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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2598

  • Saint Félix de Valois

    J’avais déjà évoqué saint Félix de Valois l’an dernier. Je ne savais pas, alors, que le cofondateur de l’ordre des Trinitaires avait été rayé du calendrier par Paul VI. Raison de plus pour insister.

    Les « experts » qui ont fabriqué le nouveau calendrier ont décidé que saint Félix de Valois n’avait jamais existé. Ce n’était pas original. Le coup avait déjà été fait au XVIIe siècle. Mais le pape Innocent XI (béatifié par Pie XII) confirma la canonisation de Félix et fixa la date de sa fête au 20 novembre.

    Depuis 1970 saint Félix de Valois n’existe donc plus dans le calendrier officiel « ordinaire » de l’Eglise. Ce qui est amusant, comme un joli clin d’œil, est qu’à partir de 1973, alors que les Trinitaires n’existaient plus en France depuis trois siècles, trois maisons furent réinstallées, dont celle de Cerfroid, l’ermitage de saint Félix de Valois, là où celui-ci et saint Jean de Matha, qui était venu le visiter, décidèrent de constituer un ordre pour le rachat des captifs des barbaresques, après la célèbre vision du cerf portant entre ses bois une croix bleue et rouge.

    On trouvera sur le site de la maison des Trinitaires de Cerfroid, précisément, un impressionnant bilan de l’action de ces religieux.

  • Le groupe ITS a disparu

    La plupart de mes lecteurs savent depuis mercredi ou jeudi que le groupe ITS a hélas disparu. Cette note est à l’intention de ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire ou n’auraient pas lu les derniers commentaires sur ma note annonçant de façon un peu hâtive que le groupe était sauvé.

    La démission d’Alessandra Mussolini n’a en effet finalement rien changé. Les députés européens du parti de Tudor ont quand même démissionné. D’abord deux d’entre eux, puis les trois autres. Jeudi, la dissolution du groupe a été annoncée en séance plénière. Aux applaudissements de nombreux députés qui montraient ainsi une fois de plus leur sens de la démocratie.

    Il semble que la démission de ces Roumains soit en fait liée à des questions de politique intérieure roumaine, notamment l’élection des... députés européens qui aura lieu dimanche prochain.

    Bruno Gollnisch va naturellement tenter de constituer un nouveau groupe. Mais celui-ci avait déjà été très difficile à créer...

  • Le congrès du FN

    Sur le site du FN on trouvera la liste des nouveaux membres de comité central, du bureau politique, du bureau exécutif, le discours de Marine Le Pen du dimanche matin, et le discours de clôture de Jean-Marie Le Pen.

    Il y a désormais deux vice-présidents exécutifs : Bruno Gollnisch, chargé des affaires européennes et étrangères et de l’adaptation du programme (suite des CAP, les comités institués pour l’élection présidentielle), et Marine Le Pen, responsable de la communication, de la formation et de la propagande. Au bureau exécutif, Wallerand de Saint Just remplace Martine Lehideux.

    A l’élection du comité central, Bruno Gollnisch a obtenu 85,14% de voix, Marine Le Pen 75,76%. (Quant à moi je suis12e avec 46,41%.) A noter que dans la liste donnée sur le site du FN seuls les 100 premiers sont dans l’ordre du nombre de voix qu’ils ont obtenu. Les suivants ont été « cooptés », en fait nommés par Jean-Marie Le Pen (c’est ce qui explique par exemple que Jean-François Jalkh et Wallerand de Saint Just soient cités ensuite : ils ne sont pas arrivés 101e et 102e : ils ne pouvaient pas se présenter parce qu’ils étaient les organisateurs de l’élection).

  • Saint Pontien

    Voici que revit d'abord devant nous la figure du pape martyr Saint Pontien (21 juillet 230 - 28 septembre 235): cinq ans de pontificat, de grande action pastorale, d'oppositions, de luttes contre l'hérésie. Le pape Pontien rappelle, par contraste, la figure de son adversaire irréductible Hippolyte (215-235), prêtre romain, antipape. Personnalité de marque dans la Rome chrétienne du IIIe siècle, théologien du clergé de Rome, Hippolyte fut toutefois une figure controversée à cause de ses attitudes d'intransigeance et de contestation à l'égard de l'autorité pontificale. Il était déjà entré en conflit avec le pape Saint Callixte (217-220) pour son rigorisme envers les adultères, auxquels il refusait la réconciliation et le pardon, qui leur étaient concédés par le pape. Aux divergences doctrinales s'ajoutèrent des motifs personnels d'opposition, de jalousie à peine voilée, parce que Callixte lui avait été préféré comme successeur du pape Zéphyrin. On ne peut compter les accusations, les calomnies et les interprétations méprisantes de la personne et de l’œuvre du pape. Hippolyte alla jusqu'à la rupture totale: il se fit ordonner évêque et fonda son église, entraînant dans le schisme une partie du clergé et du peuple de Rome. Le schisme qui dura une vingtaine d'années, continua au cours du pontificat de Pontien, qui réussit toutefois à ramener Hippolyte et son groupe dans le giron de l'Église grâce sa magnanimité. Exilé en 235 en Sardaigne et condamné aux travaux forcés, Pontien donna sa démission peu après son arrivée dans l'île. C'est une première dans l'histoire des papes. Il le fit non seulement pour ne pas créer de difficulté à l'Église de Rome durant son absence, mais aussi et surtout pour faciliter le retour à l'Église d'Hippolyte, avec qui il avait été condamné à l'exil et ad metalla, autrement dit au travail des mines. Il eut en effet la joie d'accueillir sa réconciliation et la grâce de partager avec lui la palme du martyre.

    (Giovanni del Col sur les catacombes de saint Callixte)

  • 25e dimanche après la Pentecôte

    Præsta, quæsumus, omnipotens Deus, ut semper rationabilia meditantes, quæ tibi sunt placita, et dictis exsequamur, et factis. Per Dominum nostrum Jesum Christum...

    Faites, nous vous le demandons, Dieu tout-puissant, que, méditant toujours les choses rationnelles, nous cherchions à réaliser, en paroles et en actes, ce qui vous plaît. Par Notre Seigneur Jésus-Christ...

    Dans les missels, « rationabilia » est souvent traduit par « choses spirituelles ». C’est forcer le sens. Dans une célèbre conférence prononcée en 1998, L’héritage latin, une culture de l’universel, Paul-Augustin Deproost, professeur à l’université catholique de Louvain, soulignait au contraire ce curieusement rationnel « rationabilia » dans cette oraison liturgique, pour illustrer l'héritage romain de l'Eglise. Voici le paragraphe, qui n'est pas sans rapport avec certains propos de Benoît XVI et avec l'enseignement de l'Eglise sur la loi morale naturelle:

    « À Rome, la raison se refuse d'être la « folle du logis », et ses constructions doivent être validées dans l'ordre de l'intelligence, sans doute, mais aussi dans l'ordre du progrès moral des hommes. En ce sens, la ratio définit l'esprit de la loi : comme le dit Cicéron, « la loi est la raison souveraine (ratio summa) incluse dans la nature, qui nous ordonne ce que nous devons faire et nous interdit le contraire. Cette raison, lorsqu'elle s'appuie et se réalise dans la pensée de l'homme est encore la loi. » Quoi de plus romain que cette ancienne collecte latine pour le sixième dimanche après l'Épiphanie : « Praesta, quaesumus, omnipotens Deus, ut semper rationabilia meditantes, quae tibi sunt placita et dictis exsequamur et factis », où l'on demande à Dieu que la méditation des choses rationnelles conduise à la réalisation en actes et en paroles des choses qui lui plaisent, évitant ainsi à l’œuvre de l'esprit les tentations de la stérilité ou de l'amoralité. De Cicéron à saint Augustin, c'est toute la morale d'une raison en acte qui situe la vertu respectivement dans la mise en pratique de ses principes ou dans la conformité avec l'ordre de l'amour. »

  • A bientôt

    Je serai absent les prochains jours. Je reviendrai lundi prochain si Dieu veut.

  • Le discours et le huis clos

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    L’Elysée avait annoncé que Nicolas Sarkozy allait prononcer un important discours sur l’Europe à Strasbourg.

    En réalité, le président de la République s’est contenté de répéter ses discours précédents.

    On relèvera seulement qu’il a osé dire qu’il a « été autorisé par le peuple français à faire ratifier le traité simplifié par le parlement français ». M. Sarkozy voudrait nous faire croire que son élection avait valeur de référendum.

    Il n’a pas dit un mot de la Turquie, réservant ses propos à ce sujet à quelques parlementaires, à huis clos. Pour répéter, en confidence, qu’il est contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, mais en prenant bien soin de ne pas s’engager à arrêter les négociations d’adhésion...

    On attendait la rupture, on a la dissimulation.

  • Le procès d’Alexandre Simonnot

    Le procès d’Alexandre Simonnot (qui avait été reporté) aura lieu jeudi 29 novembre, à partir de 9h, au tribunal de grande instance de Pontoise, 3 rue Victor Hugo (salle d’audience N° 3, bâtiment A).

    Alexandre Simonnot est poursuivi pour « dégradation de bien public », pour avoir donné un coup de canif à un préservatif géant de 11 mètres installé sur l’obélisque d’un carrefour de Taverny le 2 décembre 2006. Arêté comme un criminel, il avait été maintenu en garde à vue pendant 20 heures.(Pour de plus amples précisions voir ici.)

    Alexandre Simonnot, qui sera défendu par Me Wallerand de saint Just, invite tous ceux qui le peuvent à assister à ce procès, « afin que nos compatriotes soient informés de la manière dont sont traités, en France, les défenseurs de la pudeur et des bonnes mœurs ».

  • L’anarchie somalienne de mal en pis

    Quelque 170.000 personnes ont fui Mogadiscio au cours des deux dernières semaines, à la suite d’un regain des combats entre insurgés islamistes et forces somaliennes et éthiopiennes, indique le HCR. Les réfugiés se regroupent à Afgoye, où les besoins humanitaires sont « immenses ». « Beaucoup de familles vivent simplement sous les arbres, dans des conditions extrêmement difficiles. »

    La Somalie compte désormais 850.000 déplacés.

    Mais Bernard Kouchner est en manque de sacs de riz. Et de toute façon il boude l’Afrique...

  • Après l’arrestation du tortionnaire Jeng Sary, la nécessité d’un jugement d’ensemble du communisme s’impose

    Communiqué de Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité

    La capture, enfin, de Jeng Sary, un des tortionnaires en chef du génocide cambodgien, met une nouvelle fois en évidence la nécessité de mettre sur pied le grand tribunal des nations chargé de procéder au jugement d’ensemble des 90 ans d’esclavage et d’exterminationnisme communiste.

    Le gouvernement français s’honorerait d’une telle initiative mémorielle en constituant avec les grands historiens français du communisme une première commission d’évaluation et de mise sur pied d’un projet qui ne devrait pas, bien sûr, ressembler au Tribunal de Nuremberg pollué à jamais par la présence en son sein des criminels soviétiques qui jugeaient sans vergogne les criminels nazis.

    Ce tribunal n’infligerait évidemment pas des sanctions pénales. Ceci est du ressort des Etats en position de juger des criminels encore vivants. Mais, il prononcerait les condamnations morales de mise au ban de l’humanité des régimes, des mouvements et institutions et des individus ayant participé directement à l’abomination génocidaire ou y ayant collaboré sous les diverses formes de la collaboration politique et de la justification intellectuelle.

    La légitimité de la France à lancer cette immense initiative de justice à l’échelle du monde apparaît bien lorsque l’on sait combien le parti communiste français a joué un rôle dans la formation idéologique des grands exterminateurs indochinois et notamment, cambodgiens et aussi du chinois Chou En-Laï, et plus encore dans le système mondial d’encensement de Lénine, Staline, Mao et oncle Hô par nos intellectuels de gauche de réputation mondiale Aragon, Malraux et Sartre.

    En cohérence avec la mise sur pied du Comité International de Contestation des Jeux Olympiques à Pékin, Chrétienté-Solidarité développera toutes les initiatives possibles pour faire avancer cette exigence fondamentale de justice et de dignité humaine.