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  • C’est seulement le "isme" qui est mauvais

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    Le gouvernement a lancé aujourd’hui une page Facebook et un compte Twitter « Stopdjihadisme ».

    On y lit ce propos définitif de Manuel Valls :

    « Je rappellerai toujours que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans. »

    Suivi de :

    « #‎Daech : des terroristes qui profanent les mosquées et tuent les musulmans. »

    On constate que le gouvernement ne sait toujours pas écrire « jihad », il lui met un « d » comme dans le dialecte maghrébin alors qu’il dit combattre « Daech » qui pour l’heure est surtout au Machrek.

    On constate aussi que la fière Marianne écrase seulement le « isme » de « djihadisme » et laisse intact le « djihad ».

    Il est vrai que « prôner le jihad n’est pas un délit », selon le ministre de l’Intérieur.

    Il faut donc bien distinguer le jihad du Coran et des hadiths du jihad des « djihadistes ».

    Qu’est-ce qui les distingue ? « Stopdjihadisme » ne l’a pas encore expliqué.

  • Ciudad del Este

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    Le blog Messa in latino relaie un appel de fidèles du diocèse de Ciudad del Este, qui était le plus florissant d’Amérique latine avant que François en chasse son évêque Mgr Livieres (traduction trouvée sur le Forum catholique) :

    Nous sommes du diocèse de Ciudad del Este au Paraguay.

    Notre diocèse est démonté pièce par pièce. Deux grandes communautés, la « Communauté missionnaire de Jésus » et la « Communauté sacerdotale Saint-Jean » vont être littéralement rayées du diocèse tandis que les séminaristes du Séminaire de Ciudad sont envoyés à Asuncion où est enseignée la théologie de la libération... Des dégâts considérables, car des milliers de fidèles sont invités à « obéir » sans protester. Ils détruisent un trésor et nous ne savons pas quoi faire.

    Est-ce que quelqu'un sait nous dire quelles mesures prendre ?

  • 7e jour dans l’octave de la Nativité

    C’est le 31 décembre, qui est le dernier jour de l’année civile. Dom Guéranger fait remarquer que seule la liturgie mozarabe a une prière spécifique, qui est en fait la Préface (« Illatio ») de la messe du dimanche avant l’Epiphanie :

    Dignum et justum est nos tibi gratias agere, Domine sancte, Pater aeterne, omnipotens Deus, per Jesum Christum Filium tuum, Dominum nostrum.

    Il est digne et juste que nous vous rendions grâce, Seigneur saint, Père éternel et tout-puissant, par Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur,

    Qui ante tempus natus ex te, Deo Patre, tecum pariter et cum Spiritu Sancto condidit tempora, dignatus est nasci et ipse sub tempore, ex utero virginis Mariae.

    qui avant les temps né de vous, Dieu son Père, a créé le temps, avec vous et l’Esprit Saint ; qui a daigné lui-même naître dans le temps, du sein de la Vierge Marie ;

    Qui tamen cum sit sempiternus, statutos annorum discrevit recursus, per quos evolutus deduceretur hic mundus.

    et qui, tout éternel qu’il est, a fixé les révolutions des années au moyen desquelles ce monde accomplit ses propres révolutions.

    Distinguens annum certis atque congruentibus vicissitudinibus temporum, quibus sol certa cursus sui dimensione, anni orbem inconfusa varietate distingueret.

    Il a divisé l’année en périodes certaines et harmonieuses, suivant lesquelles le soleil, fidèle aux lois qui règlent sa course, vient répandre sur le cercle de l’année une variété sans confusion.

    Illi etenim Deo vivo hodie et finem expleti anni, et subsequentis initium oblatis muneribus dedicamus per quem et decursum annorum transegimus, et principium alterius inchoamus.

    Par lui, nous avons traversé le cours de celle-là ; par lui, nous ouvrons le commencement de celle-ci. Aujourd’hui, par l’offrande de nos dons, nous venons dédier à ce Dieu vivant, et la fin de l’année écoulée, et le commencement de celle qui la suit.

    Hunc igitur quia in annum nos ad supplicandum sancta et communis fecit devotio convenire, tibi Deus Pater, simplices fundimus preces.

    Nous donc, qu’une dévotion commune et sainte a rassemblés en ce commencement de l’année, nous répandons devant vous, ô Dieu Père ! nos simples prières.

    Ut qui in nativitate ejusdem Filii tui praesentis temporis curricula consecrasti, praebeas nobis hunc annum habere placabilem, et dies ejus in tua transigere servitute.

    Dans la Nativité de votre Fils, vous avez fixé le point de départ de la supputation de nos temps ; faites que cette année soit pour nous une année favorable, et que nous en passions les jours dans votre service.

    Terram quoque fructibus reple, animas corporaque facito morbis delictisque carere. Scandala remove, contere hostem, cohibe famem, et omnes in commune nocivorum casuum eventus a nostris finibus procul exclude. Per Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.

    Couvrez la terre de moissons, rendez nos âmes et nos corps exempts de maladies et de péchés. Ôtez les scandales, repoussez les ennemis, chassez la famine, et éloignez de nos frontières tous les fléaux qui pourraient nous nuire. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

  • "In quo"

    La lecture du moment selon la liturgie est l’épître de saint Paul aux Romains. Me voilà donc embarqué dans la lecture de cette épître selon la TOB. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir continuer à lire cette chose-là, qui ne ressemble que de loin à une traduction de la Bible.

    On constate d’abord que notes sont nettement plus longues que le texte… Parce que, même si l’on a déjà interprété le texte au lieu de le traduire, il faut néanmoins expliquer tout au long que saint Paul ne voulait pas dire ce qu’il dit, ou bien que la tradition exégétique du passage est fautive. D’un côté l’apôtre était incapable de s’exprimer clairement et il faut le faire à sa place, d’autre part les exégètes du passé étaient complètement à côté de la plaque. En bref, c’est à peine caricaturer l’entreprise que de la résumer ainsi : après avoir lu le texte et les notes, vous pouvez croire ce que vous voulez, mais pas ce qu’a écrit saint Paul.

    Dans l’épître aux Romains, et spécialement dans le chapitre 5, il faut surtout éviter de laisser croire que saint Paul aurait clairement esquissé la théologie du péché originel. Les traductions modernes rivalisent d’invention pour qu’on n’aille pas croire une telle chose. La TOB remporte le pompon haut la main. Elle « traduit » ainsi le verset 12 : « Voilà pourquoi, de même que par un homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a atteint tous les hommes : d’ailleurs tous ont péché… »

    C’est la seule « traduction » qui produise une phrase bancale qui ne se termine pas, et qui exhibe fièrement un « d’ailleurs » qui est censé traduire le grec « eph’o » et nous laisse en plan…

    La Vulgate a traduit eph’o par in quo : en lui : en Adam tous ont péché. Tous les pères latins l’ont compris ainsi, et le concile de Trente après eux. Il a fallu attendre le soi-disant « humanisme » pour qu’on décrète que la Vulgate avait tort. Et la soi-disant néo-Vulgate a corrigé en « eo quod » (en cela que).

    Devant un problème posé par la Vulgate, j’ai l’attitude inverse de celle des spécialistes modernes. Ceux-ci ont un souverain mépris pour ce texte établi sans tenir compte des règles actuelles de l’exégèse scientifique et des mirifiques connaissances que nous avons aujourd’hui des langues de l’antiquité. Je considère quant à moi que les gens qui ont traduit le texte grec en latin étaient des gens qui parlaient couramment le grec et le latin, eux, et qui parlaient le grec et le latin de leur temps, donc celui des textes, et que par conséquent on doit y regarder à deux fois, et même davantage, avant de décréter qu’ils ont tort.

    Il est vrai que, a priori, epi (« epi o » devenant « eph’o »), c’est « sur », et non « dans ». Mais ce n’est pas un exemple unique (je l’ai vu encore il y a peu de temps – mais je ne sais plus où…).

    On peut constater que tous les manuscrits latins sans exception ont « in quo omnes peccaverunt » : en qui (Adam) tous ont péché.

    C’est aussi ce que dit Pacien de Barcelone, dans son homélie sur le baptême, quand il cite ce texte de saint Paul pour parler du péché originel, alors que le reste de la phrase a des mots différents (quia au lieu de propterea, introivit au lieu de intravit, delictum au lieu de peccatum, devenit au lieu de pertransiit). Pacien de Barcelone, avant saint Jérôme et saint Augustin, avait donc un texte nettement différent de celui de la Vulgate, mais identique pour ce qui est de l’expression « in quo omnes peccaverunt ».

    Il y a d’autre part, à l’autre bout de la chrétienté, le témoignage du texte copte (bohaïrique) de cette épître, qui ajoute : « de même que par un seul homme la vie est venue ». Afin de bien préciser : la mort est venue par un seul homme, Adam, en qui tous ont péché, de même que la vie est venue par un seul homme, le Christ.

    Quand un père espagnol et un texte copte disent la même chose que la Vulgate qui a été la Bible de référence en Occident pendant 1500 ans, j’ai tendance à penser que ce ne sont pas les modernes qui ont raison…

  • Jésus Akbar

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    Le 1er janvier sera inaugurée à Abajah, dans le sud-est du Nigeria, une statue du Christ, en marbre blanc, de 8,53 mètres de haut (40 tonnes). Elle surplombera l’église catholique du village.

    Appelée « Jésus le plus grand », autrement dit… Iassou Akbar, elle a été commandée par Obinna Onuoha, directeur d’une compagnie de distribution de pétrole et de gaz, selon une "vision" qu'il a eue en 1997, et réalisée par une entreprise chinoise.

    « Ce sera la plus grande statue de Jésus du continent », affirme-t-il. Dans le pays de Boko Haram…

  • Dernières nouvelles de la République islamique de France

    Le ministre de l’Intérieur de la République islamique de France, Bernard Dhimmi Cazeneuve, s’est rendu aujourd’hui à la « salle de prière » musulmane qui avait été « saccagée » par des Corses après les émeutes arabes d’Ajaccio.

    Il a déclaré que « la République laïque continuera à protéger l’exercice de tous les cultes ».

    Rappelons qu’il s’agit d’une salle de prière clandestine, enregistrée comme siège social de l’Association marocaine, sportive et culturelle des musulmans de Corse. Autrement dit elle contrevient à plusieurs lois de la République, et d’abord à la loi de 1905.

    La République protège les lieux de culte clandestins, s'ils sont musulmans.

    Et il a osé en remettre une couche sur Twitter :

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    Ni dignes ni républicains, mais hors la loi. Et donc le ministre aussi. Mais il est vrai que c’est le ministre qui considère que « ce n’est pas un délit de prôner le jihad »…

  • 6e jour dans l’octave de la Nativité

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    Gentile da Fabriano

    Considérons, dans ce sixième jour de la Naissance de notre Emmanuel, le divin Enfant étendu dans la crèche d’une étable, et réchauffé par l’haleine de deux animaux. Isaïe l’avait annoncé : Le bœuf, avait-il dit, connaîtra son maître, et l’âne la crèche de son seigneur ; Israël ne me connaîtra pas. (I, 3.) Telle est l’entrée en ce monde du grand Dieu qui a fait ce monde. L’habitation des hommes lui est fermée par leur dureté et leur mépris : une étable lui offre seule un abri hospitalier, et il vient au jour dans la compagnie des êtres dépourvus de raison. Mais ces animaux sont son ouvrage. Il les avait assujettis à l’homme innocent. Cette création inférieure devait être vivifiée et ennoblie par l’homme ; et le péché est venu briser cette harmonie. Toutefois , comme nous l’enseigne l’Apôtre , elle n’est point restée insensible à la dégradation forcée que le pécheur lui fait subir. Elle ne se soumet à lui qu’avec résistance ; elle le châtie souvent avec justice ; et au jour du jugement, elle s’unira à Dieu pour tirer vengeance de l’iniquité à laquelle trop longtemps elle est demeurée asservie.

    Aujourd’hui, le Fils de Dieu visite cette partie de son œuvre ; les hommes ne l’ayant pas reçu, il se confie à ces êtres sans raison ; c’est de leur demeure qu’il partira pour commencer sa course ; et les premiers hommes qu’il appelle à le reconnaître et à l’adorer, sont des pasteurs de troupeaux, des cœurs simples qui ne se sont point souillés à respirer l’air des cités.

    Le bœuf, symbole prophétique qui figure auprès du trône de Dieu dans le ciel, comme nous l’apprennent à la fois Ézéchiel et saint Jean, est ici l’emblème des sacrifices de la Loi. Sur l’autel du Temple, le sang des taureaux a coulé par torrents ; hostie incomplète et grossière, que le monde offrait dans l’attente de la vraie victime. Dans la crèche, Jésus s’adresse à son Père et dit : Les holocaustes des taureaux et des agneaux ne vous ont point apaisé ; me voici.

    Un autre Prophète annonçant le triomphe pacifique du Roi plein de douceur, le montrait faisant son entrée dans Sion sur l’âne et le fils de l’ânesse. Un jour cet oracle s’accomplira comme les autres ; en attendant, le Père céleste place son Fils entre l’instrument de son pacifique triomphe et le symbole de son sacrifice sanglant.

    Telle a donc été, ô Jésus ! Créateur du ciel et de la terre, votre entrée dans ce monde que vous avez formé. La création tout entière, qui eût dû venir à votre rencontre, ne s’est pas ébranlée ; aucune porte ne vous a été ouverte ; les hommes ont pris leur sommeil avec indifférence, et lorsque Marie vous eut déposé dans une crèche, vos premiers regards y rencontrèrent les animaux, esclaves de l’homme. Toutefois, cette vue ne blessa point votre cœur ; vous ne méprisez point l’ouvrage de vos mains ; mais ce qui afflige ce cœur, c’est la présence du péché dans nos âmes, c’est la vue de votre ennemi qui tant de fois est venu y troubler votre repos. Nous serons fidèles, ô Emmanuel, à suivre l’exemple de ces êtres insensibles que nous recommande votre Prophète : nous voulons toujours vous reconnaître comme notre Maître et notre Seigneur. C’est à nous qu’il appartient de donner une voix à toute la nature, de l’animer, de la sanctifier, de la diriger vers vous ; nous ne laisserons plus le concert de vos créatures monter vers vous, sans y joindre désormais l’hommage de nos adorations et de nos actions de grâces.

    Dom Guéranger

  • La caravane passe (suite)…

    Le 23 décembre, la Commission européenne a envoyé une lettre signée de son vice-président Frans Timmermans aux ministres polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski et de la Justice Zbigniew Ziobro, pour leur demander de surseoir à la loi sur le Tribunal constitutionnel. Timmermans demandait que la loi votée la veille par les députés ne soit pas définitivement adoptée ou « au moins qu'elle n'entre pas en vigueur avant que toutes les questions concernant son impact sur l'indépendance et le fonctionnement du Tribunal constitutionnel aient été pleinement et correctement évaluées ». Il soulignait que « l'Etat de droit est l'une des valeurs communes sur lesquelles l'Union est fondée » et que la Commission européenne « attache une grande importance à prévenir l'émergence de situations dans lesquelles l'Etat de droit dans un Etat membre pourrait être remis en question ». Il demandait aux autorités polonaises de le tenir informé « de la situation constitutionnelle » et de « travailler étroitement » avec la Commission de Venise du Conseil de l’Europe.

    En réponse, dans la nuit qui a suivi, le Sénat polonais a voté la fameuse loi. Puis le président de la République Andrzej Duda l’a signée, et elle a paru hier au Journal officiel. Andrzej Duda a tenu une conférence de presse pour dire simplement que la réforme du fonctionnement du Tribunal constitutionnel renforce le rôle du Tribunal aux yeux du peuple polonais, sans faire allusion aux accusations de la Commission européenne.

    Mais l’affaire n’est pas terminée. Le bras de fer se poursuit en Pologne : le président du Tribunal constitutionnel a déclaré que celui-ci allait se réunir le 12 janvier sans tenir compte des nouvelles règles, et l’opposition va saisir le dit Tribunal sur cette loi. Quant à la Commission européenne, elle va se réunir le 13 janvier pour statuer sur le crime de ces Polonais qui osent voter des lois souveraines avec l’aval du peuple…

  • 5e jour dans l’octave de la Nativité

    La séquence de Noël Latabundus se trouve « dans tous les Missels Romains-Français », dit dom Guéranger, et elle a été longtemps attribuée à saint Bernard, mais l’abbé de Solesmes l’a trouvée dans un manuscrit du XIe siècle. La voici chantée par les moines de Triors.
    podcast

    Laetabundus
    Exsultet fidelis chorus.
    Alleluia.

    Que le chœur des fidèles, dans son allégresse, tressaille de joie. Alleluia.

    Regem regum
    Intactae profudit torus:
    Res Miranda !

    Le sein de la Vierge pure a produit le Roi des rois : prodige admirable !

    Angelus Consilii
    Natus est de Virgine,
    Sol de Stella.

    L’Ange du Conseil est né de la Vierge : le Soleil de l’Étoile.

    Sol occasum nesciens,
    Stella semper rutilans,
    Semper clara.

    Soleil sans couchant, Étoile à jamais scintillante, radieuse à jamais.

    Sicut sidus radium,
    Profert Virgo Filium
    Pari forma.

    L’étoile produit son rayon ; la Vierge enfante son Fils d’une même manière.

    Neque sidus radio,
    Neque Mater Filio
    Fit corrupta.

    Ni l’étoile par le rayon, ni la Vierge par son Fils ne perd rien de son pur éclat.

    Cedrus alta Libani
    Conformatur hyssopo
    Valle nostra.

    Le haut cèdre du Liban vient ramper, avec l’hysope, dans notre humble vallée.

    Verbum ens Altissimi
    Corporari passum est,
    Carne sumpta.

    Le Verbe, Sagesse du Très-Haut, daigne se revêtir d’un corps ; il se fait chair.

    Isaias cecinit,
    Synagoga meminit,
    Numquam tamen desinit
    Esse caeca.

    Isaïe l’avait chanté, la Synagogue s’en souvient, et pourtant n’a point cessé d’être dans l’aveuglement.

    Si non suis vatibus,
    Credat vel gentilibus,
    Sibyllinis versibus
    Haec praedicta :

    Qu’elle en croie, sinon ses Prophètes, au moins ceux de la gentilité ; les vers de la Sybille ont annoncé le mystère :

    Infelix, propera,
    Crede vel vetera:
    Cur damnaberis, gens misera?

    Peuple malheureux, hâte-toi : crois enfin les antiques oracles ; pourquoi serais-tu réprouvé, peuple infortuné ?

    Quem docet littera
    Natum considera:
    Ipsum genuit puerpera.
    Alleluia.

    L’Enfant qu’annonce la lettre prophétique, vois-le aujourd’hui : une Vierge l’a mis au monde. Alléluia.

  • Un franciscain a disparu

    La Custodie de Terre Sainte a fait savoir hier qu’elle était sans nouvelles du P. Dhiya Azziz, le desservant de Yacoubieh, dans le nord de la Syrie.

    Le P. Azziz, qui est originaire de Qaraqosh en Irak (ville chrétienne dont tous les habitants ont fui lors de l’arrivée de l’Etat islamique) était allé voir ses parents réfugiés en Turquie, et, revenu en Syrie à Lattaquié, il avait pris le 23 décembre un taxi collectif pour rejoindre Yacoubieh et y célébrer la Nativité. Mais il n’est jamais arrivé. Et l’on n’a pas de nouvelles non plus des autres voyageurs, ni du taxi.

    Le P. Azziz avait déjà été kidnappé en juillet, puis relâché (sans doute contre rançon, sans qu’on sache par quel groupe – le Front al-Nosra avait démenti être impliqué).

  • Aux Philippines

    Neuf paysans catholiques ont été enlevés dans la nuit de Noël sur l’île de Mindanao par des combattants du Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff) et ont été assassinés.

    Les « Combattants de la liberté islamique de la patrie des Moros » sont une scission du Front Moro de libération islamique. Leur drapeau est celui d’al-Qaïda et de l’Etat islamique.

  • Une belle victoire des islamistes

    Les chaînes de télévision nous ont montré avec insistance et complaisance des entrées d’églises gardées par des soldats en armes (en tout 120.000, nous dit-on, policiers et militaires confondus) pour les messes de Noël. Et l’on nous montrait les fidèles tout heureux d’être ainsi « protégés ».

    Donc, l’histoire retiendra que Noël 2015, en France, fut le premier Noël où les églises furent gardées par crainte des attentats. Comme au Caire. Comme à Bagdad. Comme dans un pays musulman.

    Avec cette énorme différence que dans les pays musulmans les chrétiens déplorent cet état de fait, s’en désolent, et non s’en réjouissent.

    Pus fort encore, en divers lieux, de Béziers à Lens, il y avait une garde musulmane à l’entrée de l’église. Et le ministre de l’Intérieur en personne, Bernard Cazeneuve, au lieu de condamner la formation de milices confessionnelles, de s’émerveiller de cette initiative : « Respect pour les musulmans qui ont protégé les églises pour Noël. Concorde et fraternité dans la République. »

    « Les musulmans qui ont protégé les églises », dit-il. C’est une autre première que l’histoire pourra retenir : la première fois qu’un ministre de l’Intérieur de la République française s’exprime officiellement en ministre de la dhimmitude.

    Dans les pays musulmans, quand on veut humilier les chrétiens, on les appelle « nazaréens », d’où le désormais célèbre noun. Quand on veut leur donner leur nom selon le droit musulman (comme le fait toujours l’imam d’al-Azhar, par exemple), on les appelle « ahl al dhimma », littéralement « les gens de la protection », ceux que l’on protège. Une protection analogue à celle de la mafia. C’est-à-dire que d’une part elle est arbitraire, pouvant cesser à tout moment, d’autre part elle n’est pas gratuite. Cette protection qu’assurent les musulmans contre des musulmans ne peut exister que moyennant une contrepartie, appelée jizya (strictement appliquée dans l’Etat islamique, de façon plus ou moins déguisée ailleurs).

    En bref, les musulmans qui ont fait mine de garder des églises, et dont on sait que ce sont, bien sûr, des salafistes et des proches des Frères musulmans, ne l’ont pas fait pour les beaux yeux des chrétiens, mais pour affirmer que la France est un pays islamique, et que si la jizya n’a pas été payée d’avance on saura présenter la facture, d’une façon ou d’une autre.

    En d’autres termes, c’est affirmer que la France est un pays islamique. Et dans ce contexte, le tweet de Cazeneuve en est une confirmation.

  • Lumière de Minuit

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    La messe de minuit célébrée par le cardinal Raymond Burke en l’église de la Trinité des Pèlerins (paroisse de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, Rome).

  • Les saints Innocents

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    Evangile éthiopien, début du XVIe siècle

    Mais le Christ qui connaissait l’avenir, qui pénétrait tous les secrets, qui était le Juge des pensées, le Scrutateur des esprits, pourquoi a-t-il abandonné à leur sort ceux qu’il savait que l’on recherchait à cause de Lui, sachant très bien qu’ils seraient tués pour Lui ? A sa naissance, pourquoi un roi, Le Roi céleste, néglige-t-il les soldats de son innocence, pourquoi méprise-t-il une armée du même âge que Lui ? Pourquoi renvoie-t-il les sentinelles qui veillent sur les berceaux, pour que l’ennemi qui ne cherchait que le Roi extermine tous les soldats ?

    Mes frères,  le Christ n’a pas dédaigné ses propres soldats, mais il a envoyés en première ligne ceux à qui il a donné de triompher avant de vivre, et de remporter la victoire avant de combattre;  ceux à qui il a donné des couronnes avant de leur donner des membres. Il a voulu qu’en eux les vertus fassent leur apparition avant les vices. Ils ont possédé le ciel avant la terre, et ils se sont introduits dans les choses divines avant de s’insérer dans les choses terrestres. Le Christ a donc envoyé ses soldats en éclaireurs, il ne les a pas perdus. Il ne les a pas abandonnés, mais il les a accueillis.

    Bienheureux sont ceux que le martyre a fait naître sous nos yeux,  non le monde. Bienheureux ceux qui ont échangé le labeur pour le repos, les souffrances pour le rafraîchissement, les douleurs pour la joie. Ils vivent, oui, ils vivent, ceux qui vivent vraiment, ceux qui ont obtenu d’être mis à mort pour le Christ. Bienheureux les ventres qui ont porté de tels enfants ! Bienheureuses les mamelles qui ont allaité de tels nourrissons ! Bienheureuses les larmes qui, répandues pour de tels bébés, ont apporté à celles qui pleuraient la grâce baptismale ! Car, de façon différente, mais dans un don unique, les mères sont baptisées dans leurs larmes, et leurs fils dans leur sang. Ce sont les mères qui ont souffert dans le martyre de leurs fils. Car le glaive qui transperçait les membres des fils se rendait jusqu’au cœur des mères, et il est nécessaire qu’elles aient part à la récompense, celles qui ont pris part à la passion. Le poupon souriait au meurtrier, le bébé prenait le glaive pour un jouet, le nourrisson qui croyait attendre le lait de la nourrice attendait en réalité le coup de poignard horrible de l’assassin. Sur le point de mourir, l’enfant qui n’avait pas encore ouvert les yeux à la lumière se réjouissait, car l’enfant considère tout homme comme son parent, non son ennemi. Les mères éprouvèrent tout ce qu’il y a eu en fait d’angoisse et de douleur, et c’est pour cela que la joie du martyre ne  fit pas défaut à celles qui avaient versé les larmes du martyre.

    Que l’auditeur ici soit très attentif ! Qu’il écoute avec la plus grande attention, pour pouvoir comprendre que le martyre ne provient pas du mérite, mais de la grâce. Dans les nourrissons, où est la volonté, où est le libre arbitre ? La nature elle-même y est encore captive. Pour tout ce qui se rapporte au martyre, nous devons tout à Dieu et rien à nous-mêmes. Vaincre le démon, livrer son corps à la torture, mépriser son corps, épuiser les tourments, lasser les tortionnaires, se glorifier des injures, demander la vie à la mort, non, cela ne vient pas de la vertu stoïcienne, c’est un don de Dieu. Celui qui court au martyre par sa propre vertu ne parvient pas à la couronne par le Christ. Mais Il nous conduit au pâturage céleste Celui qui a daigné dormir dans notre étable, Jésus-Christ le Nazaréen, notre Seigneur qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen.

    Saint Pierre Chrysologue, fin du sermon 152.

  • Dimanche dans l’octave de la Nativité

    Dum medium silentium tenerent omnia, et nox in suo cursu medium iter haberet, omnipotens Sermo tuus, Domine, de caelis a regalibus sedibus venit.

    Alors qu'un profond silence enveloppait toutes choses, et que la nuit, dans sa course, était au milieu de son chemin, votre Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du haut des cieux, du trône royal.

    podcast

    L’introït de cette messe du dimanche dans l’octave de la Nativité rappelle que Jésus est né à minuit, Verbe descendant du royaume céleste dans le silence terrestre. Or le texte vient du chapitre 18 du livre de la Sagesse, et dans ce texte il s’agit de la dernière et de la plus terrible plaie d’Egypte : la mort des nouveaux-nés :

    Tandis que tout reposait dans un paisible silence, et que la nuit, dans sa course, était au milieu de son chemin, votre Parole toute-puissante s'élança du Ciel, du trône royal, comme un guerrier impitoyable, sur cette terre destinée à la perdition, comme un glaive tranchant, elle portait votre irrévocable arrêt, elle était là, remplissant tout de meurtre, et, se tenant sur la terre, elle atteignait jusqu'au Ciel.

    La mort des nouveaux-nés égyptiens est le fléau qui fera enfin fléchir le pharaon, c’est donc ce qui permet la libération du peuple élu, le passage de la mer Rouge, l’entrée dans la terre promise.

    On remarque que le livre de la Sagesse modifie le texte de l’Exode en se faisant encore plus précisément prophétique. Dans l’Exode, c’est Dieu qui « passe » pour tuer les nouveaux-nés. La Sagesse précise : c’est le Verbe. Le Verbe qui vient du Ciel et « passe » sur terre. Et ce sera bien pour sauver ses élus, ceux qui auront la marque de son sang comme les israélites avaient mis la marque du sang sur leurs portes. La Victime, ce sera lui. Et les « Egyptiens » ne seront pas voués à la mort, mais appelés à la conversion. Afin que tous atteignent jusqu’au Ciel avec Lui.

    (Chant : concert de maîtres de chapelle réunis à Fontevraud pour une session de formation sous la direction du chanoine Jeanneteau, le 28 juillet 1982. Enregistrement publié sur le site Musicologie médiévale.)

  • Saint Etienne

    Hier, le Verbe s’est fait chair, il est descendu du ciel, pour que nous puissions monter au ciel. Il est descendu pour nous ouvrir la porte du ciel par sa Passion et sa Résurrection.

    Aujourd’hui, saint Etienne, le protomartyr, voit les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu.

    Le livre des Actes des apôtres insiste, en disant d’abord que « Etienne, rempli du Saint-Esprit, fixant son regard sur le ciel, voit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu ». Puis il cite saint Etienne lui-même : « Voici que je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » (On peut remarquer que, dans le texte grec, la première fois c’est le verbe « voir » le plus banal qui est utilisé, mais que, lorsque c’est saint Etienne qui parle, il utilise le verbe qui veut dire voir un spectacle, observer, et aussi considérer dans son esprit, contempler.)

    La liturgie va répéter et répéter encore ce propos, car telle est la bonne nouvelle qui découle de la bonne nouvelle d’hier : on le trouve dans trois répons des matines, dans l’antienne du cantique aux laudes, dans l’antienne du dernier psaume des laudes, dans l’épître de la messe qui est le passage des Actes des apôtres racontant le martyre, dans l’alléluia, et dans la communion.

    L’antienne du cantique explique même le sens du propos :

    Stephanus vidit caelos apertos, vidit, et introivit: beatus homo cui caeli patebant.

    Etienne vit les cieux ouverts, il vit, et il entra : bienheureux l’homme pour qui les cieux s’ouvraient.

    A la messe, l’antienne de communion ajoute les deux autres propos importants de saint Etienne au seuil de la mort :

    Vídeo cœlos apértos, et Jesum stantem a dextris virtútis Dei : Dómine Jesu, accipe spíritum meum, et ne státuas illis hoc peccátum.

    Je vois les cieux ouverts et Jésus debout à la droite du Dieu tout puissant : Seigneur Jésus, accueille mon âme et ne leur tient pas rigueur de ce péché.

    Voici cette antienne par la schola de la chapelle de la Cour impériale de Vienne :

  • Noël

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    Piero de la Francesca

  • Vigile de Noël

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    Hódie sciétis, quia véniet Dóminus et salvábit nos. Et mane vidébitis glóriam eius.

    Aujourd’hui, vous saurez que le Seigneur va venir et qu’il nous sauvera. Et demain matin, vous verrez sa gloire.

  • Un sommet

    J’ose à peine recopier l’Annonciation selon saint Luc dans la « traduction » de la TOB, tant elle est fausse et d’une impiété frisant le blasphème :

    Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit: «Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi.»

    « Une jeune fille »… Ce n’est donc pas seulement le mot hébreu d’Isaïe qu’on refuse de traduire par « vierge », c’est aussi le « parthenos » de l’évangile. Et l’on fait coup double : la Vulgate avait tort, bien sûr, de traduire par « virgo » ; et du coup la traduction d’Isaïe par les Septante elle-même ne signifie pas que la vierge concevra… Puisqu’il n’y a de vierge nulle part…

    « Sois joyeuse »… Une note précise qu’ici il ne s’agit pas de la salutation grecque habituelle. Donc la Vulgate avait tort (comme d’habitude) de traduire par « Ave ». Même si le mot grec a toujours le sens de Salut, Bonjour. Avec ici assurément l’arrière-fond de la joie, mais sous-entendu, et en rapport direct avec le mot suivant, qui parle de la grâce : la joie, khara, la grâce, kharis : « Khairé kekharitoméni », l’une des expressions les plus extraordinaires de la Bible.

    « Toi qui as la faveur de Dieu »… Voilà ce qui est censé traduire kekharitoméni. Une note affirme que ce mot, dans la Bible, exprime d’abord la faveur du roi. Mais ce n’est pas vrai.

    Avoir la faveur du roi, comme traduit la TOB, c’est, dans la Bible, « trouver grâce » (aux yeux du roi, devant le roi). C’est bien le mot « grâce », et non « faveur », le nom « grâce », et non un verbe, et toujours précédé du verbe « trouver » : c’est une expression toute faite qui ne correspond pas du tout à ce que dit l’ange à Marie.

    L’ange dit : kekharitoméni. Il suffit de se référer au dictionnaire Bailly pour savoir la vérité. Et le Bailly n’est pas un dictionnaire chrétien, c’est un dictionnaire laïque, universitaire. Le sens du verbe kharitoo, dit-il, c’est : « remplir de la grâce divine ». Que l’on trouve une seule fois à l’actif : Ephésiens 1,6 : Dieu nous gratifie de sa grâce. Et au passif : « être rempli de la grâce divine ». Qu’on ne trouve que deux fois : dans l’évangile de saint Luc, et dans l’Ecclésiastique.

    On peut préciser deux choses qui permettent de comprendre la traduction donnée par Bailly :

    1- le verbe est au parfait : il indique que l’action a été entièrement accomplie, et pour toujours : donc « être rempli… », complètement, sans que ça puisse changer.

    2- Ce passif sans agent est un passif biblique indiquant l’action de Dieu : donc « … de la grâce divine ».

    La « traduction » de la TOB est très gravement fautive, mais il y a une note, proprement ahurissante, qui paraît pousser la faute jusqu’à un délire d’impiété :

    « Dans la tradition orthodoxe, la traduction la plus courante est : “pleine de grâce”. »

    Sic !

    En essayant de reconstituer comment on peut en arriver là, je suppose que les "catholiques" et les protestants se sont mis d'accord sur la "traduction" protestante la plus extrémiste, que les orthodoxes ont râlé, et qu’un protestant, pour les calmer, a décidé de mettre cette note. Je n’ose imaginer que ce soit un "catholique"… qui ait complètement oublié que les catholiques disent « Je vous salue Marie pleine de grâce » depuis toujours, et que la haine de la Vulgate (« gratia plena ») détruise la mémoire au point de rejeter sur les seuls orthodoxes la traduction « pleine de grâce »…

    *

    A propos de l’Ecclésiastique, où se trouve l’unique autre exemple du verbe kharitoo au parfait passif : c’est Sir 18,17. Il est dommage que la version latine – non revue par saint Jérôme - l’ait atténué : « justifié ». Alors que si on lui donne son sens plein, le verset est plus clairement une prophétie christique :

    « Voici, est-ce donc que la Parole (en grec Logos, en latin Verbum) n’est pas supérieure à un bon don ? Et les deux sont dans l’homme plein de grâce. »

    En Jésus, l’homme plein de grâce, sont en effet le Verbe et le Don.

    Vous voulez connaître la traduction de la TOB ? « L’homme charitable joint l’un à l’autre. » Et là, il n’y a pas de note pour vous expliquer pourquoi kekharitoméni est devenu « charitable »…

  • Noël ?

    Voici la carte de vœux de Noël de François.

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    Une image triste et terne (de Carlo Maratta, ou Maratti, vers 1700), tandis que le message de saint Léon nous dit : « Exultons au jour de notre salut »…

    C’est toujours moins sinistre que celle de l’an dernier, la gravure cauchemardesque du très glauque Victor Delhez que le pape aime tant.

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    Voici l’exemplaire du Metropolitan Museum. Un autre exemplaire a été vendu… 500 £ (680 €) en 2010 par Christie. Art de pauvre pour les pauvres…

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