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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2602

  • Un vrai malaise dans la police

    Les officiers de police ont manifesté hier leur mécontentement contre les projets du ministère de l’Intérieur de modification de leur statut, en déposant leurs téléphones ou leurs armes à la hiérarchie, comme l’avaient demandé les syndicats, mais aussi par des rassemblements silencieux devant des commissariats, ce qui n’était pas prévu. Forts de cette mobilisation exceptionnelle, et poussés par leur base, les syndicats menacent d’organiser une manifestation en décembre à Paris.

    Dans un communiqué Marine Le Pen constate que la grogne de la police monte contre Nicolas Sarkozy et commente ironiquement : « Quelle injustice, quand on sait que le président de la République n’est pour rien dans la situation morale et matérielle catastrophique de la police nationale ; le seul responsable en est l’ancien ministre de l’Intérieur dont le bilan est calamiteux. »

  • Dédicace de l’archibasilique du Très Saint Sauveur

    Ce fut le bienheureux Pape Silvestre qui établit le premier les rites observés par l'Eglise romaine dans la consécration des églises et des autels. Il y avait bien dès le temps des Apôtres, en effet, certains lieux voués à Dieu, et nommés Oratoires par les uns, Eglises par d'autres ; on y tenait l'assemblée le premier jour de la semaine, et le peuple chrétien avait la coutume d'y prier, d'y entendre la parole de Dieu, d'y recevoir l'Eucharistie : cependant on ne les consacrait pas avec autant de solennité ; on n'y élevait pas d'autel fixe qui, oint du chrême, exprimât le symbole de notre Seigneur Jésus-Christ, pour nous autel, hostie et pontife.

    Mais lorsque l'empereur Constantin eut par le sacrement du baptême obtenu la santé du corps et le salut de l'Ame, une loi émanant de lui fut portée qui pour la première fois permettait dans tout l'univers aux chrétiens de bâtir des églises. Non content de cet édit, le prince voulut même leur donner l'exemple et inaugurer les saints travaux. C'est ainsi que dans son propre palais de Latran, il dédia une église au Sauveur, et fonda le baptistère contigu sous le nom de saint Jean-Baptiste, dans le lieu où lui-même, baptisé par saint Silvestre, avait été guéri de la lèpre. C'est cette église que le Pontife consacra le cinq des ides de novembre ; et nous en célébrons la mémoire en ce même jour où pour la première fois à Rome une église fut ainsi publiquement consacrée, où l'image du Sauveur apparut visible sur la muraille aux yeux du peuple romain.

    Plus tard, ayant à consacrer l'autel du Prince des Apôtres, le bienheureux Silvestre ordonna que les autels ne fussent plus désormais que de pierre. Si cependant l'autel de la basilique de Latran fut de bois, on ne doit pas s'en étonner : de saint Pierre à Silvestre, en effet, les persécutions ne laissaient pas aux Pontifes de demeure stable ; partout donc où les amenait la nécessité, soit dans les cryptes ou les cimetières, soit dans les maisons des chrétiens, c'était sur cet autel de bois, creux en forme de coffre, qu'ils offraient le Sacrifice. Quand la paix fut rendue à l'Eglise, par honneur pour le Prince des Apôtres qu'on dit avoir célébré sur cet autel, et les autres Pontifes qui jusqu'alors s'en étaient servis de même dans les Mystères sacrés, saint Silvestre le plaça dans la première église, au Latran, défendant que nul autre n'y célébrât par la suite, si ce n'est le Pontife romain. Ebranlée et ruinée par les incendies, les incursions ennemies, les tremblements de terre, cette église fut toujours réparée avec grand zèle parles Souverains Pontifes ; à la suite d'une nouvelle restauration, le Pape Benoît XIII, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, la consacra derechef en grande pompe, le vingt-huitième jour d'avril de l'an mil sept cent vingt-six, assignant à la mémoire de cette solennité le présent jour. De grands travaux que Pie IX avait entrepris furent menés à bonne fin par Léon XIII; à savoir : l'agrandissement et le prolongement de l'abside qui tombait de vétusté ; la réfection sur le modèle primitif de l'antique mosaïque déjà précédemment renouvelée dans beaucoup de ses parties, et son transfert dans ta nouvelle abside magnifiquement et à grands frais décorée ; le renouvellement delà charpente et des lambris du transept embelli ; œuvre complétée, l'an mil huit cent quatre-vingt-quatre, d'une sacristie, d'habitations pour les chanoines et d'un portique rejoignant les nouvelles constructions au baptistère de Constantin.

    (Bréviaire, traduction donnée dans L’Année liturgique de Dom Guéranger)

  • Le « Nouveau Centre » de plus en plus grotesque

    Les observateurs de la vie politique s’étaient étonnés d’une déclaration de Nicolas Perruchot déplorant « le manque de cohérence et de lisibilité du gouvernement ». De la part du porte-parole d’un parti qui n’existe que par la grâce de Sarkozy et de l’UMP, c’était en effet pour le moins surprenant. Le « Nouveau Centre » allait-il s’émanciper et mordre la main qui le nourrit ?

    Que nenni. Aujourd’hui, Nicolas Perruchot a annoncé sa « démission ».  Et à la lecture de son communiqué, on comprend bien qu’il a été proprement démissionné de sa fonction de porte-parole...

    Reste le problème crucial du financement du pseudopode, d’autant que la date limite des demandes est le 30 novembre.

    Les stratèges du parti ont eu une idée géniale : « On est en train de trouver une solution technique avec un parti polynésien ami », explique François Sauvadet : le Nouveau Centre va se rattacher au Fetia Api (« Nouvelle Etoile »), tout petit parti polynésien qui a un seul élu à l’assemblée locale mais bénéficie du financement public en raison des règles spécifiques pour l’outre-mer...

    On ne sait pas encore si les députés du Nouveau Centre devront arriver à l’Assemblée nationale avec un collier de fleurs.

  • Mgr Vingt-Trois et le téléthon

    Vers la fin de son discours de clôture de l’assemblée des évêques de France, le nouveau président, Mgr Vingt-Trois, a évoqué ainsi le téléthon :

    « Nous pensons d’abord aux jeunes malades et à leurs familles, à leurs espoirs de guérison et à leur courage. Nous admirons la générosité qui anime ceux qui participent au téléthon et nous n’avons pas l’intention de jeter le discrédit sur cette générosité qui porte des fruits. Des chrétiens nombreux se joignent à ce grand mouvement de solidarité comme à d’autres initiatives qui ne sont pour autant ni confessionnelles ni implantées dans des organisations ecclésiales. Mais la générosité ne légitime pas tout. Nous souhaitons donc que chacun réfléchisse et que soient entendues les graves questions que nous avons soulevées : tri embryonnaire, utilisation des cellules embryonnaires et médiatisation de jeunes malades. Ces questions ne sont pas seulement les nôtres, mais nous devons les formuler. »

  • Les pêcheurs entre Sarkozy et Bruxelles

    Nicolas Sarkozy, juste avant de partir pour Washington, est allé annoncer aux marins pêcheurs les solutions que ses conseillers venaient d’élaborer, sans que le ministère de l’Agriculture et de la Pêche soit au courant. L’attitude de Sarkozy est exactement celle d’un patron disant à son interlocuteur : « Pour la mise en forme de mes décisions, adressez-vous à ma secrétaire. » En l’occurrence, la secrétaire est le ministre Michel Barnier, qui avait programmé le lendemain une rencontre avec les pêcheurs.

    Lors de cette réunion, le ministre Barnier n’a pu que confirmer ce qu’avait dit le président la veille. Non sans un certain embarras. Notamment en ce qui concerne la répercussion du surcoût du gazole sur le poisson à l’étal. « Plusieurs options sont ouvertes », a-t-il dit.

    Mais pour l’essentiel les annonces de Sarkozy ont été avalisées.

    Et aujourd’hui, bien évidemment, la Commission européenne a lancé sa mise en garde : « D’après les quelques éléments dont nous disposons, ce serrait une aide au fonctionnement qui ne serait pas compatible avec les règles communautaires sur les aides d’Etat ».

    La Commission refuse d’autre part qu’on parle de « surcoût » du gazole : « Il s’agit du coût du gazole qui doit être supporté par toutes les entreprises quelles qu’elles soient ».

    Même si elles doivent crever, et, en l’occurrence, surtout si elles doivent crever. Le porte-parole de la Commission a ajouté que le meilleur moyen de réagir « n’est pas de donner des subventions mais de s’attaquer au problème de fond », donc de s’atteler à « la restructuration du secteur de la pêche ». On sait ce que cela veut dire.

    Dans quelques semaines, Nicolas Sarkozy expliquera qu’il a pris les décisions qu’il fallait, mais qu’à cause de Bruxelles il n’a pas pu les concrétiser. Air connu.

  • National Hebdo N° 1216

    « La rupture a un prix : 140%. Très chère Cécilia... » 140% étant le taux d’augmentation de la rémunération du président de la République tel qu’il a été médiatisé. Le Monde l’a calculé à 172% en se servant de chiffres confirmés par l’Elysée. Le socialiste Dosière arrive quant à lui à une augmentation de plus de 200% tout compris. Ce n’est pas une question qui m’excite, et il est normal que le président de la République gagne au moins autant que le Premier ministre, si du moins il est possible que cela se fasse dans la transparence... Mais ce qui est intéressant est de constater que cette réforme-là, qui n’est pas du meilleur effet sur l’opinion publique, n’avait pas été annoncée par le candidat de la rupture. Et comme le signale Topoline dans sa Semaine, elle est consécutive au divorce des Sarkozy et coïncide donc avec la perspective d’une pension alimentaire à verser à Cécilia...

    Intéressante réflexion de Daniel Chardon sur la fausse démocratie qui s’est installée en France et que les Américains veulent imposer partout.

    Alexandre Martin fait un peu de prospective sur le « second round social ».

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque Jean Mabire.

    Béatrice Péreire décrypte le nouveau colonialisme de l’idéologie humanitaire.

  • Des chômeurs qui manquent dans les statistiques

    Martin Hirsch devant la commission des finances et des affaires sociales de l’Assemblée nationale : « Effectivement, si la moitié seulement des allocataires du RMI sont inscrits à l’ANPE, c’est aussi qu’on leur demande de ne pas s’y inscrire pour ne pas alourdir les statistiques. »

    C’est pour dénoncer cette situation, et ses conséquences, que le Haut Commissaire a mis les pieds dans le plat : « De ce fait, il n’est jamais question pour eux d’accompagnement professionnel. Cela est totalement inacceptable. »

  • La séquence supprimée

    Jean Robin, sur son blog Ils ont tué la télé publique, s’est penché sur les différences entre le reportage de France 3 d’hier midi sur Sarkozy en Amérique, et celui de la même chaîne le soir.

    On y retrouve naturellement les mêmes éléments, dans le même ordre, mais celui de la soirée est plus long, car il s’étend davantage sur les propos du président français. Or, dans l’enchaînement des séquences précédentes, il y en a une qui a sauté. Celle où l’on voyait Nicolas Sarkozy reçu par les organisations juives. Cette rencontre avait été annoncée par le CRIF, qui, soulignant que Nicolas Sarkozy avait invité le président du CRIF, Richard Prasquier, à être du voyage, ajoutait : « Le mercredi 7 novembre au matin, le président français rencontrera également les organisations juives américaines, conduites par Richard Sideman et David Harris, respectivement président et directeur exécutif de l’American Jewish Committee, qui lui remettront le prix Light Unto The Nation. »

    On peut constater que dans une dépêche préliminaire, du 2 novembre, l’AFP signalait, dans l’emploi du temps très chargé du président en Amérique, une rencontre avec « les représentants des principales organisations juives », mais qu’aucune des nombreuses dépêches qui rendent compte du voyage n’évoque la rencontre effective.

    Jean Robin s’interroge sur les raisons de cette « omission » dans le journal du soir. Il conclut : « J'opterai personnellement et avec toutes les précautions du monde pour un cas assez classique d'auto-censure, les journalistes se disant probablement qu'il n'était nul besoin d'en remettre encore une couche, quand l'audience du JT est la plus forte, et alors que le Président Sarkozy venait de faire savoir qu'il serait le premier Président de la République à assister personnellement au prochain dîner annuel du CRIF. »

    (Merci à François Desouche, ici et )

  • L’allégeance de Sarkozy

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Sous couvert de protestations d’amitié, M. Sarkozy a multiplié les déclarations d’allégeance à Washington au cours de son voyage aux Etats-Unis d’Amérique.

    Ce n’est pas ce que l’on attend d’un président de la République française.

    Et une telle orientation, qui renverse les axes traditionnels de la politique étrangère de la France, est lourde de dangers, pour la paix du monde comme pour la paix intérieure de notre pays.

  • L’affaire Seselj : un procès contre-productif à la procédure douteuse

    Communiqué de Bruno Gollnisch

    Le procès de Vojislav Seselj, le président du premier parti politique de Serbie, vient enfin de s’ouvrir à La Haye.

    Il aura fallu plus de quatre ans et demi pour commencer à juger un homme qui s’était pourtant livré volontairement au Tribunal Pénal International.

    Sa détention préventive était donc absurde sur le principe mais aussi abusivement longue.

    En outre, le traitement de Vojislav Seselj est particulièrement scandaleux puisqu’on lui impose des avocats, alors que, professeur de droit, il veut se défendre seul, et qu’on lui refuse de disposer de documents d’instruction traduits dans sa langue.

    Quant à la publicité des débats, il va de soi que, comme pour le procès Milosevic, seuls les arguments de l’accusation seront médiatiquement relayés.

    En dépit de l’autosatisfaction officielle, le bilan du Tribunal Pénal International et de Mme Carla Del Ponte contribue surtout à maintenir ouvertes les plaies d’un conflit sanglant dans une région qui n’est pas à l’abri d’un nouvel embrasement, en particulier au Kosovo, et à empêcher la nécessaire réconciliation entre Serbes et Croates.