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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2309

  • Le Pr Dallapiccola et le Pr Lejeune

    Lors de la conférence de presse de présentation du congrès organisé par l'Académie pontificale pour la Vie sur les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme, l'agence Zenit a posé au Pr Dallapiccola une question sur le rapport entre progrès scientifique et « progrès éthique », en partant de l'exemple de la découverte de la trisomie 21 par le Pr Jérôme Lejeune il y a 50 ans : la possibilité de diagnostic a entraîné la suppression des enfants trisomiques avant leur naissance.

    Mgr Carrasco, qui est un ami du prof. Lejeune, comme il l'a souligné, a confié : « Il ne s'est jamais repenti de sa découverte ! » Et d'ajouter : « L'éthique est possible ! ». Il a cité en exemple l'hôpital catholique Gemelli de Rome où « l'on vit l'éthique » !

    Il a précisé : « Des enfants trisomiques y viennent au monde. Et grâce à l'amélioration de leurs conditions de vie, on réussit à résoudre les problèmes qu'ils doivent affronter ».

    Le Pr Dallapiccola a également rappelé avec enthousiasme qu'avant la découverte du Pr Lejeune, on appelait les enfants souffrant de trisomie 21, en italien, des enfants frappés d'« idiotie mongoloïde », ce qui signifiait la pire maladie de l'intelligence.

    Or, a-t-il fait observer, en cinquante ans, les enfants trisomiques ont réussi à atteindre « une autonomie » jamais envisagée auparavant, grâce aux soins de « psychomotricité » et ils « s'intègrent discrètement » dans la société. Ils réussissent à accéder à des « diplômes ». Il considère donc que la découverte du Pr Lejeune a apporté cette « victoire »

    Cependant, le Pr Dallapiccola ne minimise pas la « sélection pré-natale ». Mais il se réjouit d'autant plus du fait que, malgré le diagnostic, il rencontre chaque année entre 10 et 20 familles qui décident de poursuivre la grossesse et d'accueillir un enfant porteur de trisomie 21.

    En 1963, le Pr Dallapiccola était venu rendre visite au Pr Lejeune à Paris. Il constate que depuis lors, « quelque chose d'important a changé dans l'histoire » et dans la société, vis-à-vis de ces enfants, et qu'il n'y a pas à s'en « repentir ».

  • Ecce ego statuam pactum meum

    Ecce ego statuam pactum meum vobiscum, et cum semine vestro post vos. Neque erit deinceps diluvium dissipans terram. Arcum meum ponam in nubibus, et erit signum fœderis inter me, et inter terram. Neque erit deinceps diluvium dissipans terram.

    Voici : j'établirai mon alliance avec vous, et avec votre postérité après vous. Et il n'y aura plus à l'avenir de déluge ravageant la terre. Je placerai mon arc dans les nuages, et il sera un signe de l'alliance entre moi et la terre. Et il n'y aura plus à l'avenir de déluge ravageant la terre.

    (répons des matines)

    (neuvaine pour le pape)

  • L’Académie pontificale pour la Vie et l’eugénisme

    Mgr Rino Fisichella, Président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, Chancelier de l’Académie, et le Pr Bruno Dallapiccola, de l'Université de Rome La Sapienza, ont présenté à la presse le congrès prévu les 20 et 21 février au Vatican sur "Les nouvelles frontières de la génétique et les risques de l'eugénique".

    « Le risque d'une dérive de la génétique n'est pas seulement théorique. Le terme d'eugénique semble appartenir au passé (...) mais (...) une bonne publicité soutenue par de grands intérêts économiques fait perdre de vue les vrais dangers », a dit Mgr Fisichella. Le risque est « de mettre en œuvre des pratiques eugéniques au nom d'une “normalité” de la vie » en voulant « améliorer physiquement l'espèce humaine ».

    Mgr Carrasco de Paula a expliqué que le Projet du Génome Humain constituait l'une des grandes avancées de la connaissance de ce début de millénaire. Mais, « si cette connaissance est essentielle pour la médecine, et pas uniquement pour elle, la mise en évidence de ses conséquences éthiques, légales et sociales l'est également ». Quant à l'eugénisme, il « est aujourd'hui l'instrument principal de discrimination des découvertes de la science génétique, point que le congrès se propose d'approfondir. Le but principal est d'attirer l'attention du public sur les grands avantages qu'on peut tirer de la recherche génétique si, comme on l'espère, elle bénéficie de l'engagement des chercheurs et des investisseurs à renoncer aux aventures proposées par l'eugénisme. »

    Le Pr Dallapiccola a précisé que « la diffusion des analyses génomiques n'est pas seulement destinée à médicaliser la vie des personnes mais à modifier aussi le profil du médecin. L'ère du post génome risque d'entraîner une nouvelle régression de cette figure, le médecin étant peut-être destiné à devenir une sorte de génomiste, un interprète des données complexes issues d'une haute technologie. Il faut donc rester critiques vis-à-vis des réductionnistes qui estiment que la segmentation du génome est suffisante pour éclairer le sens de la vie humaine, tandis que les déterministes croient lire dans le seul ADN le destin biologique de la personne. »

    « Nous sommes tous remplis d'imperfections génétiques », a-t-il insisté, soulignant que la connaissances des gènes ne permettait pas de dire que la science sait tout sur l'homme. « Les facteurs environnementaux sont essentiels. Nous devons comprendre maintenant ces facteurs et l'interaction entre les gènes eux-mêmes. Chaque gène est comme une note qui contribue à la mélodie finale » de l'homme.

    Et il a dénoncé « la pression commerciale » qui rend disponibles jusque sur internet de prétendues « analyses génétiques » qui affirment, entre autres, pouvoir prédire les maladies. « La génétique ne doit pas se transformer en une recherche de la perfection qui n'existe pas », a-t-il conclu.

    (Zenit, Eucharistie miséricordieuse)

  • Les évêques d’Autriche et le droit canon

    A l’issue d’une réunion extraordinaire convoquée à cause de l’affaire Wagner, les évêques d’Autriche ont publié une lettre pastorale, dans laquelle ils déclarent que « le pape a sans doute la liberté de nommer des évêques », mais que « les procédures prévues par le droit canon pour la sélection et l'examen des candidatures ne sont valables que si elles sont réellement respectées ». Le cardinal Christoph Schoenborn, archevêque de Vienne, a résumé la question en critiquant les « raccourcis » pris par le Vatican pour nommer le P. Gerhard Maria Wagner évêque auxiliaire de Linz.

    Eh bien l’opinion de ces évêques n’est pas conforme au droit canon, qu’ils prétendent opposer au pape…

    Le droit canon ne dit pas que « le pape a sans doute la liberté de nommer des évêques », il dit (can. 377) : « Le Pontife suprême nomme librement les évêques. » Ce qui n’est pas du tout la même chose. L’Eglise ne lui en concède pas la liberté, il les nomme librement, de par son autorité apostolique, sans avoir à en référer à quiconque.

    Si le même article du droit canon évoque les procédures concernant les noms de candidats qui sont proposés au pape par les évêques, il n’est évidemment pas précisé que le pape serait censé respecter les choix qu’on lui propose, car ce serait contraire au fait qu’il « nomme librement » les évêques. Il n’y a donc rien qui dise que ces procédures « ne sont valables que si elles sont réellement respectées », car cela est contraire à l’esprit comme à la lettre du canon 377.

    Le pape n’a pas à « respecter » quoi que ce soit en la matière. On attend en revanche que les évêques respectent le pape. Et le droit canon. Au lieu d’affirmer un prétendu droit à continuer de coopter des évêques de leur mouvance.

    Mais comme ils ont eu la peau du P. Wagner, ils se croient tout permis.

  • Je suis un raté (et j'ai même pas honte)

    « Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie. »

    Jacques Séguéla, Les 4 vérités, France 2, le 13 février.

  • Et encore « convertir Rome »…

    Extraits d’une interview de Mgr Tissier de Mallerais à Catholic Family News.

    — Si la FSSPX est régularisée, qui confèrerait les ordinations et les confirmations ?

    — Nos propres évêques. Cela serait contenu dans les documents finaux. Mais je dois faire remarquer que cette solution juridique finale ne se produira pas si Rome ne fait pas une vraie conversion, parce qu'il serait impossible d'obtenir une telle chose si Rome ne se convertit pas. Il ne serait pas possible de vivre une telle régularisation sans la conversion de Rome. Je l’ai dit dans une interview avec La Stampa à Rome, et on a considéré que c’était un scandale. Certains ont dit : « Cet évêque est ridicule ! Quelle prétention de convertir Rome ! » Mais c'est notre intention. C'est clair. Quand nous discuterons avec ces personnes, c’est pour les convertir.

    Et sur Vatican II, le rejet de l’herméneutique de continuité, exactement et ouvertement comme les « progressistes » :

    — Plutôt que lire Vatican II à la lumière de la Tradition, nous devons réellement lire et interpréter Vatican II à la lumière de la nouvelle philosophie. Nous devons lire et comprendre le Concile dans sa vraie signification, c'est-à-dire selon la nouvelle philosophie. Puisque tous ces théologiens qui ont produit les textes de Vatican II étaient imprégnés de la nouvelle philosophie. Nous devons le lire de cette façon, non pas pour l'accepter, mais pour le comprendre comme les théologiens modernes qui ont rédigé les documents les comprennent. Lire Vatican II à la lumière de la Tradition n'est pas le lire correctement. C’est tordre les textes. Je ne veux pas tordre les textes.

  • Le sectarisme anti-pape du cardinal Murphy O’Connor

    L’an dernier, la Latin Mass Society avait invité le cardinal Castrillon Hoyos pour célébrer la messe de son assemblée annuelle à la cathédrale de Westminster. C’était la première fois depuis la « réforme » liturgique que la messe de saint Pie V était célébrée dans la cathédrale. Pour cette année, la Latin Mass Society avait invité Mgr Burke, ancien évêque de Saint-Louis aux Etats-Unis, que le pape a fait venir au Vatican comme préfet de la signature apostolique. Le cardinal Murphy O’Connor, archevêque de Westminster, président de la conférence épiscopale d’Angleterre et du pays de Galles, a exigé que la Latin Mass Society annule cette invitation.

    (Le cardinal Murphy O’Connor, qui est comme cul et chemise avec les anglicans, a une vision parfaitement hétérodoxe de l’Eglise catholique, qui selon lui a besoin des autres confessions chrétiennes pour réaliser sa plénitude.)

    Sur Mgr Burke : 1, 2, 3.

  • Ponam arcum meum

    Ponam arcum meum in nubibus cæli, dixit Dominus ad Noë : et recordabor fœderis mei, quod pepigi tecum. Cumque obduxero nubibus cælum, apparebit arcus meus in nubibus. Et recordabor fœderis mei, quod pepigi tecum.

    Je mettrai mon arc dans les nuées du ciel, dit le Seigneur à Noé : et je me rappellerai le pacte que j’ai conclu avec toi. Quand je recouvrirai le ciel de nuages, mon arc apparaîtra dans les nuages. Et je me rappellerai le pacte que j’ai conclu avec toi.

    (répons des matines)

    (neuvaine pour le pape)

  • Sarkozy menace l’OTAN…

    Selon EUobserver, Nicolas Sarkoy menace de boycotter le prochain sommet de l’OTAN si on ne lui donne pas la place qu’il souhaite à la table de conférence.

    Selon les règles établies, les chefs d’Etat siègent par ordre alphabétique. Mais Nicolas Sarkozy exigerait d’être placé à côté du secrétaire général.

    Il s’agit du sommet qui doit se tenir en avril à Strasbourg et Kehl, au cours duquel doit être officiellement annoncé le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

    Addendum

    Selon Le Figaro, "un compromis aurait cependant été trouvé : Sarkozy pourrait s'asseoir à la droite du secrétaire général tant que les caméras de télévision tourneraient dans la salle, puis changer de place après la sortie des journalistes". Sic.

  • La crise financière ne fait pas que des victimes

    Le montant annuel brut de l'indemnité allouée au président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, est relevée de 149.000 à 220.000 euros, et cette augmentation de 71.000 euros "prend effet au 15 décembre 2008", soit le jour de la prise de fonctions de Jean-Pierre Jouyet, qui quittait ce jour-là le secrétariat d’Etat aux Affaires européennes.

    Nicolas Sarkozy rétablit ainsi, en faveur de son ami européo-socialiste, le montant qu’il avait fixé quand il était ministre de l’Economie, et qui avait été abaissé en mars 2006.

    Addendum

    Le décret ayant été monté en épingle par Le Parisien, "on" s'est empressé de préciser que M. Jouyet "va toucher exactement la même somme que son précécesseur" Michel Prada : "Comme M. Prada avait pris sa retraite de l'Inspection des finances dans l'intervalle, le deuxième décret avait pour but de déduire cette retraite du montant de l'indemnité pour éviter qu'il cumule les deux". Jean-Pierre Jouyet n'étant pas dans la même situation, "cette déduction ne se justifiait plus".

    (A ceux qui trouveraient que 220.000 euros, cela reste une misère, on rappellera qu'il s'agit seulement de son "indemnité", qui n'inclut pas son traitement de haut fonctionnaire classé "hors échelle", dont le montant n'est pas connu...)