BHL… « Une vie entière consacrée à la détestation de soi et à la haine des autres ».

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque Pierre Nord, qu’il appelait « le Colonel », car ce maître du roman d’espionnage était le colonel André Brouillard, commandeur de la Légion d’honneur.

    Hervé Pennven a vu une première à l’Opéra Bastille : la salle unanime pour huer la mise en scène d’Ariane et Barbe Bleue. Enfin, le public ose dire qu’il en a marre de ces mises en scène qui défigurent les chefs-d’œuvre.