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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2307

  • Le « foirage » de l’opération Benoît XVI de Nancy Pelosi

    Daniel Hamiche explique sur son blog que Nancy Pelosi, présidente de la chambre des députés des Etats-Unis, voulait une audience avec le pape afin de montrer qu'on pouvait parfaitement être catholique et favorable à l'avortement, comme en témoignerait sa photo officielle avec un Benoît XVI tout sourire.

    Or l'entrevue n'a duré que 15 minutes chrono, et surtout le pape a refusé d'être photographié avec la dame, ce qui est tout à fait excptionnel.

    Et le Vatican a ensuite publié communiqué aussi bref que clair, et dépourvu de toute formule diplomatique :

    « La Salle de Presse du Saint-Siège a confirmé ce midi la rencontre du Saint-Père avec Mme Nancy Pelosi, Présidente de la Chambre des États-Unis d'Amérique. Benoît XVI a profité de cette occasion pour indiquer à son hôtesse que "la loi morale naturelle et l'enseignement constant de l'Église relatif à la dignité de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, imposent à tout catholique, en particulier aux législateurs, aux juristes et responsables politiques, de s'associer aux personnes de bonne volonté pour développer un cadre juridique juste qui protège la vie à chacun de ses stades". »

    Commentaire de Daniel Hamiche :

    Ce « rebuke » - comme le qualifie toute la presse américaine de toutes tendances -, cette réprimande était tellement inattendue et surprenante que le pitoyable communiqué de presse de "Madame Speaker" traitant de cette audience privée papale, ne la mentionne pas... C'est à se demander, interroge la presse américaine, si c'est bien à la même audience qu'ont participé le Souverain Pontife et Madame Speaker ? Assaillis de questions et d'interrogations par les journalistes américains, les conseillers en communication de Pelosi se sont tous mis aux abonnés absents...

  • Ædificavit Noë altare Domino

    Ædificavit Noë altare Domino, offerens super illud holocaustum : odoratusque est Dominus odorem suavitatis, et benedixit ei, dicens : Crescite, et multiplicamini, et replete terram. Ecce ego statuam pactum meum vobiscum, et cum semine vestro post vos. Crescite, et multiplicamini, et replete terram.

    Noé bâtit un autel au Seigneur, et y offrit un holocauste ; et le Seigneur en sentit l'odeur suave et le bénit, disant : Croissez, multipliez-vous et remplissez la terre. Voici que moi j'établirai mon alliance avec vous, et avec votre postérité après vous. Croissez, multipliez-vous et remplissez la terre.

    (répons des matines)

    (neuvaine pour le pape)

  • Libertas n’est plus un parti européen

    Le bureau du Parlement européen a retiré hier soir à Libertas le statut de parti européen, qu'il lui avait conféré le 2 février.

    Cette décision était attendue, après la défection de deux des sept signataires de la demande de constitution du parti.

    L'Estonien Igor Grazin and le Bulgare Hristov Kouminev avaient en effet déclaré qu'ils n'avaient rien signé. Ce que conteste farouchement Declan Ganley, qui a montré leurs signatures lors d'une conférence de presse. Celle de Kouminev est visible ici, avec la photocopie de son passeport. Quand il déclare qu'il n'a « jamais eu de contact avec Libertas », c'est évidemment faux. « Ce sont deux hommes politiques expérimentés, ils ont fourni une copie de leurs passeports : ce n'est pas le genre de chose que vous faites quand vous ne savez pas de quoi il s'agit », disait la porte-parole de Libertas.

    Declan Ganley dénonce les pressions subies par les signataires pour qu'ils se rétractent : « Ce cas est un bel exemple montrant à quel point l'établissement de Bruxelles peut être antidémocratique. »

    Comme Declan Ganley affirme qu'il avait d'autres signatures en réserve, le feuilleton va peut-être se poursuivre...

    Addendum 20 février

    Contrairement à ce qu'affirmaient plusieurs sources d'information, le bureau du Parlement européen n'a pas retiré à Libertas son statut de parti européen. Il a demandé à des juristes d'examiner s'il peut conserver ce statut s'il apporte de nouvelles signatures ou s'il a perdu son statut en raison des deux défections.

  • Sarkozy pour une gouvernance de l'agriculture mondiale

    C'est le titre d'une dépêche de l'AFP. Si vous voulez en savoir plus, c'est . Mais le titre me suffit...

  • Lia la Magnifique

    Elle s'appelle Lia. Elle a 12 ans. Elle habite à Toronto. Pour le concours de discours de sa classe, elle avait décidé de parler de l'avortement. Son professeur, une femme « pro-choix », lui demandait de choisir un autre sujet. Sa mère aussi (quoique contre l'avortement). Elle a tenu bon. Le professeur a dû reconnaître qu'elle était la meilleure, ce qui la qualifiait pour le concours de l'école. Où elle fut d'abord disqualifiée, avant d'être reconnue gagnante... Ce qui la qualifiait pour le concours régional. C'était mercredi soir. Elle a perdu. Pas question qu'un tel discours représente la région de Toronto.

    Pourtant Lia a gagné. Plus de 200.000 personnes ont déjà vu sa vidéo. Dont au moins une qui a décidé de ne pas avorter, selon les commentaires qui ont été laissés sur YouTube. On remarque aussi que, exceptionnellement, YouTube a fermé les commentaires, en raison du torrent d'insultes visant la petite fille...

    Dans son discours, elle démonte magistralement l'imposture de l'idéologie « pro-choix », et montre ensuite que ce sont réellement des êtres humains que l'on tue.

    Voici le début :

    « Qu'est-ce que vous diriez si je vous disais que à cet instant précis quelqu'un est en train de "choisir" si vous devez vivre ou mourir ? Qu'est-ce que vous diriez si je vous disais que ce "choix" n'est pas basé sur ce que vous pouvez faire ou ne pas faire, ce que vous avez fait dans le passé, ou ce que vous ferez dans l'avenir ? Et qu'est-ce que vous diriez si je vous disais que vous ne pouvez rien faire contre cela ? Chers élèves et chers maîtres, des milliers d'enfants sont en ce moment même dans cette situation. Quelqu'un est en train de "choisir" - sans même les connaître - s'ils vont vivre ou s'ils vont mourir. Ce quelqu'un, c'est leur mère. Et ce "choix", c'est l'avortement. »

    (Life News 1, 2, via ru)

  • L’efficacité de Sarkozy

    Les huit hommes poursuivis pour l'incendie d'un poste de police en 2003 à Pau ont été acquittés hier par la cour d'assises de Haute-Garonne, comme ils l'avaient été en première instance.

    L'attaque de ce poste de police de proximité, le 27 septembre 2003 dans le « quartier sensible » de l'Ousse-des-Bois, avait suscité une vive émotion. Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, s'était immédiatement rendu sur place, avec tout l'appareil médiatique, et avait promis l'arrestation des incendiaires dans un délai de trois mois.

    En effet, trois mois plus tard, la majorité des accusés avait été interpellée.

    Le problème, c'est que rien n'a pu être retenu contre eux. En première instance, la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques les avaient acquittés. Le parquet général, qui avait requis des peines allant de 6 à 12 ans de prison, avait interjeté appel. Le résultat est le même.

    « Je regrette l'intervention du ministre de l'Intérieur de l'époque qui avait demandé que l'enquête soit terminée en moins de trois mois, ce qui n'a pas permis aux enquêteurs de faire leur travail en toute sérénité », a déclaré un des avocats de la défense, Pierre Blazy.

    « Ce sont cinq ans de combat qui s'achèvent dans le cadre d'une enquête médiocre qui aurait pu, hélas, faire condamner des innocents. Je demande que la garde des Sceaux, comme dans l'affaire d'Outreau, présente ses excuses aux huit acquittés au nom de l'institution judiciaire », a ajouté un autre avocat de la défense, Thierry Sagardoytho.

    Les avocats de la défense ont déclaré qu'ils allaient poursuivre l'Etat en réparation des préjudices subis et rechercher la responsabilité de la puissance publique dans le traitement de l'instruction.

    La puissance publique, en l'occurrence, c'est Sarkozy, pas « la garde des Sceaux »...

  • Le Pen sur le Proche Orient et sur l'OTAN

    Texte de l'intervention de Jean-Marie Le Pen, hier au Parlement européen

    Monsieur le Président,

    Ce n'est certainement pas l'Europe, encore moins son Haut Représentant pour la politique étrangère, Javier Solana, ancien secrétaire général de l'OTAN, qui peuvent jouer le rôle de médiateur entre Israël et les Palestiniens. Tout au plus sont-ils appelés à financer la reconstruction de la bande de Gaza comme ils le font aujourd'hui pour le Kosovo, le Liban ou l'Afghanistan. Les Américains et les israéliens bombardent, les Européens financent la reconstruction. Telle est la répartition des tâches entre alliés. Or, les casseurs devraient être les payeurs.

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  • Klaus à Bruxelles

    Le président tchèque Vaclav Klaus s'est exprimée comme prévu en fin de matinée devant le Parlement européen. Parfois sous les sifflets et les huées. Et de nombreux députés ont quitté l'hémicycle pour protester contre ses propos.

    Dans l'attente du texte de son discours, voici quelques bribes glanées dans les dépêches d'agences :

    « Les représentants élus de 27 pays, dans leur gamme très colorée de vues et de positions politiques, sont une audience unique. De la même façon, l'Union européenne elle-même est une expérience unique et réellement révolutionnaire du demi-siècle passé, par son processus consistant à faire passer une partie importante des décisions du niveau des Etats à celui des institutions européennes. »

    « Il est erroné de penser qu'il y n'a qu'une seule voie, un seul avenir pour l'Union européenne, à savoir une Union toujours plus étroite, une intégration toujours plus approfondie sur le plan politique des Etats membres. Il n'y a pas si longtemps, dans notre partie de l'Europe, nous vivions dans un système politique qui n'autorisait aucune alternative et donc aucune opposition parlementaire. Nous avons appris la difficile leçon que, sans opposition, il n'y a pas de liberté. Ici, il n'y a qu'un choix et ceux qui osent réfléchir à une solution différente sont qualifiés d'ennemis de l'intégration européenne. »

    « On parle du caractère bureaucratique des prises de décision, mais les projets contenus dans la Constitution européenne rejetée, et dans le traité, qui est peu modifié par rapport à la Constitution, augmenteraient encore ce défaut de déficit démocratique. En l'absence d'un démos européen, d'un peuple européen, la solution ne passe pas non plus par le renforcement du Parlement européen», qui risque de conduire « à une aliénation encore plus grande des citoyens européens vis-à-vis de l'Union. »

    Lors de la conférence de presse qui a suivi, on lui a demandé s'il signerait l'acte de ratification du traité de Lisbonne. Il a répondu que ce n'était pas une question à laquelle il répondrait, car « c'est toujours en cours au Parlement ». Il a ajouté que les joueurs d'échecs n'annoncent pas leurs coups à l'avance, et qu'il espérait un « débat sérieux » au Sénat.

  • Encore une proposition de loi pour l’euthanasie

    Elle émane du député UMP André Wojciechowski, et elle co-signée par ses collègues Oliver Dassault, Patrice Debray, Alain Ferry, Philippe Armand Martin, Christophe Priou, Didier Quentin, Francis Saint-Léger et Bruno Sandras.

    Son intitulé exact est, selon le mensonge habituel, « proposition de loi visant à autoriser le fait de mourir dans la dignité ».
    Dans le long exposé des motifs, André Wojciechowski n'hésite pas à affirmer que l'euthanasie « est autorisée » au Luxembourg, ce qui aussi faux aujourd'hui que ce l'était le 18 décembre, quand la proposition de loi fut enregistrée à la présidence de l'Assemblée nationale.

    Ce qui est curieux est qu'elle n'a été « mise en distribution » par le bureau de l'Assemblée que ce 19 février, alors qu'elle été entre temps « renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement ».

  • Les sages-femmes ne seront pas des avorteuses

    Bérangère Poletti a retiré son amendement au projet de loi sur l'hôpital proposant d'étendre aux sages-femmes la pratique des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse. L'Assemblée nationale ne débattra donc pas de cette question. "Après consultation des organisations professionnelles, il apparaît que beaucoup de sages-femmes ne souhaitent pas faire ce type de prescription. Et il n'est pas question d'obliger quiconque à agir contre sa conscience", a-t-elle expliqué.