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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2530

  • Sarkozy et les enfants juifs, suite

    Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, 85% des personnes interrogées désapprouvent la décision de Nicolas Sarkozy sur les enfants juifs. Et 61% n’acceptent pas non plus que la mémoire d’un enfant de la Shoah soit portée par une classe et non par un élève.

    Le Nouvel Observateur a lancé dans son dernier numéro, paru hier, un appel d’« urgence citoyenne », signé Jean Daniel, contre la nouvelle lubie du président. Il a déjà recueilli 1.000 signatures, dont celles de Régis Debray, Jacques Delors, Alain Touraine, Jacques Le Goff... On peut y lire ceci : « Nous adjurons le président de la République de revenir sans attendre sur une proposition qu’il a cru devoir faire dans un lieu déjà communautaire et juif. » Sic.

  • Résultat des municipales au Grand-Quevilly

    Dimanche 9 mars. Au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), la liste socialiste menée par Laurent Fabius a remporté 100% des voix et les 35 sièges à pourvoir.

    (Il n’y a pas d’autre liste...)

  • Débile

    Des chercheurs de l’école de communication de l’université de Californie du Sud ont pondu une étude sur le nombre de femmes et d’hommes dans les films sélectionnés pour les Oscars depuis trente ans.

    La conclusion est affreuse : « Sur les 6.833 personnages uniques évalués, seuls 27,3% étaient des femmes. Ce qui correspond à une femme pour 2,66 hommes en moyenne. » Plus affreux encore : ce rapport n’a pas évolué de façon significative depuis trente ans.

    La seule donnée de nature à avoir un impact sur le nombre de femmes dans les films, selon les « chercheurs », est la présence d’une réalisatrice derrière la caméra.

    Mais, évidemment, l’Oscar du meilleur réalisateur n’a jamais été remporté par une femme.

    Cette discrimination est assurément intolérable. Mais il est très facile d’y mettre un terme. Il suffit d’imposer la parité dans la distribution des rôles, et de réserver l’Oscar du meilleur réalisateur à une femme tous les deux ans.

    Vous verrez qu’on va y venir.

  • Le pape et les jésuites : un nouveau rappel à l’ordre du pape aux jésuites

    Le pape Benoît XVI a reçu hier les participants à la congrégation générale des jésuites.

    Le monde, leur a-t-il dit, est « le théâtre d'une bataille entre le bien et le mal », où le mal couve dans l'individualisme des idées et des actions qui relativisent le sacré, et se propage à travers la « confusion des messages » qui rendent difficile l'écoute du Message du Christ et se manifeste dans ces « situations d'injustice » et de conflit dont les pauvres font les frais au premier chef.

    Rappelant que les jésuites avaient toujours apporté l’Evangile aux frontières du monde, en défiant les adversités historiques et culturelles. Aujourd'hui, a-t-il ajouté, ce ne sont pas tant « les obstacles qui défient les annonceurs de l'Evangile » ne sont pas tant les mers ou les grandes distances mais les frontières qui, à la suite d'une « vision erronée et superficielle de Dieu et de l'homme » en viennent à opposer « la foi et le savoir humain, la foi et la science moderne, la foi et l'engagement pour la justice ».

    C'est sur ces frontières que Benoît XVI demande aux Jésuites de « témoigner et d'aider à comprendre qu'il existe au contraire une harmonie profonde entre foi et raison », une harmonie à traduire en défense de ces « points névralgiques aujourd'hui fortement attaqués par la culture sécularisée ».

    Et le pape de préciser :

    « Les thèmes aujourd’hui continuellement discutés du salut de tous les hommes en Jésus-Christ, de la morale sexuelle, du mariage et de la famille, doivent être approfondis et éclairés dans le contexte de la réalité contemporaine, mais en conservant la syntonie avec le magistère propre à éviter de provoquer confusion et désarroi dans le peuple de Dieu. C'est justement pour cela que je vous ai invités et que je vous invite aussi aujourd'hui à réfléchir pour retrouver le sens le plus plénier de votre « quatrième vœu » caractéristique d'obéissance au Successeur de Pierre, qui ne comporte pas seulement la promptitude à être envoyés en mission dans des terres lointaines, mais dans l'esprit ignacien le plus authentique du « sentir avec l'Eglise et dans l'Eglise », à « aimer et servir » le Vicaire du Christ sur la terre, avec cette dévotion « effective et affective » qui doit faire de vous des collaborateurs précieux et irremplaçables à son service pour l'Eglise universelle. »

  • Laïcité italienne : laïcité tout court

    Le juge italien Luigi Tosti a été condamné à un de prison et un an d’interdiction d’exercer pour avoir refusé de siéger dans une salle de tribunal où il y avait un crucifix.

    Il y a un crucifix dans toutes les salles des tribunaux italiens.

    « C’est un combat que Luigi Tosti mène depuis 2003, rappelle son avocat. Il a déjà été condamné pour la même raison dans une autre affaire à une peine de sept mois de réclusion en appel en mai 2007. » Cette affaire est actuellement en cassation.

    Le juge est connu pour retirer le crucifix de la salle d’audience où il va siéger ou pour y afficher le logo de l’Union des athées et agnostiques rationalistes.

    Un laïciste acharné ? Mais d’autre part il déclare « observer les fêtes juives », et aux fêtes juives il apporte au tribunal deux chandeliers à sept branches...

    Rappelons que le Conseil d’Etat, amené à statuer sur la demande d’une Finlandaise qui exigeait qu’on enlève les crucifix dans l’école fréquentée par ses enfants, avait tranché ainsi la question :

    « Comme à tout symbole, on peut attribuer au crucifix diverses significations, parfois contradictoires. Mais un crucifix exposé dans une salle de classe ne doit pas être considéré comme une décoration ou un objet de culte, mais plutôt comme un symbole pour exprimer le fondement des valeurs civiles qui définissent la laïcité dans les actuelles institutions de l'Etat. »

  • Les centres de rétention : peut-être dans 15 ans...

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Une fois de plus, la montagne a accouché d’une souris : après la censure du Conseil constitutionnel, il ne reste quasiment rien du grand projet de Nicolas Sarkozy visant à mettre hors d’état de nuire les plus dangereux récidivistes.

    La loi sur la rétention de sûreté devra attendre, pour être appliquée, que le premier criminel dangereux à être jugé à partir de maintenant ait fini de purger sa peine, dans 15 ans peut-être...

    D’ici là, la législation aura eu le temps de changer plusieurs fois...

    Pour opérer une vraie rupture et résoudre le problème de récidive que posent les plus dangereux criminels, il suffirait de rétablir une véritable échelle des peines, avec au sommet la peine capitale, suivie de la réclusion à perpétuité, qui soit réellement à perpétuité, et non de trente ans.

    Tous les bricolages effectués à la lumière glauque du politiquement correct sont voués à l’échec. On vient d’en avoir une nouvelle preuve.

  • Le Pen sur Sarkozy et sur les élections

    Dans un entretien à l’AFP, Jean-Marie Le Pen estime que, neuf mois après l’installation de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, « on peut porter un jugement sur l’exercice du pouvoir ». Il espère que les Français ont « pris conscience de la distance immense qui sépare les promesses de M. Sarkozy des réalisations » : « Malgré la brillance de ses discours, il n’a pas changé fondamentalement les choses, car il ne s’attaque pas au vrai grand problème de la France qui est l’immigration massive », cause principale des « déficits vertigineux des finances françaises », de la crise du logement ou de l’insécurité.

    Toutefois, ajoute-t-il à propos des municipales et des cantonales, « j’ai peur que ce soit la gauche qui bénéficie » de la situation, « sans avoir aucun mérite particulier, simplement par le fait d’exister, d’être implantée et d’avoir son filet ouvert ». Mais la gauche « ne mérite pas d’être l’alternative du pouvoir sarkozyen. J’espère que les Français vont se rendre compte que le FN est nécessaire dans la vie publique et lui donner les moyens de s’exprimer. »

  • La franc-maçonnerie Eglise de la République

    « La franc-maçonnerie, c’est en quelque sorte l’Eglise de la République », dit Alain Bauer. Pour être un bon républicain, il faut donc être franc-maçon... Voir le commentaire de Bernard Antony.

  • Le protectorat du Kosovo

    J’étais en dessous de la réalité en évoquant hier en quoi le Kosovo « indépendant » était un protectorat de l’Union européenne.

    Le projet de Constitution du Kosovo précise sans ambages que le Bureau civil international de la mission de l’UE sera « l’autorité suprême ».

    Rien ne peut être fait sans l’aval du Représentant de l’UE. Il peut même annuler des lois, renvoyer un ministre, et prendre des « mesures coercitives » afin que le plan Ahtisaari soit appliqué à la lettre.

    Tel est en l’occurrence le sens authentique du mot « conseiller ».

  • Rétention de sûreté : c’est pour plus tard...

    Rétention de sûreté : c’est pour plus tard...

    Il en va de la loi sur la rétention de sûreté comme de tout le reste de ce que fait Sarkozy : une grande annonce, une polémique, un débat parlementaire, une loi, un renforcement de la loi par des amendements qui provoquent une nouvelle polémique, et pour finir, à peu près rien.

    Le Conseil constitutionnel a validé le principe de la création de centres d’enfermement à vie pour les criminels dangereux, mais il repousse l’application de la loi à la saint glin-glin, au terme d’un raisonnement particulièrement tordu.

    D’abord il s’attache à définir que la rétention de sûreté n’est pas une peine, parce qu’elle n’est pas prononcée par la cour d’assises et n’a pas une finalité répressive. En conséquence, cette disposition ne viole par l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme sur la non-rétroactivité des lois. Le gouvernement avait donc le droit d’introduire un amendement sur la rétroactivité et de le faire voter par le Parlement, ce qui fut fait de mauvais gré (les sénateurs avaient même supprimé l’amendement en commission). Mais, ajoute le Conseil constitutionnel, puisque la rétention de sûreté est une privation de liberté, renouvelable sans limite de durée, elle « ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi ou faisant l’objet d’une condamnation postérieure à cette date pour des faits commis antérieurement ». Bref, il n’y a pas de rétroactivité possible, et les alinéas de la loi qui la prévoyaient sont censurés. La loi ne peut s’appliquer qu’à partir de sa promulgation, ce qui veut dire qu’elle ne pourra pas être appliquée avant de très longues années, puisque par définition ses « bénéficiaires » sont des personnes qui vont être condamnées à de lourdes peines de prison.

    Dans l’immédiat, le placement en centre de rétention ne pourra être décidé que si le condamné qui sort de prison viole les obligations auxquelles il est soumis dans le cadre de la surveillance de sûreté (bracelet électronique, injonction de soins...). En outre, le placement en centre de rétention n’est légitime que si « le condamné a pu, pendant l'exécution de sa peine, bénéficier de soins ou d'une prise en charge destinés à atténuer sa dangerosité mais que ceux-ci n'ont pu produire des résultats suffisants, en raison soit de l'état de l'intéressé soit de son refus de se soigner ». Or on sait ce qu’il en est des graves défaillances du système carcéral en ce domaine...

    Comme le dit le secrétaire général de l’USM, le Conseil constitutionnel « a tellement encadré la mise en place immédiate de la rétention de sûreté qu’il a vidé le texte de sa substance ».

    Tel est le résultat du délire idéologique qui conduit la politique pénale et dont le premier acte a été l’abolition de la peine de mort. Une fois la peine capitale abolie, toutes les autres peines sont dévaluées. Il n’y a plus de réclusion à perpétuité : la « perpétuité » veut dire trente ans, au maximum. Le Conseil constitutionnel était coincé entre les diktats de l’idéologie et la pression populaire et gouvernementale. Il n’a pas osé dire que la « rétention » était contraire à l’état de droit, ce qui est pourtant une évidence : un condamné doit être libre (même s’il peut rester éventuellement sous surveillance) une fois qu’il a purgé sa peine.

    La solution était très simple, mais elle n’est pas politiquement correcte : c’est de garantir de véritables peines de réclusion à perpétuité (ce qui n’exclut pas les soins, etc.). La meilleure solution est celle des systèmes judiciaires où l’on peut prononcer plusieurs peines qui s’additionnent ou des peines indéfinies. A condition qu’elles soient appliquées, puisque même cela est désormais souvent inopérant (en Espagne, par exemple, deux des auteurs des attentats du 11 mars ont été condamnés à 40.000 ans de prison, mais la durée de la détention ne peut excéder 40 ans...).