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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2322

  • A propos des discussions avec Rome

    La Porte latine a mis en ligne le sermon de l’abbé de Cacqueray, supérieur du district de France de la Fraternité Saint Pie X, dimanche à Saint-Nicolas du Chardonnet. Il s’agissait bien sûr de la levée (et non du retrait, comme indiqué en sous-titre) des excommunications. L’abbé de Cacqueray évoque trois domaines dans lesquels le concile Vatican II s’oppose selon lui à la Tradition, et qui doivent donc être au cœur des discussions avec Rome. Le problème est qu’il caricature tellement l’enseignement de Vatican II qu’on ne voit guère comment il est possible de discuter sur de telles bases.

    Le « premier domaine » est celui qui concerne la reconnaissance par les chefs d’Etat de la souveraineté du Christ sur la société. Certes Vatican II marque une évolution sur ce plan, mais au lieu de donner, et de critiquer s’il le veut, les raisons de cette évolution, il assène : « Le Concile a prôné la séparation de l’Eglise et l’Etat et la complète neutralité de l’Etat dans le domaine religieux. » Or les mots séparation et neutralité ne figurent pas dans les textes du concile.

    Le « deuxième domaine », c’est la façon dont le concile parle des autres religions : « Il a considéré qu’elles pouvaient être d’autres voies de salut pour les hommes », ce qui a « cassé » l’effort et même la vocation missionnaire. Or il n’y a aucune phrase qui dise cela dans les textes du concile. C’est contraire aux tout premiers mots de ces textes (Lumen gentium cum sit Christus), et à ce que dit Nostra aetate : si les autres religions contiennent « un rayon de la vérité », l’Eglise « est tenue d’annoncer sans cesse le Christ qui est la voie, la vérité et la vie ». Ce qui est souligné dès Lumen Gentium (17), Et il y a un texte entier, de 60 pages (Ad gentes) sur la nécessité de l’activité missionnaire qui commence ainsi : « Envoyée par Dieu aux païens (…), l’Eglise, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité et obéissant au commandement de son Fondateur, est tendue de tout son effort vers la prédication de l’Evangile à tous les hommes. »

    L’abbé de Cacqueray cite ensuite le fameux propos sur les musulmans. Mais il ne s’agit pas d’un jugement sur l’islam, il s’agit des personnes de confession musulmane. Et ce témoignage d’« estime » pour ces personnes qui adorent le Dieu créateur, miséricordieux et tout-puissant, vient juste après le propos sur l’Eglise qui « est tenue d’annoncer sans cesse le Christ qui est la voie, la vérité et la vie ». La référence qui est donnée est la lettre de Grégoire VII au sultan de Mauritanie, 889 ans avant Vatican II, que voici :

    Ta Noblesse nous a cette année envoyé une lettre pour que nous ordonnions évêque, selon les dispositions de la loi chrétienne, le prêtre Servandus. Ce que nous avons eu à cœur de faire, parce que ta requête nous apparaissait juste et excellente. Tu nous as aussi envoyé des présents et, par déférence envers le bienheureux Pierre, prince des Apôtres, et pour l’amour de nous, tu as renvoyé les chrétiens qui étaient retenus captifs parmi vous ; tu as également promis de renvoyer les autres captifs. C’est Dieu, créateur de toutes choses, sans qui nous ne pouvons rien faire ni même penser de bon, qui a inspiré à ton cœur cette bonne action, c’est lui, qui éclaire tout homme venant en ce monde, qui a éclairé ton esprit en cette intention. Car le Dieu tout-puissant qui veut sauver tous les hommes et n’en perdre aucun, n’apprécie en nous rien tant que l’amour du prochain après l’amour de lui et le soin de ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qui nous soit fait. Cette charité, à l’évidence, vous et nous, nous nous la devons plus expressément qu’aux autres nations, puisque nous reconnaissons et confessons, de façon il est vrai différente, le Dieu unique, que chaque jour nous louons et vénérons comme créateur des siècles et maître de ce monde. Car, ainsi que le dit l’Apôtre, “c’est lui qui est notre paix, lui qui des deux n’a fait qu’un peuple”.

    Depuis qu’ils connaissent par nous cette grâce que Dieu t’a accordée, plusieurs nobles romains admirent sans réserve et célèbrent ta bonté et tes vertus. Parmi eux, deux de nos familiers, Albericus et Censius, élevés avec nous presque dès l’adolescence dans le palais romain, désirent beaucoup parvenir à ton amitié et à ton affection, et te rendre cordialement service pour ce qui te plaira de notre côté. Ils t’envoient des hommes à eux par qui tu sauras combien ils t’estiment sage et noble et combien ils veulent et peuvent te rendre service. Nous recommandons ces hommes à ta Magnificence, afin que tu apportes tout ton soin à faire preuve, à leur égard, pour l’amour de nous et pour récompenser de leur confiance ceux que nous avons nommé plus haut, de cette même charité que nous désirons toujours manifester à l’égard de toi et des tiens.

    Car Dieu sait bien que nous te chérissons sincèrement pour Sa gloire et que nous désirons ton salut et ta gloire dans la vie présente et future, et de cœur et de bouche nous lui demandons qu’après un long séjour en cette vie il te conduise lui-même dans le sein de la béatitude du très saint patriarche Abraham.

    Le « troisième domaine » est celui de la collégialité : « Notre Seigneur Jésus-Christ n’a pas fait des Apôtres un Collège qui serait à côté du successeur de Pierre, comme une sorte d’Assemblée Constituante, qui porterait un contre-pouvoir dans l’Eglise. Or le Concile Vatican II a touché à la Constitution même de l’Eglise en faisant du corps des évêques une sorte de Collège, qui est comme un autre pouvoir, qui paralyse celui du Pape depuis le Concile. »

    Outre le fait que l’Eglise catholique n’a jamais contesté la collégialité des Eglises orientales, ce que dit l’abbé de Cacqueray est contraire à la lettre même du concile : le collège des évêques ne peut pas être un autre pouvoir, puisqu’il n’existe qu’en union avec son chef le Pontife romain et jamais en dehors de son chef, et sans préjudice pour le pouvoir de celui-ci (Lumen gentium 22). Ce que souligne lourdement la fameuse note explicative qui a été ajoutée pour répondre aux progressistes qui, eux aussi, voyaient le collège comme un contre-pouvoir au pouvoir du pape.

    (Quant à l’esprit du concile en la matière, le véritable esprit du concile, c’est l’insistance sur l’Eglise vue comme communion, en tant que corps mystique du Christ, ce qui est d’une autre portée spirituelle que de privilégier son aspect de société hiérarchique.)

    La question est que, dans les discussions avec Rome, il ne suffira pas de donner l’interprétation que l’on fait du concile, il faudra se référer aux textes…

  • L’objectif de la loi SRU

    Lu sur altermedia

    Dès l’ouverture du débat sur le logement à l'Assemblée, le gouvernement renonce officiellement à modifier les règles de calcul de logements sociaux dans les villes qui en vertu de la Loi SRU doivent atteindre 20%.

    La loi SRU ne concerne en effet que les logements loués. Or, beaucoup d’élus souhaitaient, à juste titre, ajouter aux décomptes du parc social, les logements sociaux en accession à la propriété.

    La gauche, résolument contre, a fait le forcing et cette modification logique est enterrée.

    On peut se demander pourquoi exclure ainsi les logements sociaux en accession à la propriété qui permettent également d’assurer la mixité sociale répondant ainsi à l’ objectif affiché de la Loi SRU.

    Tout simplement parce que l’objet de Loi SRU n’est pas la mixité sociale mais l’étalement de l’immigration dans tous les quartiers. Dès lors que l’accession à la propriété sociale concerne particulièrement les couches populaires franciennes, ces logements ne doivent pas être pris en compte.

  • « Balle perdue »…

    Un chauffeur-livreur a été blessé hier en fin de matinée par une balle perdue dans le quartier de la Grande-Borne à Grigny.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, des coups de feu ont retenti alors que deux hommes avaient une "explication". Le chauffeur-livreur qui passait par là a pris une balle dans l’épaule…

  • L’islam réel à Rosengaard

    A Rosengaard, quartier « sensible » de Malmö (Suède), où des émeutes avaient éclaté en décembre après la fermeture (par son propriétaire) d’un « centre culturel » musulman, les islamistes contrôlent le comportement des familles et fixent les règles de la vie sociale, constate un rapport remis au gouvernement.

    Les femmes qui ne portaient pas le voile dans leur pays d'origine sont contraintes de le revêtir, les jeunes filles sont mariées à l’étranger, "des familles qui viennent de s'installer et qui n'ont jamais été particulièrement religieuses ou traditionnelles admettent qu'elles vivaient plus librement dans leur pays d'origine".

    « C’est complètement inacceptable », dit le ministre de l’Intégration…

    (Ne disons pas : pauvres Suédois. Il en est ainsi de plus en plus dans certains quartiers de villes françaises.)

  • Les Turcs en Allemagne : « pour toujours étrangers »

    Lu chez François Desouche, d’après un article du Monde

    Selon une étude publiée lundi 26 janvier par l’Institut berlinois pour la population et le développement, la communauté turque - 2,8 millions de personnes, dont un million de naturalisés allemands - souffre d’un taux exceptionnellement élevé de chômage et d’échec scolaire, comparé à l’ensemble des immigrés vivant outre-Rhin: 30 % des jeunes d’origine turque quittent l’école sans le moindre diplôme, seuls 14 % obtiennent le baccalauréat.

    Des chiffres “dramatiques”, a reconnu la secrétaire d’Etat chargée de l’intégration, Maria Böhmer.

    “Pour toujours étrangers”, titrait, polémique, l’hebdomadaire Der Spiegel du 26 janvier.

    “L’Allemagne a trop longtemps pensé que ces immigrés, venus comme “travailleurs invités” dans les années 1950, retourneraient un jour chez eux. On en paie aujourd’hui les résultats“, regrette Franziska Woellert, l’une des auteurs de ce rapport.

  • Echec aux lesbiennes

    Deux jeunes filles, exclues d’un lycée luthérien de Californie pour avoir exhibé leur relation homosexuelle, avaient porté plainte contre l’établissement pour discrimination. En première instance, leur plainte a été rejetée. Elles ont fait appel. La cour d’appel vient de confirmer le jugement de première instance, au motif que le lycée n’est pas tenu de se conformer à la loi prohibant la discrimination selon l’orientation sexuelle sur le lieu de travail, car "l'école n'est pas un établissement commercial".

    L'avocat des deux plaignantes a promis de porter l'affaire devant la Cour suprême de Californie…

  • La justice espagnole contre les évêques et les familles

    Le Tribunal Suprême espagnol décide que les parents n’ont pas le droit d’arguer d’un "droit de conscience" pour justifier que leurs enfants ne suivent pas les cours d’"Education pour la citoyenneté" instaurés par le gouvernement, estimant que cette matière ne va "pas à l'encontre du droit fondamental des parents d'inculquer à leurs enfants une formation religieuse et morale en accord avec leurs propres convictions".

    C’est une réponse frontale aux évêques, qui avaient dénoncé "une atteinte grave au droit inaliénable des parents et de l'école à opter pour l'éducation morale qu'ils souhaitent pour leurs enfants".

    L’objection de conscience s’était organisée, et des juristes avaient élaboré un guide pour les familles.

  • Benoît XVI sur la levée des excommunications

    « Communication » de Benoît XVI après sa catéchèse :

    Dans l'homélie prononcée à l'occasion de l'inauguration solennelle de mon pontificat, je disais que l'«appel à l'unité» est la tâche «explicite» du pasteur, et en commentant les paroles évangéliques relatives à la pêche miraculeuse, j'ai dit: «bien que les poissons furent si nombreux, le filet ne se déchira pas», et je poursuivais après ces paroles évangéliques: «Hélas, bien-aimé Seigneur, celui-ci - le filet - s'est à présent déchiré, dirions-nous pleins de douleur». Et je poursuivais: «Mais non, nous ne devons pas être tristes! Réjouissons-nous pour ta promesse qui ne déçoit pas et faisons tout notre possible pour parcourir la route vers l'unité que tu nous as promise... Ne permets pas, Seigneur, que ton filet se déchire et aide-nous à être les serviteurs de l'unité».

    Précisément pour accomplir ce service à l'unité, qui caractérise de manière spécifique mon ministère de Successeur de Pierre, j'ai décidé il y a quelques jours d'accorder la levée de l'excommunication dont avaient fait l'objet les quatre évêques ordonnés en 1988 par Mgr Lefebvre sans mandat pontifical. J'ai accompli cet acte de miséricorde paternelle, car à plusieurs reprises ces prélats m'ont manifesté leur vive souffrance pour la situation dans laquelle ils se trouvaient. Je souhaite que mon geste soit suivi par un prompt engagement de leur part à accomplir les pas supplémentaires nécessaires pour réaliser la pleine communion avec l'Eglise, en témoignant ainsi de la véritable fidélité et de la véritable reconnaissance du magistère et de l'autorité du Pape et du Concile Vatican II.

  • La Tradition

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier (sur les épîtres à Timothée et à Tite) :

    L'autre appel consiste à évoquer le bon « dépôt » (parathéke) : c'est un mot spécifique des Lettres pastorales par lequel est indiquée la tradition de la foi apostolique qu'il faut conserver avec l'aide de l'Esprit Saint qui habite en nous. Ce « dépôt » doit donc être considéré comme la somme de la Tradition apostolique et comme le critère de fidélité à l'annonce de l'Evangile. Et nous devons ici avoir à l'esprit que dans les Lettres pastorales comme dans tout le Nouveau Testament, le terme «Ecritures» signifie explicitement l'Ancien Testament, parce que les écrits du Nouveau Testament, ou bien n'existaient pas encore, ou ne faisaient pas encore partie d'un canon des Ecritures. Donc, la Tradition de l'annonce apostolique, ce « dépôt », est la clé de lecture pour comprendre l'Ecriture, le Nouveau Testament. En ce sens, Ecriture et Tradition, Ecriture et annonce apostolique comme clé de lecture sont rapprochées et se confondent presque, pour former ensemble les « solides fondations posées par Dieu » (2 Tm 2, 19). L'annonce apostolique, c'est-à-dire la Tradition, est nécessaire pour entrer dans la compréhension de l'Ecriture et y saisir la voix du Christ. Il faut en effet être « attaché à l'enseignement sûr, conforme à la doctrine » (Tt 1, 9). A la base de tout, il y a justement la foi dans la révélation historique de la bonté de Dieu, qui en Jésus Christ a manifesté concrètement son « amour pour les hommes », un amour qui dans le texte original grec est qualifié de manière significative comme philanthropía (Tt 3, 4 ; cf. 2 Tm 1, 9-10) ; Dieu aime l'humanité.

  • Daoudal Hebdo N° 20

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    Dans ce numéro

    Page 2
    Les affres du racisme officiel
    Banania : le Mrap débouté

    Page 3
    La publicité de mort du Planning familial

    Page 4
    L’UMP au service de l’islam : le parti de Sarkozy veut faire rembourser la circoncision…

    Page 5
    La Halde impose la propagande homosexuelle à l’école

    Pages 6-7
    La lettre de Magdi Allam au pape sur l’islam

    Page 8
    La levée des excommunications
    Dimanche prochain…