Comme d’habitude les « vaticanistes » disaient n’importe quoi. Certes ils ont annoncé que le décret était signé, ce qui était un « scoop », mais en une telle matière le scoop est inopportun. Car ce qui est importe n’est pas la date du décret mais son contenu.
Il était donc inutile de se demander quelle était la signification exacte du « cancellare » d’Andrea Tornielli. Car il n’y a pas de « cancellare », quel que soit le sens qu’on lui donne.
Le pape, par l’intermédiaire du Cardinal Re, préfet de la congrégation pour les évêques, « remet » aux quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988 « la censure d’excommunication latæ sententiæ déclarée par cette congrégation le 1er juillet 1988 ».
Il s’agit d’une remise de peine, comme le prévoit le droit canon. Orienté vers une mauvaise piste par les « vaticanistes », je n’y avais pas pensé et je me posais de vaines questions. Maintenant que c’est fait, la chose paraît évidente. Le pape remet la peine en ayant constaté que les évêques souhaitaient être en communion avec lui et s’engageaient à le manifester.
On ne peut que rendre grâce pour la bienveillance du pape, qui se manifeste ainsi pendant la semaine pour l’unité des chrétiens, et pour le sens de l’Eglise que manifestent les quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre. En espérant que ce geste soit fécond.
On trouvera ci-après les documents : le texte du décret, le communiqué de Mgr Fellay, la lettre de Mgr Fellay aux fidèles de la FSSPX, les conditions transmises par le cardinal Castrillon Hoyos en juin.
On ne peut que sursauter en lisant cette phrase dans la lettre aux fidèles de Mgr Fellay : « La Tradition catholique n'est plus excommuniée. » Si les évêques de la FSSPX continuent de prétendre à incarner à eux seuls la Tradition, le geste spectaculaire de Benoît XVI risque de n’être qu’un coup d’épée dans l’eau.
Gageons cependant que la Providence en décidera autrement.
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