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  • L’assassin du P. Santoro est libre

    Oguzhan Akdin, condamné en 2006 en Turquie à 18 ans et 10 mois de réclusion pour l’assassinat du Père Andrea Santoro, a été libéré.

    Il fait partie des milliers de prisonniers libérés pour laisser la place aux complices du coup d’Etat raté du 15 juillet.

    Il avait tiré deux coups de feu sur le prêtre, à Trabzon, en hurlant le fameux cri des déséquilibrés : « Allahou Akbar ».

    Après tout, ça ne fait qu’un déséquilibré de plus, quoique solitaire, dans la nature.

  • Egypte : la loi sur les églises

    Le Parlement égyptien a approuvé hier, par « plus des deux tiers » des députés, « au bout de quatre heures de débats houleux » selon al-Ahram, la nouvelle loi sur la construction d’églises dans le pays.

    La nouvelle loi est un compromis finalement accepté par l’Eglise copte ainsi que par l’Eglise catholique et les anglicans, au terme d’une négociation serrée, in fine, avec le gouvernement, pour retirer ou atténuer des amendements antichrétiens qui avaient été ajoutés au texte initial.

    La loi stipule dans son article 5 que les gouverneurs des provinces ont l’obligation de répondre dans les quatre mois aux demandes de construction de nouvelles églises, et qu’en cas de rejet ils devront motiver leur décision, et les chrétiens pourront faire appel devant les tribunaux administratifs. (Le texte initial disait seulement que les gouverneurs doivent répondre. Un amendement de la commission des lois a changé le verbe pour souligner que c’est une obligation.)

    L’article 2 continue de soulever des critiques. Il stipule que « la superficie de l’église doit être adaptée au nombre des citoyens appartenant à la communauté chrétienne et prendre en considération la croissance de la population », ce qui est vu comme une restriction. Ce à quoi le ministre des relations avec le Parlement a répondu que c’est simplement pour éviter qu’on veuille « construire une cathédrale dans un petit village ». Mais, justement, cela empêche de construire un grand sanctuaire dans un lieu de pèlerinage, par exemple.

    Cet article dit aussi que la construction des nouvelles églises est autorisée par les gouverneurs « avec la coordination des autorités intéressées ». Cette expression vague pourrait permettre aux forces de sécurité locales de bloquer la construction en invoquant des raisons de sécurité. Le Patriarcat copte orthodoxe a reçu des assurances… verbales qu’une telle disposition ne sera pas appliquée de manière rigide.

    Le parti an-Nour, seul parti salafiste présent au Parlement, a tenté de faire valoir que cette loi était contraire à la Constitution, qui stipule que l’islam est la religion de l’Egypte et que les principes de la charia sont la source principale de la législation. Le ministre a répondu que l’article 235 de la Constitution (révisée) stipule qu’une nouvelle loi sur la construction des églises devra être votée par le Parlement et que cette loi devra garantir aux chrétiens le droit d’exercer librement leurs devoirs religieux…

    En dehors de quelques coptes qui crient à la « farce » et contestent une loi « imposée par le gouvernement », la plupart des chrétiens voient bien que si elle n’est pas parfaite (et comment le serait-elle dans un pays musulman), cette loi est un important pas en avant, qu’ils doivent au président-maréchal Sissi qui a sauvé l’Egypte de la mainmise des Frères musulmans suite au « printemps arabe »…

  • Private joke

    Rappel :

    « Au 31 du moi Daou », comme dit la chanson, c’est aujourd’hui.

    Je lève mon verre de vin breton (l’excellent gros-plant de Christian et Pascale Luneau – publicité gratuite pour ce couple qui fait aussi l’un des deux ou trois meilleurs muscadets) à la santé de tous ceux qui m’avaient appelé ainsi au temps de Présent – particulièrement à ceux qui en ont le plus besoin et qui se reconnaîtront.

  • Saint Raymond Nonnat

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    Saint Raymond Nonnat par Antonio del Castillo, musée Goya de Saragosse. Voici la notice qui l’accompagne, sur le site – en français - du musée :

    Antonio del Castillo, peintre cordouan du premier baroque naturaliste, est l’auteur du tableau de Saint Raymond Nonnat, saint mercédaire du XIIIsiècle qui s’est dédié à la rédemption de saints chrétiens aux mains des musulmans au centre de l’Afrique (1). L’iconographie répond parfaitement à l’esprit de la Contre-Réforme catholique, qui continue dans le baroque, et promeut la dévotion aux saints en tant que médiateurs devant Dieu pour le salut des fidèles. Le tableau, provenant sans aucun doute d’un couvent mercédaire, puis de l’église paroissiale de La Rambla (Cordoue), fut peint par Castillo durant les années 1640, avant la canonisation du saint en 1657. Le naturalisme et les persistances ténébristes sont présents dans cette peinture de saint Raymond, qui porte l’habit avec un scapulaire de l’ordre de la Merced, et avec la doublure ou le revers de l’habit rouge, pour indiquer qu’il avait été nommé cardinal. Sur la tête, il porte la couronne d’épines qu’il reçut du Christ, et sa bouche est fermée par un cadenas que lui posèrent les musulmans dans sa prison d’Algérie, pour qu’il arrête ses prédications. De la main gauche, il tient la palme du martyr, avec les trois couronnes de chasteté, d’éloquence et de martyr. De la main droite, il tient un petit ostensoir, qui fait référence à l’Eucharistie que lui porta un ange avant sa mort.

    (1) C’est-à-dire au rachat des chrétiens captifs des musulmans, non pas au centre de l’Afrique mais sur la côte algérienne. Rachat auquel se consacraient les « mercédaires », à savoir l’ordre de Notre Dame de la « Merced », mal traduit en français par « merci » : il s’agit proprement de la rançon.

    Voir aussi : saint Raymond Nonnat a deux choses à nous dire.

  • Au service de l’islam

    Les socialistes se bousculent pour faire la promotion de l’islam, et j’avoue que je suis toujours étonné de voir des athées vanter une idéologie religieuse totalitaire. Il est vrai que, dans les trois mots que je viens d’écrire, si on enlève celui du milieu, il reste les deux qui caractérisent le socialisme.

    Un bel exemple, parmi tant d’autres, nous est donné par Elsa Di Méo, secrétaire nationale du PS et figure de la politique à Fréjus (où elle est « combattante », selon son compte Twitter). Elle a publié une lettre ouverte à Sarkozy, Juppé et Fillion, qu’elle ne craint pas de présenter comme son « J’accuse », mais oui.

    Il s’agit essentiellement de défendre les musulmans, dont les trois personnalités, accusées de « racisme », ont fait des « boucs émissaires ». Ces « j’accuse » culminent sans doute dans celui-ci :

    Je vous accuse de mener dans la presse et l'opinion publique une campagne abominable contre les musulmans de France pour égarer l'opinion et couvrir vos fautes.

    Diable… Je n’avais pas remarqué. Faut-il avoir une singulière passion pour les musulmans pour voir un Sarkozy, un Fillon, et plus encore un Juppé !, mener contre eux une « campagne abominable »…

    Peut-être aura-t-on un début d’explication si l’on sait que le mari d’Elsa Di Méo est Tarik Belkhodja, qui « a grandi à Alger jusqu’au début de la guerre civile (1992) », et qui est aujourd’hui aussi l’une des personnalités socialistes de Fréjus et du Var, et grand défenseur de la mosquée de Fréjus et des musulmans.

    Sur son compte Twitter, Tarik Belkhodja a répercuté par exemple ceci :

    Il y a autre chose à relever dans la lettre ouverte d’Elsa Di Méo :

    Je vous accuse de mettre à mal les racines historiques de la France : le pacte et les valeurs républicaines.

    Ainsi donc se perpétue ce négationnisme républicain : la France n’existe que depuis la Révolution. Et ici on peaufine le négationnisme : les « racines historiques » de la France sont le « pacte républicain » et les « valeurs républicaines » (en bon français on doit répéter l’épithète, à cause du genre, madame…). Mais une question me taraude, à laquelle personne ne répond : avant la République, avant que la France ait ses racines historiques, il y avait quoi ? La préhistoire ? Le big-bang ?

  • Islam laïque…

    Bernard Cazeneuve a annoncé officiellement hier la création de la Fondation de l’islam de France. Une fondation d’utilité publique, donc laïque, qui sera présidée par le grand dhimmi Jean-Pierre Chevènement, comme il l’avait annoncé lui-même.

    Comme cette fondation ne pourra lever de fonds que pour des réalisations « laïques » (culturelles, socio-éducatives), on lui « adossera » une association cultuelle. Ni l’une ni l’autre ne pourra recevoir de fonds étrangers hors UE. (Que le Qatar et l’Arabie saoudite ne s’inquiètent pas : ils pourront toujours financer l’islamisation, via les innombrables associations cultuelles non sponsorisée par l’Etat.)

    Cette initiative est doublement mauvaise :

    1 – Elle fait croire, une fois de plus, et le ministre insiste lourdement, qu’il peut y avoir un « islam de France » pleinement en phase avec les « valeurs de la République ». Ce qui est un mensonge, et un mensonge qui profite à l’islamisation.

    2 – La séparation entre une fondation et une association cultuelle est inévitable en raison de la loi de 1905, mais c’est aussi un élément majeur de ce mensonge sur la possibilité d’un « islam républicain ». Cette séparation est celle qui permet depuis des années le financement municipal des mosquées : la loi de 1905 interdit de financer la construction des mosquées, mais elle permet toutes les subventions aux associations culturelles. Lesquelles financent les mosquées (où elles sont installées), puisqu’en islam il n’y a aucune distinction entre le cultuel et le culturel.

  • Sainte Rose de Lima

    L'amour divin croissait de jour en jour dans le cœur de Rose, et il plut au Seigneur de rendre visible en diverses circonstances le feu qui la consumait. Une personne qui, par extraordinaire, passa une fois la nuit dans la chambre où couchait la servante de Dieu, vit des rayons lumineux se projeter au milieu des ténèbres. Très étonnée de ce phénomène, elle voulut en connaître la cause. Rose s'était levée sans bruit pour faire oraison, et les rayons aperçus par sa compagne partaient de son visage.

    Combien de fois encore le prêtre qui lui donnait la communion aperçut sa tête entourée d'une auréole brillante ! Le P. Louis de Bilbao attesta qu'en lui présentant la sainte hostie, il avait peine à soutenir l'éclat de son visage qui paraissait en feu.

    Juan de Lorenzana remarqua également qu'un changement merveilleux s'opérait sur ses traits quand elle s'approchait de la sainte Table : « On eût dit, affirmait-il, la tête radieuse d'un corps déjà glorifié. »

    Tout cela se passait avant la communion. Qu'était-ce quand la pieuse vierge possédait dans son cœur Celui qui est venu apporter le feu sur la terre? Aucune expression ne saurait rendre ces choses ineffables. « Quand je communie, dit-elle à un de ses confesseurs, il me semble qu'un soleil descend dans ma poitrine. Voyez ici-bas : le soleil ranime tout par sa chaleur et sa lumière ; il colore les fleurs et fait mûrir les fruits ; ses rayons pénètrent dans les eaux de la mer, ils font miroiter les pierres précieuses sur les montagnes, il réjouit les petits oiseaux, éclaire et t vivifie l'univers. Eh bien ! voilà ce que fait dans mon âme la chair de Jésus-Christ. Elle relève tout ce qui était languissant; sa présence réchauffe, éclaire, illumine. »

    Le pain eucharistique la fortifiait à tel point qu'elle ne prenait généralement aucune autre nourriture de toute la journée. En vain la pressait-on de rompre son jeûne : « La table du Seigneur m'a si bien nourrie, répondait-elle, que je ne puis rien manger. » L'expérience le prouva, une seule bouchée de pain ou quelques gouttes d'eau lui causaient alors d'affreux étouffements. Voilà pourquoi, quand elle communiait chaque jour, pendant l'octave de certaines fêtes, il lui arrivait parfois de passer la semaine entière sans prendre aucun aliment.

    Extrait biographique, par Sœur Marie Ancilla o.p.

  • En Indonésie

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    Un jeune homme de 18 ans a voulu se faire exploser dans l’église Saint-Joseph de Medan, Sumatra, Indonésie, hier pendant la messe. Mais son dispositif n’a pas fonctionné, la mini-explosion de son sac à dos ne provoquant qu’un peu de fumée. Il s’est alors rué sur le prêtre avec un couteau, mais il a été maîtrisé par les fidèles. Le prêtre n’est que légèrement blessé à une main. Dans la poche du jeune homme on a trouvé un dessin du drapeau de l’Etat islamique et la mention « J’aime al-Bagdadi ».

  • Simple

    Aux Pays-Bas, le Parti de la liberté (PVV), c’est-à-dire Geert Wilders (puisqu’il est toujours, semble-t-il, l’unique membre de son parti désormais en tête des sondages…) a publié jeudi dernier son « Projet – Programme électoral PVV 2017-2021 ». Concernant l’islam (texte intégral) :

    « Toutes les mosquées et écoles musulmanes fermées, interdiction du Coran. »

  • En Corse

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    Mgr de Germay, évêque d’Ajaccio, vient de créer une paroisse personnelle dévolue à la forme extraordinaire du rite romain, qui sera donc désormais célébrée en la chapelle de Notre-Dame de Lorette à Ajaccio.

    Le prêtre est l’abbé Hervé Mercury, qui est en Corse depuis 2012 et diocésain depuis 2015.

    La chapelle est le lieu d’un pèlerinage très populaire le 8 septembre. La messe du pèlerinage sera donc désormais celle de l’usus antiquior.

    Précision. L'abbé Mercury célébrera bien la messe en cette chapelle à partir de demain. Mais la "paroisse personnelle" n'est encore qu'en projet.

  • Nouveaux prêtres au loin

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    Joseph Enkh-Baatar a été ordonné prêtre hier en la cathédrale de Oulan-Bator, en Mongolie. Ce matin il a célébré sa première messe.

    Il est le premier prêtre mongol.

    Les baptisés catholiques sont… un millier dans le pays.

    *

    Au Pakistan, dans sa cathédrale de Lahore, Mgr Sebastian Shaw a ordonné prêtres hier cinq diacres de l’archidiocèse. D’habitude il n’y a qu’une ou deux ordinations. C’est un record depuis 1994. Quelque 21 prêtres ont déjà été ordonnés au Pakistan cette année. Il y en aura trois autres à Karachi en octobre.

  • Décollation de saint Jean Baptiste

    Il y a dans l’évangile du martyre de saint Jean Baptiste une phrase à laquelle on ne prête guère attention :

    Hérode craignait Jean, sachant que c’était un homme juste et saint, et il le gardait, et l’ayant entendu il faisait beaucoup de choses, et il l’écoutait volontiers.

    On ne prête pas attention à cette phrase… parce que toutes les traductions modernes disent autre chose. Y compris dans les missels, sauf celui du Barroux qui est peut-être ou sans doute le seul à traduire le texte latin qui traduit lui-même fidèlement le texte grec.

    Hérode craignait Jean, au sens biblique de la crainte religieuse, la piété, le respect devant le divin, et en l’occurrence devant Jean, parce qu’il était « juste et saint », habité par l’Esprit. Hérode avait donc la plus haute considération pour son prisonnier. « Il le gardait » : en latin comme en grec, le verbe veut dire à la fois qu’il le gardait en prison et qu’il le protégeait. Et il allait jusqu’à prendre conseil auprès de Jean, souvent, et il faisait beaucoup de bonnes choses après avoir écouté Jean et il l’écoutait volontiers.

    « L’ayant entendu il faisait beaucoup de choses » (« Il agissait souvent d’après ses avis », traduit remarquablement le missel du Barroux), c’est ce que disent la plupart des manuscrits, et toutes les versions (latines, syriaques, arméniennes, coptes, etc.). C’est donc ce que toutes les Eglises, quelle que soit leur langue, ont enseigné jusqu’au XXe siècle. Jusqu’à ce que les inévitables « exégètes » occidentaux qui savent tout mieux que toutes les traditions aient décidé que c’était erroné. Ils ont décidé que le Vaticanus et le Sinaiticus, les plus prestigieux des manuscrits, qui disent autre chose, avaient forcément raison.

    Au lieu du verbe ἐποίει (épii: il faisait), ces deux manuscrits, et quelques autres, fort rares, qui les ont suivis (et aucune liturgie avant la messe en français), ont ἠπόρει (ipori), ce qui peut se traduire par « était perplexe ».

    Louis Pirot, dans la Bible qui porte son nom, affirme de façon péremptoire :

    Il faut lire ἠπόρει, attesté par les meilleurs manuscrits, adopté dans leurs éditions ou commentaires par von Soden, Nestle, Vogels, Merk, Joüon, Knabenbauer, Lagrange, Swete, Huby, et négliger ἐποίει du T.R. [textus receptus, le texte officiel des Eglises byzantines], en dépit des attestations nombreuses et du suffrage des versions. Si on lit dans le texte original ἐποίει, la suite « il l’écoutait volontiers » n’a plus de sens ; il en est tout autrement si on lit ἠπόρει.

    Désolé, mais à mon avis c’est exactement le contraire. La version traditionnelle est très claire, et typique du langage biblique qui insiste en rajoutant une proposition commençant par « et ».

    En revanche, la traduction imposée par le consensus exégétique moderne ne tient pas debout. D’abord parce que, pour que le texte ait un sens, elle doit inventer tout simplement un « pourtant » ou un « cependant » qui ne figure pas dans le texte (καί – et – n’a jamais ce sens). Et ensuite parce qu’elle doit inventer aussi que πολλά – beaucoup de choses – aurait un sens adverbial, mais πολλά n’est pas un adverbe, c’est un adjectif pris comme substantif complément d’objet).

    Ce qui semble manifeste est que les prestigieux Vaticanus et Sinaiticus ont corrigé le texte pour qu’il soit moins favorable, dans ce verset, à cet immonde salaud d’Hérode. Ce faisant ils ont affaibli, voire rendu quasi invisible, le contraste spectaculaire voulu par saint Marc entre Hérode qui aimait Jean et suivait ses conseils (sauf pour la femme de son frère...), et la terrible décision qu’il doit prendre parce qu’il a promis. C’est une part du caractère éminemment dramatique (y compris au sens théâtral), du tragique de la situation, qui disparaît de ce passage de l’évangile. C’est un attentat contre saint Marc, et contre le Saint-Esprit.

  • 15e dimanche après la Pentecôte

    Inclína, Dómine, aurem tuam ad me, et exáudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperántem in te : miserére mihi, Dómine, quóniam ad te clamávi tota die.

    Lætífica ánimam servi tui : quia ad te, Dómine, ánimam meam levávi.

    Inclinez votre oreille vers moi, Seigneur, et exaucez-moi. Sauvez, mon Dieu, votre serviteur qui espère en vous. Ayez pitié de moi, Seigneur, parce que j’ai crié vers vous tout le jour.

    Réjouissez l’âme de votre serviteur, parce que j’ai élevé mon âme vers vous, Seigneur.

    L’introït de ce dimanche cite le psaume 85. L’antienne est composée du premier stique du premier verset, du second stique du deuxième verset, et du troisième verset en entier (dans une version légèrement différente de la Vulgate - donc plus ancienne, ce qui souligne son antiquité). Sans doute ces coupures ont-elles pour but de ne garder que ce qui est spécifiquement de la prière, telle qu’elle s’exprime magnifiquement dans la mélodie grégorienne. Ainsi cette antienne est-elle fort différente du psaume dont elle est issue, en passant sous silence son autre aspect, qui prédomine fatalement dans la psalmodie, car ces versets figurent parmi ceux qui montrent le plus directement que les psaumes sont en même temps la prière du Christ et du chrétien, comment le chrétien qui prie se configure au Christ et devient un autre Christ, fils dans le Fils.

    Après le premier stique il y a :

    quoniam inops et pauper sum ego.

    Parce que moi je suis sans ressource et pauvre. A priori cela ne concerne pas le Christ, mais le chrétien, qui dans sa prière, face à Dieu, se reconnaît démuni.

    Et le stique suivant, le premier du deuxième verset, dit :

    Custodi animam meam, quoniam sanctus sum.

    Garde mon âme, parce que je suis saint.

    Là ce n’est pas le chrétien qui parle : il vient de confesser sa pauvreté spirituelle, ce n’est pas pour se vanter immédiatement d’être saint et d’en faire un argument. Seul Dieu est saint. Seul le Christ est saint. C’est donc le Christ qui parle. C’est donc aussi le Christ qui se dit pauvre et démuni. Parce qu’il l’était dans la condition humaine, et singulièrement dans sa Passion. Mais le chrétien qui se reconnaît pauvre face à Dieu, c’est bien lui aussi qui continue aussitôt : « parce que je suis saint ». Et en effet le chrétien est saint, parce qu’il est baptisé dans la sainteté du Christ, parce qu’il est appelé à la vie éternelle. C’est pourquoi saint Paul appelle toujours les fidèles « les saints ».

    Ainsi le début de ce psaume est-il une vraie leçon de spiritualité. Mais ce n’est pas le dessein de l’introït de ce dimanche, qui nous introduit simplement dans la prière, qui nous prépare à la messe… où va se réaliser ce que l’introït ne dit pas.

    Voici cette antienne remarquablement chantée par les moines de Triors.

    *

    Sur l’évangile de ce dimanche, voir ma note de l’année dernière.

  • Abandonnés

    Dans une interview à l’Avvenire, le cardinal Parolin, secrétaire d’Etat, évoque les discussions avec le pouvoir communiste chinois

    «Les contacts se poursuivent avec un esprit de bonne volonté des deux parties», affirme le cardinal Parolin. L’objectif est «que les catholiques chinois puissent vivre de façon positive leur appartenance à l’Église, et, en même temps, être de bons citoyens et contribuer à renforcer l’harmonie de toute la société chinoise».

    «Il n’existe pas deux Églises différentes, l’une fidèle au Pape et l’autre soumise au gouvernement, mais deux communautés désireuses, ensemble, de vivre en pleine communion avec le Successeur de Pierre», précise le Secrétaire d’État. Le Saint-Siège espère donc voir bientôt «ces deux communautés se réconcilier, s’accueillir, donner et recevoir la miséricorde pour une annonce commune de l’Évangile, qui soit vraiment crédible».

    J’imagine la tête du cardinal Zen lisant ces propos…

    1 – La « bonne volonté » du gouvernement communiste, qui ne cesse de répéter que les religions en Chine doivent se « siniser » définitivement et rejeter toute référence étrangère. Et qui continue de mettre en prison des prêtres et des évêques de l’Eglise clandestine.

    2 – Etre « bon citoyen » d’un Etat qui fait la guerre à la religion et à la morale naturelle… « renforcer l’harmonie » d’une société fondée sur le conflit institutionnel…

    3 – « Deux communautés désireuses ensemble de vivre en pleine communion avec le successeur de Pierre ». Alors qu’il y a une communauté qui vit depuis toujours en communion avec Rome, et une autre qui répercute la volonté du gouvernement que le pape n’ait rien à voir dans les affaires de l’Eglise en Chine (c’est ce qui s’appellera « être en communion » si le pape l’accepte…).

    4 - Le mensonge et l’hypocrisie éclatent dans la contradiction du propos. Après avoir évoqué deux communautés ensemble, le cardinal Parolin parle de deux communautés qui doivent se réconcilier. Comme si les torts étaient partagés. C’est à hurler. L’Eglise souterraine ne demande qu’à se réconcilier avec l’Eglise officielle, évidemment, et à ne faire qu’une seule Eglise catholique. Mais la fausse Eglise soumise au pouvoir communiste participe activement à la persécution des catholiques fidèles à Rome. Il n’y a pas de persécutions dans les deux sens… Il y a un pouvoir communiste et une Eglise persécutée. Avec certes une zone grise assez importante entre les deux (et même quelques évêques reconnus des deux côtés), mais qui n’autorise en aucune manière à faire croire que les héroïques catholiques de l’Eglise clandestine auraient quelque tort que ce soit. Un autre tort que celui de subir des persécutions pour être fidèle à Rome. Et ce qu’on leur promet est bientôt la persécution finale, venant… de Rome…

  • Saint Joseph Calasanz

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    (…) Il est prouvé en effet, par des documents sérieux et indubitables que Calasance fonda la première école publique de l'Europe pour l'instruction gratuite des enfants pauvres et abandonnés; il le fit dans cette ville de Rome, à l'église de Sainte Dorothée, près du pont de Xyste, en l'année 1597. C'est d'ailleurs depuis son ordination sacerdotale reçue en Espagne, sa patrie, alors qu'il était Vicaire général du diocèse d'Orgel, que le Serviteur de Dieu se sentit appelé d'en haut à s'attaquer à cette œuvre si salutaire et si indispensable à son époque. On raconte, en effet, que lorsqu'il séjournait dans cette ville, il entendit une voix intime lui répéter à plusieurs reprises : Va à Rome, Joseph, va à Rome. Comme, l'esprit divisé, il hésitait, il vit en songe une multitude innombrable d'enfants. Lui-même exhortait ces esprits encore tendres et ces cœurs juvéniles et les instruisait dans les domaines de la piété et des lettres en les enseignant. Joseph se souvint de cette vision lorsque, venu à Rome, il vit un jour, en traversant une place publique, une véritable armée d'enfants exposant des choses honteuses avec une telle licence qu'ils faisaient la preuve plus que suffisante de leur précoce corruption. Sitôt qu'il a reconnu ces choses, il est pris de pitié, et entend en lui-même ces paroles du Saint-Esprit : « Voilà que le pauvre est abandonné : tu seras le secours de l'orphelin. » Calasance fonde alors, comme Nous l'avons dit, ces Ecoles qu'il voulut qu'on appela pies, montrant ainsi clairement leur nature et leur fin. Notre Seigneur et sa très Sainte Mère ne cessaient jamais de les protéger manifestement au travers des difficultés, adversités et nombreuses persécutions. Beaucoup de Nos prédécesseurs, depuis leur fondation, leur témoignèrent leur faveur bienveillante.

    Clément VIII, en effet, dès qu'il eut connaissance de la décision de Calasance d'éduquer gratuitement les enfants du peuple, couvrit l'entreprise de son patronage et il eût approuvé officiellement les Écoles pies s'il n'en avait été empêché par la mort. Paul V déclara que l'œuvre de Joseph avait « Dieu pour auteur » et en 1617, institua la Congrégation des Écoles Pies qu'il voulut qu'on nommât de son nom « Pauline ». Grégoire XV à qui Joseph, éclairé par la lumière divine, avait prédit son élection au Souverain Pontificat, fut le principal ami du Saint et de ses compagnons : par sa Constitution apostolique « In supremo apostolatus solio » de l'an 1621, il éleva la Congrégation Pauline au rang d'Ordre religieux et approuva peu après ses Constitutions; Urbain VIII défendit que d'autres usent du nom des Écoles Pies dans un but lucratif; Alexandre VII introduisit la cause de Béatification de Joseph; Clément IX approuva et confirma toutes les faveurs et tous les privilèges concédés par Grégoire XV à l'ordre des Écoles Pies; Clément XI déclara de même solennellement que la mission de Joseph lui avait été inspirée du ciel spécialement « pour montrer l'exemple d'une éducation universelle chrétienne et populaire ». Benoît XIV ensuite, qui appela Calasance le « Job de la loi de grâce », le plaça au nombre des « Bienheureux » il y a exactement deux siècles, comme Nous le disions plus haut. Clément XIII le recensa dans l'album des Saints en l'année 1767. Enfin Benoît XV, d'heureuse mémoire, à notre époque en un document édité en 1917, sanctionna hautement le primat du Saint fondateur des Écoles pies en ce qui concerne l'éducation gratuite des enfants pauvres. Rien d'étonnant dès lors si les Écoles pies, appuyées par de tels secours célestes, encouragées par tant de louanges et de suffrages et protégées contre leurs détracteurs, ont pu se répandre en peu de temps en Italie, en Europe et en Amérique, produire partout des fruits abondants de vertu, et de science et y fleurir encore aujourd'hui pour l'ornement et la joie de la Sainte Église et pour l'utilité de la jeunesse chrétienne. De celle-ci, Saint Joseph Calasance doit être considéré comme un des Pères les plus importants et un Maître très aimé. Nous avons rappelé toutes ces choses à votre souvenir et désirons nous attacher à suivre les traces de tous les Pontifes romains qui Nous précédèrent dans cette chaire de Pierre durant ces trois derniers siècles. Notre cher fils, le Procureur général de l'ordre des Pauvres Clercs réguliers des Écoles pies de la Mère de Dieu, exprimant le vœu de tout son Ordre, Nous a demandé humblement mais instamment de perpétuer la mémoire de la célébration de ce double centenaire dont Nous avons parlé et de daigner choisir dans Notre bienveillance, Saint Joseph Calasance comme Patron de l'éducation populaire, suivant un vœu déjà ancien des fils de Calasance, autrefois manifesté au Siège Apostolique. Nous avons bien volontiers décidé d'accéder à ce désir. C'est pourquoi, ayant pris l'avis de Notre Vénérable Frère le Cardinal S. E. R. Clément Micara, évêque de Velletri, et Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, par la teneur des présentes Lettres, et la plénitude de Notre pouvoir Apostolique, Nous constituons, choisissons et déclarons à jamais Saint Joseph Calasance, Confesseur, Patron céleste auprès de Dieu de toutes les écoles chrétiennes populaires existantes partout dans le monde, nonobstant toutes choses contraires.

    Lettre de Pie XII, 13 août 1948, à l’occasion du troisième centenaire de la mort de saint Joseph Calasanz. Si Benoît XIV (avant même d’être pape et de le béatifier) avait appelé Joseph le « Job de la loi de grâce », c’est parce qu’entre autres avanies, il avait été emprisonné par l’Inquisition, et qu’il vit peu avant sa mort sa congrégation florissante supprimée par un pape…

  • Une victoire de l’islam (sans surprise)

    Le Conseil d’Etat, qui a assimilé les principes de la dhimmitude comme toutes les institutions, a invalidé l’arrêté de Villeneuve-Loubet interdisant le burkini et annulé la décision du tribunal administratif de Nice qui donnait raison à la commune :

    L’arrêté litigieux a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle.

    L’affaire avait été portée devant le tribunal administratif de Nice, qui avait validé l’arrêté en jugeant que le burkini constituait une expression du fondamentalisme musulman.

    L’expression du fondamentalisme musulman est donc une liberté fondamentale.

    On attend que le Conseil d’Etat nous explique la différence entre le « fondamentalisme musulman », qu’il protège, et la « radicalisation » qu’il faut combattre.

    Bizarrement, il me semble qu’il ne le fera pas.

  • Merkel nach Osten

    Angela Merkel fait la tournée des popotes, pour tenter de gommer l’image d’une Allemagne qui impose ses vues à l’Union européenne. Elle veut montrer qu’elle sait écouter aussi. Après avoir imposé, bien sûr. Hier elle était à Prague, accueillie par une manifestation de Tchèques très hostiles à sa politique d’accueil et de répartition des « réfugiés ».

    « Nous ne pouvons pas soutenir un système qui prévoit des quotas obligatoires pour répartir les réfugiés », lui a dit clairement le Premier ministre Bohuslav Sobotka.

    Le ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski n’a pas attendu l’arrivée d’Angela Merkel à Varsovie (aujourd’hui) pour dénoncer la politique étrangère « égoïste » de l’Allemagne : « Tout le monde en Europe ne peut pas se permettre une politique comme celle que propose l’Allemagne. De nombreux pays, dont la Pologne, ont des capacités et des possibilités très limitées. »

    Quant au ministre autrichien de la Défense, Hans Peter Doskozil, il a carrément qualifié d’« irresponsable »la politique allemande du « We can do it » (nous pouvons le faire…), ajoutant : « Ce n’est pas une politique si l’Europe souffre en enfouissant sa tête dans le sable. »

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  • Trump Apocalypse

    Si Donald Trump est élu, il y aura une récession mondiale de 0,7 à 0,8 point de PIB, affirment les experts de Citigroup (la 10e plus grande entreprise mondiale, dit-on).

    Bien sûr ça n’a rien à voir avec le fait que les deux premiers actionnaires de Citigroup sont Abou Dhabi et le prince Al-Walid Al-Saoud.

    Le pire est que l’effet Trump a déjà commencé : en France, vient d’annoncer l’INSEE, il n’y a eu aucune croissance au deuxième trimestre (alors qu’on prévoyait une hausse de 0,3%), et le nombre de créations d’entreprises a de nouveau baissé, de 1,2%, en juillet.

    Mais il y a pire encore, c’est que, comme pour le Brexit, l’élection de Trump ne provoquerait pas seulement une récession mondiale, donc la misère, le chômage, etc. Il y aurait aussi une terrible épidémie de grippe espagnole, et de vache folle (surtout chez les vaches qui parlent espagnol), et de peste porcine (à cause de l’islamophobie de Trump), sans parler des tsunamis. De conneries. Qui déferlent déjà depuis des mois.

  • Chez l’ami Morales

    En Bolivie, le ministre adjoint de l’Intérieur, Rodolfo Illanes, a été battu à mort par des mineurs en grève alors qu’il venait négocier avec eux.

    Il est rarissime qu’un ministre se fasse assassiner, même dans les pays en guerre civile ou tribale. Il faut que ce soit dans le pays d’Evo Morales, l’homme qui veut remplacer la religion catholique par celle de Mère Terre, champion de l’indigénisme marxiste et grand ami de François qui lui plusieurs fois manifesté son soutien, à Rome comme à La Paz, pour la mise en œuvre de son idéologie pagano-socialo-écolo…

  • La loi copte avance

    En mai dernier on apprenait que le texte élaboré par les chrétiens d’Egypte sur la construction des lieux de culte et envoyé au gouvernement en octobre 2014 était devenu un projet de loi soumis aux commissions du Parlement.

    Il y a quelques jours, l’Eglise copte dénonçait des « amendements inacceptables » et des « additions irréalisables ». Par exemple qu’il serait permis de construire librement des églises à condition qu’elles n’aient ni croix ni dôme…

    Mais après des discussions avec le président Sissi et le Premier ministre Sherif Ismael, la situation s’est éclaircie. Mercredi, 105 évêques coptes se sont réunis, et il en est résulté un communiqué indiquant que l’Eglise et le gouvernement étaient arrivés à un compromis.

    Lequel compromis doit désormais être avalisé par le gouvernement puis voté par le Parlement.

    Le même jour, un homme a attaqué à coups de couteau le vigile en poste devant une église de la banlieue du Caire. Il a été abattu.

    Le mois dernier, après de nouvelles attaques contre les chrétiens à Minya, le président Sissi avait demandé une enquête approfondie, et il avait limogé le chef local de la sécurité. Il avait répété que l’Etat ferait tout pour protéger les chrétiens et assurer l’égalité de traitement des citoyens, même si « ce sont des choses qui requièrent des changements dans la culture dominante et que cela demande du temps »…

  • Saint Zéphyrin

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    Louis Sébastien Le Nain de Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles, tome 3, seconde édition, 1701

  • Juste en passant…

    Connaissez-vous André Soulier ? Il a été une haute personnalité de la politique lyonnaise entre 1977 et 2001. Et il est un avocat réputé depuis 1969.

    C’est lui que le cardinal Barbarin a choisi pour le défendre dans le cadre de la plainte déposée par des personnes qui l'accusent d'avoir couvert des abus sexuels sur mineurs.

    On sait que Lyon est une capitale maçonnique.

    On pouvait lire dans un article de l’Express sur le sujet, en juin 2000 :

    Le Grand Orient compte aussi quelques élus de la majorité municipale, comme l'avocat André Soulier. S'il n'est pas le plus assidu des frères, l'adjoint de Raymond Barre à la mairie est assurément l'un des doyens de la maçonnerie lyonnaise. Il a été initié voilà quarante-trois ans dans la loge Union et Liberté.

    Le cardinal Barbarin se fait défendre par un membre d'une loge dont le but est la destruction de l'Eglise catholique...

  • La messe à Quimper

    On me signale, en commentaire de ma note sur l’arrivée dans le diocèse de Quimper de l’abbé Loïc Courtois, que ce prêtre de la Fraternité Saint Pierre (ordonné en 2012, à Bordeaux depuis 2014) célébrera la messe selon la forme extraordinaire tous les dimanches à partir du 11 septembre en l’église Saint-Mathieu à Quimper (c’est l’église de ma confirmation…).

  • L’Inde va mettre fin à l’industrie de la GPA

    Le gouvernement indien a présenté hier un projet de loi qui va réglementer la pratique des mères porteuses. Il est significatif que le projet de loi soit présenté par le ministre… des Affaires étrangères. L’Inde est devenue la destination privilégiée des couples et des homosexuels des pays riches qui veulent qu’une femme leur fabrique un enfant. Cela coûte trois fois moins cher en Inde.

    Malgré les bénéfices : 5 milliards de dollars par an générés par plus de 500 cliniques, le gouvernement indien a décidé de mettre fin à cette exploitation des femmes les plus pauvres.

    Quand la loi aura été votée, seuls les couples indiens mariés depuis au moins 5 ans pourront avoir recours à la gestation pour autrui, uniquement avec une femme faisant partie de la famille, et gratuitement.

  • Saint Louis

    Les trois collectes de la messe, commentées par le bienheureux cardinal Schuster.

    Deus, qui beátum Ludovícum Confessórem tuum de terréno regno ad cæléstis regni glóriam transtulísti : eius, quǽsumus, méritis et intercessióne ; Regis regum Iesu Christi, Fílii tui, fácias nos esse consórtes : Qui tecum vivit et regnat.

    « Seigneur, qui avez fait passer du trône terrestre au trône céleste le bienheureux roi Louis ; par ses mérites et son intercession faites que nous aussi méritions d’avoir part à l’héritage du Christ Jésus, Roi des rois ». Aujourd’hui l’Église, dans cette première collecte, rappelle les fidèles au sens de cette dignité royale que, par notre incorporation au Christ Roi et Prêtre, nous avons obtenue dans le sacrement du Baptême. Si les chrétiens appartiennent tous à cette dynastie sacrée instituée par le Christ, — regale sacerdotium — il convient qu’ils sachent se dominer et tiennent leurs passions assujetties. On attribue à saint Colomban une belle parole qui se rapporte à cette liberté royale que doit garder intacte le chrétien. A un roi tyran, ce saint abbé dit un jour : si aufers libertatem, aufers dignitatem [si tu enlèves la liberté, tu enlève la dignité].

    Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, sicut beátus Ludovícus Conféssor tuus, spretis mundi oblectaméntis, soli Regi Christo placére stúduit ; ita eius orátio nos tibi reddat accéptos. Per eúndem Dóminum.

    « Comme le bienheureux confesseur Louis, ayant méprisé les délices du monde, s’efforça de plaire uniquement à Dieu ; ainsi nous vous demandons. Seigneur, que son intercession nous rende agréables à Vous ». Il n’est rien de plus vil que de transiger avec sa conscience pour ne pas déplaire aux hommes. Avec la meilleure bonne volonté, avec le tact et la prudence la plus circonspecte, il est impossible de contenter tout le monde. Saint Paul essaya de le faire, mais lui-même écrivit : Si adhuc hominibus placerem, Christi servus non essem [si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ]. Le Psalmiste a un mot très fort contre ces lâches victimes du respect humain : disperdet ossa eorum qui hominibus placent, quoniam Deus sprevit eos [Dieu a brisé les os de ceux qui cherchent à plaire aux hommes, parce qu’il les a méprisés].

    Deus, qui beátum Confessórem tuum Ludovícum mirificásti in terris, et gloriósum in cælis fecísti : eúndem, quǽsumus, Ecclésiæ tuæ constítue defensórem. Per Dóminum nostrum.

    « Seigneur, qui avez rendu illustre sur la terre, puis glorieux dans le ciel, le bienheureux confesseur Louis, établissez-le aussi défenseur de votre Église ». Le nombre est-il assez grand, de ceux qui évoquent avec passion les noms des souverains des anciennes dynasties françaises ? Et pourtant, le nom de saint Louis IX exprime encore, pour cette nation, tout un programme et un idéal de foi, de pureté, de valeur et d’honneur qui élève les lis de la vraie France catholique d’autant plus haut qu’est descendue davantage dans la fange la faction jacobine adverse, destructrice de sa propre patrie.

  • Marie Stopes épinglée

    L’industriel de l’avortement Marie Stopes International a suspendu ses opérations dans ses avortoirs de Grande-Bretagne (grassement subventionnés), suite à des inspections suprises de la Commission de qualité des soins. La commission a conclu qu’on ne pouvait être certain que le personnel ait les compétences ou la formation requises pour administrer une sédation ou une anesthésie. Elle fait état également de « préoccupations immédiates quant à la question du consentement ».

    Le Service de Santé (sic) publique a donc envoyé les 250 femmes qui allaient se faire avorter chez Marie Stope dans d’autres avortoirs, en attendant que la situation soit clarifiée. « En tout temps, a déclaré le Pr Baker, inspecteur en chef adjoint de la commission, notre priorité est de veiller à ce que les patientes reçoivent des soins sûrs, de haute qualité et compatissants ». Sic.

    L’Association de protection de l’enfant à naître condamne cette réaction du Service de santé publique « aux pratiques d’avortements dangereuses et illégales dans les cliniques privées », l’accusant de « collusion immorale et illégale dans une activité criminelle ». L’association rappelle que la loi britannique n’autorise l’avortement que s’il y a un risque pour la santé de la mère, en bref si la poursuite de la grossesse est plus dangereuse que l’avortement. Or pour 98% des avortements les médecins certifient qu’il est nécessaire pour la santé mentale de la mère alors qu’il n’y a aucun risque : ces avortements sont donc illégaux.

  • Racisme triomphant

    Un « séminaire de formation à l'antiracisme » réservé aux « victimes du racisme d’Etat », donc excluant d’emblée les blancs, va se dérouler du 25 au 28 août à Reims.

    « La non-mixité est une nécessité politique », soulignent les organisateurs.

    Ce racisme revendiqué ne pose aucun problème à la directrice du centre qui héberge le séminaire, ni à la Ville de Reims : « Rien ne permet d'interdire cette rencontre à ce jour. »

    Nul doute que les réactions auraient été les mêmes si le séminaire avait été une formation à l’antiracisme excluant les noirs…

    Et voilà une illustration de plus que l’antiracisme n’est qu’une forme de racisme, qui anesthésie les esprits.

  • Suicide

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    Le troisième tour de la présidentielle autrichienne approche. Alors qu’il est à la traîne dans les sondages face au candidat « d’extrême droite » Norbert Hofer, le candidat « indépendant » (sic) Alexander van der Bellen vient de sortir une campagne d’affiches reprenant exactement le slogan des anti-Brexit : « Plus forts ensemble – Non à l’Oexit ».

    C’est pour être sûr de perdre quelques points supplémentaires ?

  • A propos du burqini

    Le débat à propos de l’interdiction du burqini sur les plages paraît absurde à beaucoup. D’abord aux libéraux conséquents avec leur idéologie aveugle, pour qui chacun se vêt et se dévêt comme il veut : il n’est pas plus extravagant d’être couvert de la tête aux pieds sur le littoral qu’y être nu comme un ver. Aux libéraux s’adjoignent éventuellement les cathos tradis (et pas forcément tradis), pour qui le burqini est plus décent que le bikini, n’est-ce pas. Et l’on doit ajouter les professionnels de la subversion, qui sont prêts à soutenir tout ce qui peut détruire le conformisme ou supposé tel.

    Face à cet alliage pour le moins hétéroclite, les adversaires du burqini sont incapables d’un discours cohérent et argumenté. Quand on leur demande la raison de leur opposition, nombreux sont ceux qui se donnent le ridicule de mettre en avant « l’hygiène ». Les plus courageux parlent des « valeurs de la République » (comprenez-moi à demi-mot), et les plus héroïques évoquent la laïcité. Impossible d’aller plus loin, on sombrerait dans le péché mortel de l’islamophobie.

    Il est manifeste que la chape de plomb du politiquement correct et du vivre ensemble fait que beaucoup n’osent même pas penser à la signification du « burqini ». Et les rares qui y pensent n’osent pas le dire. Mais la raison non formulée de l’opposition au burqini est fortement imprimée dans l’inconscient, assez fortement pour que des arrêtés soient pris, et validés par la justice.

    Cette raison, il faudrait tout de même que quelqu’un ose la dire ouvertement. Le burqini n’est pas un vêtement, de même que le minaret n’est pas un clocher. « Les minarets sont nos baïonnettes », comme dit le poème cher à Erdogan. Le minaret est le signe visible de la conquête d’un territoire par l’idéologie islamique : c’est pourquoi les Suisses ont sagement interdit la construction de tout minaret sur leur territoire. Or les burqini ne sont rien d’autre que de petits minarets sur les plages : l’affirmation de la conquête de ce territoire par l’islam. Et le jour où il y a assez de « burqinis », on peut chasser les kouffar de la plage devenue halal. Comme à Sisco, par exemple.

    Le burqini aussi, c’est le jihad, l’effort de conquête dans le sentier d’Allah, qui est une obligation pour tout musulman, comme le souligne à plusieurs reprises le Coran.

    C’est si difficile à comprendre ?

  • Têtes de cochons

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    Le 19 août, Andrew Stroehlein, un chef européen de Human Rights Watch, a publié sur Twitter des photos montrant des légumes taillés en forme de visages humains et postés le long de la frontière hongroise. Ces images venaient d’une page Facebook, où elles étaient accompagnée de ce commentaire : « Des épouvantails en betterave pour effrayer les humains. Apparemment ça marche, personne n’est passé par ici depuis quatre semaines. »

    « Les réfugiés fuient la guerre et la torture, Hongrie, vos têtes de betteraves ne les en dissuaderont pas », commentait Andrew Stroehlein.

    Le député européen hongrois György Schöpflin a répondu :

    « Ça pourrait marcher. Les représentations humaines sont haram. Mais je suis d’accord, des têtes de cochons seraient plus efficaces. »

    Réplique d’Andrew Stroehlein : « Un eurodéputé éructant ce genre de crasses xénophobes… Vous faites honte à la Hongrie, à l’Europe et à l’humanité. » Et les réseaux soi-disant sociaux ont embrayé sur le « scandale »…

    György Schöpflin a souligné qu’il n’avait pas proposé de mettre des têtes de cochons sur la frontière, mais qu’il n’était pas mécontent de sa petite « expérience » sociale : « Anthropologiquement parlant, il est intéressant de voir à quel point le sujet est sensible. »