Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Sexagésime

    Dans l’office, la grande figure de ce jour et de toute la semaine est celle de Noé, qui va sauver l’humanité en faisant passer toutes les semences du vivant par le baptême du Déluge.

    La messe quant à elle, qui parle aussi de semence, est dominée par la figure de saint Paul. La station romaine est à la basilique Saint-Paul, parce que celle de dimanche prochain sera à Saint-Pierre, et celle du premier dimanche de carême à la basilique du Saint-Sauveur (saint Jean de Latran, la cathédrale du pape). Peut-être aussi, dit le cardinal Schuster, voit-on en ce dimanche l’écho d’une énigmatique « Translation de saint Paul » signalée dans le martyrologe hiéronymien au 25 janvier. Toujours est-il que la collecte, de façon insolite pour un dimanche, invoque l’apôtre des nations. La longueur de l’épître insiste sur la présence de saint Paul en ce jour. Non seulement sa longueur, mais son importance, puisqu’elle « supplée en partie aux lacunes des Actes et nous décrit au vif les peines incroyables soutenues par Paul dans son apostolat parmi les gentils » (card. Schuster) comme l’avait dit Jésus à Ananie : « Je lui montrerai combien il devra souffrir pour mon nom. » C’est aussi le passage où saint Paul fait des confidences sur ses révélations célestes.

    On peut également voir dans l’évangile du semeur une allusion à saint Paul, semeur de la Parole dans toutes les contrées du nord de la Méditerranée sur toutes sortes de chemins.

    La station étant à la basilique Saint-Paul, on ne s’étonne pas d’avoir un sermon de saint Grégoire le Grand prononcé en cette basilique un dimanche de la Sexagésime. Car il y avait au VIe siècle un dimanche de la Sexagésime et l’on y invoquait saint Paul et l’évangile était celui du Semeur qui sortit pour semer sa semence.

    Aux matines l’Eglise nous fait lire le début de ce sermon. En voici la fin, qui commente les derniers mots de la parabole, sur ceux qui « portent du fruit dans la patience ».

    Sous le portique qui mène à l’église du bienheureux Clément, se tenait un certain Servulus — que beaucoup d’entre vous ont connu comme moi — pauvre en biens, riche en mérites, et exténué par une longue maladie. Depuis son plus jeune âge jusqu’à la fin de sa vie, il resta couché, paralysé. Ce n’est rien de dire qu’il ne pouvait se tenir debout, puisqu’il était même incapable de se redresser sur son lit, ne fût-ce que pour s’asseoir. Jamais il ne put porter la main à sa bouche, jamais non plus se retourner sur l’autre côté. Il avait sa mère et son frère pour le servir, et par leurs mains, il distribuait aux pauvres tout ce qu’il pouvait recevoir comme aumônes. Il ne savait pas l’alphabet, mais il s’était acheté des manuscrits de l’Ecriture Sainte, et il se la faisait lire sans cesse par tous les gens pieux qu’il recevait chez lui. C’est ainsi qu’il apprit à connaître l’Ecriture Sainte aussi à fond qu’il le pouvait, alors que, comme je l’ai dit, il ignorait complètement l’alphabet. Dans ses souffrances, il s’efforçait de toujours rendre grâces et de vaquer nuit et jour aux hymnes et aux louanges de Dieu.

    Quand le temps fut venu où une si grande patience devait être récompensée, les souffrances des membres remontèrent aux organes vitaux. Se sentant sur le point de mourir, Servulus demanda aux étrangers à qui il donnait l’hospitalité de se lever et de chanter des psaumes avec lui dans l’attente de son départ. Comme le moribond lui-même psalmodiait avec eux, il fit soudain cesser la psalmodie par un grand cri de stupeur : «Silence! N’entendez-vous donc pas les louanges dont le Ciel retentit?» Et pendant qu’il tendait l’oreille de son cœur à ces louanges qu’il entendait au-dedans de lui, sa sainte âme se sépara de son corps. Mais à son départ, un parfum si exquis se répandit que toute l’assistance fut remplie d’une douceur inexprimable; et tous en conclurent sans hésitation possible que par ces louanges, c’est le Ciel qui venait d’accueillir cette âme. Il se trouvait là un de nos moines, qui est encore en vie. Il a coutume d’attester, en pleurant beaucoup, que jusqu’à la mise au tombeau, on ne cessa de sentir l’odeur du parfum. Voilà comment quitta cette vie celui qui, en cette vie, avait supporté les tourments avec sérénité. Ainsi, selon la parole du Seigneur, la bonne terre a rendu son fruit par la patience, et labourée par le soc de l’effort, elle est parvenue à la moisson de la récompense.

  • Le turc en Europe

    La « session d’hiver » de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’est déroulée du 25 au 29 janvier. On y a baratiné de choses et d’autres, notamment de la Pologne qui file un mauvais coton ces temps-ci… Mais l’information principale est que le turc est devenu « langue de travail » de l’Assemblée.

    Cela découle du fait que le 22 mai 2015 l’Assemblée avait voté en faveur de l’augmentation du nombre de sièges attribués à la Turquie, le portant de 12 à 18 « pour tenir compte de l’augmentation de la population de ce pays ». La Turquie devenait ainsi l’un des pays les plus représentés, à égalité avec la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, l’Italie et la Russie, et le turc devait donc devenir une langue officielle de l’Assemblée à l’instar des langues des autres pays dotés de 18 représentants, « à condition toutefois que l’Assemblée reçoive une dotation supplémentaire pour couvrir les frais que cela implique ». Naturellement on a trouvé la dotation sans problème…

    Ainsi le 27 janvier a été tenu le premier discours en turc à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, par le député Utku Cakirozer, du parti d’Atatürk membre associé du parti socialiste européen.

    De même, la Cour européenne des droits de l’homme, qui dépend du Conseil de l’Europe, a adopté le turc comme langue de travail, et ses arrêts sont désormais disponibles en turc comme en anglais, en français et en russe.

  • Wisigothique

    Sur le toujours très intéressant blog New Liturgical Movement, Matthew Alderman nous fait découvrir une église wisigothique d’Espagne qu’il a visitée près de Burgos, Santa Maria de Lara, à Quintallina de las Viñas, ou du moins ce qu’il en reste, à savoir le chevet et le transept.

    Ce que je trouve stupéfiant est ce qu’il dit des sculptures figuratives que l’on y voit, dont « ce qui pourrait être l’image la plus ancienne du Christ dans l’art espagnol, un morceau de sculpture bizarre, troublant, et presque méconnaissable ». Et c’est pourquoi, dit-il, il a voulu le partager sur le blog : « Quelque chose paraissait complètement autre dans ces images froides et d’un autre monde, et même troublantes. Effrayant, non, étrange, oui. » Et il continue ainsi, disant que c’est un sentiment qu’il n’a que rarement ressenti et qu’il ne peut expliquer, dû peut-être aux « goûts barbares » des Wisigoths… dont il se dit pourtant un lointain descendant…

    Donc voici l’image du Christ en question :

    Christ.jpg

    Or, quant à moi, je suis complètement chez moi quand je vois cela. D’autant plus chez moi que ça ressemble à des dessins celtiques, aux gravures et enluminures irlandaises, et aux églises romanes irlandaises… dont les porches paraissent parfois hispaniques.

    Le plus étonnant est que, comme l’a établi Ludovic Grondijs, les frises et les personnages viennent tout droit… d’Arménie. Certes, on sait qu’au moyen âge circulaient des modèles de décoration d’un peu partout, et qu’à la cathédrale du Puy on peut voir des motifs tunisiens et égyptiens, avec même des inscriptions coraniques devenues illisibles parce que l’artiste n’y voyait que des… arabesques. Mais ici nous sommes au VIIe siècle, et les églises arméniennes en question sont du… VIIe siècle. Ludovic Grondijs nous apprend qu’un prince arménien s’était réfugié chez le roi wisigoth, dans les années 640, qui lui avait donné sa fille ou sa nièce en mariage, et que le fils de ce couple avait ensuite renversé le roi pour prendre sa place…

    Frise arménienne du VIIe siècle:

    1280px-Zvartnots_img_6971.jpg

    Frise de la chapelle wisigothique:

    bande_2014_1115_161811_1.JPG

    Et comparer les vêtements du bas relief du Christ et des anges avec ceux de ce bas relief arménien :

    before11.jpg

    En revanche, je suis beaucoup plus dubitatif sur la thèse principale de Grondijs, qui est que la chapelle de Quintanilla serait un sanctuaire manichéen déguisé en église, sous prétexte que de chaque côté de l’arc il y a une représentation de la lune et du soleil.

    On trouvera de nombreuses photos de cette église et de ses sculptures sur le site Chapiteaux.

  • Sainte Martine

    23276214.jpg

    A la sainte vierge et martyre Martine, Urbain VIII souverain pontife.

    Lu sur Artetrome :

    Comme presque toutes les églises du centre historique de Rome, l’église de saint Luc et Martine a été édifiée sur les ruines de structures antiques, en effet l’église a été bâtie sur le Secretarium Senatus, un édifice destiné aux réunions secrètes du Sénat romain. C’est au XVIe siècle que l’église prend le nom de saint Luc et Martine, quand le pape Sixte V la cède à la fameuse Académie de saint Luc (l’académie de peinture fondée à la fin du XVIe siècle et dont saint Luc est le saint patron) car le siège se trouvait dans une rue avoisinante. L’Académie de saint Luc décide de bâtir une nouvelle  église car la précédente avait un aspect vétuste. Après quelques péripéties, on confie les travaux au peintre et architecte Pierre de Cortone, « prince de l’Académie de saint Luc », et c’est alors que l’on découvre dans l’église souterraine le corps de sainte Martine et d’autres martyrs chrétiens… La façade de l’église de saint Luc et Martine, avec sa forme légèrement convexe, est un des chefs d’œuvre les mieux réussis de l’architecte et peintre Pierre de Cortone. Par l’escalier à gauche du maître autel on descend au niveau de l’église souterraine, elle est richement décorée, et outre le tombeau de la sainte on y trouve aussi le tombeau de Pierre de Cortone.

    Lequel Pierre de Cortone voyait ainsi sainte Martine. O tempora, o mores...

    f4292a1f79.jpg

  • Toujours Anzy-le-Duc

    L’artiste qui devait défigurer l’église d’Anzy-le-Duc ne décolère pas que les « intégristes » de Terre et Famille (à savoir Stéphanie Bignon et quelques amis) aient fait échouer le projet. Le-Pays.fr publie un article instructif.

    A propos de l’évêque, Mgr Rivière :

    « Il m'a dit : "Pour un chrétien la lumière sur le monde vient de Jésus-Christ. Pas des étoiles ou des planètes. Un vitrail doit être traversé par l'image du Christ ressuscité". Ah bon… », ironise le peintre, qui se dit agnostique.

    Alors que lui voulait

    montrer la présence des hommes dans l'église. Ce sont eux qui donnent la lumière, qui réfléchissent. Je voulais évoquer le mystère et l'énigme qu'est la question de notre propre existence. Rappeler, sans provocation, que les hommes ont inventé les dieux.

    Et

    Tout le monde était d'accord. Sauf l'évêque et le curé qui n'ont pas été consultés.

    Quant aux « intégristes », ils sont littéralement terrifiants, avec leur énorme organisation Terre et Famille contre laquelle personne ne peut lutter :

    « Ils ont gagné. En Brionnais, ils sont tout puissants », souffle-t-il en direction de Terre et Famille. « Tout le monde en est arrivé à avoir peur de leurs arguments. Je ne me bats pas contre ces gens-là. »

  • L’impact du Brexit

    La banque Barclays a publié une nouvelle étude sur le Brexit, dont voici un résumé selon le Telegraph. Pour info.

    Un vote pour la sortie de l’UE « ouvrirait la boîte de Pandore » dans une Europe en crise. Les marchés financiers n’ont pas saisi l’importance d’un tel vote, qui serait « le risque mondial le plus significatif de l’année » et pourrait conduire à l’effondrement du projet européen (ils veulent dire européiste).

    Les investisseurs ont vendu des livres en anticipation du référendum, du coup la monnaie britannique a perdu 9% face à l’euro. Mais si les Britanniques votent la sortie de l’UE, les conséquences politiques et institutionnelles seraient beaucoup grandes que les retombées économiques. Car nombre de pays seraient pris en étau entre les extrémistes de droite et de gauche qui poussent à la sortie de l’UE. Or, « si la situation politique tournait mal dans l’UE, le Royaume Uni pourrait être vu comme un refuge contre ces risques, inversant l’appréciation du taux de change de l’euro ».

    « Dans cette configuration, les votants écossais pourraient être moins enclins à quitter la sécurité relative du Royaume Uni pour une UE de plus en plus incertaine. »

    Barclays se fait l’écho des analyses qui considèrent que le Brexit aurait de lourdes conséquences, non pour le Royaume Uni, mais pour l’UE. « Le référendum est généralement considéré comme une affaire britannique, alors qu’il devrait être vu comme une question européenne. »

    D’autant qu’est venue se greffer la question de l’immigration, qui joue comme un joker pour le Brexit. Et ce départ encouragerait les autres Etats qui luttent contre l’immigration et provoquerait, selon la banque, une nouvelle vague de turbulences. « Le Royaume Uni fournirait aux opposants à l’immigration un exemple politique puissant de la façon de traiter l’une des questions les plus épineuses et les plus émotionnelles auxquelles sont confrontés les électeurs européens », ce que Barcalys voit comme une « menace ».

  • Ex-Bibliothèque rose

    Les livres de la Bibliothèque rose ont été allégés de leurs mots « compliqués », et « modernisés » afin de les rendre parfaitement conformes à la pensée unique antiraciste antisexiste laïque.

    On supprime donc toute allusion à la religion catholique qui aurait pu se glisser çà et là, apprend-on sur l'Observatoire de la christianophobie.

    Ainsi dans Le club des cinq à la mer, la scène où les enfants vont à la messe a été remplacée par la visite du marché.

    Avant :

    « Voulez-vous aller à la messe ? demanda Mme Penlan. La route jusqu’à l’église de Trémanoir est ravissante, vous aimerez sûrement M. le curé; c’est un saint homme. – Oui, nous irons, dit François […] La vieille église dormait à l’ombre de ses tilleuls; elle était toute petite, accueillante, charmante. (…) La chapelle était fraîche et obscure, mais trois vitraux de couleurs projetaient sur les colonnes et sur les dalles des reflets violets, rouges et bleus. M. le curé avait l’air d’un saint. Son sermon, tout simple, semblait émouvoir chacun des fidèles en particulier. Il les connaissait bien tous, il était leur ami. Lorsque les enfants sortirent de la messe, ils furent éblouis par le soleil. »

    Après :

    « Voulez-vous m’accompagner au marché ? demande la fermière, après avoir rempli la dernière mangeoire de l’étable. – Oh, oui ! acquiescent les enfants. (…) Le marché se tient à l’ombre des tilleuls : il n’est pas grand, mais très vivant. Sur les étalages reposent des légumes colorés et des fruits juteux. Des poulets dorés tournent sur les broches des rôtisseries. Les commerçants interpellent de leur voix sonores les clients qui arpentent l’allée, pour vanter la qualité de leurs produits. Mme Elouan connaît bien le boucher car c’est lui qui se charge de vendre les volailles de sa ferme. Lorsque les enfants quittent le marché, ils se sentent affamés. »

    A une époque où on parle tellement de « liberté d’expression », il s’agit tout simplement de censure totalitaire, au nom d’un laïcisme de combat, désormais mâtiné de dhimmitude.

    En novembre 2010, j’avais évoqué dans Daoudal Hebdo le même traitement infligé à la Comtesse de Ségur, où c’est encore plus violent dans la mesure où il s’agit de livres ouvertement catholiques. Ci-après mon article de l’époque.

    Lire la suite

  • Une messe de BD

    CZ1PCoiWQAAlgQj.jpg

    Ce stand à l’allure quelque peu bricolée, au Festival de la Bande dessinée d’Angoulême, montre qu’on peut se moquer de l’Eglise catholique sans pour autant sombrer dans le blasphème.

    Addendum

    On me dit que c’est un vrai évêque et des vrais prêtres. Et une vraie messe.

    Zut alors. Pour le coup on n’est pas loin du blasphème…

  • De nouvelles fresques découvertes en Cappadoce

    Les fouilles archéologiques dans la ville souterraine découverte en 2012 sous celle de Nevsehir, en Cappadoce, ont mis au jour une église souterraine qui pourrait remonter au V° siècle, présentant des fresques en bon état de conservation qui suscitent actuellement l’enthousiasme des experts et des historiens de l’art. Car outre la découverte de nouvelles fresques, certaines d’entre elles représentent des scènes rarement représentées, ou sont même uniques.

    L’église se trouve à l’intérieur d’une zone souterraine s’étendant sur 360.000 m2 au sein d’un site archéologique se développant en 11 groupes d’habitat, avec un méandre de galeries s’étendant sur au moins 7 km et reliant des temples et des centres habités.

    (Fides)

  • Le point sur la date de Pâques

    A l’issue d’une réunion des primats anglicans (celle où l’on s’est gravement écharpé sur l’ordination des homosexuels), Justin Welby a déclaré qu’il était en pourparlers avec les catholiques et les autres confessions chrétiennes pour l’établissement d’une date unique de la fête de Pâques, et que cela devrait se faire d’ici dix ans.

    Le propos n’a guère été répercuté, hors d’Angleterre, que par les coptes, qui sont des militants acharnés de la date unique de Pâques depuis qu’ils ont un nouveau patriarche. Celui-ci avait écrit au pape sur le sujet en mai 2014, puis il en avait reparlé en mai 2015, et le pape avait alors publiquement manifesté son accord de principe (mais pas sur la date proposée…).

    En fait il y a deux questions distinctes. Il y a celle d’une date fixe pour la fête de Pâques, qui est celle dont parlent les anglicans, les coptes et le pape. Et il y a la question de la date mobile de Pâques selon les calendriers julien et grégorien, qui fait que la date mobile de Pâques a lieu à deux dates différentes.

    Cette dernière question devait être débattue lors du concile panorthodoxe qui va se réunir, en Crète, en juin prochain. Mais, à l’issue de la réunion des patriarches orthodoxes qui s’est tenue à Chambésy du 21 au 28 janvier (et qui a décidé de la date et du lieu du concile), le patriarche de Moscou a annoncé que la question du calendrier avait été retirée de l’ordre du jour. Parce que l’Eglise orthodoxe russe tient au calendrier julien, mais ne veut pas entrer en conflit avec les Eglises orthodoxes qui suivent le calendrier grégorien (le pire schisme orthodoxe ayant eu lieu pour une affaire de calendrier).

    Ainsi, on sait désormais que le concile panorthodoxe en restera au statu quo.

    A plus forte raison il ne sera pas question d’une date fixe pour la date de Pâques.

    En juin 2015, après les déclarations du patriarche copte et du pape, le vice-président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, Nikolaï Balashov, avait déclaré que si Rome décidait de célébrer Pâques selon le calendrier julien, cette intention serait bienvenue (sic), mais que s’il s’agit d’avoir une date fixe c’est « totalement inacceptable pour l’Eglise orthodoxe », puisque ce serait contraire aux prescriptions du concile de Nicée.

    Cela devrait être tout aussi inacceptable pour l’Eglise catholique, nonobstant la note irresponsable de Vatican II sur le sujet.

    Quoi qu’il en soit des fantasmes de Justin Welby et des désirs des coptes, il ne se passera donc rien. Et heureusement. En l’occurrence ce sont les orthodoxes russes qui sont les garants de la tradition, même si, par… traditionalisme, ils se trompent quant au calendrier…

  • Saint François de Sales

    Ceux qui ont traité de la dévotion ont presque tous regardé l’instruction des personnes fort retirées du commerce du monde, ou au moins ont enseigné une sorte de dévotion qui conduit à cette entière retraite. Mon intention est d’instruire ceux qui vivent ès villes, ès ménages, en la cour, et qui par leur condition sont obligés de faire une vie commune quant à l’extérieur, lesquels bien souvent, sous le prétexte d’une prétendue impossibilité, ne veulent seulement pas penser à l’entreprise de la vie dévote, leur étant avis que, comme aucun animal n’ose goûter de la graine de l’herbe nommée Palma Christi, aussi nul homme ne doit prétendre à la palme de la piété chrétienne, tandis qu’il vit emmy la presse des affaires temporelles. Et je leur montre que comme les mères perles vivent emmy la mer sans prendre aucune goutte d’eau marine, et que vers les îles Chélidoines il y a des fontaines d’eau bien douce au milieu de la mer, et que les pyraustes volent dedans les flammes sans brûler leurs ailes, ainsi peut une âme vigoureuse et constante vivre au monde sans recevoir aucune humeur mondaine, trouver des sources d’une douce piété au milieu des ondes amères de ce siècle, et voler entre les flammes des convoitises terrestres sans brûler les ailes des sacrés désirs de la vie dévote. Il est vrai que cela est malaisé, et c’est pourquoi je désirerais que plusieurs y employassent leur soin avec plus d’ardeur qu’on n’a pas fait jusques à présent; comme, tout faible que je suis, je m’essaie par cet écrit de contribuer quelque secours à ceux qui d’un cœur généreux feront cette digne entreprise.

    Extrait de la préface à l’Introduction à la vie dévote

  • Ils ne savent pas ce qu’ils veulent…

    Après les avoir accueillis à bras ouverts en en clamant qu'ils en voulaient toujours plus, maintenant ils veulent les expulser…

    La Suède veut expulser 80.000 « migrants ».

    La Finlande veut expulser 20.000 « migrants ».

    Il paraît que ce ne sont pas de vrais migrants. Euh, de vrais « réfugiés ». Ni même de vrais Syriens. Et patin-couffin…

  • Croate, croate, croate…

    La lecture des articles européistes de gauche peut être fort divertissante. Je ne peux pas m’empêcher de traduire celui qui a paru hier sur EUobserver sous la signature de Dejan Anastasijevic, en réponse à une tribune publiée sur le même site quelques jours plus tôt. Dejan Anastasijevic, qui est serbe, s’en prend au nouveau gouvernement croate. Et pour enfoncer le clou, il date son article de Belgrade, alors qu’il vit à Bruxelles. Je me permets d’agrémenter sa charge de quelques brefs et parfois nécessaires commentaires.

    Je lis généralement EUobserver avec plaisir. Mais une récente tribune, intitulée Un Premier ministre qui a un esprit d’homme d’affaires pourrait transformer la Croatie, par Natko Vlahovic, un lobbyiste, m’a fait me demander si je n'avais pas mangé quelque chose de mauvais au déjeuner.

    Il est d’une servilité envers le gouvernement croate à un degré que je n’avais jamais vu auparavant, même dans la presse des Balkans occidentaux. [Natko Vlahovic est très officiellement lobbyiste du gouvernement croate, et même le premier lobbyiste croate à Bruxelles, donc son texte présente sans surprise le nouveau gouvernement croate sous un jour favorable.]

    Il est également faux à tellement de niveaux que j’ai du mal à savoir par où commencer.

    Le nouveau Premier ministre croate, Tihomir Oreskovic, est peut-être un brave type et un chef d’entreprise compétent, mais il n’est plus qu’une marionnette, contrôlée par les deux vice-Premiers ministres, Tomislav Karamarko et Bozo Petrov.

    Avant cette promotion, Oreskovic n’a passé que deux ans en Croatie (dans sa jeunesse). Il parle à peine la langue. [Il a en effet fait ses études et sa carrière au Canada, dans une entreprise pharmaceutique israélienne… ce qui peut aider à beaucoup de choses…]

    Il a admis publiquement avoir rencontré la plupart de ses ministres après leur nomination, faite à partir d’une liste proposée par Karamarko-Petrov.

    Alors, qui sont les maîtres d’Oreskovic ?

    Commençons par Karamarko. C’est un ancien chef du service de renseignements de la Croatie, en un temps qui fut marqué par une surveillance massive des journalistes et par des violations des droits humains. [Mais Wikipedia n’en a pas le moindre souvenir, et il est curieux que le grand journaliste et redresseur de torts Dejan Anastasijevic ne l’ait pas ajouté… Karamarko a surtout été ministre de l’Intérieur.]

    Après être devenu le chef du parti HDZ, le plus grand de Croatie, et l’avoir fait membre du PPE à Bruxelles, il l’a poussé à droite. [Ça ce n’est pas bien, mais à l’origine le HDZ était encore beaucoup plus à droite…]

    Karamarko dit lui-même qu'il aspire à gouverner le pays à la manière du fondateur du HDZ, l’ancien président Franjo Tudjman, qui aurait fini à La Haye sous l’accusation de crimes de guerre s’il n’était pas mort avant [crimes de guerre contre les envahisseurs serbes, bien sûr, et on constate comment le grand démocrate Dejan Anastasijevic respecte la présomption d’innocence : il aurait « fini » à La Haye ? Le tribunal de La Haye prononce aussi des acquittements…].

    Au cours de la récente campagne électorale du HDZ, Karamarko a également promis de poursuivre pénalement quiconque critique la conduite de la Croatie dans les guerres yougoslaves. « Tout le monde peut penser et dire ce qu'il veut entre ses quatre murs ou dans la cour, mais dans le domaine public, ce ne sera pas toléré », a-t-il dit.

    Quant au parti de Petrov, Most [Le Pont], c’est un nouveau venu sur la scène.

    C’est une équipe hétéroclite, surtout de politiciens de petites villes [des provinciaux, pour ne pas dire des bouseux], dont certains de gauche, certains de droite, et d'autres qui sont tout simplement des opportunistes.

    Petrov est lui-même un ancien clerc catholique romain [catholique romain, dans la bouche d’un Serbe, c’est très mal, clerc, c’est pire. En fait, Petrov a envisagé de devenir franciscain quand il avait 14 ans…]. Il est fortement influencé par le cardinal Bozanic, qui est à peu près aussi loin à droite qu’un prélat catholique peut l’être [comme chacun le sait, tous les évêques catholiques sont non seulement de droite, mais généralement d’extrême droite].

    [Bozo Petrov a commencé sa carrière politique en 2013 en devenant maire de Metkovic. Il a aussitôt supprimé la rémunération des conseillers municipaux, a divisé par 10 les dépenses de représentation, et par 8 les frais de voyages, et imposé une stricte transparence des comptes. En moins de deux ans il a fait passer la dette de la ville de 17,6 millions de kunas à 6,4 millions, et il a été désigné comme le meilleur maire de la région. D’où son succès sur le plan national.]

    Le premier jour de sa présence au sein du gouvernement de coalition HDZ-Most, les locaux du ministère de la santé ont été aspergés d’eau bénite et un crucifix a été mis dans chaque bureau. Les autres locaux du gouvernement sont censés emboîter le pas. [Ça c’est vraiment horrible…]

    Continuons. Le nouveau ministre de la culture, Zlatko Hasanbegovic, était membre du Mouvement de Libération croate (DBC), un groupe néo-nazi établi par Ante Pavelic, un vrai nazi, qui a fui en Argentine après la Seconde Guerre mondiale. Hasanbegovic a ensuite rejoint le parti d'extrême droite HCSP. [Zlatko Hasanbegovic est né en 1973, et il a été président des jeunes du HCSP à 17 ans – après avoir été chez les néo-nazis de Pavelic… Comme son nom l’indique il est Musulman, il est historien des communautés musulmanes de Croatie et de Bosnie, et il s’est fait connaître comme militant contre la dénaturation du mariage au sein du mouvement “Au nom de la famille”.]

    Le ministre des Anciens Combattants, Mijo Crnoja, est de la même étoffe. Il veut supprimer le terme "anti-fasciste" de la Constitution de la Croatie, pour la raison que c’est un terme crypto-communiste. [Ben oui…]

    Il a également appelé à la création d'un « registre des traîtres » afin d’éliminer quiconque, par la parole ou ses actes, « a œuvré contre les intérêts nationaux de la Croatie depuis 1990 ». Le projet a été retiré mardi (26 Janvier) après un tollé : plus de 7.000 personnes, dont Jadranka Kosor, un ancien premier ministre HDZ, se sont portés volontaires pour être inscrits comme «traîtres»*.

    Le ministre de la santé, Dario Nakic, a été récemment limogé de son poste à l'hôpital après la mise au jour de détournements de fonds à grande échelle. [Dario Nakic, néphrologue réputé, était directeur de l’hôpital de Zadar, il a été limogé en 2012 pour des raisons politiques ; on lui a reproché diverses « irrégularités » dont plusieurs dataient d’avant son accession à la direction de l’hôpital, qui visaient à le faire fonctionner malgré l’insuffisance du financement, et n’ont jamais fait l’objet d’un procès ; il avait le soutien unanime du conseil d’administration de l’hôpital.]

    Le ministre de la justice, Ante Sprlje, a moins de cinq ans d'expérience comme avocat. Il était, jusqu'en 2013, stagiaire dans un barreau provincial [encore un bouseux]. La liste est longue... [Mais on s’arrête là. Il n’y a rien à dire sur les 8 autres ministres ?]

    La seule raison pour laquelle Oreskovic, le nouveau Premier ministre, a obtenu ce poste, c’est que le HDZ et le Most ne pouvaient pas se mettre d’accord, ils ont fait venir un outsider.

    Oreskovic n'a aucune légitimité démocratique. Il n'a pas pris part à la campagne électorale. La plupart des gens ne savent pas qui il est.

    Si une chose est claire, c’est qu'il aura une autonomie zéro. Mes amis en Croatie sont très inquiets. [Interdit de rire…]

    Le gouvernement Karamarko-Petrov en Croatie est, en réalité, à peu près aussi pro-européen que le gouvernement Jaroslaw Kaczynski en Pologne, ou le gouvernement Viktor Orban en Hongrie. [En voilà une bonne nouvelle ! Mais en Pologne il y a un gouvernement Duda-Szydlo, comme le grand journaliste Dejan Anastasijevic le sait s’il a suivi l’actualité à Bruxelles et à Strasbourg.]

    Je ne doute pas qu'ils s’entendront comme larrons en foire, parce que la Croatie est sur le point de devenir un nouveau membre du club de la démocratie non libérale de l'UE [allusion à l’expression “démocratie illibérale” de Viktor Orban].

    [Le Monde vient tout juste de reprendre cet article, en le mettant à sa sauce, sous le titre : En Croatie, le retour des ultranationalistes.]

    * Addendum. Le coup du registre des traitres a eu raison de Mijo Crnoja, qui a démissionné. Mais on lui reproche aussi d'avoir menti sur son lieu de résidence pour échapper aux impôts locaux.

  • Cardinal DiCaprio

    François a reçu ce matin un très célèbre pontife de la nouvelle religion, Leonardo DiCaprio. L’acteur était venu lui « exposer son engagement pour la défense de l'environnement », dit sobrement le Vatican.

    Car c’est en effet l’essentiel. Pour le reste, Leonardo DiCaprio est ouvertement athée. Mais il vient de recevoir à Davos, au Forum économique mondial, le Crystal Award pour l’action de la Fondation DiCaprio qui lutte pour la conservation des océans et contre les conséquences des changements climatiques.

    Cela mérite bien qu’il soit reçu par le pape vert, grand prophète de Mère Terre.

    Addendum

    "Benoît et moi" remarque que l'acteur sauveur de la planète a été reçu avec le protocole réservé aux chefs d'Etat.

  • Dhimmis extrémistes

    Dans les pays occidentaux, c’est désormais à qui montrera la plus extrême dhimmitude. Un sommet a été atteint en Italie, où l’on a caché les statues « dénudées » du Capitole pendant la visite du président iranien Hassan Rohani, en respect de la culture et de la sensibilité iraniennes, selon le gouvernement.

    A la question de savoir s’il avait demandé de cacher les statues de personnages nus, Hassan Rohani a répondu : « C’est bien une question de journaliste, ça », précisant qu’il n’avait eu aucun contact avec les autorités italiennes à ce sujet.

    C’est comme les écoles qui enlèvent le sapin de Noël par respect pour les autres cultures… à la grande surprise des parents musulmans… Mais c’est désormais au niveau étatique…

  • De très simples héros

    Deux avocats travaillant de façon bénévole pour l’ONG évangélique pakistanaise LEAD qui défend les chrétiens poursuivis pour blasphème, Me Aric John et son assistant, ont été bloqués sur la route de Kasur à Lahore par un commando d’hommes armés qui les ont menacés de mort, eux et leurs familles, s’ils continuaient à défendre les blasphémateurs. Les deux avocats, qui se rendaient à la Haute Cour de Lahore pour le procès en appel de Sajjad Masih Gill, condamné à perpétuité pour blasphème, ont été contraints de demander un report de l’audience.

  • La loi d’euthanasie votée à main levée

    La loi d’euthanasie Claeys Leonetti a été définitivement adoptée hier par l’Assemblée nationale et par le Sénat, à main levée…

    Elle ne parle pas ouvertement d’euthanasie mais en institue une forme, la « sédation profonde et continue jusqu’au décès », et rend les directives anticipées « contraignantes et non opposables » (si Philippe Pozzo di Borgo avait signé une directive anticipée avant son accident et que celui-ci se produise maintenant, il mourrait, comme il n'a cessé, en vain, de le dire).

    Plusieurs intervenants, dont le ministre Marisol Touraine, ont une fois encore souligné que cette loi était une « étape historique ». Une étape vers la prochaine loi qui osera nommer et imposer l’euthanasie active, comme chez nos voisins du Bénélux.

    Le Salon Beige a publié cette photo de l’Assemblée nationale au moment du vote :

    6a00d83451619c69e201bb08b2586a970d-pi.jpg

  • Saint Pierre Nolasque

    Nolasque 1.jpg

    Nolasque 2.jpg

    Lire la suite

  • Et voilà

    Comme c’était si hautement prévisible, la potiche exotique du ministère de la Culture a entériné l’avis de la commission de classification des films qui a elle-même obéi au représentant du ministère de l’Intérieur qui a décidé que le documentaire Salafistes, qui dénonce le jihadisme, est une « apologie du terrorisme ». Parce que ce film, fruit de trois ans de travail au Sahel et au Maghreb, montre ce qu’est vraiment le jihadisme, dans toute son horreur, et qu’il n’est pas possible de cacher que cette horreur est musulmane. Il montre, dit Le Figaro, « l'engagement fou des djihadistes et la réalité de la charia ».

    Or on ne doit pas montrer la réalité de la charia, ça ferait de la peine à M. Boubakeur. Donc Fleur Pellerin, qui sous la charia s’appellera Zahra al-Hajj (c’est plus facile à traduire que Kim Jong-suk, mais cela suppose qu'elle aille à La Mecque) condamne quasiment à mort le documentaire. Déjà les documentaires ne sont que très peu diffusés en salle, celui-là le sera encore beaucoup moins, et il ne pourra être diffusé à la télévision que sur les chaînes qui, comme Canal Plus (qui l’a coproduit), peuvent diffuser des films porno, après minuit…

    Bref, le gouvernement français s’occupe de la censure musulmane. M. Boubakeur peut dormir tranquille.

  • Le Danemark fait front

    Le projet de loi réformant le droit d’asile au Danemark était condamné par l’ONU, par l’OSCE, par Amnesty International et tous les lobbies des droits de l’homme. Il a été voté hier par 81 députés sur 109 : 75% des suffrages exprimés, les sociaux-démocrates joignant leurs voix à celles du parti du peuple danois – l’« extrême droite » - pour adopter le texte des libéraux au pouvoir (70 élus n’ont toutefois pas participé au scrutin).

    Pour financer le séjour des « réfugiés » en attendant leur régularisation, la police pourra saisir leur argent liquide au-delà de 1 300 euros, ainsi que leurs biens, comme leurs bijoux, à l’exception des alliances. Le permis de séjour des demandeurs d’asile personnellement menacés dans leur pays sont raccourcis de 5 à 2 ans. S’ils veulent rester, ils devront travailler deux ans et demi sur trois, et perfectionner leur danois. Quant aux personnes qui fuient une menace générale comme une guerre, elles devront attendre trois ans avant de pouvoir demander un regroupement familial.

    Naturellement, l’évêque de Copenhague a joint sa voix à celle des lobbies pour regretter que la « stabilité du pays et le bien-être des Danois » passe avant « leur devoir » d’accueillir les frères réfugiés.

    N.B. On remarque que dans toute cette affaire on ne parle pas du tout de l'Union européenne. C'est que le Danemark, comme on l'oublie souvent, ne fait que nominalement partie de l'UE, ne participant ni à l'union économique et monétaire, ni à la politique étrangère et de sécurité commune, ni à "l'espace de liberté, de sécurité et de justice", ni à la... citoyenneté européenne.

  • Aqmi et la mécréante évangélisatrice

    aqmi 1.jpg

    aqmi2.jpg

    Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué dans une vidéo l’enlèvement de la Suissesse Béatrice Stockly dans la nuit du 7 au 8 janvier à Tombouctou :

    « Nous, al-Qaida au Maghreb islamique, région Sahara, déclarons être responsables de l’enlèvement de la mécréante [kafir] évangélisatrice qui, par son travail, a fait sortir beaucoup du giron de l'islam en les séduisant avec les miettes de cette vie mondaine », déclare dans une vidéo un porte-parole de « l'Emirat du Sahara ».

    Béatrice Stockly appraît dans la vidéo revêtue d’un hijab et de profil devant un drapeau islamiste.

    « Les moudjahiddine l'ont détenue en 2012 avant de la remettre en liberté quelques jours plus tard après qu'elle s'était engagée à ne plus revenir à cette pratique condamnable en terre d'islam », soulignent les islamistes. De fait elle avait été enlevée en 2012 à Tombouctou et libérée à la suite d’une négociation avec Ansar Din qui contrôlait la ville. Elle était revenue à Tombouctou après la libération de la ville par l’armée française.

    Aujourd’hui, Aqmi réclame, en contrepartie de la libération de Béatrice Stockly, la libération d’un certain nombre de ses combattants détenus au Mali, ainsi que celle d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi, dit Abou Tourab, un des chefs d’Ansar Dine, qui est le premier jihadiste détenu à la CPI.

  • Ils pensent à tout…

    La régie des services municipaux de Vérone a envoyé à la Sodexo un ordre de service sur « les dispositions relatives à l’administration du vinaigre dans les réfectoires pour l’assaisonnement des crudités ». Dorénavant, dans les cantines scolaires, les crudités doivent être assaisonnées à l’huile seulement ; une bouteille de vinaigre sera placée sur les tables ou sur un chariot « pour que les élèves puissent éventuellement s’en servir ».

    Puisque, bien sûr, le vinaigre est haram, et que, bien sûr, la municipalité de Vérone est aux ordres de l’islam.

    Le journaliste qui a révélé ce fait, Stefano Lorenzetto, rappelle dans son article de L’Arena, le quotidien de Vérone, que des parents musulmans d’une école primaire ont exigé que « leurs enfants soient dispensés de l’apprentissage de la flûte, considérée comme impure ». Il rapporte le témoignage reçu d’une enseignante d’Italien dans un Cpia (Centre provincial pour l’instruction des adultes) : « Tous les jours dans la classe, à un horaire qui varie en fonction du lever du soleil, retentit la sonnerie d’un téléphone portable. Une voix de stentor annonce en arabe que c’est le moment de la salat, une des cinq prières quotidiennes obligatoires pour les musulmans. Le propriétaire de l’iPhone cesse de suivre la leçon et se prosterne sur le carrelage, le visage tourné vers La Mecque. » Toute sanction serait évidemment de l’islamophobie, doublée de xénophobie et de racisme.

  • Et alors ?

    Citant un rapport de l’agence Frontex, Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, déclare : « Plus de la moitié des gens qui viennent en ce moment en Europe viennent de pays où vous pouvez être sûr qu’ils n’ont aucune raison de demander le statut de réfugié, plus de la moitié, 60%. »

    Ces 60%, précise-t-il, viennent essentiellement du Maroc et de Tunisie, en passant par la Turquie (pour faire croire qu’ils sont syriens ou irakiens).

    La seule option immédiate, ajoute Timmermans, est de les renvoyer dans leur pays aussi vite que possible, afin de pouvoir soutenir les vrais réfugiés…

    Et alors ?

    Il ne se passe évidemment rien. De toute façon on sait que les autorités allemandes ont déjà perdu la trace d’une bonne partie de leurs « réfugiés »…

  • Au service de la culture de mort

    Un « grand jury » du comté de Harris (Houston) au Texas, saisi de l’affaire des vidéos du Center for Medical Progress sur les ventes de tissus de fœtus avortés par le Planning familial, a blanchi le Planning familial et inculpé les auteurs des vidéos, David Daleiden et Sandra Merritt.

    Ils sont inculpés de « falsification de documents gouvernementaux » (ils avaient de faux permis de conduire pour cacher leur identité) et viol de la loi texane interdisant « la vente et l’achat d’organes humains », puisque dans les vidéos ils font semblant de vouloir acheter des tissus…

    Ils encourent en théorie jusqu’à 20 ans de prison et 10.000 $ d’amende.

    D’autres précisions sur ce délire, hélas authentique, ici.

    LifeSite a aussitôt lancé une pétition pour demander que les charges à l’encontre de David Daleiden et Sandra Merritt soient abandonnées et que le Planning familial soit poursuivi.

    L’affaire est d’autant plus stupéfiante que cela se passe au Texas, où la majorité de la population est pro-vie. A commencer par le gouverneur, Greg Abbott, qui dès l’été dernier a demandé une double enquête sur l’action du Planning familial à la commission de la santé de l’Etat, et au procureur général du Texas. Deux enquêtes qui se poursuivent, a-t-il précisé.

    Lors de l’affaire des vidéos, Greg Abbott avait publié un texte en quatre paragraphes indiquant ses intentions, chaque paragraphe commençant par une lettre du mot LIFE. Dans le troisième il demandait que soient supprimées toutes les subventions au Planning familial, et dans le quatrième que soit criminalisée tout vente ou transaction de tissu fœtal par un avortoir, quels que soient les motifs.

    Il serait étonnant que David Daleiden et Sandra Merritt soient condamnés au Texas. Mais cette affaire montre à quel point on en est venu à tout inverser. Dans tous les domaines : ainsi ce documentaire Salafistes qu’on veut interdire pour « apologie du terrorisme » alors que c’en est une dénonciation (mais qui ne plaît pas à l’islam comme les vidéos ne plaisent pas aux avortueurs).

  • Saint Jean Chrysostome

    Ce qui suit est un extrait de ce qui est sans doute la dernière lettre de saint Jean Chrysostome à son amie Olympias. Le livre qu’il évoque est celui qui a été édité par les Sources chrétiennes sous le titre Lettre d’exil.

    Sans parler en effet de tout ce que j'ai souffert à Constantinople, vous pouvez vous faire une idée de tout ce que j'ai enduré, depuis mon départ, pendant ce long et pénible voyage ou j'étais sans cesse menacé de mourir, vous pouvez vous imaginer tout ce que j'ai souffert depuis mon arrivée dans ce pays, depuis mon départ de Cucuse, après mon séjour a Arabisse. Eh bien ! nous avons échappé à tant de périls ; nous jouissons à l'heure qu'il est d'une santé parfaite, et nous sommes complètement rassuré. Les Arméniens s'étonnent qu'avec un corps si faible et si maigre je puisse supporter la violence du froid, respirer encore, quand ceux même qui sont habitués à ces rigueurs s'en trouvent si fort incommodés. Or jusqu'à ce jour nous n'avons éprouvé aucun accident : nous avons échappé aux mains des brigands, qui souvent se sont jetés sur nous, nous manquons des choses les plus nécessaires, nous ne pouvons pas même prendre de bains. A Constantinople, nous ne pouvions nous en passer : maintenant nous nous trouvons si fort que nous n'en sentons pas même le besoin; notre santé ne semble plus réclamer cet auxiliaire. Rien n'a pu nous abattre, ni l'intempérie de l’air, ni la solitude des lieux, ni le manque de provisions et de serviteurs, ni l'ignorance des médecins. Nous ne prenons pas de bains, nous sommes sans cesse enfermé dans une chambre, comme si nous étions en prison; nous ne sortons jamais, et la promenade nous était si nécessaire autrefois. Nous sommes sans cesse à côté du feu, inondé de fumée, nous avons a craindre les voleurs qui toujours nous assiègent, et malgré tout cela, malgré bien d'autres inconvénients, nous nous portons mieux qu'à Constantinople ou nous étions si bien soigné. Songez a ce que je viens de vous dire; bannissez toute tristesse a mon sujet, et ne vous infligez pas de peines si fâcheuses et si superflues. Je vous envoie un livre que je viens d'écrire, et dont voici le titre : Personne n'est blessé que par lui-même. C'est là ce que prétend démontrer l'ouvrage que je vous adresse. Parcourez-le souvent, et même si votre santé vous le permet, lisez-le à haute voix. Ce remède vous suffit, si vous le voulez bien. Mais si vous vous obstinez, si vous ne voulez pas vous traiter vous-même, si malgré tant de divertissements et d'exhortations, vous ne voulez pas sortir de ce nuage de tristesse, à notre tour nous ne vous écouterons plus, et nous cesserons de vous écrire si souvent ces longues lettres, dont vous ne savez point profiter pour retrouver le calme. Comment verrons-nous donc que vous êtes consolée ? Sera-ce par votre témoignage ? Non, mais par les effets; car vous venez de nous le dire, c'est la tristesse qui vous a rendue malade. Grâce à cet aveu, nous croirons que votre tristesse a cessé, si vous recouvrez la santé. Puisqu'en effet, d'après vous, la tristesse est la cause de votre maladie, une fois la tristesse bannie, la maladie certainement disparaîtra, et la racine une fois arrachée, les branches périront. Tant que celles-ci fleuriront, se porteront bien, se couvriront de ces malheureux fruits, nous ne pourrons nous persuader que vous aurez enlevé la racine. Donc plus de paroles, mais des effets : si vous recouvrez la santé, vous recevrez encore des lettres plus longues que ne le seraient des discours. N'est-ce pas un grand motif de consolation pour vous que nous vivions, que nous nous portions bien, qu'au milieu de tant d’ennuis, nous ne soyons ni malade ni infirme ? Ah ! nos ennemis s'en attristent et en ressentent une vive douleur. Vous devrez donc de votre côté y puiser une abondante consolation, votre principale consolation. Non, ne dites point que vos amis sont abandonnés : les souffrances qu'ils endurent inscrivent leurs noms dans les cieux.

  • Brexit et guerre civile

    Brodant sur le thème éternel : si vous quittez l’Union européenne c’est l’apocalypse, le Premier ministre irlandais Enda Kenny met en garde contre l’impact d’un éventuel retrait du Royaume Uni sur le processus de paix en Irlande du Nord.

    Un Brexit mettrait l’Irlande du Nord dans de sérieuses difficultés, dit-il, alors qu’on était arrivé à ce que les armes se taisent, et que cela avait été un si gros travail mené par tant de gens sur tant d’années…

    Si Enda Kenny voulait bien regarder un peu plus loin que son île, il verrait aussi l’impact effroyable du Brexit sur le réchauffement climatique, l’expansion du chikungunya et la disparition des dinosaures.

  • En Slovaquie ils ont un Premier ministre

    Quelques propos de Robert Fico, Premier ministre de Slovaquie, à un journal tchèque.

    « J’ai le sentiment que, dans l’UE, nous sommes en train de commettre un suicide rituel et que nous nous contentons de le regarder… Si cela doit attendre la fin de 2016 ou 2017 pour que l’Europe mette en place la force de surveillance des frontières qu’elle a programmée, l’UE se sera tuée elle-même… Nous mijotons dans notre jus, nous attelant à des quotas qui n’ont aucun sens… et pendant ce temps-là des milliers de migrants arrivent en Europe tous les jours. Ce système est un fiasco complet… Si on veut, sur la base de quotas temporaires ou permanents, nous forcer à importer 50.000 personnes qui ont des mœurs et des religions complètement différentes – et ce sont essentiellement de jeunes hommes – je ne peux pas imaginer comment nous pourrions les intégrer. Nous ne le pouvons pas. Ils se retrouveraient dans un espace qui a sa propre vie et ses propres règles, et c’est pourquoi je dis que cette idée et mauvaise et irréalisable. »

    Rappelons que la Slovaquie et la Hongrie ont porté plainte devant la Cour européenne de Justice contre le système de quotas.

    Le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, a déclaré quant à lui que la République tchèque, qui préside actuellement le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie), organisera un sommet extraordinaire de ce groupe le 15 février sur la question des migrants.

  • L’herméneutique Benigni

    000334936W.jpg

    Je viens de me rendre compte que je n’ai pas porté suffisamment attention à la présentation officielle du livre du pape par Roberto Benigni.

    Regardez bien la photo. Il montre la couverture du livre en rigolant. Serait-ce un recueil d’histoires drôles ? Non. Mais il faut prendre ce livre à la rigolade, comme tout ce que fait ce pape. Et c’est la seule façon de survivre au désastre.

    Le film le plus célèbre de Benigni est La vie est belle (3 Oscars, 1 César, prix du jury à Cannes, et 60 autres prix). Dans ce film, le personnage joué par Roberto Benigni lui-même est dans un camp de concentration nazi avec son jeune fils, et il lui explique qu’ils participent à un jeu, et à un jeu très marrant. Toutes les horreurs du camp deviennent ainsi des gags, et le gamin croit son père sur parole. Et c’est grâce à une ultime hilarante partie de cache-cache que le gamin va être sauvé.

    Voilà l’herméneutique Benigni. Quand François explique la Bible à l’envers, c’est évidemment un gag. Quand il explique que la Sainte Vierge doutait et que Jésus demandait pardon à ses parents, c’est pas pour de vrai, c’est pour rire. Quand il organise deux synodes coup sur coup sur le même sujet pour nier un commandement du Christ, on voit bien que c’est une blague. Quand il se fait bénir par des protestants, c’est parce qu’il fait semblant d’avoir mal au dos. Quand il lave les pieds à une musulmane le jeudi saint, c’est une facétie (comme je l’ai écrit l’autre jour avant de prendre pleinement conscience de l’herméneutique Benigni). Quand il va célébrer le schisme luthérien avec des femmes déguisées en évêques, c’est le jour d’Halloween. Etc.

    Et cela, c’est depuis le tout début. Depuis qu’il est arrivé et que, premier pape de son espèce, il nous a dit : « Bonsoir », comme quelqu’un qui vient pour l’apéro. Et c’était un double gag, parce qu’on était en plein carême et qu’il n’y avait pas d’apéro !

    L’herméneutique Benigni est sans doute devenue nécessaire pour ne pas sombrer dans la déprime, ou pire.

    Cela dit, il faudrait expliquer à notre pape benigniste que les plaisanteries les plus courtes sont aussi les meilleures.

  • Merci au cardinal Zen

    CardinalZen.jpg

    Le cardinal Zen (Joseph Zen Ze-kiun), évêque émérite de Hong Kong, a entre autres éminents mérites (dont son opposition virulente au communisme chinois), celui de célébrer régulièrement la messe de saint Pie V. Ce n’est donc pas à proprement parler un événement qu’il la célèbre lors du congrès eucharistique de Cebu, aux Philippines, où il a été invité à parler.

    C’est pourtant un événement dans la mesure où c’est la première fois qu’un cardinal célèbre la messe de saint Pie V aux Philippines depuis la révolution liturgique, et que le fait pour un cardinal de la célébrer au cours d’un congrès eucharistique ne passe évidemment pas inaperçu.

    Or voici que le site de la conférence des évêques des Philippines a publié un texte pour expliquer de quoi il s’agit, et c’est un texte, relativement long, d’une grande bienveillance, entièrement favorable à la messe latine traditionnelle, notamment par les propos rapportés d’un blogueur et d’un diacre. On y apprend qu’en 2007 il y avait trois messes dominicales de saint Pie V aux Philippines, et qu’il y en a 14 aujourd’hui, et d’autres mensuelles ou en semaine.

    Et, grosse surprise, ce texte a été repris quasi intégralement par Asianews, l’agence de l’Institut pontifical des missions étrangères, ce qui lui donne une diffusion mondiale en quatre langues.

  • Saint Polycarpe

    ΑΓΙΟΣ+ΠΟΛΥΚΑΡΠΟΣ+ΜΑΡΤΥΡΙΟ.jpg

    Le 23 Février, mémoire du saint hiéromartyr Polycarpe, évêque de Smyrne.
    Grâce au feu de l'amour donnant beaucoup de fruit,
    Polycarpe est offert au Verbe en holocauste.
    A la rive céleste où son feu le conduit,
    le 23 février, le saint martyr accoste.
    Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

    Synaxaire byzantin

    Ayant fait pousser en ton âme le raisin de la grâce, en vérité,
    comme vin tu fis couler la parole de la foi,
    qui réjouit le cœur de tous les croyants,
    et tu devins un océan de miracles, Père saint:
    c'est pourquoi tu t'es montré le joyau des Martyrs,
    éprouvé par le feu et digne de l'éternelle clarté.
    Polycarpe, intercède auprès du Christ notre Dieu
    pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés
    à ceux qui fêtent avec amour ta mémoire sacrée.

    Cathisme après la 3e ode des matines

    Sur saint Polycarpe :